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BIS

BLA

te ans, c'est un bîrbe; passé ce délai fatal, c'est une birbette. On ne lui fait plus même les honneurs du sexe masculin, d (Lespès.) Vidocq donne birbasse :

vieux y et birbe dabe : grandpère.

BIRBASSERIE : Vieillerie.

(Vidocq.)

BIRBE : V. Birbade : t Monsieur le président, vous êtes un vieux birbe. J'em... la cour, je respecte messieurs les jurés. »

(Dernier jour d*un condamné.)

BIRLIBI : Jeu de dés tenu par des filous dans les foires. (Vidocq.) — C'est l'ancien biribi,

B ISARD : Soufflet. (Vidocq.) Mot à mot : souffle bise,

BISCAYE : Bicêtre..— Changement de finale.

BISCHOFF : Mélange de vin blanc, de sucre et de citron; la recette est, l'on s'en doute, d'origine allemande. -^ <c René agite le bischofF avec' une cuiller à punch. » (Frémy.)

BISMARCK : Couleur brune, dite auparavant aventurine. Elle fut à la mode en France après Sadowa, car, ne l'oublions pas, M. de Bismarck eut sous l'Empire ses admirateurs. — « La baronne est en bismarck de pied en cap. » {Vie parisienne, 1867.)

BISTOURNÉ : Cor de chasse.

Allusion aux tours du tuyau. — Participe du verbe bistourner :

tourner, qui se trouve dans le dictionnaire de l'Académie.

BISSER : Répéter une seconde fois. — Latinisme. — «L'usage de bisser un couplet, un air,

un finale ne remonte qu'en 1780.

M^i» Laguerre mit tant d'exprès sion à chanter l'hymne de l'Amour à la première représentation d'Écho et Narcisse, de Gluck, que le parterre voulut l'entendre deux fois. La partie intelligente du public eut beau protester contre cette innovation qui entravait l'action en substituant l'acteur au personnage, ce fiit en vain ; l'usage du bis fut désormais introduit sur la scène française. »

(J. Duflot.)

BITUME : Trottoir. — Du bitume qui le recouvre ordinairement.

BITUME (demoiselle du) :

Raccrocheuse. V. Côtes en long.

BITUME : (fouler, polir le) :

Aller et venir sur le trottoir. V. Asphalte.

BITUMER : Faire le trottoir.

(J. Choux.)

BITURE, BITTURE : Consommation copieuse. — Du vieux mot boiture : goinfrerie. — « N'aspirons-nous le grand air que pour l'ineffable joie d'engloutir impunément du piqueton jusqu'au gobichonnage majeur, jusqu'à prendre une biture? » (Luchet.) — <£ Le cortège fait halte pour une biture générale. » (La BédoUière.) — a Je peux me flatter de m'êlre donné une biture soignée. j> (L.

Desnoyers.)

BITURER (se) : Se donner une biture.

BLACKBOULAGE : Refus, échec dans une demande d'admission. V. Blackbouler, — « Le jockey-club devient de plus en plus sévère. Le blackboulage se-

BLA

BLACKBOULER : Refuser. — > Pour rejeter on dépose une boule noire. En anglais, noir se dit black. Or, lorsqu'un candidat esc repoussé, on dit qu'il a été blackboulé! Quel mot sauvage! » (G. Claudin.)

BLAGUE : Autrefois ce mot si répandu signifiait hâblerie. Aujourd'hui il aqualre sens : l' causerie, 2" faconde, Z' raillerie, 4» mensonge.

Son étymologie a donné matière à bien des conjectures. On ne peut admettre celle de M. Albert Monnier, qui, dans un article du Figaro, feit dériver blaguer du braguer de Rabelais ; ni celles de MM. A. Luchet et Fr.

Michel, qui voient dans blague uneacceptionfiguréede la vessie employée par les fumeurs sous le

Il est à remarquer que le mot blaque (valaque) dés^ne, dans le Dictionnaire deMénage, les hommes de mauvaise foi (comme Grec : escroc). — M. Litlré, qui relègue blague et blaguer parmi les termes du plus tas langage, donne une étymologie gaélique beaucoup plus ancienne (Blagh ; souffler, se vanter.) Malheureusement, nous manquons jusqu'ici des exemples intermédiaires qui prouveraient la transmission d'une origine si reculée. Voici la Bériedesexemplescertainslesplus anciens que nous ayons pu recueillir :

Le Dictionnaire de Dkautel fiSoS), admet les mots blaguei et blagueur avec le triple sens di railler, mentir, tenir dç$'discours

dénués de f>

ru commun. — Cet

• plus anciens que trouvés, ne prend blague qu'en mauvaise pan.

'j suivante, Cadet Gassifîrme ainsi la définition de Dhauiet, dans le récit de la campagne de 1809 [Voyage en Autriche) : — n Les militaires ont, dit-il, inventé un mot pour eiprimer un conte puérile ou ridicule, un mensonge, une gascon nade. Cela s'appelle blague, d'où l'on a fait dériver blaguer, blagueur, blagomane. ■

CommeCadetGassicourt,BeyIe (Stendhal) dit dans sa Rome en 1817 (Paris 1827) en parlant du temps de l'Empire, où il avait servi dans l'administration militaire : — B Cette vanterie égoïste et grossière que nous appelions blague parmi les officiers subalternes des régiments, y est abso-

Un peu après, nous trouvons

gique et en Champagne. — L'auteur lï'ti-n vocabulaire langroisâe

lu langage local. Eneftiflcfe (hâblerie), ionnaire wallon de ége, 1823.)

;rtitude que blague iié dans l'armée au ;nt du siècle, avec le seul sensde&iiferiB. Nous allons voir cette signification se modifier complètement avec l'extension de son usage.

Voici des eiemples pour les divers sens de blague :

BLAGUE ; Cauawie ordinaire

attendant r était fort u

BLA

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— On dit : J'ai fait deux heures de blague avec un tel, pour faî causé avec un tel.

BLAGUE : Faconde, verve, habileté oratoire. — a Un homme d*esprit et de bonnes manières, M. le comte de Maussion, adonné au mot blague une signification que l'usage a consacrée : « l'art « de seprésentersousun jour fa- « vorable, de se faire valoir, et a d'exploiter pour cela les hom- « mes et les choses. » (Luchet.)

Un homme qui a de la blague est un homme doué d'une grande facilité d'élocution.

Avoir la blague du métier :

faire valoir certaines choses en spécialiste consommé.

// a une fameuse blague : il a une grande verve.

Jl n'a que la blague : il parle bien, mais n'a pas une valeur réelle.

BLAGUE : Plaisanterie, raillerie. — « Je te trouve du talent, là, sans blague ! » (De Goncourt.)

— « Pas de bêtises, mon vieux, blague dans le coin ! t'es malade. »

(Monselet.)

Une blague est aussi une œuvre littéraire sans valeur. On dit d'un journaliste médiocre : il ne fait que des blagues,

BLAGUE : Mensonge. — ce En leur faisant avaler toutes sortes de blagues. » (L. Huart.)

BLAGUE A TABAC : Sein flétri. ^Colombey.)

BLAGUER : Cau3er. — a Nous venons blaguer, » dit Léon de Lora à M»« Nourrisson, dans les Comédiens sans le savoir, de Balzac. — « Et à propos de quoi

choisis-tu ce beau jour pour venir ainsi blaguer morale? » (E.

Sue.)

BLAGUER : Avoir de la verve.

— « Enfin elle blague aujourd'hui, elle qui ne connaissait rien de rien, pas même ce mot-là. »

(Balzac.)

BLAGUER : Railler. — <c Si on te blague, fais semblant de rire. » (De Goncourt.) — a Ne blaguons plus ! » {Cousine Bette, Balzac.)

Un homme blagué : un homme raillé, berné.

BLAGUER : Mentir, faire des hâbleries. Pour les exemples, V. Blague,

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