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CAROTTEUR, CAROTTIER

Tireur de carottes. — a Allons, adieu, carotteur! » (Balzac.) — « Joyeux vivant, mais point grugeur et carottier. » (Vidal, 33.)

— (c Les pratiques et les carottiers excellent dans ces honteux subterfuges. » (La Bédollière.) V. Repincer.

CA ROUBLE : Fausse clef.

(Grandval.) V. Esquintement,

CAROUBLEUR, carowWeMr refilé : Voleur employant des caroubles fabriquées sur des empreintes livrées par des domestiques, des frotteurs, des peintres ou des amants de servantes. 11 ne fait point d'effractions; il ne vole que l'argent et les bijoux. — a Le caroubleur qui va reconnaître les lieux pour les dévaliser ensuite.»

(Ph, Chasles,)

Caroubleur à la flan, — à VeS" brouffe : Il vole aussi avec de fausses clefs, mais au hasard, dans la première maison venue.

Caroubleur au fric frac : Voleur avec effraction. Il emploie au lieu de clefs un pied de biche en fer appelé cadet, monseigneur, ou plume, (Vidocq.)

CARCiUOIS : Hotte de chififonnier. (Colombey.) Ironie mythologique, car le chiffonnier est appelé aussi Cupidon, V. ce mot.

CARRÉ : Portion d'étage sur laquelle ouvrent les portes des divers logements. Sa forme est le plus souvent carrée.

CARRÉ (faire un) : Voler avec effraction dans les divers logements ouvrant sur un carré.

CARREAU, carreau de vitre :

Lorgnon monocle. — « M. Toupard, cinquante-deux ans, petite veste anglaise, chapeau capsule, un carreau dans l'œil. » {Mémoires d'une Dame du monde, 60.)

CARRÉMENT : Franchement, sans formes obliques. — a Oh!

tu es rouge, et carrément, mon bonhomme. j> (G. Droz.)

CARRER (se) : Se cacher. (Halbert.) Mot à mot : se mettre dans un coin. V. Carruche,

CARREUR : Forme ancienne du mot charrieur. 11 a la même signification. — « Le carreur qui escamote des pièces d'or ou d'argent. » (Ph. Chasles.)

CARROUBLE ; V. Carouble.

CARRUCHE : Prison. (Grandval.) — Diminutif du vieux mot car : coin. (Roquefort.) Il est ancien lui-même, car on le retrouve

CAR

CAS

dans le patois flamand. V. Canton.

CARRUCHE (comte de la) :

Geôlier. (Id.)

CARTAUD : Imprimerie. (Halbert.)

CARTAUDER : Imprimer. (Id.)

CARTAUDIER : Imprimeur.

(Id.)

CARTE (femme en) : Femme à qui la police délivre une carte de fille soumise. — <c La fille en carte est libre, pourvu qu'elle se présente exactement aux visites des médecins. » (A. Béraud.)

CARTE (être en carte) : Être inscrite parmi les filles soumises.

CARTES (prendre des) : Chercher mieux. Mot à mot chercher des cartes plus belles, comme au jeu d'écarté. Se prend au figuré et en mauvaise part. — <c Tu me disais : bon ! bon ! s'il n'est pas contenty qu'il prenne des cartes !»

(Vadé, 1744.;

CARTE (revoir la): Vomir.

— On comprend l'ironie en se rappelant que la carte est la liste des mets choisis pour un repas.

CARTON (de) : SanS valeur réelle. V. Miche, Occasion (rf').— Ily a longtemps que le carton symbolise une apparence trompeuse.

Saint-Simon appelait déjà le duc du Maine^ roi de carton, c'est-àdire roi de cartes.

Céladon De carton, Me prends-tu pour un' lorette?

(H. Durand.) CARTON : Carte à jouer. —

a Lorsqu'on a dîné entre amis, il faut bien remuer des cartons peints pour se dégriser. » (About.)

CARTON (donner le) : Faire jouer. -* <c Je n'ai point parlé des tables d'hôte où on donne le carton, c'est-à-dire où l'on fait jouer. »

(Lespès.)

CARTON (graisser, manier, remuer, travailler, tripoter le) :

Jouer aux cartes. — Il y a, comme on voit, des expressions pour toutes les mains, sales ou non.

— <c Ces quatre messiers qui ^1potent le carton avec une grande habileté. » (Villemessant, 60.)

CARTON (maquiller le) :

Faire sauter la coupe.

CARTON SAVONNÉ : Pain blanc. (Rabasse.) Forme altérée de a larton savonné. »

CARTONNER : Jouer aux cartes. — a Ëh! eh! vous avez un coup de pouce... Oui, je ne cartonne pas mal. » (E. Villars.)

CARTONNEUR : Joueur passionné. — <c Ensuite la ravissante cartonneuse eut un instant de veine. » {Vie paris. 66.)

C ARTONNIER : Joueur de cartes. — a Pingaud sut le premier débrouiller l'art confus de nos vieux cartonniers. » (Alyge.)

CARVEL : Bateau. (Colombey.)

CASAQUIN (grimper, tanner, travailler le) : Houer de coups.

—L'habit est pris ici pour le corps.

— <( Je te tombe sur la bosse, je te tanne le casaquin. » (Paillet.)

— « Le premier ami de Pitt et Cobourg qui me tombe sous la patte, je lui grimpe le casa<\}iviv

CAS et lui travaille les côtelettes.

{Lombard de Langres, 17S3.) V. Bosse, Sahouler.

CASCADER ï Trébucher faillir.

VéDus, pourquoi

(La belle Hélène, 65.) CASCADER : Faire des cascades. — • M'i* Leprevost a-t-elle

appris seulement k cascader? n (}. J«nin.) — » Je vais au cou- Tent... Je suis fatiguée de cascadersur tes planches, n (Viltemot.)

CASCADES : Vicissitudes, folies.— K Sur la terre, j'ai fait mes cascades. » {Robert Macaire, ch., 36.)

CASCADES : . Au thatre ce mol dépeint les fantaisies bouffonnes, les inégalités grotesques, les lazzis hors de propos, les improvisai ion s les plus fantasques, n (J. Dullot.) u La pîke a paru insuffisante à un public habituellement moins exigeant en fait de cascades dramatiques. »

(Monselet.)

CASCADEUR : Farceur, faiseur de cascades. — 0 Je puis dire que je stiia chaqoeraatin environné d'une douzainede cascadeurs. » (E. Villars.)

CASCADEUSE : Femme galante, farceuse. — t La correspondance entre le prince et la cascadeuse n'a rien de compromettant pour l'amant. » (A. Wolff.J

CASCARET : Écu de trois livres (Fr. Michel.)

CASIMIR : Gilet. (Delvau.) Nom d'étoffe donné au vfilement.

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