‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 89 sur 606 · BEN · texte numérisé non relu

BEN

crachoir de mon parrain, le bêcheur ayant demandé l'application de la peine, je fus condamné. » (Journ. d'un pris. Maz.)

BÉCOT : Petit baiser pris du bout des lèvres avec la prestesse de Toiseau qui donne son coup de bec. — « Encore un bécot. »

(Champfleury.) V. Chouette,

BÉCOTER. : Donner un bécot, — « Tiens, j'effarouche les tourtereaux.. . On se bécotait ici. »

(Cormon.)

On écrit aussi : bécotter.

Petit bossu, Noir et torta, Qui me bécottes...

De me baiser finiras-tu?

(Béranger.)

BECQUETER : Manger. Mot à mot : travailler du bec. — a Dis donc, Boizamort, si nous becque-.

tions une croûte? » (1842, La-i dimir.)

BÉDON : Ventre (Rabasse.)

BÉDOUIN : Dans un volume de souvenirs sur 18 14, M. Labretonnière dit en parlant des bisets' de la garde nationale : ce Quelques gibernes se croisaient avec le briquet sur une pacifique redingote, et constituaient ce que nous devions, quinze ans plus tard, gratifier du nom de Bédouins. »

BEFFEUR, BEFFEUSE : Faiseur, faiseuse de dupes. (Colombey.)

BÈGUE : Avoine. (Idem.)

BEGUIN : Passion. — Du mot béguin : chaperon, coiffure. — Allusion semblable à celle qui fait appeler coiffée une personne

éprise. — « Il y a un bel âge que je ne pense plus à mon premier béguin. » (Monselet.)

BÉGUIN : Tête. — a Tu y as donc tapé sur le béguin. » {Robert Macaire, i836.)

BELETTE : Pièce de 5o centimes. V. Pastille.

BÉLIER : Mari trompé. (Vidocq.) — Allusion aux cornes symboliques du cocuage.

BELLE (Jouer la) : Tout risquer d'un seul coup. — Deux joueurs jouent la belle {partie)^ lorsque après en avoir gagné chacun une, ils conviennent d'en jouer une décisive. — Pris souvent au figuré.

BELLE (la perdre) : Perdre, gain presque assuré.

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