BEN
crachoir de mon parrain, le bêcheur ayant demandé l'application de la peine, je fus condamné. » (Journ. d'un pris. Maz.)
BÉCOT : Petit baiser pris du bout des lèvres avec la prestesse de Toiseau qui donne son coup de bec. — « Encore un bécot. »
(Champfleury.) V. Chouette,
BÉCOTER. : Donner un bécot, — « Tiens, j'effarouche les tourtereaux.. . On se bécotait ici. »
(Cormon.)
On écrit aussi : bécotter.
Petit bossu, Noir et torta, Qui me bécottes...
De me baiser finiras-tu?
(Béranger.)
BECQUETER : Manger. Mot à mot : travailler du bec. — a Dis donc, Boizamort, si nous becque-.
tions une croûte? » (1842, La-i dimir.)
BÉDON : Ventre (Rabasse.)
BÉDOUIN : Dans un volume de souvenirs sur 18 14, M. Labretonnière dit en parlant des bisets' de la garde nationale : ce Quelques gibernes se croisaient avec le briquet sur une pacifique redingote, et constituaient ce que nous devions, quinze ans plus tard, gratifier du nom de Bédouins. »
BEFFEUR, BEFFEUSE : Faiseur, faiseuse de dupes. (Colombey.)
BÈGUE : Avoine. (Idem.)
BEGUIN : Passion. — Du mot béguin : chaperon, coiffure. — Allusion semblable à celle qui fait appeler coiffée une personne
éprise. — « Il y a un bel âge que je ne pense plus à mon premier béguin. » (Monselet.)
BÉGUIN : Tête. — a Tu y as donc tapé sur le béguin. » {Robert Macaire, i836.)
BELETTE : Pièce de 5o centimes. V. Pastille.
BÉLIER : Mari trompé. (Vidocq.) — Allusion aux cornes symboliques du cocuage.
BELLE (Jouer la) : Tout risquer d'un seul coup. — Deux joueurs jouent la belle {partie)^ lorsque après en avoir gagné chacun une, ils conviennent d'en jouer une décisive. — Pris souvent au figuré.
BELLE (la perdre) : Perdre, gain presque assuré.