CALER DES BOULINS
Faire des trous. V. Bouliner, p. 56. — CALER SA BITTURE :
Faire ses besoins. Mot à mot :
donner congé à sa nourriture. — SE CALER LES AMYGDALES :
Manger. (Rigaud.)
CALETER : Décamper. (Id,)
• CALEUR : Ouvrier sans travail. (Boutmy, 78.)
CALEUR : Ouvrier paresseux .
(Rigaud.) V. Caler ^ P' 7^*
CALEUR : Garçon. De PalIemand Kellner, (léU)
CALIGULER ': Ennuyer. — Allusion à la chute du Caliguïa de Dumas père au Théâtre-Français. (Delvau.)
CALOT : Œil saillant : — Acception figurée de calot : coquille de noix.
CALOTTÉE : Boîte à asticots.
Argot de pêcheurs à la ligne.
(Privât d'Anglemont.)
CAMARO : Camarade. -^ Abréviation. — c Amusez-vous.
Je reste de cœur avec les camaros. » (Zola.)
CAMBRIAU : Chapeau. (A.
Pierre.) — Forme de Combriau,
CAMBROUX : V. Cambrouse, p. 73.
CAMBRURE : Savate. (Rigaud. — Ironie.
CAMÉLIA, DAME AUX CA- MÉLIAS : a Quand la lorette arrive à la postérité, elle change de nom et s'appelle dame aux camélias. Chacun sait que ce nom est celui d'une pièce de Dumas fils, dont le succès ne semble pas près de finir au moment où nous écrivons. » (E. Texier, 52.)
CAMELOTE : Prostituée de bas étage. (Rigaud.) — Mot a mot : mauvaise marchandise.
CAMOUF : Chandelle. (A.
Pierre.) — Abrév. de Camoufle,
CAMOUFFLÉ : Homme portant fausse barbe. (A. Pierre.) — De Camoufler (se) : se déguiser. Mot à mot : cacher son mufle.
CAP
CAR
CAMOUFLE : Signalement.
— V. page 1 4 de Tintroduction.
CAMOUFLER" LA BIBINE, LE PIVE: Falsifier (mot à mot :
déguiser) la bière, le vin. (Rigaud.)
CANAPÉ : Lieu public fréquenté par les pédérastes. (Vidocq.) — Allusion ironique aux parapets des quais et aux bancs de certains boulevards.
CANARDER : Plaisanter. (A.
Pierre.) — Mot à mot : conter des canards.
* CANARD : t Nom familier par lequel on désigne les journaux quotidiens. 7> (Boutmy.)
CANARDIER : Compositeur de journal. (Id.)
' CANASSON (vieux): Mot d'amitié. — c Tu vas venir avec nous, mon vieux canasson, d (Huysmans, 79.) — On prononce can^son,
CANER : Faire ses nécessités.
Argot du peuple. (Delvau.) — La peur produit parfois ce résultat, et caner c'est avoir peur. La cause est prise ici pour Teffet.
CANETON : Petit journal sans importance. {Id.)
CANONNER : Boire beaucoup de canons. — CANONNEUR :
Buveur. (Delvau.)
CAPISTON : Capitaine. — CAPISTON BÊCHEUR : Capitaine adjudant-major. (Rigaud.)
— Ce dernier a la police de son bataillon et bêche par devoir.
CAPITAINE : Capitaliste, agioteur. Argot des voleurs.
(Delvau.) — C'est capitaliste avec changement de finale.
CAPITONNÉE (elle est) : Se dit d'une femme assez grosse.
CAPITONNER (se) : Garnir sa robe d'avantages en coton.
(Delvau.)
CAPITOLE : c Nom donné aux arrêts ou cachot, qui est souvent un grenier. On dit :
c monter au Capitole. » — Allusion à la citadelle romaine du Capitole. — Argot des écoles.
CAPOULS : Coiffure féminine à bandeaux en cœur, inaugurée par le ténor Capoul, adoptée par les élégants et les commis qui visent à Télégance. (Rigaud.)
CAPRE : Chèvre, (/i.) - Vieux mot.
CAPSULE : Schako d'infanterie. (D. Lacroix.) — Allusion de forme.
CARABINER : Jouer timidement. Argot de joueurs. (Delvau.) — Allusion aux tirailleurs qui ne risquent qu'à bon escient leur coup de carabine.
CARAFE : Gosier. Jargon de voyous. — On y verse Peau et le vin, comme dans la carafe. — FOUETTER DE LA CARAFE:
Avoir rhaleine infecte. (Rigaud.)
•CARAPATA : Pour comprendre son étymologie il faut se reporter à Carapater : Courir. V. plus bas. Le carapaa court à pattes en effet. Allusion au va-et-vient qu'il exécute en appuyant sur sa perche pour faire avancer son bateau. l>i
CAR
CAR
même dans l'artillerie, les servants à cheval appellent court à pattes un servant à pied.
CARAPATER : Courir. Mot à mot : € courir à pattes. » — c Dans mon Paris j' carapate comme un asticot dans un mort. > (Richepin, 77.)
CARAVANES : Aventures galantes. Argot du peuple. (Delvau.) — On a cru qu'il y avait ici un rappel de la Fiancée nu roi de Garbe, mais je crois que le peuple a fait tout bonnement allusion aux chameaux de caravanes. V. Chameau, p. 91.
CARCASSE (états de) : Reins.
— Jargon de voleurs. (Rigaud.)
CARCASSIER : Habile dramaturge. (Delvau.) — Mot à mot:
homme habile à établir la carcasse ou scénario d'un ouvrage dramatique.
CARDER : gratigner. Argot du peuple. (Delvau.) — Comparaison des ongles aux pointes des peignes à carder.
CARISTADE : Secours en argent. (Boutmy.) — C'est une forme méridionale qui se rapproche du caritat (charité) provençal.
* CARME : Miche. — Appelée ainsi sans doute parce qu'elle était blanche de farine comme une robe de carme (dominicain).
CARME A L'ESTORGUE :
Fausse monnaie. (Rigaud^) V.
Carme, p. 81.
CARMER : Donner de l'argent. (Id.)
CAROTTE (cheveux) : Cheveux très roux. (Rigaud.)
CAROTTE D&fc?LE PLOMB.
(avoir une) : clianter faux, avoir l'haleine infecte. Argot de faubouriens. (Delvau.) — Comparaison du gosier au canal d'eaux ménagères dit plomb, V.
page 286.
CAROUBLE : Soir, nuit. Jargon de voleur. (Rigaud).
CARRE (à la) : Mettre de côté. (A. Pierre.) — Une traduction plus exacte serait en ca^ chette, V. Carrer, p. 82.
CARRÉ : Voyez Bi;(ut.
CARRÉ DES PETITES GERBES : Police correctionnelle. Mot à mot : chambre des petits jugements. (Rigaud.)
CARRÉ DU REBECTAGE :
Cour de cassation. Mot à mot :
chambre de la médecine, (/i.) — La médecine est faite pour les malades (prisonniers).