CASSEMENT DE PORTE
Vol avec effraction. (Rabasse.)
CASSER : Manger. Mot à mot :
casser avec les dents. — a J'avions déjà cassé trois ou quatre gigots, cinq ou six cochons de lait, et une pièce de bœuf à la mode. »
(Vadé, 1744.) V. Casser le cou.
CASSER : Dénoncer. — Abrév.
de casser du sucre, — a Part à deux, ou je casse sur toi. » (Du Camp.)
CASSER (se la): S'enfuir. — a Vous vous esbignez. Ils se la cassent. » (A. Second.) — « C'est assommant ici. Je me la casse.
Cassons-nous-la. « (E. Villars.)
CASSER (à tout) : Avec emportement. — S'est appliqué dans l'origine aux voitures qu'on menait grand train, au risque de tout casser. Se dit maintenant de tout. V. Ringuer. — a Que
CAS
CAS
tu es belle! sp^endide! à tout casser. » (E. ViLars.)
CASSER DU BE J rSentirmauvais. — Casser a ici le sens de couper, ce qui donne, mot à mot :
couper de son bec... celui des autres. V. Couper la Gueule.
CASSER DU GRAIN : Ne pas faire ce qui est commandé. (Delvau.)
CASSER DU SUCRE : Dénoncer. (Rabasse), ^ médire (Delvau.) — ce II en est qui, pour amoindrir leurs peines, cassent du sucre sur leurs camarades. »
(Stamir, 67.)
CASSER LA GUEULE : Frapper au visage.
CASSER LA H ANE : Couper la bourse. (Halbert.) — Vieux mot.
CASSER LE COU : Manger.
— a Chère belle, ne viendrez- Tous pas casser le cou à un fricandeau ce soir?» (Lespès, 1866.)
— ce Viens-tu casser le cou à une gibelotte? » (Nadar.)
CASSER LE NEZ (se) Trouver porte close. Mot à mot : se casser le nez contre une porte qu'on croyait ouverte.
CASSER SA CANNE, CASSER SON PIF : Dormir. — Allusion à la position d'un dormeur dont la tête perd son point d'appui et s'incline brusquement en avant.
— Ils cassent leur canne... ils cassent leur pif.» (Villars.) V. Orgue (jouer de 1'.)
CASSER SA CANNE : Être bien malade. (Rabasse.)
CASSER SA CANNE : Rompre son ban^ quand on est sous la
surveillance de la justice. Voir Canne.
CASSER SA PIPE : Mourir.
(Rabasse.)
CASSER SON ŒUF : Faire une fausse couche.
CASSER SON PIF : Dormir.