‹ Dictionnaire historique d'argotChapitre 95 sur 606 · BEURRE SUR LA TÊTE · texte numérisé non relu

BEURRE SUR LA TÊTE

(avoir du) : Être couvert de crimes. — Allusion à un proverbe hébraïque. (Vidocq.)

BEURRIER : Banquier. (Vi-

docq.) Mot à mot : marchand d'argent (beurré).

BEZI, BEZIG, BEZIGUE :

Jeu de cartes. — « Ma femme est en train de jouer au bezi... ou bezig. » (De Leuven.) — a Au piquet, au bezigue... je suis homme à donner leçon au plus malin, d (About.)

BIBARD : Grand buveur.

(Dhautel.) — a Par rapport à ces vieux bibards d'invalides. » (La Bédollière.)

BIBASSE : Vieille femme. Pour birbasse.

BIBELOT, BIBELOTTER :

Biblot, bibloter,

BIBI : Petit chapeau de femme.

— «. Malaga portait de jolis bi-* bis. » (Balzac.)

BIBI : Non d'amitié donné à l'ami ou à l'amie dont on est coiffé, — a Paul, mon bibi, j'ai bien soif. — Déjà? » (Montépiri.)

— <c Encore à boire? — Tiens, mon bibi! t'as pas mal au cœur? » (H. Monnier.)

BIBI : Fausse clé.

S'il faut en croire un feuilleton publié par M. Holstein, dans le Constitutionnel du mois de septembre 1872, bibi aurait détrôné monseigneur depuis longtemps* <£ C'était un bout de dialogue recueilli à la police correctionnelle (en 1848.)

a Accusé, disait le président, au moment de votre arrestation, on a surpris sur vous un trousseau de fausses clefs. — Non, citoyen président. — C'était donc un monseigneur?'— Il n'y a plus de monseigneur, citoyen président. — Vous comprenez ce que

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