‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 203 sur 606 · ENTERVER, ENTRAVER · texte numérisé non relu

ENTERVER, ENTRAVER

Savoir. — Du vieux mot. ^nfrcver : entrevoir. — « Electre le parlait, dit- on (l'argot). Iphigénie aussi l'entravait gourdement. > (Grandval, 1723.)

ENTIF (battre V) : parler argot. (Rabasse.)

ENTIFFER : Pénétrer. (Rabasse.)

ENTIFFLE, ENTIFLEMENT, ENTIFLER. V. Antifle, antifier, etc.

ENTIFLÉ : Marié, vivant en concubinage. (Rabasse.)>

ENTOLER : Pénétrer dans înaison (tôle) pour voler.

ENTONNE : Chapelle. (Halbert.) Forme à^Antonne,

ENTORTILLER : Qrconvenir, capter.

ENTOURNURES (être gêné aux) : Être dans une situation aussi gênante que si Ton portait un habit trop étroit d'entournures.

EN-TOUT-CAS : Ombrelleparapluie. — « L'ingénue va les deux mains dans les poches de

son paletot, l'en-tout-cas accroché à un bouton. 3> (E. Villars, 66.)

ENTRAINER : Soumettre à un régime d'amaigrissement. — a II y a des gens entraînés, c'est-àdire soumis à un régime d'exercice et d'aliments qui débarrasse leur chair de toutes les matières graisseuses. * (A. de Bréhat.)

ENTRAINER : — a Entraîner un cheval, c'est l'animer et l'enivrer graduellement par la course et par des obstacles légers d'abord, dont le plus grand est le dernier. » (A. Karr.)

ENTRAINEUR : Cavalier faisant métier d'entraîner les chevaux. — a Les entraîneurs sont presque tous Anglais. » (Paz.) — Entraîneur se prend au figuré, a Vienne un homme fatal, sachant s'imposer à cette plèbe, et lui servir d'entraîneur, on sera épouvanté des résultats. )» (J. de Précy.)

ENTRANT : Se dit d'un homme plus qu'insinuant, cherchant à tout mener à sa guise. — C'est une importation du provençal a Intrant, intranta : intrigant, intrigante, hardi, effronté, qui s'insinue, d (Honnorat, 47.)

ENTRAVAGE : Conception.

(Colombey.) V. Enterver»

ENTRAVER : Comprendre. V.

Enterver,

Entraver niberte : We pas comprendre. (Rabasse.) Niberte est une forme altérée de nibergne,

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