‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 296 sur 606 · MOI · texte numérisé non relu

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basse.) Nous disons encore en ce sens point de mire.

MIRLIFLOR : Élégant à la mode de 1820. V. Œil de verre.

MIROBOLAMMENT : Merveilleusement. — f A meubler mirobolamment sa maison. »

(Balzac.)

MIROBOLANT : Merveilleux.

— « La cravate mirobolante. »

(E. Lemoine.) — a Je me sens d'une incapacité mirobolante. »

MIROiR A PUTAINS : Garçon d'une beauté vulgaire.

MIRZALE : Boucle d'oreilles.

(Vidocq.)

MISELOQUIER, MISELO- QUIÈRE : Acteur, actrice. (Vidocq.) Mot à mot : metteur de loques (costumes). V. Misloque.

MISÉRABLE : Petit verre. Il possède moins de liquide que le Monsieur, V. ce mot,

MISERERE : Supplication.

Mot à mot : ayez pitié. — Latinisme. — « La marchande à la toilette épie le moment où l'entreteneur se trouve là pour recommencer son miserere. » (Almanach du Débiteur , 5i.)

MISLOQUE : Comédie. (Vidocq.) V. Miseloquier,-^ Je joue la mislocq pour un fanandel en fine pégrenne. » (Balzac.)

Jouer les misloques : Jouer la comédie. (Rabasse.)

MISLOQUEUR : Acteur. (Rabasse.)

MISTON : V. Allumer,

MISTOUFLES (faire des) :

Tracasser, peiner quelqu'un* (Rabasse.)

MITAINES (prendre des) :

Prendre des précautions. (Rabasse.) — C'est une variante de pren^ dre des gants qui t le même sens.

MITRAILLE : Monnaie de cuivre. Altération du mot mitaille :

bronze (M. Age.)

Si celui-là fait danser ta mitraille, Tâch' d'amasser quelques sous en secret.

(Debraux.)

MITRE : Cachot. (Vidocq.)

— Au moyen âge, le mitre était le bourreau.

MOBILE : Garde mobile, soldat de la garde mobile (i83o, 1848). — Une caricature de Traviès, datée de i83o, représente Mayeux s'échappant du domicile conjugal en criant : « Lâchez-moi, madame Mayeux, je suis de la mobile, n...de D... !»— « Qui sait comment cela eût fini si la mobile ne s'en fût mêlée? Brave mobile! » (L. Reybaud, 1848.)

MO B LOT : Garde mobile (1870-71). — Diminutif de mobile, — Qc J'ai vu passer un jeune sous-lieutenant de la garde mobile, et derrière lui un simple moblot. » (P. Véron.)

MODERNE : Fashionable.

— « J't'en vas donner du goujat, moderne! » (Gavarni.)

MOELLE : Énergie. — « Or a de la moelle ou on n'en a pas.

T'as jamais eu de la moelle pour un décime. » (Monselet.)

MOITIÉ (la plus belle) : Le sexe féminin. Mot à mot : la plus

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belle moitié du genre humain.

On abrège aussi en disant la belle moitié. — « Je ne vois pas pourquoi on obligerait la belle moitié à vivre avec l'autre. »

(E. Villemot.)

MOINEAU : Homme de mince valeur. — Le moineau n'est pas un aigle. Si ce terme était ancien, l'allusion ne serait plus ornithologique mais monacale.

Au moyen fige, le moineau était un petit moine. — c Voilà un beau moigneau pour se f..... des airs de qualité. > {Catéchisme poissard, 40.)

MOKA : Café. — Ce nom de provenance est généralement ironique. — ce II s*achemine ensuite vers son café, y savoure le moka (chicorée pur- sang), »

[Phys. du Parapluie, 41.) V.

Ca/é.

MOLANCHE : Laine. (Halbert.) Elle est molle au toucher.

MOLLARD : Graillon, expectoration laborieuse. Du vieux mot moller : s'efforcer.

MOLLASSE : Mou. — a Ils sont mollasses. >.(J. Arago, 38.)

MOMAQUE, MOME : Petit enfant. — Du vieux mot momme:

grimace, qui a fait momerie; les petits enfants en font beaucoup.

— c Les rats dont nous voulons parler sont des mômes. j>(Paillet.)

Taper un morne : Commettre un infanticide. — ce Car elle est en prison pour un môme qu'elle a tapé. > (Lettre de Minder, Introduction.)

MOMIÈRE, TIRE-MOMES :

Saçe-femme.

MOMIGNARD : Petit enfant.

Diminutif de môme. — c Elle entre avec un enfant dans un magasin et en faisant semblant de poser son momignard à terre. » (Paillet.) V. Inférieur.

MOMIR : Accoucher. — « Ma largue aboule de momir un momignard d'altèque qu'on trimbalera à la chique à six plombes et mèche, pour que le ratichon maquille son truc de la morgane et de la lance. » (Vidocq.)

MONAC : Sou. — Abréviation de monaco. — « C'est là ce qui estoufife les monacs, aux poches les attache. » (Alyge, 54.)

MONACO : Sou.— Appellation ironique dont il faut chercher la cause dans l'exemple suivant :

— « Honoré V, mort de dépit en 1841, de n'avoir pu faire passer pour deux sous en Europe ses monacos, qui ne valaient qu'un sou. » (Villemot.) V. Coller,

MONANT, MONANTE:

Ami, amie. (Vidocq.)

MONARQUE : Roi de cartes.

— ce Ou si c'est un roi qu'elle relève, elle s'écrie : a Je pince le ce monarque. » (Alhoy.)

MONARQUE : Pièce de cinq francs. (Grandval.) Allusion à l'effigie royale. — ce II va nous donner quéqu'vieux monarque pour y boire à la santé... » (Gavarni.)

MONNAIE DE SINGE : Grimace. — « Il la payait, comme dit le peuple, en monnaie de singe. > (Balzac.)

MONOCLE : Lorgnon à un œil. — a Adapte donc un mo-

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nocte à l'arcade de ion œil gauche! • (Monlépin.)

MONSEIGNEUR : Au iviii'aiècle, ce mot désigne déjà une petite pince à forcer les portes, V.

le Cartouche de GrandvaL — Jeu de mois. Quelle est la porte ne s'ouvrent pas devant Monseigneur? Si, comme l'afârme M. Fr. Michel, on dit aussi Monseigneur le Dauphin, et par abr^ïiation Dauffe, nous voyons encore là un calembour sur le dosjln de la pince qui permet son introduction. — s Le monseigneur est une barre de fer ayant la forme d'une pince A dépaver, mais plus petite (45 de haut, 25 de circonférence). Elle sert au malfaiteur à forcer une porte. On l'introduit près de la serrure, et, avec une pesée, on ouvre sans trop de bruit. »(Ra basse.) V.Carou«eur.

Bibi.

MONSIEUR : Entreteneur. V.

Amant de cœur. — « En argot de galanterie, le mot d'époux désigne l'entretenenr; mais il n'est pas le seul. Suivant le degré de distinction d'une femme, elle dit : mon époux, mon homme,

sieur chose, mon amant, monsieur, ou enfin monsieur un tel.

— Sauf dans la haute aristocratie, où l'on dit : Monsieur un tel, ce mot mon époux est général, il se dit dans toutes les classes, u (Cadol.)

MONSIEUR : Mesure de capa cité. — u 11 existe de plus une certaine eau-de-vie dont le prix varie suivant la grandeur des petits verres. Voicï ce que nous lûmes surune pancarte: Lemon-

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sieur, quatre sous ; ta demoiselle, ieiUTfoui; le misérable, un sou.» (G. de Nerval.)

MONSIEUR (faire le) : Trancher du maître, du fashionable.

— s Sa suffisance le fait haïr, il fait le monsieur. > (Hilpert.)

MONSTRE : Monstrueux. —

s J'en ai assez de vos monstres de concerts. » (P. de Kock.) V.

Crapaud. — N'est pas toujours pris en mauvaise part. Une femme peut appeler motatre Shomme celui qu'elle adore.

MONSTRE : Colossal, monstrueux de grandeur. — s Elle lui apporte un bouquet n (Alhoy.)

MONSTRICO : Petit n

— K Ce petit monslricol » (Balzac.)

MONT : Mont-de-piété.- Abréviation. — c Elle tient comme qui dirait un petit mont bour<

geois.... elle prête sur gages et moins cher qu'au grand mont. 1 (E. Sue.)

MONTAGE DE COUP : Action de monter le coup. V. Cau-

Faul pu m' monter r conp^ (Aug. Hanly.)

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