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MIE

D'où vient qu oa appelle miche Quiconque va de nuit et se glisse en

cachette Chez des filles d'amour, Barbe, Rose

ou Fanchette ?

(Mérard de Saint-Just, 1764.)

Dans une liste de fausses Protestations des filles de Paris contre la guerre (1790), on lit :

« Ce pourfendeur de Mars avait bien affaire aussi de se présenter pour nous enlever nos miches. 9

— « Les jeunes gens dont ces dame||tii^nt leurs amants de cœur, et qtt^^Cortaines susceptibilités des iifJMi^* empêchent d'avoir un facile étccès. » (Vermorel, Ces dames.)

MICHE DE CARTON : Amant peu généreux ou peu fortuné.

— V. Carton,

MICHE SÉRIEUX : Amant riche et généreux. — c Le miche sérieux équivaut à Ventrete^ neur... Les jeunes gens se disent souvent, comme un mot d'ordre:

Messieurs, ne parle^ pas à la petite une telle, elle est ici avec son miche sérieux. Le même individu se désigne aussi par ce mot : Ponteur. Ce dernier mot, pris dans le vocabulaire des jeux, vient du verbe ponter. » (Cadol.) *- c Les avant-scènes sont réservées aux miches sérieux. »

{Petits mystères de l'École ly^ rique.) — « Et toute cette succession de michets sérieux défile sous les yeux de Claridon. i> {Droits de l'homme f 3 avril 76.) V. Persiller,

MICHETON : Petit miche. — Qc Ail' me dit : c Mon fiston, c étrenne ma tirelire. » Je lui réponds : c Ma poule, tu m' prends oc pour un mich*ton. j> {Le Bd^ tonniste à la Halle, i3.)

MICHON : Argent. (Halbert.)

MIDI (il est) : Il n'est plus temps. Date du temps où midi était l'heure du repas, celle où cessait toute afifaire.

MIE DE PAIN : Vermine. (Vidocq.) — Allusion à la démangeaison causée par une mie de pain égarée.

MîN

MlR

MIETTE (une) : Un peu. — c Minute ! je me chauffe les pattes une miette. » (Gavarni.)

MIGNON : Maîtresse, c Un commencement de jalousie me prend et je fais sortir mon mignon de la maison. » (Beauvillier.)

M I K E L : Miche, dupe. (Vidocq.) — C'est le nom de Michel. V. Miche,

MILIEU : Derrière. — « L'arme de Pourceaugnac convient à nos grands hommes. Elle atteint ce milieu, leur amour et leur but. > (Nugent/jÉ7rewwes â Lobau, 33.)

MILLIARD : Gueux porte-bissac. (Grandval.)

MILLER lE : Loterie. (Halbert.)

MI LORD : On donne moins ce nom aux Anglais qu'à ceux dont les largesses rappellent l'opulence britannique. — a Le gros tailleur se dit négociant. A sa tournure, il n'est pas milord russe. » (Sénéchal, 52.) — « Être sur le boulevard de Gand, se donner un air milord. » (Éd. Lemoine.) — «c Je ne suis pas précisément un milord, je n'ai pas des millions. » (Semaine, 47.)

MILORD : Entreteneur. — «Le notaire est son milord. n (Balzac.)

MILORD : « La lorette professe un enthousiasme fébrile pour le cabriolet à quatre roues, dit cabriolet milord. » (Alhoy, 41.)

MINCE : Locution fréquem-

exact. Elle semble équivaloir à

OUI, certes.

Il fait nuit, 1' ciel est opaqnis Mine' que j' vas poisser d* Tanber.

(Richepin.)

MINCE : Très-médiocre en n'importe quoi. Mot à mot : de mince valeur. — Abréviation.

MINCE : Papier à lettres. (Vidocq.) Allusion à son peu d'épaisseur.

MINET, MINETTE : Mot d'amitié. — Synonyme de mon chat, ma chatte, — « Oui, minette, je me calme, i (DeCourcy.)

MINEUR : Manceau. (Halbert)

MINOTAURE, MINOTAURI- SÉ : Trompé, conjugalement parlant. Qc Quand une femme est inconséquente, le mari serait, selon moi, minotaurisé. > (Balzac.) V. Dernier de M. de Kock,

MINUIT : Nègre. (Vidocq.) — < Allusion de couleur. — Il est noir comme la nuit.

MINZINGUIN : Diminutif de Mannezingue. V. ce mot.

MIOCHE : Bambin, y. Mion.

MION : Bambin. Mion est un vieux mot que mioche repro* duit avec changement de finale. — a C'est à moi que reviendra le droit d'être le parrain de tous les mioches* » (Bourget) V. Dardante

MION DE BOULE : Filou.

(Grandval.)

MIRADOU : Miroir. (Vidocq.)

MIRETTE : Œil (Idem.) - L'œil est un petit miroir.

ment employée à Paris et dont

il est difficile de rendre un compte I MIREUR : Observateur. (Ra

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