Salomon futle plus s âge, le plus heureux des mo
4^ FERSEVERANCE.
narqnes, tant qu'il resta fidèle an Dieu de scs pères. Mais bientôt, abandonnant les préceptes du Seigneur, et se joignant, par une honteuse alliance, à des femmes étrangères et païennes , Salomon prostitue à des dieux de bois et de pierre im encens qui n’est du qu’au Très-Haut. 11 s’avilit autant dans sa folie, qu’il s’étoit auparavant élevé dans sa sagesse.
3. 11 y avoit à Sébaste, en Arménie, une légion de soldats, surnommée la Foudroyante, qui produisit sous l’empereur Licinius, en 3o8, quarante illustres martyrs, tous jeunes gens remplis de force et de courage. Ou leur proposa de sacrifier aux idoles^ mais l’ayant refusé avec conslam^e, sans avoir égard ni aux récompenses qu’on leur promettoit , ni aux menaces dont on les épouvantoit, ils répondirent : « Nous ne voulons point de faus- « scs lichesses ; nous cherebons des biens solides et «durables. C’est n’est pas vous faire injure que de « donner la préférence .à Dieu de qui nous attendons « ces biens , si nous lui demeurons fidèles. Nous som- « mes disposés à mourir pour le Dieu que nous scr- « vons. » Le gouverneur Âgricola , à qui ils^iarloient . ainsi , ne pouvant soulfrir la liberté et la hardiesse de ce discours , ordonna qu’ils fussent exposés pendant une nuit entière sur un étang glacé hors de la ville de Sébaste , afin de les faire mounr par la violence du froid ; et pour les tenter , il fit préparer un bain chaud, non loin de là , pour y transporter ceux qui, succombant au froid , voudroient renoncer à Jésus-Christ , pour sauver leur vie. Ils coururent tous au supplice, et s’encourageoientles uns les autres , en disant qu’une mauvaise nuit leur vaiidroit une éternité de bonheur :
« Puisqu'il faut mourir une fois, s’écrioicnt-ils, inou- « rons pour vivre toujours. Nous sommes entrés qua- « r.inte dans la lice : faites. Seigneur, que nous soyons « tous couronnés. >; 11 y en eut un néanmoins qui , perdant courage , aller se jeter dans le bain chaud. Il V trouva la mort. Mais Dieu ne voulut pas que la prière de ces saints athlètes fût sans effet. Il y avoit là un garde qui avoit ordre d’observer les martyrs. 11 vit des esprits célestes qui descendoient du ciel, et qui distri-
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