DES PERSO
AtBXiNOllB, fiU de Litymadus et de Mécride , priace phrygien. I, 48.
Aiixandre 1 , roi de Macédoine , monta sur le trône vert l'an 4p7avant C- et régna 48 ant. 11 s'attacha aux Perses, qu'un de set successeurs devoir un jour subjuguer. 11 en fut Pesclave etl’agent, et ce bon prince ne se dontoit pas qu'un »uUe Alexandre endeviendroit le maître. 1, Ijl7.
Ahx»nd**i frere d’Olympias, mite d’Alexandre-le-Grand , et par conséquent oncle maternel de cc conquératit, monta sur le trône des Molosses «t de l'Epire, après le mqrtd'alri'n.
' iat, et à l’exclusion A'Æacides, 61t dece prince, et père du célèbre Pyrrhut, 34a ans avant J. C- A l'exemple de son neveu , il voulut aussi nmandir ses états jetla dixième année de son règne, il passa en Italie pour combattre les Samoitee et les Lnéaniens. Il Cigna sur ces peuples plusieurs batailles considéraolet, et ^t alliance avec les Romainsj malt ' set nouveaux sujets secouèrent souvent le joug : il fut obllM de les combattre sans cesse, etenBn il fut tué par les Apuliens , dans une een- 1 contre, 3aé ans avant i. C- 1 , 83.
Alixamore 111 , que ses vertus et ses vices , ses actions héroïques et tes coiiragentos extravagances ont fait * .aarliosniner le Grand, eut pour père Philippe / , roi do Macédoine , et naquit i Pella, 35é ans avant J.C. 11 annonça de bonne heure ce qu'il te- - roit au jour , et les amusement de •on enfance furent des jeux héroïques.il eut idrislole pour précepteur, et on l’appliqua à tout ce qui pouvoit le rendre aimable et courageux.
Li’ et prit et le corps furent également cultivés, et le jeune prince surpassa l’attente de tes maîtres', les soins et les désirs de son pèrr.üu voulutl'en- {ager à disputer le prix aux jeux 'olympiques : tije le veux bien, dit- M il ,ti l’on me donne des rois pour ‘ » antagonistes.» Il succéda à Philippe à l’âge de 20 ans, et se montra digne d’un tel prédécesseur. A peine fut-il roi, qu’il voulut être conquérant. La 'Tbrace et l’Iliyrie furent subjuguées, Tbèbes fut détruite et toute la Gtica sonmise. Ensuite , avec une poignée de soldats, U osa renwrserrénormecolossede la monarenie porsanne , qui , depuis plusieurs siècles , faisoit trembler la . Grèce, et menaçoit le reste de l'Europe. U vainquit Darius, s’empara Tome lU.
de ses vastes états, do ses immeusee richesses, se renoit maître de la Lydie , de l’iouie, de la Carie , de la Pamphilie et de la Cappadoce , en moins de temps qu’il ti'en anroit fallu â un autre pour les parcourir.
Tyr,qui lui résista quelques mois, et la Judée, accrureut ses conriuêtes. 11 vint adorer le vrsi Dieu iiaaa le temple de JéiuMleiti,où legraudprétrs lui montra que ses victoire»
avoient été prédim par Daniel. La Pbéuicic et l’Egypte lui furent ouvertes, et les luttes même ^vinrent •une des provinces de son empire.
Cette immense domination ne satisfaisoit point encore sou ambitieus courage : regardant comme peu d»
chose ce qui lui restoit à conquérir pour être maitredu globe , il désiroic d’autres mondes , afin de les soumettre aussi à sa puissance. Pour méditer de nouveaux exploits, il sa rendit à Babylone : là, dans le sein des plaisirs, il trouva ce qu’il avoir échappé en tant de batailles; un excès (le gin , ou le poison , lui donna la mort 3x4 anaavaut J.C. , et dan»
la treute-troisièine année da son âge.
Si ce prince eut des qualitésodieuses, il eut aussi des venus estimables.
Ansti humain qu’il étoit brave, s’il fut terrible dans lea bataillas , il étoit, e^s la victoire, le plus poli, 1« pins libérai des princes. II taisoit des loit après avoir fait des conquêtes. S’il détruisoit des villes , il en construisait d’autres , fortiieit dos colonies utiles, faisoit fleurir I»
commerce , pretégeoil et aoimoit les arts, et il laissait voir à ses nouveaux sujets plutôt uo père qu’un conquérant .S’ildui tout a ses triomphes,il lit tout aussi pour les mériter et pour les rendre durables, ne laissant rien derrière lui, ni a côté, et possédant l'art si peu commua d’opposer la discipliiiu a la multitude , et de vaincre parelle II sut lierétroilemcnt toutes les parties de son nouvel empire, en détruisant cette ancienne rivalité qui divtsoit les Grec»
et les Perses ; Cl par l’adresse dit souverain et l’impartialité da son administration, les uns oublièrent peu à peu’qu’ils étoient vainqueurs , et les autres, qu’ils étoient vaincus. St tes folies turent grandes, elles ne furent que momentanées, et’peut-étrs les dut-il moins à ton proprenaturel, qu’à cette cohorte de vils flatteurs qui l’eucqusoieitt pour le tromper, et A a
370 tabl!e mistoriqui:
qu'il écouta sans doute avec trop de complaUance;mais la raison le rap-
Îieloit bientôt à lui-ménie , et dans e feu même de ses passions, elle savoit se faire entendre, et souvent ar- - . rêtoit l'ince.idie. La postérité ne lui ' a pas pardonné d’avoir trop aimé la vin, de s’être quelquefois laissé dominer par la colère et par l’crftueil , et surtout d’avoir eu la manie de vouloir passer pour le fils d’un Dieu; mais l’horrenrqu’inspirentses vices, n’a pas empêché qu’on ne lui ait payé dansons les siècles le juste tribut d'admiration qu’il mérite.ll avoitife taille moyenne, penchoit un peu le cou ; et ses yenx ê fleur de tète, son regard fier , annonçoient le maître du monde. I, 3, 3é , éa , loa , ii3, 144 , 147 t 344, 35o , aSr, 352 , s55 , 384 , 387 , 3o5 , 320 , 33é , 41'J , 481. II , I , ê, 87 , 89 , 90 , , 103 ,110, i3o , i58 , 169 , 170 ,
198 , 307 , 334 , 343 , 353 , 375 , 339 ,353 , 354 , 357 , 377 , 395 , 416 , 418 , 48ê. III, 45 , 68., 99 , (14 , 132 , 133 , i35, 445 , i55 , 174, 17Î , 314, 340, 3il , 3i3, . 336 , 334.
iAttXANDREtua son onde Poliphron, pour s’emparer de la tyrannie dcPhêre en Thessalie, 369 ans avant J. C.
L’année suivante , il délit les 'Thébains commandés par Pr7opidns,tit prisonnier ce général célèbre , et le jeta dans un affreux cachct.Lc reste de l’arméevaincue eût péri sans ressource , si Epominondas, qui y servoit comme volontaire , ne se fût mis à la téta des fuyards, et n’eût arrêté le tyraïuCependant Ptlopidas , recouvra sa liberté, et n’eu fit usage que pour attaquer son vainqueur.
Alexandre fut battu ê son tour , et contraint de se circonscrire dans le territoire de Pbêre', mais le général thébain périt au milieu de ton triomphe , et cette mort releva les . espérances du tyran. 11 ramassa de nouvelles forces , et gagna une bataille sur mer contre les Athéniens , la ueuvicme année de son règne, il eût été à souhaiter pour son peuple que ce prince eût toujours fait la guerre, il aimoit à répandre le sang, etil versoit celui de ses sujets,quana il n’avoit pas d’ennemis à tuer. Une des récréations de ce barbare étoit d'enterrer face à face des hommes vivons, on de les déguiser en bêtes féroces , pour les faire tuer à coups de llcchcs par set chasseurs, ou dé-
chirer par ses chiens. Il fit construirè un temple pour y consacrer la pique avec laquelle il avoit tué son oncle, et lui offrit même des sacrifices , comme à une sorte de divinité. ÿns cesse livré à la crainlede rencontrer enfin un vengeur de l’humanité outragée,il se déficit de tout le monde; et jamais il ne se rendoit auprès de TrUhé sa femme qu’il aimoit beaucoup , sans l’avoir fait fouiller par des satellites , pour s’assurer si elle ne cachoit point qoelquc poignard.
Ce qu’il redoutoit arriva ; car cette princesse le soupçonnant iufidelle à la foi conjugal^ l’assassina , aidée de ses frères Tisiphon et Lycophroit, 357 ans avant /. C. 1, 353. 11, ■ 3 , 357.
ÂlEXlNoltE ( S. ) , martyr , dans la cinquième persécution générale ordonnée contre les Chrétiens par na édit de l’empereur Sévère , en 3u2.
Alex kVDKE-Sévintl.M. Aureliut-Severut-Alexander)f ut adepté par l’infanie Héliogabale en 331, et lui succéda l’année suivante.il vainquit lea Allemands et les Perses, réforma les abus , corrigea les mœurs , rendit l’empire heureux et lIorissant,et fut assassiné par des soldats qu’avoit gagnés un de ses officiers nommé Afizximin, qui usurpa le trône desCésaCb en 335. Il étoit âgé de 39 ans , et en avoit régné treize. 1 , i5 , 304 , 11 , 49. lu , 3o5.
Alex A NOUS ( Jérôme ) , l’un des savans , qui , sous le règne de Louis
. Al/,commencèrentenFrance la restauration des études. Ce bon roi lui donna uoe pension qu’il Biéritoit plus encore par son zèle que par ses talens ou ses écrits. 1 , 443.
AtExANDRi^ll , de l’illustre maisoa de Chigi , naquit à Sienne en 1599.
D'abord inquisiteur i Malte , il fut successivement vice-légat à Ferrare, nonce en Allemagne, évêque d’imola, cardinal, et pape, après la mort à’Initoeent X , en ifiS5. Il embellit Rome, protégea les gens de lettres , approuva la bulle de son prédécesseur contrelcs cinqpropositions attribuées à /artsénius, évêque d’Y-
fires, et prescrivit ce fameux forinuaire de i665,qui causa tant de trouble parmi les théologiens fruçais.
11 fut obligé de réparer de lainanière la plus éclatante l’outrage que sa garde corse avoit fait au duc de Crcjiu, amba< âadeui de Louis XL V ,
DES PEKSONMACES.
. et moarnt en 1667, avec la réputation, d’un homme ruaé , mais qui n'avoit pas asses de dextér^é pour cacher set ruses, ill, s3y.
Alexan’drioas , cito/eii de Sparte.
Alexis CoMN^LNE^hU d*Isaac Com> nène^ empereur de Constantinople , ae distingua par des exploits dignes des pins grands généraux^ avant de monter sur le tr6ne, qu*il usurpa sur I^icéphore BvWniate, H battit les Turcs, et les contraignit à demander la paix : ensuite il vainquit les Scy- , ibes , et promit aux croisés de les accourir, Lorsqu'ils se prcseoieroient . dans ses états. Mais , soit qu'il. crai* giiît d'ètreentraîu^dans leur ruine ou soit ) comme Tes Latins le lui re* prochent > qu'il fut charmé de voir cette multitude innombrable se fon* dre et disparottre peu à peu , il les abandooua à kor propre fortune , et . fut peu&delle à les engagemens» Ils voulurent punit çette espèce de tra« bison lorsqu'ils repassèrent à Cons* tantinople: il sut les calmer par ses protestations> ses manières abables, ses htrgesses et même ses services ; et après avoir évité cette guerre et . pacifié son empire , il mourut en ^ 1 1 13 , après un règne de 33 ans. 1 )
Alexis, surnommé iWû/uico/vvrt{ , c'est«à-dire,f r/t dcAfiebri, succéda à ce prince sur le trbne de Russie en . Ii^45, et l’occupa 3i ans. 11 ût la , guerre aux Polonais, fut sur le point d’étre leur roi , protégea le commerce , maintint la discipline dans . aes armées , veilla à l'exécutton des lois, augmenta ses états par plu*
^ sieurs conquêtes , et prépara la fa*
, meusé réformation nationale que Picrre4e^Grand son Als exécuta lorsqu’il eut succédé à ce bon prince*
At'FAKABi , fameux philosophe musulman, vivoit au dixième siècle, et laissa plusieurs ouvrages , dont on \ trouve,dit-on, quelques parties dans la bibliothèque de Leyde. 111 , 235* Alfonse ou {jélphonse) 1 , succéda à Hcnriy comte de Portugal, son père, eu 1 1 12. Ayant défait cinq rois mau* res en 1 i3p , ses troupesle proclamé- J. rent roi , et il fut le premier prince portugais décoré de ce titre, qui n’a-
Î*oufa rien à sa puissance, mais qui a Tendit plus vé^rable* 11 régna 46 ans , et laissa iPtrône à son dis ^ i>anch« ly en w63. 1, 149*
AtrOMiE ( ou Alphonse ) VI , rui ds L^on, <uccéd<i a son père ferainand.
Il, dans le douaièuie siècle , remporta plusieurs vici Dites aur le. Maures , et mourut comblé de gloire ec regretté de sou peuple* I. itiv* ALPoatsE(ou ^*p^/ue)V, suruommé U sugt et le magnanime, succéda a son père i erdinund‘,e~Jtiste sut la troue d’ Aragon et ds Castille eniùid.
Jeanne II, reine de Naples^ l’appela à son secours , et l’adopi a pour son beritier cini| ans après. Celle adoptipri l’engagea dans une guerre assex ionif^e contre Louis d'Anp u , que cette princesse lit roi en i^Si ; et après sa mort cjle lui substitua René - d Anjousoafiite.AlJonse litde noueeaux efforts pou rdeteudresesd roi ts g mais il tut vaincuetprisparé’Aiiippe, duc deMilan,qui le remit en liberté.
Cependant -tranne mourut, Aenafut reconnu roiimais;d^bnsrcouLiiiuanC de luidispii'cr cette couronne, la lui enleva eulin,et bt le bonbeur de Nnples , comme il faisoit celui de sea autres états. Ce bon prince meuruC dans celle ville, en laissant io
troue d’Aragon à Jean H, son frète, et celui des deux Siciles i i erdinand /son fils. 1, 3, 3 14, Uib, 336, 343, 364 , 323. 111 , 3, , 3ao , 365 , 3^ , 3yo. la , 33, 37, 33,74, m , «48 , 163,173,153,310.
Ali IV , calife ou souverain des Sarasiiu , et l’on d,e$ succeaaeura do Mafaoniet. 111 , 437, r
Alipe , disciple et ami de aaiiit Au^ gustin, embrassa U te igion catholique, devint evéque oe Tagaste, eC soutint U cause de l’église contre les Donatistes, dans une célèbre conférence qui se tinta Carthage eu 4ii,ea présence du tribiiuAinrcWI<n.l|,3y3.
Alix, soeur de iîrnnud, comte de Boulogne , sous le règne de S. Louis. I.
Allucivs , prince des Celtibériens , en Espagne, que. le premier Scipion VAjrUain vainquit 3 10 ans avanc
. J. C. , et qu’il s’attacha ensuite par ses bienfaits. Il , 344.
Amalon , comte de Champagne , feudataire du roi Gontran,siet» i’aiE 670. 1 , 468.
AMAnACH-iEN-HAMZAH, Musulman célèbre par sa générosité sous le califat d’/furpun-nZ-KuscAtld, au huitième siècle. U, 3qo.
Amasis , né d’nne famille très-obscure et probablement indigente, eut presque tout les vices que l’éducatMa
corrige ou réprime quelquefois, et qo3lques*uus des talens qu’elle ne donne pas tou)Ours.Sa première jeunesse, U la passa dans des tavernes ; et les loueurs de profession, les vagabonds , ,lcs fainéans , furent set premiers maîtres. N’ayant payasses de fortune pour suivre constamment leurs leçons, il cherchoitpai adresse QU par force, dans la bourse d’autrui de quoi remplir la sienne , et plus ® fut sur le pointd’étre li-
vre à la justiceparceuxdontil avoit - contraint la Übévalité. Ce fut eu vo- •** concitoyens , qu’il apprit à le sceptre. Son industrie le rendit nécessaire à ^prics, roi d*E- Syptc, sonsouverain.Une armée que , ce prince avoit fait marcher contre pyrénéens , ayant été défaite ^ s^étoit révoltée. Amasis fut envoyé " pour rappeler les rebelles à leur devoir. Il veut parler; on le proclame souverùn : loin de s'en défendre, il ' se met à la tête de ses nouveaux sujets, marche coritre iipriss, le combat,te fait prisonnier, le livre à la fu- " reur de ceux qui loi avoientdonnéle titrederoi,etle réalise en sa rendant • maltredetoute l’Egypte vers l*an 670 avant J.C.San8 peHre ses anciennes habitudes , il se montra digne du «. trône par les soins qu’il donna à l’administration de la justice,et par son application à rendre ses peuplesheureUK et florissatis. Dès le lever de l’aurore jusqu’au milieu du'jour^ i| expédioitles affaires avec l’attention la plus scrupuleuse ; ensuite, pour se délasser, il se Ut roit à la boisson avec un certain nombre d’amis capables de le seconder ; et on l’eût pris pour leur bouffon plutôt que pour leurmaître,par les espiègleries qu’il faisoitafin deles exciter à rire.
Quelques graves courtisans osèrent luireprésenterqu’en se familiarisant ainsi, il dégradoir la majesté royale* « Bon, bon , dit-il, un arc ne peut » pas toujoursètretendu;ilfaut que • )> la récréation succède au travail ,
» si on veut le reprendreavecfruit.}> 11 entreprit plusieurs guerres, et Bt ' quelques conquêtes. Sur lepoint d’en venir aux mains avec les Arabes, il s’aperçutque ses troupescraignoient d’engager le combat : il Ht placer derrière les bataitlonslesstatues des divinités les plûs respectées de l’E- Sypte , puis parcourant tous les rangs;<< Camarades, s’écria-i-il, nos ^ Dieux nous regardent, ne lesaban-
ST O R 1 Q U fi
» donnons point au pouvoir de l’ën* » nemi. » li remporta la victoire.
Sachant, par sa propre expérience »
combien l’oisiveté est pernicieuse à la république, ainsi qu’à ceux qui la composent, U porta an décret contra quiconque ne pourroit , chaque année,prouver aux magistratsparquels moyens il subsistoit. Cette loi parut si belle au sage «Solon, qu'il l’inséra dans son code, et se fit honneur do l’avoir copiée. Ce prince aimoit à dire des bons mots, et ceux qui lui écbappoient n’étoient pas toujours dépourvus de ce sel philosophiquo qui les tend piquant OU agréables* Un de ses courtisans étoit inconsolable de la mdl’t de son Hls uniques Amaiis fatigué de ses cris lugubres:
« Ami , lui dibil , imagine-toi qua » tu ne l’as jamais eu. » Ce roi > célèbre à quelques égards,gouvenia durant 44 ans , et laissa le trône à
^ i^Si2mmÀiiSC,qDifut]vaincupar Cdmhyse 53Ô ans avàhf J. C. 1 , 3o..
Amboise {Gtorgt d^) fut pfeniier ministre sous Louis À//, et partira avec ce prince le glorieux titre do Père du Peuple, il ne fut pas grand politique, mais excellent citoyen, et
‘ ses vertus suppléèrent à'seslumièrts* 11 montra autant de eèle pônr le bonheur de la France , qne pour le maintien delà religion etUesmoenn* 11 ne posséda jamais qu’un seul bénéfice , dont il consacroit Us deux tiers à la nourriture des ptnvres et à l’entretien des églises.Il s« cemtenta de l’ archevêché de Rouen et du chapeau de cardinal , sans rodoir y ajouter d'abbayes , suivant l'usée* Il eût pu devenir pape, et il le d&iroit pour le bien de là chrétienté ; mais le cardinal de la Rovèrey plus intrigant que lui, lui enleva U tiare, et prit le nom de Jules Zr.LâFrance perdit ce sage ministre en i5lo. Il mourut à Lyon dans le couvent des Célestini, à i’àge de Sf ans. Il répétôit souventHu frère infirmier qui le servoiî dans sa maladie : Frèra
yy Jran, que n’ai-jo été tonte ma vie » firère'Jvftnl» paroles qui prouvont que ce n'est pas dans lagrandeur que l’on trouve la véritable félicité. Sa vie a été publiée par fe Gendre , en 1731, etl’on a imprimé ses lettres à Louis Xll y à Bruxelles en 1713* 1 , 336-
ÂMBROisE (S.V l*un des 4 doctevrs de l’Eglise LRine,et archevêque de Milan, siguala son aèle, sa religioa
©ES PERSOItNACE*, 3y%
•t les taleoi tout plutieori empe* nèveea t45i) de (fp ani. I1.3a8* Teurs. et mourut le 4 avril « veille Amin t filt du calife H aroun^al^Ras.
de Pâques , eu 3p7 , à l*âre de 67 ans. La douceur de son éloquence lui afaitdoaner le surnom de doctor mrnt/lunsTouiscsouvragesrespirent la piété 1a plus touchante, et la re-
^ ligion sV montre arec la parureqiii lui est convenable* On en a fait plu« aieurs éditions; mais celle dos Bené* dictins, en 2 vo\*in-fol, est la meiU leurc. 1 , 402. 11 , 71 , 102 , 204 , 263 , 275 , 333.
kMioi% VUl , d UC de Savoie, fut surnommé le Pacifique, parce qu’il sut conserver la paix pendant que tous les potentats set voisins te faisoient la (uerre, et on lui décerna le titre de Salomon de son siicle , pour la aa(otte avec laquelle il gouverna son peuple, et les lois utiles qu’il porta. Fresque tout les souverains de son temps le choisirent pour arbitre de leurs querelles, et il s’entitrespcctcr autant qu’il étoitaiméde tes sujets.
Aprcsavoiifaitérigerla Savoie eu ducbé,il laiita tes états à ton hit, et ta retira avec plusieurs seigneurs de sa cour , dans une petite ville appelée Ripaille, il y bâtit un monastère, et tout auprès un agréable palait auquel il donna le nomd’£rmt(d^r.Lâ, ce prince , avec tes compagnon! , menoit une vie délicieuse, et clierehoit â prodiguer les ruses sur les épines de la vertu. Une table délica- . tement servie, des mets plut choisis qno nombreux, d’innocentes récréalions entremêlées d’occupations cKampétres, rèndoient ces nouveaux reclus moins semblable t aux ermiiet du désert qu’à cet disciples d’£p<cure, qui ne te refusent ancune des* douceurs de ce monde , et ne s’ap* pliqueni qu’à en éviter l’excès. Ils prenoient cepondant le nom de Solitairet de Ripaille , parce qu’ils avoieot exclus les femmes de leur ^ qociété, et qu’ils portoient la barbe comme les Capucins. Vêtus moins ^ grossièrement que ces religieux, ils . portoient une rube de drap gril trèsfin , soutenue pat une ceinture d’or, et Us avoient au cou une croix do la mèmomatière.Tcl étoit le repos voluptueux dont jouissoit Jmédée , lorsque les pères du concile de Bâle . lut donnèrent la tiare en 14,39. 1^ prit le nom de Félix V, mais lo ans après , il abdiqua la papauté en faveur^cAi colas l^,el se contenta du . chapeau de cardinal- II mourut à Ce-
child , succéda à ce priuce en 809 , à condition que Mamoun son frère auroit le califat après lui , et qu’en attendant il posséderoit tous les meubles de la maison impériale, et qu’il commanderoit au Khorasan , l’nne des provinces de l’empire.
Amin , devenu maître , ne voulut remplir aucune de cei conditions imposées solennellement par son père. Mamoun fut obligé d’armer contre lui , et de le combattre. Le calife fut vaincu , et se réfugia dans Bagdad où ton frère vint l’assiéger.
Le danger dont il étoit menaeén’interrtAipil point tes plaisirs. Au lieu de songer àdéfondro sa- capitale , il ■0 repotoit sur tes officiers, pour se livrer tout entier à la bonne chère etau jtu.Mamoun alloitdonner l’astaot ; on vient l’apprendre au calife qui jouoit alors aux échecs : « Paix!
» paixldii-ilà l’importun messager,
» j* vais faire un beau coup , et n donner échec et mat. » Mamoun cependant entra dans la ville.arrèta aon frère, le fit déposer, et lui doniia la mort en 8i3 , la cinquième année de ion règne. 1 , 3a3.
Ammohivs, pieux et saint solitaire, qui vivoit dans le quatrième siècle, et qui refusa l’épisetmat. II , 94.
AMrHiAnaits , fils d'OitUt , inventa l’art futile de In divination par les songes, et , pour retta belle découverte, fut mis au rang des dieux. Il prévit , dit- on , par son art , qu’il seroit tué s’iI,accompagnoityldras(e à la guerre de T bèbes ; et comme il étoit plus jaloux de vivre que de combattre j il se cacha ; mais sa femme Eriphile, séduite parla promesse d'un riche collier d’or , découvrit le lieu de sa retraite. 11 prit la fuite, et fut englouti tant vivant dans 1a tarie avec son char. Les habitans d’Otope, ville de l’Attlqne , lui élevèrent un temple, dont l’oracle ont beaucoup de célébrité. Pour le consulter , 00 immoloit un bélier sur la peau duquel on se couchait, et ce qu’on songeoit. la nuit étoitia réponse du Dieu, que l’on payoit en jetant dans sa fontaine des pièces d’or et d’argent. II , 174 , iS6.
Âmphiloqux (S.), évèqoe d’icéno , au quatrième siècle, assista au premier concile général de Constantinople, en 831 , et présida ao concile de Side- Dans l’un et dans Pau.- . Aa3
fre , H fit ftdmirer son zèle pour la pureté de U foi de J. C., et mourut ▼ers iUn dp/». Il nous reste de lui «quelques oitvra^es tbéolopiques que le père Coinbetts a publies en ib44«
Amphiok , peintre célébre^contemporain A*ApeUe qui l’estimoit , lloris* toit vers l'an $2p avant J . C. 11 ,
Amrov ) sultan ou prince souverain <i*une partie de l'Orient y dans le temps que les Sarasins étoient mattrès de ces contrées* 11 • 4ad* Murat 1, empereur des Turcs, monta sur le trône enTdSp , après ijr:han son père, et niérita le titre é*hlustrty non par ses vertus, mais par ses conquêtes. Il enleva aux Crées la Thrace , Gallipoli et A.n* driooplc , dont il fit le siège de son empire. Il battit le prince des BuU fçares , s'empara de la basse Mysie, cbliia ses bassas rebelles , fit crever les yeux à son fils, qui avoit voulu se soustraire à la cruauté de son despotisme, et fut tué dans un combat en 1389 , ap^s avoir gagné 3/ batailles. C'est lui qui créa la milice des janissaires , et qui lui donna la forme qu'elle a encore aujour* d'hui. Il , 378.
Amurat IV snccéda à Mustapha sur Je trône ottoman . en lôad , et s'acquit le surnom o*huréoide y par la bravoure avec laquelle il s’exposa aux dangers de la guerre* Il prit d'assaut Bagdad , et sut se faire craindre des janissaires.qui s'étoiernt rendus redoutables à leurs souve« rains.La valeur étoU sa seule vertu, et il la ternit par la cruauté et par la débauche. Il mourut en 164e , d'un excès de vin, en dépit du prophète*^oôomet,viui défend à ses sectateurs l'usage de cette liqueur dangereuse* III , 20, 237^
A?«acharsis , fils de GmiruSy roi des Scythes , préléra la philosophie au trône , qu'il laissa à son frère God. vida , et quitta son pays l'an Spa avant J. C* , pour se rendre à Athènes, dont la reine sa mère, qui étoit grecqu^ lui avoit appris la langue.
Il prit Solon pour maître, et profita tellement des leçons de ce philosophe , qu'il devint son égal , et fut au nombre des sept sages de la Orèce. il fut lié avec tous tes hommes célèbres de son temps , et s'en fit admirer par l'austère gravité de ses mœurs et l'énergie de ses maximes* Dans sa vieillesse il voulut re- #
iSTORiQtrr
voir sa patrie ^ non par une vaîn# curiosité , mais pour introduire 1rs scienceset les usagesdesGrccschez ses concitoyens* Les Scythes , tout barbares qu'ils etoieot , furent plus prudens que le philosophe; ils virent qu'en adoptant desmœursétrangeret et des études incompatibles avec la simplicité de leur vie, ils perdoient leur caractère national. Anacharsis fut traité comme un novateur dangereux ; et sans respect pour son grand âge ni pour sa naissance , le roi lo tua d'un coup de Üèche, vers l'an SS4 avant J. C* Les Grecs lui érigèrent des statues, au pied des- Cfuelles on lisoit ce précepte: Taism toi ; sois sobre et chaste, 1, 108, 24a* 304. Il , 48 5 88 , 4^8*
ANACRfcON naquit à Téos en Ionie , vers l'an .S3a avant J* C* , et fut comblé d'hoimeurs par les rois set contemporains, è cause de ses aimables poésies , et de son caractère plus aimable encore, il passa sa vie dans une mollesse voluptueuse , et les plaisirs l’accompagnèrent jusqu'au tombeau. A l’àge de 85 ans , UQ pépin de raisin s'arrêta dans son gosier, et lui donna la mort. Ce qui nous reste de ses vers semble avoir été dicté par les grâces. Les meilleures éditions sont celles de Cambridge J i7o5 tn. 12 , de Londres , 1706 , in-S.** et d'Utrecht , 1732 , in-4 *^11,90.
Anakias , l'un dos trois jennes Hébreux captifs à Babylone , que A/ubuchodonosor fit jeterdans unefournaise ardente , potir avoir refusé d'adorer son idole. On l'appelle uucore Sidrach, ( Kujr; AzaRIas* )
AnastaseI, surnommé le Stlenuaire^ non qu’il eût l'art de te taire, mais parce qu'il étoit chargé de faire taire les autres dans le palais de l'emperoiir , monta sur le trône de Constantinople , par le crédit d'yfriüdne , veuve de Zénon , dont il étoit depuis long-temps le favori secret. Il l'épousa par reconnoUsance, et donna les plut grandes espérances , en retranchant plutiucte impôts, en diminuant les autres, et en abolissant la vénalité des charges ; niais il ne larda point à démentirces heureux commencemens; et ses sujetB, au lieu d'uu pèrequ'ils avoiont cru trouver, ne virent pluv en lui qn'un tyran avare et d^el. U se déclara concio I05 catholiques, oC
DES PEA80NNAGE8.
tl montra autant de hauteur envera let miniftrct des auteU,que de basaetse mvoc les ennomit de l*état.
Il acheta U paix des Perses et des Bulgares y et appaUa des séditious plus par hypocrisie que par autorité. Un jour entr*autres y il parut au cirque eu habit .de suppliant, protestant qu'il étoit prêt k aacriher ses intérêts particuliers à l'intérêt public. Cette comédie toucha le peuple, qui le supplia de reprendre les K'oea du gouvernement, il les reprit, et continua ses vexations. Il mourut d'un coup de tonnerre , en )i8 , à l'âge de 88 ans, dont il avoii régné 27, III , 3Si.
An4xagore , né à Claxoïnéne , vers l'an 460 avant J. C. , se livra de bonne heureàl'étude de la philosophie, sous la conàu'iteà* Anaximène, il y ht de tels progrès, qu'à j'âgedeao ans il osa le premier ouvrir à Âtbè^ net une école de philosophie. Il eut uô grand nombre d'auditeurs, parmi lesquels on distinguoit i^cricîès, qui le choisit pour maître. Ces succès n'éblouirent point Anaxagore. Ahn de s'abandonner plus libienient aux objets de ses méditations , il distribua ses terres a ses concitoyens, et ses meubles à sesamis. li enseignoit
?u*unc intelligence souveraine avoit orme cet univers, et présidoit à sa conservation ; et ce dogme parut si nouveau, qu'on donna à son auteur le aurnom inintelligence. Il disoit que le tonnerre n'est produit que par le choc et la collision des nué» ; que les comètes ne sont que dei^toiles errantes , qui, venaqt à se rencoutrer, Unçoient des âammet ^queJa lune est un globe opaque , parsemé de collines et de vallons, et couvert de lieux habitables; que la vote lactée n'est point un composé d'étoiles, mais l'eifet de 1a rédexion des rayons du soleil; et que cet astre lui^méme n'est qu'un roeber incandescent , beaucoup plus grand que le Pélo-
Sonnèse. Quelques articles de cette octrine étonnèrent les Athéniens, mais le dernier les révolta, lis adoroient le soleil ; ils furent indignés de ce que le philosophe n'en faisoit qu'une pierre. Il fut accusé d'impiété, et condamné à l'exil. Il supporta cette disgrâce avec toute la constance qu'ins pire une conscience sans reproche : te Voilà le fruit de » vos paradoxes, lui dit-on lorsqu'il B sortoit de U villes vous ne verieg
ï> plus les Athéniens.— Dites plutôt, » répliqua-t-il , que ce sont eux » qui ne me verront plus. » lise retira à Lampsaque, où il se ht admirer. il parvint à une extrême vieiJleste; et comme il s'éteignoit peu à peu , tes disciples lui demandèrent s’il ne voudroit point retourner à Claxomène, pour y être inhumé auprès de ses pères* Cela m'est iudif- » férent ; il y a tout aussi loin de » là que d'ici pour aller au séjour » des morts.» Quand il ne fut plus, on l'hoiiora comme un homme divin,et l'on érigea des autelssurson tombeau» On remarque qu'il u'a jamais ri. Cependant il ne manquoit pas de motifs; eût bien prohté des occasions que le hasard offrit au philosophe de CUaomcnc* 1, la, 108. 11, 176, lyy» aoo
Anax ARQUE , philosophe cT'Abdère , disciple de Democrite , fut un des favoris d*Alexandre4c-Grand^ quoiqu'il lui parlât comme eût (zïtJJioènr.LecououérantderAsie le comla de bieniaiU , ot le pbilosopbo n'abusa point des bontés du roi do Macédoine.^icocrron,tyran deCbypre, qui le haissoit , le ht piler dans un mortier ; et cet affreux supplice ne servitqu'à faire éclater l'hérotque constance d*Anaxarque. 1, aSi. U, 357,396.111, 139.
Amaxilaus , tyran de Zanècle ot do Rbégio en Sicile , mourut vers i'aa 476 avant J» C. , aprèi< avoir réné 18 ans» 11 ne ht rien do mémorable, mais il eut l'art de conserver U puissance qu'il avoit usurpée , et do la laisser à ses enfans. 1 , 3oo.
ANAXiMàKE, naquit à Lampsaque, et se ht un nom par son eloqueaco- Philippey père a AUxandrCy le choisit pour donner à son tils des leçons de belles-lettres; et le précepteur s'attacha tellement a sou élève, qu'il le suivit dans la guerre contre les Perses» Il sauva ^ sa pairie .
q\x' Alexandre voulut détruire, et il s'immortalisa plus en dé>armant ce héros , que par ses harangues et ses histoires dont il ne nous reste rien»
lu , 99»
Ancklong, officier lombard, qui portoit la lance de Grtnwald son roi , •O rendit célèbre par sa bravouro dans une guerre de ce prince comro l'empereur Constant IL , vers i’aa 662, lli , 3oy.
ânoiatoricès , adversaire d’^uguste , que ce piiace ht prbouaia^ Aa 4
et qu’il fit mettre à mort. I , l66.
Andr^ Il , succéda à Laditlas H , sur le trône de Hongrie , en 1304 , et l’occupa durant 3i ans. Il se croisa pour la Terre-Sainte , défendit Jérusalem avec une bravoure qui lui acquit le surnom de Jerosolymituin, et soutint d’autres guerres dans lesquelles il ne démentit point sa valeur. Son équité égala son courage :
il ne se crut roi que pour administrer à ses peuples une justice impartiale ; et les intérêts de ses sujets lui furent plus sacrés que les siens. Il protégea surtout la noblesse , il la Tendit la surveillante des rois , du moins quant à la conservationde ses privilè|;es. u.Si quelqu'un de vossou- X verauis veut les enfreindre, dit-il, » il vous sera pennis, ainsi qu’à vos 31 descendons, de prendre les armes 3) pour les défi ndi e , sans pouvoir 3> être traité de rebelles, il Cette clause, inutile sous un bon roi, pouvolt être bien dangereuse sous un prince foible ou méchant. André consulta plut son coeur que sa prudence en l’insérant dans la charte des privilèges des gentilshommes hongrois. 11 mourut regretté de tous les ordres ^e l’état , et méritant de l’etre , en taSS. I ^,76.
ht!Dn.i(J&oulangtr, connu sous le nom do petit pire) augnstin réformé , se fit un nom par les trivialités et les tur'ubinades dont il remplissoit tes aeniions. On l’alloit entendre moins pour s’instruire que pour s’amuser; et l’on rit même encore aujourd’hui, en se rat>pelant ses platitudes oratoires. Il mourut à Paris , sa patrie, en 1667. Il , aéj. '
Anoroclus , esclave d’un proconsnl d’Afrique, sous le règne de Caliguia, 111, ido.
Akgadrksme , ( Sainte ) vierge et . abbesse présde la ville de Beauvais, dont elle est une des patrqnes , et où set cliques sont honorées. Elle mourut en 698. III , 3o5.
Avgxli (l') , s’immortalisa en faisant riro quelquefois Louii faut
des boudons aux grands hommes , et VAngeli se crut un personnage ,
Îarce qu’il fut celui d’un grand roi.
l’a utres que lui eui ent la inrine persuasion, et on lui adressa plus d’une requête , parce qu’on espérait qu’à la faveur d'un bon mot il la feroit appointer par son maitre. 111,73.
Aniczt, affranchr de Héron , que cet 4|œpereui inhumain chargea de poi-
ISTOHIQtJ*
gnarder Agrippine sa mère. Le fotellite fut lidelle aux ordres du tyran, et voilà pourquoi l’on parle de lui dans l’bisloire. 1 j 372.
Amicius-Bassus , préfet de Rome en 383, fnt revêtu des boiuieurs du consulat en 408, et il les méiitoit.
Axne, femme d’£lconit et mère de Snmuel, qu’elle mit au monde environ 1134 ans avant la naissance de J. C.
Elle signala sa reconnoissance par un cantique , qui est l’nn des plua beaux de tous ceux que l’on trouve dans les livres saints. 1 , 16.
Anne de Bretagne, fille et héritière du duc i'rençois 11 et de Marguerite de Foix , naquit à Nantes en 1475.
Fiancée àÀfaxtnttli>nd'..dutr>cAr, qui l’épousa, même par procureur, elle fut mariée à Charles V lll , roi de France,.puis à Louis XII, son successeur , dont elle avaii été aimée avant son premierengagement.Cetts alliance acquit la possession de la Bretagne à la couronne. Anne étoit la plus belle femme de son siècle, et elle fut une de nos plus vertuensca reines. Elle mourut au château da Blois , le 9 janvier 1814, pleurée des pauvres dont elle étoit ü mère, et de tous les Français qu’elle avoit édifiés par ses exemples. Il, a66.
AvjiT.d’Autriche,b\\eaVaieiePhiUpp€ lll, roi d’Etpagae, femme de Loui* XllI, et mère de Louis XZK.entla régence du royaume pendant la minorité de son fils. Eniendant le cardinal^Ha\arin l’organe et l’instrument de ta puissance , elle révolta les grandi de la cour. Elle fut obligée de s'enfuir de Paris, etlr peuple toujours extrême, chantait des vaudevilles injurieux à sa vertu. Ellevint à bout de pacifier ces troubles , et donna tout son temps aux exercices de piété. Elle fit bâtir la magnifique égliscdu Val- de- Grâce, en reconnoissance de ce qne Dieu lui pvoit donné Louis Xlf'.b.lle empêcha ceprinco d’épouser la nièce deJUa^arinf et ce ministre feignant de cn-iindre les suites de la passion du monarque :
« Si le roi était capable de cette in- >3 dignité , lui dit-elle , je me met- ' >3 trois , avec mon second fils , à la >3 tête de toute la notion, contre le 33 roi et contre vous nCette réponse étoit l’imago de son caractère plein de Boblesseetde hantenr. Elle mourut en iê66 , âgée de 64 ans. 1 , 312. il , 263.
l lot y le
BÏS PKRSOIfNACES."
Ayiri , fille de Jacques II , roi de la Grande-BreUgne,tutniariee ï Geor.
gts, prince de Danemarck, qu'elle tint en tuièle. Aprii la mort du roi Guillaume, époux de ta sirur atoée, les Anglaia l’appelèrent au trône. Le dnc de Marltorough, ton favori et ton général , illustra ton règne par aes victoires; et la paix d’Utrecht , dont elle dicta les conditions,mit le comble à sa gloire. Elle assura à la maison d'Hanovre la tnccession de la couronne d’Angleterre, et mourut en 1714 k l’Sge de 5o ani , dont elle avoit régné la. L’usage trop fréquent des liqueurs fortes abrégea tes jours. Il , 17S.
Anvi IwAVowNA , fille de Jean, empereur de Kossiejfrère du ciar Pi'errt-le-Grand, épousa le dnc de Couclande/'réderie. GuiUaame,tt succéda en tjSok Pierrell son cousin, sur le tiône de Russie. Elle favorisa le commerce de ses sujets, se fit craindre ou rechercher tour à tour de l’empereur, detPelônoit, desTurcs, des Persans et des Chinois, et fit la gnerre au grand-seigneur durant près de 4 ans, avec nn succès qui ajouta à la gloire de son règne. Elle mourut en 1740, laissant le trône à Jean de Brunswick , petit-filade sa sorur , aous la régence du duc de Courlande, Jean Ernest de Biron , tou favori. Il , 3$ , app.
Amniial, fils d'Âmilcar, le plus implacable ennemi des Romains, jura i son père une haine éternelle contre Kome. Dès l’ège de oeuf ans il fut guerricr,ct ton appUratienau métier des héros annonçoitdèslorsqu’il mériteroit un jour d’ètre à leur lète. 11 joignoit la prudence au courage , et son activité fut toujours dirigée par sine présence d’esprit peu commune.
11 mit Kome à deux doigts de sa mine. Vaincu par£cipion, il se retira dans Carthage ta patrie , que la ja- Idusie des^omains lui fit bientôt abandonner. Partout il leur suscita dos ennemb. II se réfugia d’abord cbex jdntitKhus, roi de Syrie, auquel il donna des conseils dont ce prince ne tnt pas profiter ; puis chez JPruaius,roi deBythiuie,oùne se croyant pas en sficeté , il avala un poison subtil qu’il poitoit depuis long-temps dans le chaton de ta bague, l’an iÿ3 avant J. C.,âgé de 64 ans. 1, 7, 33, 33, 3$, 3oô. 11 , I , ô, io5, i37, 343, 344, 384, 357. III , 35p.
Vnius, officier du grand Afurius , que
ce général sanguinaire chargea de tuer i’orareur Marc-Aatuine , aïeul du triumvir. Il , i3p.
Ayy OM,ricbeetpuis8anlC.'<rthaginoit, dn tempsdu philosophe aJuncAursis.
ÂNTALCiDAS, général lacédémonien , florissoit environ 400 ans avant J.
C. 11 fut guerrier et philosophe , et, ce qui est moins ordinaire, avec un grand mérite, il fut modeste. Etant dans la Samoibrace , il se présenta aux ministres des divinités du pays, pour être initié A leurs sacrifices.
« Qu’avez-vout fait de louable, lui » (Temanda le plus ancien des prè- » très ? — Les Dieux ne l’ignorent » pas, répondit-il, et ce n’est pat à » moi à le dire. » II , 61 , 433. III, 14S.
Anthimi , patriarche eutychien de Constaniirtople , sous l’empire de Justinien. III , 308.
Aktigenidas, célèbre miieur de flûte thébain, disciple de Philoxène. lU,
ÂNTicoNEouydnriponifs.d’abord capitaine à’Alexandre.le-Grasid, fut un des généraux qui se partagèrent les vastes états de ce conquéraltt après ta mort. Il eut la Pamphylie, la Syrie, et la Haute-Phrygie , provinces qui furmoient la majeure partie de l’Asie inférieure. Il défit plnsicnrtde'' ses rivaux, bâtit la ville d’Aotigonie, et fut tué dans une bataille contre trois de ses compétiteurs , l’an Soi de J. C. , A l’âge de 80 ans.
Etant sur le trône , il montra plus de douceur dans ta conduite qu’il n’en avoit dans le caractère. Quelqu’un , qui le connoissoit , en fut surpris. « Je veux, dit-il, conserver » par la douceur, ce que j’ai acquis n par la force.» 1, 33, 39, 109, 147, 3o5, 489.11 , 307,383, 45Ô.III, 68,69.
Antigone ou .fnt^onusl, surnommé Gonatas, dit de DémetriusPcliorcè.^ tes , monta sur le trône de Macédoine l’an 377 avant J. C. , et l’occupa 33 ans. 1, 148. 11, 6 , 40Ô. III,
AsTicovsouAntigonusII, suruommé Doion, c.i d.qut donnera, parce que promettant toujours , il ne donnoit rien, gouverna la Macédoine, moins comme roi , que comme tuteur de Philippe, père dePersée son neveu.Il exerça l’autorité souveraine durant 13 ans, et la laissa A son neveu, l’an 33e avant J. C. 1, II7. U, 33,.33â,