JON
l'appelle le jésuite, il dénonce un peu, il espionne beaucoup, il y met de l'adresse; on y est toujours pris. » (Balzac, 42.)
JilSUS : a Jeune et beau garçon lancé comme appeau près des sodomites que veut exploiter le chanteur. »(Canler.)V. Chanter.
Être (en).
JETTARD : Cachot. (Halbert.)
JEUNE (trop) : Dépourvu d'expérience. — Cela peut se dire à un octogénaire.
JEUNE FRANCE : a Les romantiques se divisèrent en Bouifiugots et en Jeune France. »
(Privât d'Anglemont.) — « Ils ont fait de moi un Jeune France accompli. J'ai un pseudonyme trèslong et une moustache fort courte; j'ai une raie dans les cheveux à la Raphaël. Mon tailleur m'a fait un gilet... délirant. Je parle art pendant beaucoup de temps sans ravaler ma salive, et j'appelle bourgeois ceux qui ont un col de chemise. » (Th. Gautier^ 33.)
On appelait la Jeune France le parti des romantiques. — c La Jeune France est encore une de ces tournures cabalistiques qui a la prétention d'exprimer une idée grande, terrible, volcanique, sublime. » (Miss Troloppe, 35.)
JEUNE HOMME (Avoir son) :
Être gris. Mot à mot : avoir bu le broc de quatre litres que les marchands de vin appellent Petit homme noir. V. ce mot. — « Chaque fois qu'il rentrait avec son jeune homme. » (Privât d'Anglemont.) — <c Un individu en blouse qui semblait avoir son
petit jeune homme. » (G. de Nerval.)
JEUNESSE : Fillette. — a Une jeunesse, une marchande de cols. » (Cormon.)
JI : Je comprends, oui, je connais. (Rabasse.) — Forme de gy qui semble plus ancien.
J I R O B L E : Joli. (Halbert) Pour Girofle.
JOB : Niais. — Abréviation du vieux mot jobé : nigaud. — c Si j^étais assez job pour croire que vous me donnez toute une fortune. y> (E. Sue.)
JOB (monter le) : Tromper.
— Job est ici pour jobard. — Se monter le job : S'en faire accroire. (Rabasse.) — Dans le dialecte lillois, on dit battre lejobre (job), ^ouT faire l'innocent.
JOBARDER : Duper. — « Je ne veux pas être jobarde. » (Balzac.)
JOBE RIE : Niaiserie. (Vîdocq.)
JOBISME : Pauvreté, — a Desroches a roulé comme nous sur les fumiers du jobisme. » (Balzac.) — Allusion biblique.
JOCKO : Pain long à la mode depuis 1824, année où le singe Jocko était à la mode. — c Des gens qui appellent un pain jocko un singe de quatre livres. »
(Bourget.)
JOCKO : Boulanger. (Aima" nach des Débiteurs, 5i.)
JOLI GARÇON : Dans une vilaine position. — Ironie : c Nous v'ià jolis garçons. » (Désaugiers.)
JONC : Or. (Vidocq.) — Allu-