‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 163 sur 606 · V. Gratte-Couenne · texte numérisé non relu

V. Gratte-Couenne

COUENNE : « On dit d'un nigaud, d'un maladroit, d'un sot, qu'il est couenne. » (Dhautel).

— « Viens- tu? — Ah ben ! non.

— Ah ! que t'es couenne. s> (Ourliac.)

COUENNE DE LARD : brosse.

(Vidocq.) — Allusion aux crins de la couenne du porc.

COUILLÉ : Niais. —De couil- Ion. — « Un couillé j'ai remouché. » (Vidocq.) V. Plan.

COUILLON : Pour ce mot et ses dérivés, voyez Couyon.

COULAGE : Gaspillage, détournement commis par des subordonnés. — « Quel est le négociant habile qui ne jetterait pas joyeusement dans le gouffre d'une assurance quelconque cinq pour cent de toute sa production pour ne pas avoir de coulage. Eh bien !

la France ne paye que soixante millions, deux etdemi pourcent,

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pour avoir Ta certitude qu'j n'existe pss de .coulage. Le gas pillage ne peut plus être qui moral et législatif. '" '

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gestion des afbires du pays; il consiste à bire faire des travaux qui ne sont pas urgents ou nécessaires, etc. D (Balzac, iti4[-| COULAGE : petits détournenients commis par la domeaiicitéd'une grande maison ou d'un magasin. — Allusion au liquide coulant par les fentes d'un ton~ neau au détriment de son possesseur. — « On ne se âgure pas le coulage qui désolait notre caissier. » {Almanach du Hanne ton.) — « il y a ce qu'on appelle le coulage, c'est-à-dire les objets dérobés par les employés euxrafmes. > (G. Vassy, -jb.) COULANT : Lait. (Halbert.) COULE (être i la) : Être insinuant, Mchant se couler entre les obstacles.

COULE (être à la) : Agir de complicité. — a Y a-t-il de la place dans voire boFte? — Ouil répond celui-ci quiestàlacoule.n (Cavallié.)

COULER (se la) : Aller doucement (Rabasse.) ■

COULEUR : Mensonge. — It colore ou faMe la vérité. — ■ Oh ! les peintres ! il n'y a pas à leur monter d'coups, ;■ connaît les couleurs. » (Lamiral, i83S.) COULEUR : Soufflet. — Il colore la joue.

Je bouKiiIe l'usarpatenr

aftce, (Le GaaUn dt Parii.)

COULÉ : Perdu sani n

ces. Mot à mot : couW à fond. — Terme de marine. — ii Non, les étudiants de seizième année 'existent plus ; c'est une généition coulée. > (Privât d'Angle- Lont, i855.)

COULER (en) : Conter des len songes. — a Tu nous en raies, ma mignonne. Va! j'te mnaisaons. » {Catéchisme pots-

COULER DOUCE (la) : Vivre confortablement. — • Ah ! je ne sais pas quand il se passera, mais l'ai un Éer béguin pour toi. Tu la couleras douce avec moi, je t'en réponds. » [L. de Neuvfflb.) COULEUR LOCALE : Procédé littéraire fort à la mode depuis i83o, — ■ La couleur locale consistait surtout i faire dire au personnage le nom de toutes les fabriques d'où sortaient les obets dont il parlait el i faire con- [lailre de quelle matière étaient ("alts ces objets. On dirait : Afa sonne dagut d'acier, mon pourpoint de brocart, mon justaucorps de Venise, absolument comme ïi aujourd'hui on faisait dire à ■ un acteur : Donnez-moi mes boites de cuir, ma canne de bois. » [Privât d'Anglemont.) COULUNT : Lait. (Grandval.) COUUANTE : Uitue. (Halbert.) <

COULISSIER i Spéculateur jouant à la coulisse de la Bourse, i:'esl-â-dire en dehors du parquet des agents de change. — Privilège supprimé depuis 1860.

COULISSIER : De coulisses, tbéitral. — « De li un besoin

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insatiable d'intrigues amoureuses et coulissières. » (Ricard.)

COULOIR : Bouche, gosier.

— Synonyme de corridor. Même allusion. V. Plomber,

COUP : Secret, procédé particulier. — On dit il a le co»p pour il a le dernier mot du savoir faire j et il a un coup, pour il a son procédé à lui,

COUP A MONTER : Grosse entreprise à tenter, piège à tendre.— uUn coup à monter, ce qui, dans Targot des marchands, veut dire une fortune à voler. » (Balzac.) V. Monter,

COUP DE BAS : Coup dangereux. -» a Ces fats nous donnent un rude coup de bas. » {Chansons, Clermont, i833.)

COUP DE PIED (donner un) :

Aller jusqu'à un endroit déterminé.

Ne pas se donner de coups de pied : Se louer soi-même. — Mot à mot : ne pas se nuire.

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