I . ifi
MaZARIN {Jutes), ne à Piicina dans l’Ahruzxi; , en 1603 , mérita l'amitié du cardinal de H/chetiru et de f^iis XllI , par l'afli'esse avec laquelle il eunclut la {>aix entre ta Savoie et la France. Louis le lit nommer à la pourpre romaine , et apt'hs la mort de son ministre , il le créa coqseillcr d’etat , et l'un de scs exécuteurs testamentaires. La reine Aune d'Autriche , n'geiitc absolue , le chargea du gouveriicutent de l'état. 11 affecta d'abord autant de simplicité , que Richelieu avoit mon* tre de hauteur. Il mit de l'all'abilité et même de la mollesse ou son prédécesseur avait fait paroltre une fierté inflexible. Malgré ce# menageracus , il st forma cmitre lui un parti redoutable. Le peuple , excité par plusieurs scignenrs , et plus encore par sa pixipre indigence, ne voyant que la guerre poui' se délivi*et* des impôts, prit les armes, cl tendit les chaînes da^s Paris comme du temps de la Ligue. La reinemère et son ministre furent foi*cés d'abandonner la capitale. La tranquillité parut i-eiiaîtrc par l'accommodement deRucl en 1649. Le Plu*iemeiit conservoit la liberté de s'assembler I et Afatnnn restoit en place* Ce calme ne dura pas ; la guerre se ralluma eu i65i , à l'occasion de l'emprisonnement des princes de Condè, de Confi , ci du duc de Longueville. Le Parlement doiiua un arrêt qui bamiissoit le cardinal , et demanda la Itbei té des illu.stres prisonnici-s avec tant de force , que la cour fut contrainte de rompi'e Icui'S fors. Tandis qu’ils reiitroieut dans Paris comme en triomphe , Mazarin pt enoit la fuite , et cédoit à l'orage ; mais il rentra l'aiinctî suivante dans le it>yaume , à la tête d'uiie petite ormée de 7000 hommes levés à ses dépens , moins en ministre qui vient repren-
' dre son poste , qu’en souverain qui
se remet en )M)sse$sion de ses états.
II y eut de petites batailles , qui ne furent point décisives. Le cardinal fut contraint de nouveau à quitter la cour ; et il fallut que le roi , qui le sAcrilioit à la haine publique , doniint une déclaration par laquelle il itnivoyoil son niinivtro en vantant ses services , et en se pUignaut de
exil. Celte prosci'iption ne fut
TORIQUE
pas longue. Masarin fut preaq*<?
aussitôt rappelé que banni. Il fut étonné de rentrer dans Parts , loutpnis.santct tranquille. Louis JCJy rc^ut comme uu pbre , le peuple comme un matU*e. Les princes , les arnhastadeuiv , le parlement , toute 1a nation s’empressa de lui faire la cour. On lui ht un festin à rbôtelde- ville, au milieu des acclamations des citoyens , et il fut logé aa Louvre. Son pouvoir fut dès-lors sans bornes. La }*eine - mère resta sans crédit , dès qu'il u'eut plus besoin d'elle. 11 ne marcha plus qu’avec uu faste royal , ayant , outi'C ses prdes, une compagnie de monsr^uctaii't's. Il laissa languir la justice , le ^mmerce , la marine , les ünaiffes » n'il guuvernoit coumw3 l'intendant 'un seigneur obéVé. Il amassa plus de deux cents miliions , par les moyens les plus bas et -les plus iniques , partageant avec des armateurs les pi*onu de leurs courses , et imposant arbitrairewent par des lettres de cachet des sommes exorbitantes sut* les généralités. Souverain despotique , sous le nom mmleste de ministre , il no laissa paroitre Usuis XI ni comme prince , ni comme guerrier. 11 étoit charmé qu'on lui donnai peu de lumières , quoiqu'il fût surintendant de son éducation.
Ron-seulement il i'cleva Uiès-mal , mais il le laissa souvent manquer du nécessaire. Ce joug pesoit au monaïquc « et il en fut délivré par la mort du cardinal , arrivée en 1661 , à $9 ans. On doit a sa politique souple et kisiuuautc , l'acquisition de l'Alsace , qu’il négocia dans le temps même oii la natkm l'avüit obligé de pivudre la fuite. Le mariage de Lotus XlV avec l’infanle d'Espagne , est aussi son ouvrage ; et il avoit bien prévu que cette alliance mettroit la maison de Boai^ bon sur le troue de Cktüles^Quiut, Son ministère ne fut marqué par aucun établissement gloi’ieux ou mile ; car le collc^ge des Qi/o/rr- AftJions ne fut que l'eUét de son tcstsmcul. 1 , 5i , 55 , 58, Sia , 345. 11 , 461 , 548. ni , 117 j 334-
filŒSA , aïeule de l’empereur //glio^ gnbale , à qui le sénat donna le titre ii^Augtiste. I , SgS.
MtEvirs , cenliU'ioa de l'armée d'.^r»guste. II , 385.
Mead {Richard) , célèbre mcdecin anglais, né en i6;3 , fut nommé
, Cj*-«
DES FERS médccindu roiü'Angletcrreen et mourut en 1754. Il a laissé de tri'S’âavana oUTrages sur plusieurs pai’tics de sou art , et un traité Uèscurieux des maladies dont il est parlé dans la Bible. Il étoit lié de ramitio la plus étroite avec le docteur Fftind , un de ses confi^rct , et non moins illustre (|ue lui. 1 , 9S. Meandhe , t^ran de Samoa | vers l*an s3o avant C. 11, 4S0.
Ueccanius , Romain , conlemporün de Cufon d'Utique. Il , 191- S1ECS5E ( C<ÊÎu$-Citnius ) , descendoit des aucieus rois d*Etriu*ie.*^if^fus/e , dont il fut comme le minisU-c , n*cut point d’ami plus sélé ni plus fidclle. 11 eût pu proÜter de la faveur de cc prince pour s'élever aux plus hautes dignités de remptre ; mais il se contenta du simple titre de ehcvaîier romain , et n’usa de son pouvoir que {>our mettre les sciences en honneur, f trgiU , Horace , et les autres écrivains illustres de son siècle , furent ses protégés cl ses amis. Lut-méme eût pu les égaler dans l*éloi]nence ou dans la poésie , s'il n’eût préféré les plaisite à U gloire. Il mourut l’an 8 ayant l’ére chrétienne. H , 4o5.
f.DlCU ( Corne / de ) , né en 1399 , fut pendant 34 ans ('unique arbitre de la république de Florence , protégea les sciences , niériu le titio de Père du peuple , et mourut en 1484 , l'egretté de scs cumpati iotcs , et ix'tfptfcté de toute r£un‘p<^ll , 8.
MED105 ( Pierre de ) , fila du précédent , succéda au rang et au ctûdii de son père , et montra le même sile |H)nr sa patiie , et pour l’avancement des arts. 111, 33.
UtolClS ( Leiurent de ) , fils du précédent , mérita le suriioui de Grand , par réclal et la sagesse de sou administration , cl celui de Ph-e des ^ lettres , (>ar les bienfaits dont il combla les savans. Sa cour dtr\'int l’asile des Cives exilés , et c’est lui qui a mis en c|uelquc sorte la première main au reiiouvelJcracut dos ti'ieticcs parmi nous, li mourut en 149a ,à 44 ans. 1 , 103. 111, 33, i44- MÊOlCis ( Julien de ) , frc!*e du précédcDt , en partagea l'autorité , et comme lui se fit aimer de scs compatriotes. Il fut assassiné par les Jhusi , ennemis de sa famille , en entendant la messe, eu 1476. 11, .18a.
31ÉP1C1S < Câme 7/ de ) , fut fait grand
J WN A r. E s. 4^.9
duc de Toscane par le pape Pie P*, cil i.f;o , SC dct’lara coiiUx* les Kraiiçaia , i*cgna avec gloire , cl mourut ou i574 , a 55 ans. 111 , 3u8.
MeuLEY , amiral anglais , qui seconda , avc>c une escadre , les 0|>élalions des troupes auUichienues sur Géiics , en i747> I » aai.
MegaBISE , . seigneur persan , aous les règnes de Jjarius et de Xerxèt.,
MÈGACLÈS , capitaine a^racusain et fièiv do Dion. 1 , 171.
hlf:CALlAS, olficicr de Philippe ^ pire de Per$ie-i roi de Alacédoiiic. II, 208.
MEILLEAAIE ( Charles de la Parle , duc de la ) dui à sou couroae .
autant qu'a la faveur du cai-diiial de Pichelieu ton {lai'cnt , les titres de maréchal de France , ci de grand-mnitre de rortilli'rie. 11 passoit pour le général le plus habile dans l'art de défendre et d'attaquer les places de guene. Il moanit en 1664 , à 6a sus. Louis XI H érigea sou mari^uisat de la Mcillciaic en duché-pairie. 11,481.
Meinier , secidMire de Charles-Em~
• manuel / , duc de Savoie. Il , 39e.
MÊXANCHToN (PAiV/ppr), étoit, déjà
savant dans un âge oii les autres commencent à peine à s’mstiuirc.
Il s’atlaelia à Lulher , et fui , en quelque manière , le coadjuteur de la .prétendue réformation que cet bcixaianiue vint a bout d’intitMiuire.
Il eut pai'i à toulès les disputes de religion , quoiqu’il détestât la continverse. Plus paisible , plus traitable que son maître , il eût sacrifié beaucoup de choses pour U réunion des catholiques cl des protcitaus ; mais le fougueux Liaher ^ par son orgueilleuse opiniâtreté , reiiversoit tous les moyens d'accommodenumt que préaentoil le modeste et coiieiltant Mélaticliion. Quoi* rpril eût ciiiiuassé d'abord touti*s les erreurs de Luther , il ne laissa pas d'être ensuite TMiaglien sur quel- , qiiet points , Calviniste sur d'aulivs , luciédulc sur plusieurs , et tort irrésolu sur tous. Ou prétend qu’il changea quatorze fuis de sentiment sur la justifirMion. Lorsqu’il se rcu-
• doit a Spire , en 1529 , pour assister aux célèbres conférciicos qui sc tinrent eu cette ville , il voulut pro* filer de ce vovage pour rendre une visite à sa mue, alors exUéixieincnt âgée. Celto bomic femme , qui étoit catholique , spi-ùs avoir lécité ses
TABtE HISTORIQUE
prières , loi demanda rc rpi’il falloit qu’elle crût au milieu de taut de disputes. « Continuez^ lui rt'pon- " dit-il , de rroii*c et de prier comme X vous avez fuit fusqu'a preseut > et •• ne vous laissez poiut troubler par » le coutlit des disputes de it-di^ion.» Cette niodci’atiuu brille dans tous aes ouvrages » où l'on remarque encore une vaste lecture et beaucoup d’esprit , joint à une surprenante ci'édulité pour l’asti-ologie et pour les songes. L'édition la plus complète que l'on en ait donnée , est celle de (•aspard J*cm*er , îu - fui. , 4 vol. 1601 , Wirtemberg. Mftatuhlon
?iuurut en i56», à 64 ans. li, i8u.
I.ANEZ ( Pierre. ) , MoUveriieur de la Floride pour les Espagnols , en 1562. 1 325.
MklaMS (Sainte), dame romaine, illustre par sa naissance et j^r sa pieté , SC sauctitia sur-tout par une charité sans bornes. Elle mourut vers l’an 4îO , âgée d’cuvii'uu 68 ans. 1 , 271.
Mkleche , vicaire du patriairhe d’Antioche , du temps de saint Siméon- StylUv. I , 377.
lUELtTUS , orateur et po^tc athénien , moins conuu par scs écrits , que par l’impudence avec laquelle il osa se mettre a la tele des accosateiir.^ de Socrate « et sc ivudre l’orgauc de leurs calomnies contre ce grand homme , vers l'an 400 avant J. C. Lès Athéuieiis ne tar* dèreut pas à rccoanottru l’iniquité de leur jugetneut , et pour punir l’infime oi*aieur qui les avoit trompés , ils le coudamuèrenl a la mort.
èlELiUS ( Spurius > , sénateur romain , voulut gagner le peuple par ses libéralités; mais sa miuiiücencc devint suspecte ; on vit qu'il vouluit le rendre souverain , et il fut puni de mort. Il , 4o3.
MeLUS , évêque de Scniis , sous le règuo de CUipcricI , roi de France.
IUemnON , le plus habile d<^ généraux de dernier roi dePcive,défcn*
dit courageusement ce prince contre jdiejcandre^ie-Grnnd , dont il siii'oit pcut^ti'c ariclc li*s conquêtes , si fa mort ne l'eiit enlevé au milieu de ses expéditions contre 1a Givre , dans laquelle il é'ioit entre pour falix! diversion. 111, i55.
Ménagé (dUes ) né eu i6i3 , se livra ’de bonne heure à l'étude , et se Bt
un nom pami les gens de Icttirt* 11 a composé des vers givcs asM*s bons , d(v vciv italiens que l'ou estime , et des vers fraudais qui sont pitoyables. 11 a fait quelqui'S critiques ass<*z heiuvuses , donné quelques éditions assez Ixmiies ; et ou lui doit deux dictionnaiivs étyinologiques l’un de la Langue française , l’autre de la Langue italienne. Ces deux ouvxvgcs , utiles à bien des égalais , sont souvent ridicules par les origines bizart'cs qu’ils présentent de quelques mots, 'iout ce qui cvl sorti de la plume de cet écrivain lalioricux di'cèlc beaucoup de savoir : sou style , uu plutôt l’clTct que ce style pioduit sur les lecteurs , est assez hcureus<‘ment indique par cette épigivmme du célèbre l^i Monnaye :
Laissons en paix monsieur .*
C’eluii un trop bon personnage.
Pour n’éti'C ]>a& de scs amis, houli'i'cz qu'a son tour il repose ,
Lui , dont les vers et dont la prose lious ont si souvent endoimis.
Ménage mournt en 169a , à 79 ans.
MENANDRE , capitaine macédonien au scivice d*Antigonus , roi d’Asie.
MEnandre , célèbre poète mniiquc , ne à Athènes l'au 342 avaut J. C. , fut disciple de 7’hêopArasie , tlrompos«^o8 comédies , daus b'squellcs Jrreare a beaucoup putsé , et dont H lu* nous reste que des fivgmrns , que M. ir C/ert’ a recueillis eu 1709, in>8. Cc.s pièces fui'Cntsi applaudies , u’un décerna à leur auteur le titi*o e Prince de ia noio’eite comédie» /Vie»
tanfiu! les pivfcroit à ct'Mes &Ari$/o~ phone , et tous les anciens antciirt gi'i'cs et ialiiit les citent souvent avec éloge. bfénôHdre se noya pi-ès du port de Pyrée , l’an 293 avant J. C. I , 3o6.
MEnEcbATE , médecin de Syi**cuse , habile dons son art, mais moins célèbiv encore par scs talens que par sa ridicule vanité, il viveit \ers l’an 36r> avant J. C. 1 , 543. 11 , 450.
MENED£!Vt£ , philosophe grec , de la ville d’Erythrée , Iturissoit vers l’an 294 avaut J. C. , du temps de irius et à*Ami^vne , rois de Macédoine. il défendit vaillamment sa pt* t»/ie , contre lo dernir de ces deux princes ; et il prouva plus d’une fois
DBS* P E H S t|Ue i*rtude de U laiçeMe n'avoit botul «oioiii son courage. Quelqu'un lui dît un four: C’est un grand
• bonheur d’avoir ce que l’on dê- •* sii-c ! - C’e:i est un plut grand , ré>
•• poiidiuit, de ne point porter ses
• désirs au delà du ce qu’on pos>
• ahde. •• If , 33,
MENEDEM£ , philosophe de l’tle de Rhodes , disciple d’,Vr/s/o/«, auquel il se crut digne de succéder. 111 ,
MÊNÊNICTS - Aorippa , consul romain vers l’an 5oa avant J. C. 1 . 147* ni , 3o.
NfiNESTMER iCiam4ie^Frtinrots) , jésuite célèbre par son érudition dans les bellcflettres » l’histnire , le blason , les médailles et les inarriptions, avoit une mémoire prodigieuse , qu’il a pi-ouvée dans les divers écrits sortis de ta plume. 11 mourut en 1705 , à 74 ans. 11 , 438.
ftfENlLUS , officier A*JntifMUer , gouverneur de Macédoine pour ÀUrutf drt*ie^rund, 11, 90.
MENZIXOFF ( Alexandre ) , gardon pâtissier sur la place du palais de Moscou , parvint à plaire au rzar Pierre^ ie^dirand , qui l’éleva aux plus éminentes diguités de son empire. Sous le successeur de ce prince , il fut exilé en Sibérie • et y mourut en 1739. U, 33.
]HeRY fameux anatomiste, de
l’académie des «ciences de Paris , mort en 17^^ * 77 ans. Il , 44>*
MesmBS ( Hmi de ) , fut un des plus célt'bres magistrats de son siècle. Il mourut en 1596. II , isi , a37.
MESMES ( JeanJacqu^s de), fii*rc puîné du piécédcnt , s’adonna comme lui à la jurisprudence. Il ,133.
MessaLa {(''tiierius), sénateur romain , contemporain à'^ugnsU. I , 356.
EIESSAUNE ( P^alfria ) , la plus impudente , la plus dissolue de toutes les pitistituécs , fut l'épousé de l’cmpcrcur C/fUtde , qti’elle gouverna , et dont elle abusa long - temps. Ce prince lui fit donner 1a mort l’an 48 de J. C. I , 138, 370.
MF.TELLITS l Quin/us - Cecilius ) , suriiummc U I^umidiqtt^ , paivc qu'il triompha de Jugni thu , i-oi de rlumidie, fut consul romain , l’an 109 avant J. C. I , 3i6^II , 3o3. 111 , i3a , 33i .
U£T£1.LVS l Quinlus - CecHius ) , surnommé le ifuctdoniqut , paicc qu’il fit des conquêtes en .Maccdoine , et h BaUarique , parce qu’il soumit les
habitans dca Des Baléares , commauda de bonne heure les aiiiii cs romaines , et fut consul l'an aal avant J. C. II , loi.
MetellUS ( Cêt'ilius) , noble romain , contemporain dé Cisnr 1 , 3o?.
METEELUS , romain de l’otdre des patriciens, sectateur de Mnt'oJutoiue , et prisonnier d*Âugust0 après U bataille d'AcUum , obtint son paidon à la prière du jeune hhfeU%u sou fils , qui avnit suivi les drapeaux du vain* queur. I , i5i .
METIUCS, tribun du peuple romain , parent de Mm^àvius , général de la cavalerie du dictateur t'abius-^Mtuexmus. U , 430.
METltiS-SüFFETItîS , dictateur d’Albc , sous le règne de TuUui-HostUius , roi de Rome. I , 3o5.
Metivs-PumposianUS , noble romain , ' ious le i*ègnc de l’cmpcivur PfSfMst0n. On dit que ce prince l’éleva au consulat ; mais son uom ne se trouve point dans les fastes consulaires. I , 319 , 38o.
M^TRortACTE , philosophe , contempoi*aiu de Sênmfue. ni, 57.
METZ {Ciai4d<^I}arbter du) , iieiitenantgéuéral de l’artillciie , sous léOttis Xiy t eu perf(H‘tionna le scrs'ice , et f\it rcgaixlé comme un des meil- IcDix officiers du royaume. 11 fut tué à la bataille de Fleurus, eu 1690; ut sa mort excita les rcgi'eU de toute l’armée et du roi même , qui dit au fivrc de ce capitaine : - Vous *• perdez beauconp , mais je pcitla » davantage par la difficulté que •• j’aurai à remplir sa pUcct « Du Mais n’avoil pas l'oçu les gmccs de U figure. Se ti'ouvant un jour au dîner de Louis Xi y f madapie la dauphiue l’apci^ul . et ne put ‘s’empêcher de dire tout bas au rot\ • Voila un •• homme bien laid. — Madame , lui •• rtqxmdit le monarque , je le trouve
• ua des plus beaux hommes de mon
• royaume , parce que c’est uu des plus bi-avea. ^ II, 197.
MeueaN ( Htioui de) , chevalier frani^ais , sous le règne de saint Louis,
M^ZERAX { Frnncois-Eudei ^ ne A Ry en Basse-Normandie , en 1610 « su fit un nom immortel par son Hisloii’u de Fiance , en 3 vol. ,
et par l’ahivgé qu’il en donna luiméme, cti 3 vol. <0*4. , dout lo deruicre édition est de 1755 , en 14 vol. i/i-13. Celte Histoire est écrite d’une manière dure, incorrecte, quelquefois
by "rîDgk
triviale ; mais il y r^gue beaucoup <ie pivciaion et de uettetc , et l’on voit que l’auteur eiil été mieux placé dans une république que dans une monaicbie. L’entliousiasnic de la liberté l’éléve souvent au-dessus de lui-uiéme : il se met alors à côté de laciir , et quoique sia expressions ne soient pas aussi bcuieuscs que celles de l'histnrien latin i comme lui il peint d’un seul liait, cl (ait penser en racontant. Aussi vrai , aussi hardi que Taciie , il dit éfialcment le bien et le mal ; mais il croit trop facilement les grands crimes.
Il a presque toujours l’air chagrin , et n’a pas a.sscr lionne opinion des hommes. Cet écrivain , de temps en temps original dans scs productions , l’étoit toujours dans sa conduite. Il tiégligeoit tellement sa ]>arurc , que souvent il fut pris pour un mendiant, et qu’un jour il fut arreté comme tel par les archers des pauvres. Au beu de l'irriter , cette bévue lui fit plaisir. 11 ne travaillnit qu'à la chandelle , même en plein jour :
et quand on venoit le visiter, oubliant que le soleil étoifau milieu de ta course , il ne maiiquoit pas de reconduii-c, le Uamlieau à la main.
Il fut secréuire de l’académie française , et en cette qualité tiavailla au Dictionnaire de celte eomjiaguie.
Au mot Camp’iMe , il mit cette phrase qui déceloit sa haine invincible pour les financiers ; Tant Cum/>fahlt ejt pendablê. Bien que la chose soit vraie queh(uefnis , scs confisues ne voului-ent pas l’admettre , paioe uC* toute vérité u’esf pas bonne à ire. En mourant , Mènerai létracta le KTvhonisme qu’il avoit affecté penaant sa vie : - Souvenez - vous " dit-il alors à tes amis , que Afc- » zerai mourant est plus cioyable » que Mèztrai en sau'é. - Il ces.ta de vivre en i683 , à 73 ans. 1 , 46.
hllCHA , pa3*san piémontais , qui se tacrifia pour sauver ses camarades au siège de Turin , en 1706. I , aaj.
MICH.SÜ ( le capitaine ) , officier espagnol , du temps de Henri IV loi de France. III , iSg.
Michel (St. ) , aiehange, dont il est fait mention dans l’épitrc de S. Jude,
Ir. 9 , étoit le protecteur du peuple juif, comme on le lit au chap. la du proplifcte Daniel. L’Eglise en céli bre la fête le 39 de Septembre. III , *1J
STOniQUE
Michel , fils aîné de Rom.us - DiO' CENE, cmjicreur de Constantinople , détrôné eu 1071 , maltraita scs Iri res, et les lit enfermer dans un mousstcie , pour n’avoir pas de concurivut à l’cnipii-e. I , 484.
MiCHEL-ANCE Olonaivta OU linnnaroti , dit), peintre, sculpteur et ai ehitccte , excella dans cet tiois arts.
Son pinceau a néglige les grâces; mais il est lier, terrible, et presque toujnuis sublime. C’est lui qui traça le de.ssiu de la fami usc basilique de St. Pi< ri-e a iinme . et qui l’exécuta , excepté le frontispice , bien inferieur au reste. Scs statues tiennent le pi-e- * micr rang parmi celles i|ui enricliisseiit Rome et Floience. Les papes , les rois , les grands , Soliman mé me , cm|icrciir des Turcs, donnèrent a cet illustie artiste dcsmai-ques publiques de leur estime. Il mourut a Home en I 564 , a 8g ans. Le grand-duc , Corne de iMcdicis , le fil déterrer la nuit pour l'iuhmncr à Florence , où il lui lit de maguiliques obsi-ques dans l’église de Sainte-Croix. I, 19.
Misïtue , onde et tuteur des enfans à' Anuxilaiis , tyran de Zauhie ou Zancle , et de Rhegio eu Sicile , vera l’an 47S avant J. C. I , 3oo.
Mlbl ( Nicolas ) , docteur en théologie, un des juges de la Pucelle tt Orléans. ^ III , aa6.
MifiNAnp ( Pierre) y surnommé U /ibnwhi a cause du long séjour qu’il &t à Home , uiquît s Troyes eu i6io , et mourut a Paris eu 1695. Ou le d<‘stinoit à la médecine , mats il étoit iif jMrinlrc , et il ne fut poiut metk— cin. A l’àfgC efr douze ans U üc.ssinuit de» portraits tortresscniMans. Lians le cours Hfs visilüs qu’il faisoit i\cc le médecin qu’on avoit choisi pour riua»
triiire , au lieu d’ccontcr J«» ductei raisonnomeiis de l’EscuInpc , il 1*0marqiioit l’attitude du mnlndect des personnes qui l’approchoiciit , |«'ur les dessiner eiisiwl**.l| peignit àdituze ans la r^miMe du m«'*iîcein ; et cc tableau frappa les coiiuoissi urs : on l’ottriJiiioit a un artiste coiiairntméa Eiilin sa vocation étant manifeste , il fallut Je mettre chez tio peintre ; et alors il ne inatTha point « il cou* ntl dans cette caiTüre. Il n'cnfi:nta 'plus que de chefs- d’o’uvi’e*, se lit une n putatibn universelle , pi ignit dix fois LtmU XIV y qui l'anoblit , et plusieui's fois la famille royale ; bonnenr que n’avoit pas eu si sou* vent /f* Brun sou rival , auquel il sue- •
Googk
DES F E B S céda en 1(90 , dam la chai'gc de pre* micr pi*iiiti-e du i-oi. ||, 5o3.
Mir.iOîC . gcuUthomme poitoin , que ^fttftppe^^long , roi de Fiance , fit •on nialtre-d'hotcl . pour récompensot' son Uk'iit poétique. 1 , 43«.
MilL£T {Jean), Ubcnireur du village de Bécourt en Piraitlio , %ou» le l'ègiie de Henri lU, i-ol de Fmiice. 1 , 478.
li Ile du précédent.
Milos , funiriix allilrtr de Crotone , qui vivoit vers J'an Sia avant J. C.
^ Mtl.ri.\D£ , général atheuien , illûstia •a patrie par une foule de triomphes , puis devint rohjct de « haine et de sa ialoiitie, fut cnfi'rmê dans uii cachot , et y tuoui*ut d<« Moaaurcs qu*il avoit i*êçucs en combattant pour ses ingiats concitoyens , l'an 490 avant J. C. I , iSo , aSo. Il , 39". III » loa.
Minos 1 , roi di: <Ji>lc , éloit fils de Jupifet' et d*hHrftpe, K‘l«n la fable. U rrgnoit Tan 1432 avant J. C. U , 46S.
AllNUClUS-Ut'FUS ( Marais ) , géné’ral de Ja cavalerie du dictateur Jaùiu f fe^l'smporisrus’ l’an ai; avant J. C.
MithridaTE I f fondateur du royaume de Pont , environ trois siècles avant* J. C. I , 109.
MlTllRlDATE III, roi de Pont , que scïs victoires , son courage héroïque , et peut-être aussi scs vires , ont fait surnommer ie Grand , n*avoit que ta à i3 ans lorsqu’il succéda à aon père , l'an ia3 avant J. C. Dès ce moment , il fit usage du poison , cl en contracta
ruà peu l'hahitade , pour se mettre Tahi'i des mauvais desseins de ses tuteurs. K s'illustra par sa haïuc implacable l’ontiT les Homains , auxquels il Üt perpétuellement la guerre.
Sou fils SC révolta contre lui , et lui refusa la pemission de sortir des %claU qu'il venoil de lui ravir : alors riufurtuué monanjue , n’ccoutant plus que son dévsesjHiir , se donna la mort, 64 ans avant J. C. 1, 109, ai5. Il , 33 , a«4 , S.'îg , 4Î7.
âlITR.\N£ , ministre de Chosrois /, roi de Perse. Il , 11 a.
MizaEL, l'un des trois jeunos Hébreux que ^ ahnehodonoso*' Ut jeter dans une fournaise aitlcntc vers l’an 538 avant J. C. II , i5o.
KnasithÉe , citoyen de Sicionc , compagnon à.*Arrttuâ , dans son expédition contre AVcoc/és , tyran de cette ville. 1 , 189.
Modeste , piéfct de la Cappadoce ,