‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 14 sur 169 · PERSUASION · texte numérisé non relu

PERSUASION

Liioiont dos conronn(?s à oos généreux soldats , excepte un seul qui tenoit la couronne destinée .à ce lâche qui avoif manqué de persévérance. Ce garde fut si animé au martyre parcelle vision céleste, qu’il alla se déclarer chrétien, prit la placedn déserteur, et reçut lehaplcrne, non par le ministère d’aucun homme, mais par sa pro-

fre toi ; non dans l’eau , mais dans son propre sang.

.e lendemain , comme ils respiroient encore , le gouverneur ordonna qu’on les jetât dans le feu. On les mit donc sur des chariots , excepté le plus jeune qui avoit encore plus de vie que les autres , parce qu’on espéroil le faire changer de résolution. Màis sa mère, qui se trouva présente , s’élevant au-dessus des senlimens de la nature , ne put souffrir cette cruelle indulgence.Elle encouragea son fils : « Mon cher enfant,

« lui eria-t-elle , ne rendez point inutiles les vœux de « votre mère. Remplisscz-la de la joie la plus vive, en « méritant la palme étemelle par la victoire que vous « remporterez. » En même temps elle prilsonfils , le mit dans le chariot avec les autres , et le conduisit à • la mort avec autant d’allégresse que si elle l’eût accompagné dans un triomphe. V oyez Constance.

Page 1