‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 484 sur 606 · CORDER · texte numérisé non relu

CORDER

■ AbrÉT.

CORDES (faire des) : Être constipé, (/i.) — Mot imagé.

CORNAGE : a Respiration bruyante et difficile : la clieval eat dit eomear. joueur de flûte.* {Carnet des Courtes, 77.)

CORNET D-ÉPICES : Capu-

n. (Vidoeq.) — Allusion au capuchon et au papier brun de ''épicerie. Le mot cal donné de

10s jours comme appartenant à l'argot desToleurs,mais il a di^ paru dis '78g.

CORNICHERIE : Niaiserie.

Abréviation de Cornichonnerîe,

LOt à mot : acte de cornichoD.

. ce mo^page itS.

CORVÉE (aller i k) : Se li-

'er au trarail profesuenMI.

Ai^t des filles. (Rigaud.) — ~ ■ 'la corvée *e dit

de plusieurs hommes réunie, traitant, de gré ou de force^ une femme en prostituée.

COT

COU

COSAQUE : Poêle à chauffer.

(Rigaud.)

COSMO : Cosmographie. — Argot des écoles.

COTE (frères de la) : Commis d*agent de change. (Id.) — Jeu de mots qui tait allusion à la cote de la bourse et au roman populaire consacré par Emmanuel Gonzalôs aux boucaniers gentilshommes appelés Frères de la côte.

COTE (G), page iig. Lisez Cote G.

COTÉ COUR : Coulisses de droite. — COTÉ JARDIN : Coulisses de gauche. Argot théâtral.

(Bouchard.)

COTELARD : Melon. — Allusion à ses côtes. Argot du peuple. (Michel.)

COTELETTE DE PERRU- QUIER, COTELETTE DE VA- CHE, COTELETTE DE ME- NUISIER : Morceau de fromage de Brie. (Delvau, Rigaud.) — La facétie peut s'appliquer de même à tous les corps de métier, ce qui promet encore bien des pages aux dictionnaires spéciaux.

COTERIE : Assemblée d'ouvriers. (Rigaud.) — Désigne aussi l'ouvrier seul. <c Hé ! la coterie ! > dit un maçon à un autre maçon.

* COTON (donner du) : Don ner de la peine. — c Ça ne fait rien, il lui a donné du coton. »

Le Sublime.)

COTRETS : Jambes. Argot

de fiiubouriens. (Delvau.) — Comparaison d'une jambe maigre à un brin de fagot dit cotret. V. son synonyme FumeroUf p. i85.

COUCHE (il y) : Se dit de quelqu'un qui se trouve continuellement dans une maison, sans y passer toutefois la nuit.

* COUENNE : Joue pendante.

Argot du peuple. (Delvau.)

COUINER : Parler en larmoyant. (Rigaud.) — Abrév. de Couyonner»

COULE : Abrév. de Coulage.

COULE (mettre à la) : Mettre au courant. — — Ça commence à venir. On les a mis à la coule, i {Le Sublime.)

COULER (en) : Mentir. Mot à mot : couler des mensonges.

(Delvau.)

COULER DOUCE (la) : Vivre sans souci, couler une douce existence. — « La vérité est qu'il la coulait douce. 7> (Zola.)

COULEUR (Être à la) : Être convenable, faire bien les choses.

Mot à mot : offrir la couleur qu'on désire. — « Vous n'êtei pas rat, vous êtes chouette et à la couleur, a {Le Sublime,)

COULEUR : Soufflet. — Il colore la joue. — ce Je vous ficherai une couleur sur la figure. > (Huysmans, 79.)

COULEUVRE : Femme enceinte. (Delvau.)

cou

cou

: Manœuvre faite dans e tromper. On dit :

't le coup (il m*a tromt le coup du suicide faux suicide annoncé indrir la dupe).

D'ACRE : Extrême- Argot de voleurs. (Ri- Mot à mot : coup du )«s. Voyez Acre, Les ^es n'ont pas leur conitiôre au dernier mo-

D»ANATOLE, COUP E FRANÇOIS : Voyez au père François, page ï nom d'Anatole comme père François est proit celui d'un spécialiste n ce genre. J'en ai ineux en 1868 sans obtece point aucun éclairt.

D'ARROSOIR : Verre i sur le comptoir. (Del- II arrose le gosier.

* DE BOUTEILLE n) : Être ivre. — c II coup de bouteille comle à l'ordinaire. (Zola.)

DE CANIF : Voyez Cj-

DE CASSEROLE : Dén. (A. Pierre.) — V.

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