‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 88 sur 606 · BEC · texte numérisé non relu

BEC

Cést (aurait^on la barbe grise} t Comment ^ va 1 Bonjour, bébé.

< (Fr. de Courcy.)

BEC : bouche. — Animalisme.

— Le mot est de toute antiquité.

Villon, dans son Testament, parle des commères «c qui ont le bec affilé. » Dans la ballade des Femmes de Paris, on retrouve encore : « Il n'est bon bec que de Paris. »

Casser, ckelinguer du bec :

avoir mauvaise haleine.

^ Fin becl: gourmand.

Passer devant le bec : passer sans répondre à Tespoir de quelqu'un. — a II ne sera pas mal de profiter du brouillard pour leur passer devant le bec. »(L. Desnoyers.) Ondit souvent : Cela m'a passé devant le bec.

Rincer le bec : faire boire.

River le bec : faire taire.

Taire son bec : se taire. — a Pour lui faire taire son bec^ mon homme s'est vu forcé de jouer du couteau. » (M. Perrin.)

Tortiller du bec : manger.

BÉCASSE : Femme maigre et guindée comme une bécasse. ^ « La femme a Tair d'une fameuse bécasse. » (Villemot.)

BÊCHER : Battre, dire du mal.

— Du vieux mot béchier: frapper du bec. — «( Je suis comme je suis, c'est pas une raison pour me bêcher. » (Monselet.)

BÊCHER, BÊCHEUSE : Médisant, médisante.

BÊCHEUR : Mendiant (Ra-

basse).

BÊCHEUR : Magistrat chargé du ministère public. Mot à mot :

bêcheur de prévenu, —a Malgré Iç

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