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crié dans la rue comme nouvelle croupe, non prévus par la choré-
importante. V. Canardier, graphie régulière. Cette dan^e
CANARD, COUAC : « Ces f"?" «»« "^ •*""* V». <iy«"7
explosions criardes des instru- Utm, sous la monarchie de Ju.I-
ments à vent si connues sous le "'"!'•' *°" °T "' / ''*
nom de canards. » (A. Luchet ) l^D'cttomairef^'ei'^ langage
,. ,. j „„, „:» „„„ „„„ deLacombe(i7o6)explique ainsi
- Le second mo est une ono- «ncan ; - « G«nd tumatopée (couac); la comparaison
dune fausse noteaucri du canard . ,,. ^«. j^ r^ *^
a fait former le rrcmier ^me d'hommes et de femmes. »
a lait tormer le premier. ^^j^ ^^^^^^ ^^^^^ exactement, 6n
CANARD : Sobriquet amical le voit^ à la signification actuelle,
donné aux maris fidèles. Le ca- m * l et d* t
nard aime à marcher de compa- M^nTe^TuCha^um'ère,
gnie. — t Voici, mon canard, Pour y danser r cancan,
dit-elle... Or, le canard de ma- Et la Robert-Macaire.
dame Pochard c'était son mari ! (Letellier, i836.; Il avait reçu de sa douce moitié
ce sobriquet d'amour. » (Ricard.) a Nous ne nous sentons pas la
CANARD sans plumes : Nerf ^^^^^ ^t ^^^°'^'' ^^ ^^^^ ^^'"'
de bœuf servant à la correction f'> ^P/è^ ^«"^ ^^ ^^«^J^ ^^ "'«^
des forçats. (Colombey.) ^ Jeu danse fort amusante. »(L.Huart,
de mots signifiant grosse canne 1840O- M. Littré n'est pas aussi
quin'apasladouceurdesplumes. ^^d^flgent. Il dit : Cancan, sorte
^ '^ ^ de danse inconvenante des bals
CANARDER : Tromper. ^ — publics, avec des sauts exagérés c t
« On a trop canardé les parois- des gestes impudents, moqueurs
siens... avec la philanthropie. » et de mauvais ton. Mot très-fami-
(Gavarni.) lier et mêmede mauvais ton. (Lit-
CANARDIER : Crieur, con- tré, 1864.) V. C/w/iMf; — a Nous
fectionneur de fausses nouvelles, a^ons le cancan gracieux, la
— a Place au célèbre Edouard, le saint-simonienne, le demi-cancanardier par excellence, le roi can, le cancan, le cancan et demi des crieurs publics ! d ^^ le chahut. Cette dernière danse
(Privât d*Anglemont.) est la seule prohibée. «(Alphonse
i-AMAccr^xT KT £ i* Kam) — « On va pincer un lé-
CANASSON : « Nom familier ^^^^^^ ^^-^ ^j^^ ^^ ^^^^
donné a leurs chevaux par les l^^^. ,, (Oavarni )
cochers de Paris, d (Lem. de Voici, pour les archéologues,
Neuville.) - « Traitez de canas^ ^^^ description exacte du cancan
sons les chevaux de M. de La- ^,^1 ^ trente-cinq ans. Elle est
grange. » (Marx.) - On dit en ^^^^^^^ ^^^ Nouvelles à la main
abrégeant can son. ^^ ^^^^ .
CANCAN : Se dit d'une certaine manière de danser le qua- « L étudiant se met en place, les j .,, j 7 , quadrilles sont formés. Dès la predrille, avec des mouvements de ^^^,^ figure se manifestent chez tous bras^ de jambes, de tête et de une frénésie de plaisir, une sorte d«
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bonhenr gymnastique. Le danseur se balance la tête sur Tépaule ; ses pieds frétillent sur le terram salpêtre : à l'avant deux, il déploie tous ses moyens : ce sont de petits pas serrés et marqués par le choc des talons de bottes, puis deux écarts terminés par une lançade de cAté. Pendant ce temps, la tête penchée en avant se reporte d'une épaule à l'autre, à mesure que les bras 8'élèvent en sens contraire de la jambe. Le sexe ne reste pas en arrière de toutes ces gentillesses ; les épaules arrondies et dessinées par un châle trèsserré par le haut et traînant fort bas, les mains rapprochées et tenant le devant de sa robe, il tricotte gracieusement sous les volans de sa jupe que soulèvent des petits coups de pied réitérés; tourne fréquemment sur luimême, et exécute des reculades saccadées qui détachent sa cambrure. Toutes les figures sont modifiées par les professeurs du lieu, de manière à multiplier le nombre des : En avant quatre A tous ces signes, il n'est pas possible de méconnaître que ce qu'on danse à la Chaumière. C'est le... cancan, » (Roqueplan.)
CANCANER : Danser le cancan. — a J'ai cancané que j'en ai pus de jambes. » (Gavarni.)
CANCRE : Mauvais élève. — Allusion au cancre de mer qui recule au lieu d'avancer. V. Pio" cheur,
CANE : Mort. V. Canage. — C'est l'heure où l'on a peur, où on cane.
CANELLE : Caen. — C'est un diminutif avec transposition de la seconde voyelle.
CANER : Avoir peur, reculer, plonger, comme fait une cane.
— Vieux mol. — « Par Dieu!
qmfera la cane de vous aultres, je me donne au diable si je ne le lais moyne. » (Rabelais.)— «Lau-
rent de Médîcîs... voyant mettre le feu à une pièce qui le regardait, bien luy servit de faire la cane, car aultrement le coup qui ne lui rasa que le dessus de la teste luy donnait dans Testomach. » (Montaigne.) — « Oui, vous êtes vraiment français; vous n'avez cane ni l'un ni l'autre. »
(Marco de Saint-Hilaire.)
Madame prend son criard.
Monsieur cane comme une victime.
(Festeau.)
CANER la pégrenne : Mourir de faim. (Colombey.)
CANER : Agoniser, mourir.
(Vidocq.) — Les approches de la mort vous font peur, vous font caner. V. Rengracier,
CANER : Aller à la selle. (Moreau C.)
CANESÔN (mon vieux) : Terme d'amitié. Mot à mot : mon vieux cheval. V. Canasson.
CANEUR : Poltron.
CANICHE : Ballot carré. (Vidocq. — Sa couverture de toile se prend par les coins qui forment des oreilles semblables à celles d'un petit chien.
CANIF dans le contrat (donn&r un coup de) : Commettre une infidélité conjugale. — «Et puis ces messieurs^ comme ils se gênent pour donner des coups de canif dans le contrat! La Galette des Tribunaux est pleine de leurs noirceurs, aussi nous sommes trop bonnes. » (Festeau.) — a Elle avait tellement trépigné dans le coup de canif, que c'est à peine s'il restait quelque chose du contrat. » ( Vie parisienne y 5 5 ."^ — <tVa.
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CAP
poste restante agrandie, c'est la multiplication des coups de canif. » (Presse illustrée, 66.)
CANNE : Surveillance de la haute police. — Il y a la canne majeure et la canne mineure, — — Être en canne : Habiter après avoir subi sa peine, une localité déterminée par Tautoriié. — Se dit aussi abusivement pour cas^ ser sa canne.
Casser sa canne : Quitter sans autorisation la ville désignée, rompre son ban. — > c Malheur à lui s'il a cassé sa canne. » (Stamir, 1867.)
CANON : Mesure de liquide en usage chez les marchands de vins de Paris. — Vient de canon qui signifie verre dans le vocabulaire des francs - maçons. — aOscar: Prenons-nous un canon?
— Le marquis (hésitant) : Heu...
heu... — Oscar : C'est moi qui paye.^ Le marquis: Oh! alors. »
(Marquet.)
Les canons que l'on traîne à la guerre Ne valent pas ceux du marchand de vin.
(Brandin, 26.}
CANONNIER DE LA PIÈCE HUMIDE : Infirmier militaire.
— La pièce humide est, comme on s'en doute, la seringue.
CANONNIÈRE : Derrière.
Même allusion que dans pétard.
CAN TALOUP-.Niais.— Synonyme de Melon. — « Ah çà!
d'où sort-il donc, ce cantaloup?
Sur quelle couche M. son papa Ta-t-il récolté, ce jeune légume ? » I (Ricard.)
GANTER: Galop d'essai préçédêuït la course, — ce On dit d'un
cheval qu'il prend son canter. »
(Paz.) Angl.
CANTON : Prison. (Grandval.) — Du vieux mot canton : coin.
C'est dans les coins qu'on est à V ombre. On a de même appelé cognard le gendarme qui vous met dans le coin, qui vous y rencogne.
CANTONNIER : Prisonnier.
(Grandval. » De canton : prison.
CANULANT : Ennuyeux. — Mot inventé par les ennemis du clystère. — « Le colonel fait des siennes. En v'ià un qui peut se vanter d'être canulant. »
{Commentaires de Loriot.)
CANULE : Homme canulant.
CANULER : Importuner.— a C'est canulant. )» (H. Monnier.)
CANUT : « Ouvrier en soie de Lyon, pauvre animal expiatoire du Rhône, à la face jaune et misérable. » (Ricard.)
CAP : Surveillant du bagne. — Du vieux mot cap : chef (caput.) — ce Le commissaire du bagne a sous ses ordres, pour la surveillance des forçats, un grand nombre d'agents. Ces divers agents sont divisés en agents de police et de surveillance intérieure et en gardes. Les premiers sont les cornes ou comités, au nombre de trois ou quatre, les argousins trois, les sous-comes dix-huit, sous - argousins dix -huit, et les caps, espèces de piqueurs, pour diriger les travaux, » (Moreau Christophe, 37.)
CAPAHUTER : Assassiner son complice pour s'approprier
CAP
CAR
sa part. — Du nom de Capahut, malfaiteur coutumier de ce procédé. (Vidocq.)
CAPE : Écriture. (Halbert.)
CAPET : Chapeau. — Vieux mot. Capel (chapeau), se prononçait cape au moyen âge.
CAPINE : Écritoire. (Halbert.)
CAPIR : Écrire. (Id.)
CAPITAINAGE : Agiotage.
(Vidocq.)
CAPITAINER : Agioter. Mot à mot manœuvrer son capital.
CAPITULARD : Homme qui capitule. — Cette sotte injure fut d'abord adressée en 1871 à une armée irresponsable qu'on ne pouvait accuser de nos malheurs.
— a Lâche, capitulard, soldat à Badinguet , et autres aménités^ allèrent leur train. » (Éclair, 72.)
Le terme s'est ensuite généralisé, tt Tous ces trembleurs, ces capitulardSy qui ne peuvent se passer du cadenas de l'état de siège, m (Saint-Genest, 76.)
CAPON : Filou. (Idem.)
CAPONS : Écrivains. (Grandval.) Il s'agit ici de ceux qui écrivent des lettres pour les autres.
On trouve capous dans Halbert.
CAPORAL : Tabac à fumer.
— Il est plus fin que celui dit de soldat, ou de cantine, vendu à un prix moindre. — « Un fumeur trcs-ordinaire brûle à lui seul son kilogramme de tabac par mois. »
(A. Luchet.)
CAPRICE : Vive et subite affection. — « Tu es mon caprice, et puisque qu'il faut sauter le
pas, que du moins j'y trouve du plaisir. » (Rétif, 1776.) — Le caprice ne dure pas longtemps, mais il est désintéressé. — « Plus capable de caprice que la femme entretenue, moins capable d'amour que la grisette, la lorette a compris son temps, et l'amuse comme il veut l'être. » (Th. Gautier.)
Faire des caprices : Séduire à première vue, inspirer des caprices.— «J'en fais t'y des caprices ! Aussi, avec une balle comme ça, on peut tout se permettre. j> (Lamiral, i838.) V. Boule.
CAPSULE -.Chapeau d'homme affectant les petits bords et la forme cylindrique d'une capsule de fusil. V. Carreau,
CAPUCINE (jusqu'à la troisième ) : Complètement ivre, c'està-dire en ayant jusqu'au menton.
La troisième capucine est près de la bouche du fusil. — oc Veuillez excuser notre ami, il est gris jusqu'à la troisième capucine. »
(Murger.)
CARABINE : Maîtresse d'un carabin ou étudiant en médecine.
Carabin signifiait garçon barbier au temps où les barbiers pratiquaient la chirurgie et s'armaient de la seringue, comparée dérisoirement à une carabine, ce Sois tant que tu pourras étudiante en droit. Carabine. 2> {Almanach du Diable amoureux, 49.)
Son petit air mutia Plaît fort au quartier Latin, C'est Flora la Carabine. (J. Choux.)
CARABINE : Fouet du conducteur du train. — Comparaison ironique de son claquement à la détonation d'une carablut.
CAR — ï
CARABINÉ : De première force. — Terme de marine. On sait qu'un vent carabiné est trèsfort. — u On s'attend à une baisse carabinée à la Bourse, b {Vie parisienne, 68.) — « Le cordonnier poëie Bochart vient de le lui repnjcher en vers carabinés. » (Legu il lois.) RedoDtei !ei ninirdi et IcK chance
obttlnte; Fnycz au lôio leur veiae : elle est carabinée. (Alyge 1
CARAMBOLAGE : Chute, succession de chocs. — Ce terme du jeu de billard est passé dans le domainedesaccidentsetdes votes ^e fait. — a Fiïe! A ce mot survint un coup de roulis suivi de carambolages sur toute la ligne.»
Paris comique, août 70.]
CARAMBOLER : Tomber, ftire tomber en ricochant. — ■ Leur père qui carambole, en minant son fils el sa fille. » Bal-
CARANT : Planche. (Halbcrt.)
CARANTE: Table. (Id.)
CARAPATA : Marinier d'eau
douce. — c Les carapatas sont les
canal de l'Ourcq, pas-
r l'ea
me leurs confrères de l'Océan, s — (A. SchoU, 66.) — «Les mœurs des carapatas sont des mœurs à part. Ce sont les hommes de l'eau, t (Privât d'Anglemont, 5o.)
CARAPATER <se) : Se sauver.
(Rabasse.)
CARBELUCHE GALICE :
Chapeau de soie. (Halbcrt.) — Allusion à la pelucbede soie qui
3 — CAR
CARCAGNO ; Usurier (Vi.
CARCAN : Cheval étique, femme maigre, revSche. — « C'est pas un de ces carcans à quernolinc qui balayait le macadam. »
(Monselet.)
CARDINALE ; Lune. — Allusion à la couleur des menstrues (appelées jadis le cardinal), qui reviennent avec la lune nouvelle.
C'est comme si on disait in rou^; on sait que c'est la couleur des cardinaux. — M. Francisque Michel cite à ce propos une poésie '" ' on cabinet.
Qusnd or
a perdu j
ÇARDINALISER : Rougir. -
a Exceptez les escrevlsseaqiie l'on cardinalise à ta cuicte. > (Rabelais.) — ail buvait... de manière à Se cardinaliser la dgure. > (Balzac.)
CARE (Voler i la), cartr, caribener. — Voler un marchand en proposant un échangeavantageui
de m
redes
nouvelles. (Vidocq.) — Cire et carrer sont des formes anciennes de charriage el de charrier [Voir ces mots) ; Caribener est un diminutif.
CARGE ; Balle. (Halbert.) Mot à mot : charge. La balle de colporteur est une charge.
CARGO r : Cantinier. — Corruption de gargoter. V. A ide.
CAR
CARIBRNER : V. Care. I
CARLE : Argent. (Vidocq.) Forme française de Caroius, monnaie qu'on commença de frapper BOUS le roi Charles VIII. — « Le cidre ne vaut plus qu'un carolus. n <0I. Basselin.)— « J'ay une verge d'or, accompagnée de beaur et joyeux carolus. » (Rabelais, Pantagruel, l.IU,ch.XVII)V.Sa>-a/e.
— On dit par corruption Carme.
CARLINE:LamorL (Vidocq.)
— Allusion au nez camus de Carlin. Jadis on appelait la mort camarde, parce qu'une tête de mort n'a pour nez qu'un os de très-taible saillie. On l'appelle aussi camuse pour la même rai-
CARUSTE : Dévoué â It monarchie de Charles X. On appelle de mime Henri quinquistes les partisans du comte de Chambord (Henri V), — o Ah! ben oui!
carliste! M. Péguchet? Ben du contraire, il méprise ben trop les prêtres pour ça- » (H. Monnier.)
— « It y avait alors à Saintc-Pélagiedcux catégories, les carlistes et les républicains. (Chenu.)
CARME : Miche. (Halbert.) CARME : Argent. Forme altérée de Carie.
CARNE : Abréviation de charogne. — "Un morceau d' carne dur comme un cuir, » (Wado.) CARNE : Mauvaise femme.
— Mime étymologic. — « Je la renfoncerais dedans à coups de soulier... la carne. (E. Sue.)
CAROTTE : De couleur ai.ssi rousse que la carotte. — On dii des cheveux carotte.
— CAR
CAROTTE: Demande d'argent
lus un faux prétexte. — a Des trottes! combien qu'yen a des tiourgeois, et des huppés, qui ne vent que de çi! » (Gavarni.)
CAROTTE {tirer une) : Demander de l'argent sous un feux iréteïte. — u Nul teneur de lires ne pourrait supputer le chiffre des sommes restées verrouilm fond des cœurs généreux ^tle ignoble phrase : Tirer une carotte, n (Balzac) — Génin Littré y voient une allusion à fscilité avec laquelle >
ceptions, ce mot est ancien. Voir Carotter le service.
CAROTTE (tirer une) : Faire un mensonge pour connaître la vérité. {Grand val-) CAROTTE lie longueur, d'épaisseur (tirer une) : C'est la préparer de longue main, ou la tenter sur une grande échelle.
Vivre de carottes : Vivre en faisant des dupes.
CAROTTÉ : Dupé. — b M. de Rochegude, comme tous les petits esprits, avait toujours peur d'être carotté. » (Balzac.)
CAROTTER: Risquer peu.
Carotter, dans le sens de jouer mesquinement aetrouvedéjà dans le Dictionnaire de Trévouï,i77i.
— a Un homme qui allait à la Bourse et qui carottait sur les rentes après s'y être ruiné. » Balzac.)
CAROTTER : Obtenirde Tarions, va au marché, maman, et ne me carotte pas.» (Gavarni.)—
CAR
CAR
« Cela ne vaut-il pas mieux pour un garçon que de passer sa vie à carotter? » (E. Augier.)
CAROTTER, Carotter Vexistence : Ne vivre que de carottes, c'est-à-dire vivre mesquinement.
— « Il se dépouillait de tout... Il sera très-heureux de vivre avec Dumay en carottant au Havre. »
(Balzac.)
CAROTTER leservice: Éluder sous de faux prétextes les obligations du service militaire. Pris dans ce dernier sens, le mot paraît dater du moyen-âge. Dans le dictionnaire Roman Wallon de 1777, j'ai été surpris de rencontrer son ancienne forme : « Karotter : aller et venir dans une maison sans y rien faire. » — Ici karotter est certainement un péjoratif du vieux verbe karoler : sauter, gambader.