‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 169 sur 169 · Vpi le nom de ftmi’Jf · texte numérisé non relu

Vpi le nom de ftmi’Jf

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DES TERSONNAGES. DI7

«R t63o « rt fut tue six ank aprbs do comte de ) , fut élevé avec ImuU vaut U fortcrcsxe de FonUiiet dans C’etoit un homme de bt aucuup

le Milauez , où il combattoit pomr le d’esprit , qui , s’étant retii'é de la

duc de Savoie . avec t’agt'ciaent de cour , s’adonna a U lecture des p< res

sou souverain. III , 117. grec# et latins , et se lia avec les plus

Totila , roi des Goths en Iulie , fut célèbres théologiens de son sièide. 11

mis sur lo tt*6ue en 5^i , Ut éclater vécut jusqu’en 1708, uniquement oc-

sou coutvge contre les ti-oupcs de cupé de la prière et de l'étudr. il , .

Justinien , sur lesquelles il i*emporta TniMOUlLLE , ou plutôt TrèmoilU { le deux victoii'cs signalées, régna avec seigneur de la ) , vicomte de

sagesse , cl fut tué d’uu coup de lauce Thouats , soti^ le règne de ffemû IF ,

qu’il rci^ut dans un combat en 55s , et que ce prince mettoit au uonibie

après avoir tenu le sceptre durant 1 1 de scs enuemis , 1 , 1 to.

ans. ift , 195. TSCHIRNAÜS t £rnJi'oi-H'a/ter de ) , né

Tour < le sieur de la ) , assassine par dans la Lusaceen i65i ,se rendit ho-

Bournasei , sous le rî'gue de Cluu'Us IX. I , i33.

Tour ( le père de U > , général de U congrégation de l Oratoit*e , sur la ûn du siècle dernier. III , 335.

ToURVILLR ( Anne^ Uihurion de 6Wttantin et de ) , fut l'eçu chevalier de Malte a quati'e ans. Il se distingua d’abord par des couiees sur mer , qui lui acqu reut une telle réputation , qu’eu i6j7 il fut honoré du titre de chef d’escadre , comluittit sous Dr<* ijuesne , et mérita de remplacer ce grand homme. Apiva avoir humilié l'Espagne , châtie Alger , vaincu i’Anglcieri*e et la Hollande , ce heixM chargé do lauriers, fut. créé viceamiral et général des armées navales de France. La bataille de la Hogue , qu’il perdit en 1692 , ne lit qu’ajouter à sa gloire : il fut créé mai'échal de France , et mourut à Paris en 1701, â 59 ans. 1 , 228.

ToOtOÜSB ( Louis-Alexandre de Bourbon , comte de ) , tiU naturel de Louis te-(Jra»id ^ mort en 1737. III, 168.

TRAJAN ( MiU'aiS‘Vtpius^Crinifus ) , adopté par l’empereur Xerva , pour ses vertus , fut proclamé après la mort de ce prince , et ne régna que pour se faire aimer. 11 remporta de grande# victoires sur les ennemis de l’empire ; et , après avoir fait le bonheur de aon peuple duraut près de 20 ans , il mourut en 1 1 7. On orna son tombeau du titre mérité de Pire'de la Patrie. 1, 386, 39t. II, 14a, =5*, 4»8.

Tra^RD, I’uu des secrétaii'esde/fèrtW VÜfxoi d’Angleterre, en i43* , l’année mtoe où les Anglais ûrent mourir la PuettUe d' Orléans. III, 226.

TEâàoNlUS, jeune toldat romain sous le grand Mariue^ 111 , 33 1 .

TrÉBONIUS , U'ibuu du peuple romain , sous le triumvirat de Pompée , de César et de Crassus. ü a6.

7ÛT1LLB ( Her^i-Jaseifk de Peyre ,

bile dans les mathématiques , tit des dévouvertos eu optique , tVii rt\u de l’academie des sciences , et mourut en 1608 , à 47 ans. iU , 294.

TUSERO-C.IRUS ( Ælius ) , Romain , gendre du célèbre Pnul-Emile.Wy 83.

TulluS-HosTILIUS , troisième de Home, succéda à Piwna-Potnpitiùs ^ l’an 67a avant J. C. 11 fui conquérant et fut brûlé par le feu du ciel avec toute sa famille , après 3a ans de règne , l’an 640 avant J. C. I , anS.

TuRBNME (Henri de la Tour~d*Àuocrgue, vicomte de) , né en 1611 , fut un héroadès l’age de 10 ans. Ou le mit sons 1a discipline du priuce Maurice de Nassau sou oncle mateiiiel , l'un des plus grands capitaines de son sièelc.

Après qu’il se fut formé dans cette école , on lui donna un régiment frau^is , avec Irauel il servit eu 1634 » *u siège de la Motte en Lorraine. Le jeune guerrier eu procura le succès par des coups de gcuie qui ctounèmit les plus vieux olBciei*s.

Son courage fut récompensé du titre de maréchal de camp. Il prit Saverne eu i636 , et l’année suivante, les châteaux d’Hirsou et de Scrlet. Ce fut alors qu’il imita ôV////o/i , eu renvoyant une belle femme , sa prisonnière , à son mari. U reçut le bâton de mai'échal de France en 1644 , fut battu au combat de Marieudal l’année suivante: mais , tiois mois après, il gagna la bataille de Nortliogue , l'établit l’électeur de Trêves , et ütcii 1646 la fameuse jourtion de l’année de France avec l’armée de Suède ; opération qui força le duc de Ba- . vière à demander U paix. Elfe ne dura pas; le duc mmpit le traité ; et Turenne , après l’avoir vaincu à la journée de Zumarshau^eu, le chassa entièrement de ses états eu 1648. Pendant les guen*es civiles, il suivit 1^ parti des princes , et fut défait à Jü

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5l8 TABLE HIS

bataille de Rëthel en i65o. Il rentra quelque tempi aprèa dans ius bou nés grâcea du roi , qui lui donna le com* mandement de son armée en i65a. U tit admii*er sa conduite aux combats de Jergeau , de Gien et du fanhoui-g Saint-Antoine» ainsi qu’à la iTtraite qu'il tit devant les princes à Ville- >ii uve-Sainl-Georges. En i654 , jTmrenne ût lever aux Espagnols le siège d'Arras » prit Condé , Saint-Guillain , et plusieurs autres «places en i63S , gagua la bataille des Dunes , s'empara de Dunkerque» d'Oudenaidc , de pi*esque tout le reste de la Flandre , et par tant de victoii'es accumulées y força les Espagnols à faire la paix des Pyrénées en 1660. Louis X.lf^ le déclara alors maréchal-général de ses camps et armées. La guerre s'étant rallumée avec l'Espague en 1667 , 2'urennf commanda en Flandre sous les ordres du roi « et Gt tant de conquêtes y qu'il léduisit encore les Espagnols à demander la paix.

Cette même année il abjura 1a leligion prétendue réformée , dans laquelle il avoit été élevé. Dans la guerre contre 1a Hollande en 167a, il fut mis à la tete de l’année française , prit quarante villes en 22 jours y chassa jusque dans Berlin l’électeur de Brandebourg » gagna les batailles de Sinlsbeim , de Ladem-

Ubald ( s, ), évêque de Gubbîo da.js POmhrir. !11 . 349.

Unioic , officier du régiment d'Hamilton y en 1693. 111 , 127.

UnuLPHE y valet-de-chambre de Per~ thni'it ^ roi des Lombards. II» 21 3.

Urbain IV {Jacques') , dit de. Tfoyes »

sa patrie , fils d'un savetier , s'éleva par son mérite sur la chaire de S. Pieri'e , api-ts la mort A*Âlexandr0 ly. C'est à ce pape que l'Eglise doit l'institution de la feteriu Saint-Sacrement, eu 1264. Il mourut cette même année à Pérouse , laissant divers écrits , dont quchiucs-uiis ont clé imprimés. Il y 99.

Ubbain V , succéda au pape innot'eni yj y en i36i » et mourut 8 ans

AGAN ( Georges ) , d’Arcxzo en Toscane. Il » 438.

Vahinés , ambassadeur du roi des Parthes , auprès de Cvassus ^ général i*omain. 1 , 254.

VaK£D, Arabe fort pauvre , mais riche en ami». 1 , 96.

TORIQUE

bourg » d'Enshein , de Mnlkausen et de Turckeim , et fil repasser le Rhin aux Impériaux quiavoientune armée de 70,000 hommes. Il le passa luimême pour donner bataille à Montée cucuUi , et le poursuivit juseju’a Sas-j pach y près de la ville d’Achereii ; mais y étant monté sur ftne hauteur pour découvrir le camp des ennemis, il fut tué d’un coup de canon le 27 Juillet 1675 » à 64 ans. Louis XIF lui ht faire un service solennel dans l'égli&e cathédrale de Paris, comme au pi'cmier prince du sang » ft voulut que son corps fut porté danaPabbaye de Saint-Denis , lieu de la sépulture des l'ois. Ou vient d'éleyer un memument en Alsace , au lieu même ob lu France perdit ce giaud homme. I, 79 » 227 y 265 » 3oo » 3x6 > 345* •

Turnai (ÂVmou), fameux docteur de Paris. 1 , 1 5o,

TüRNEBÜS ou Turnebe {Adrien ), professeur royal en langue grecque , et dii-ecteur de l'imprimerie royale , mourut dans cette ville en iS85 , à 53 ans, laissantcinq enfans, et plusiciiis écrits remplis de critique et de savoir. II , 1 23.

Tusanus y savant du setzibae a^e.

Il , 122.

après y en odeur de sainteté. Il , 191.

URIE ; Juif y mari Beihutbêe. Dtuid le ht tuer , pour jouir de sa femme.

Il y 68.

UrraquE y fils d* Alphonse I y roi de Portugal , épousa la fille de Ferdinand II y qui l'égnoit à Leon , vers Pan I iS?. 1 y 149-

UXELLES ( /Nicolas Chaton Vub/é »

marquis d' )» destiné d’abord à l'état éceléfiiastique, le quitta ensuite ponr prendre le parti des armes. U soutint 56 jouiA de siège dans Mayence . et ne se rendit que par oi'dre du loi. Il fut nommé maréchal de France en y 1703 y membre du conseil de régence en 1718 , et mouint eu i73o , sans avoir été marié. 1, 76. A

VAXBKIXE ( M. de ) y officier-général sous LouisAe-Gi’und. 1, 3i3.

ValENS ( FUvius ) , fx'ère de l'empcl'cur Valentinien /, qui venant d'étie pi*oclamé par les troopes romaines , en 364 « l'associa piosque aussitôt à l'empire » et lui donnA l'Orient en

r'^ ‘ >«ïby Googk

TEBSO^TNAGES. Sïg

p«rti|^ Vahns se déclara pour ]*hé« ^éaie d*^r/us , persécuta le» Udetles , fit la guerre aux Goths , pcitlit coqtre eux la famcuac bataille d’Andri' nople , le ^ Août 3/8 , y fut blessé , et ayant été porté ensuite dans une cabaue de paysans , les vainqueurs y inirent Je feu , et le brûlèrent tout vif, ii 5o ans. U, i,3;8.IIl,35t.

VaLEXTIN , soldat du légiment d’Hamiltoti , en 169$. III « 127.

Valentinien i ( Fiai>iiu ) , fut proclamé cmpci*eur par les soldats romains , eu 364 » après 1a mort de /o- Il étoit tils de Gratien , surnomme U Cordier^ parce que cinq soldats , malgré tous leui'S efibrts , ne purent lui arracher une cordc qu'il teooit entre les uuiitis. f^alentinien donna POrieiit a son frère VtUens\e\ SC rcMTvant l'Occidciit, il Gt trembler les anciens ennemis dn l'état , et remporta de glorieuses victoires. Une maladie qu'il essuya en 36? , lui ^ songer a se donner un successeur , ^ il déclara Auguste GvatUn son GU aine. L’aii 375 « les Quades lui ayant envoyé des ambassadeurs mal vêtus , soit par misère, soit pour exciter la compassion , Folenthuen se crut insulte par une telle députation , et il leur parla avec tant d’emportement qu'il se lompit une veine , et mourut subitement , égé de 55 ans. Il en •voit régné pi'ès de douze. I , 401, U , 7 1 , 307.

Valentinien U ( Flavius 3 , second fils du précédent , fut associé à l'empire d’Occident par Grutien son frère, aussitôt après la mort de leur père , en 375. Ces deux princes ayant hérité de l’empire d’Oriont trois ans après , parla mort de Fntens leur oncle , et se trouvant trop foiblcs pour un si grand fai*deau ^ jetèiTnt les yeux sur Tttèodo^e^rtmd ; et GnUien le nomma Augusta en 379 , et lui donna l'Orient. Apri s la mort de son fK*rc, l'an 383 , VaSentinien ac vit exposé aux attaques du tyran Maxime^ qui s'étuit em|>aié de la Grande - Èietagnc.

L'usurpateur voulant étendre sa domination , entra en Italie. Alors Valentinien eut rccouiN à Thèodose t qui vainquit Maxime , en 388 , et rétablit le légitime souverain sur le tronc. Il a'y fut pas long-temps paisible. Arlogatte se lévoita en 39a , et le fit ctran- 1er é Viéboe en Dauphine , n'étaut gé qôc de 26 ans. 1 , 401. 11 , 144 , ao3 , 275, 4j6.

ValÉAX , fils du soplipste Léonce , et

frère d*Atltenaït ou Eudoeity épouse de 'Ihèodo^e-le-Jeune. Cette princesse lui procura la djgnité de maître des ofiiees. 111 , 30.

VaLERE-MaximE , historien latin , vécut sous Auguste et sous Tihère. Il nous a laissé un Renteil d’actions et de paroles mémoi*ables des Romains et des autres peuples. 11 intéresse

f>lus par le fond des choses que par a manière dont U les rend. La meilleure édition est celle de Leyde,i67<>,

Valérie, dame romaiue. I, i33.

VaLERIEN I Publius-Licinius ), fut proclamé empereur iximain Tan 353.

Dabord favorable aux chrétiens , il excita ensuite contre eux U huitième

Çcrsccution qui commença en 357.

lois ans api-ès , il fut fait prisonnier par Safpoi' , loi de Perse , qui le traita avec la dernière indignité , jusquà le faire servir de marche-pied loi-sciit’il montoit a cheval. 11 mourut en captivité , et la mort ne termiua pas son iguumiiiic. Snpoi' le fit écorcher , fit teindre sa peau en ronge , et la mît daiu un temple , pour être un monument éternel de l’opprobre des Romains. 111 , 34, 380.

Yalerius-Flaccus ( Pmblius ) , sénateur romain , contemporain de Ca^ ton-V Aftcien , avec lequel il fut censeur. II , 433. 111 , 395.

VALERlU%Pt’BUCOLA { Publius) t fut un des fondateurs de U liberté romaine. Subiogé au cousnl lartfuin- Collatin , il devint le collègue de Bmtus , l'an 509 avant J. C. Il fut encore revêtu du consulat les deux années suivantes ; et pour la demièi'e fois , l'an 504 avant J. C. 1 , 47<>* 11 , 440.

ValincüURT ( le docteur ), contemporain de La Fontaine. U , 488.

VaLLIERR ( Louise - Francise de la Beaume-le-Blanc , duchesse de la ) , victime d’nn penchant aveugle , ne put voir Louis XIV sous l’aimer; et ce monarque la paya d'un tendie retour. Cette vie scandaleuse , malgré les charmes tnimpeuix qui en cachoient le crime, ne pouvottdérobcr son horreur aux yeux d’une peche- 1‘csse élevée daus la vertu. Elle détestoit sa foibicsse ; mais pour rompre les liens funestes qui l'enchainoicnt , il falloit que le Ciel parlât. Il parla, et l’on vit un spec tacle nouveau dans les cours : la niaiti'csse d'un grand roi mionccr Sülcnnellcmcnt aux douces voluptés du siècle , pour

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Di< / :1 C^-'---^[c

520 TABtE HI

embraiser les rudes travaux de la pénitence. Elle se fit carmélite en 1675* sous le nom de Saut' de la Miséricorde , l'épars ses fautes par des austérités presque inci-o^ables , et mourot saintement en 1710 , li 65 aiu. II , 4^.

VALtiuN ( le comte de ) , officier de l'empereur Craden , assassine par les ordres du tyran 3/ajrime. II » 807.

Valois ( PhiUpfie de ) , seigneur de la cour de Laurent de Midicis grandduc de Toscane. I , 102.

VANDER-DüLS ( Jam$s - Dousa , dit ) , gouverneur de Lcyde en 1 5 7 4 , défendit cette ville avec autant de courage que de prudence. I<e général des assiégeans sollicita plusieurs fois , par lettres , lus bourgeois a se rendre^:

Vandet'^Does ne lépliqua qu’en vers latins au bas de chacune , et foi-ça les enneoiis à 1a retraite. 11 mourut en 1^04, à 59 ans, laissant plusieurs OHvragesqui le firent l'egarder comme \eVarron de laHollandc, et parmi lesquels on distingue scs Annales hollandaises, en vert élégiaques. I, 679.

VaRÉMUS , officier romain , de Parmee de Jules-César. II, iS^.

Yarignon (P/srre), né à Caen en 1 554 , embrassa PAat ecclésiastique , reçut l'ordre de piétrise , et s^oUvrit les portes de l’académie des sciences par ses cunnoissances profondes dans les mathématiques. 11 mourut en 1722, laissant plusieurs éci'its estimables sur les objets de ses études. 11 , «77, 340. III , 222.

Varius , Romain , accusateur du consul ÆmiliusScaurHS. Il , 283.

VaRROK ( Caïus - Terentius ) , consul romain > l’an 216 avant J. C. , pei'dit par sa témérité la bataille de Canues , qu’il avoU imprudemment livrée a ytnnibal. II , 40. III, 1S8.

VaRRON ( Aînrcus-Terrnfius ) , né l’an 119 avant J. C. , fut lieutenant de Pompée , dans b guérie contre les .

])iratcs , et mériU une coui-onuc navale. S’étant engagé dans le parti contraire à César ^ il fut proscrit : il obtint sa glace , so consacra tout entier a l'étude , Alt regardé comme le plus docte des Konuins, et mouinU âgé de près de 90 ans y laissant , comme il nous l’appiciid lui-oteme , plus de cinq cents volumes, qu’il avoit composés sur diU’éi-cutcS rautières. Il ne nous reste que sou ouvrage sur la langurlatine , qu’il dédia a Cicéron , et un Iraiié de la yie ruslitjue. I4 106. Il, 177.

STOhiQUE

YaRUS iQiiiniiHaj) , proconsul romiiio , qui fut entièrement défait par ArminiuSf chef des Germains , sous le règne d'Auguste , l'an 9 de J. C. 111 , 297.

VasSIGNAC ( le clievatier de ) , gouvt-incurdu vicomte l'urenne.W t i58.

VauBAN ( Sébastien le Presire , seigneur de ) , montra , di s sa plus grande jeunesse , un godt particulier poui' le génie , et présagea dès-lors ce qu’il scx'oit dans la suite de sa vie. 11 fit de cette science un art tout nouveau , travailla à 3oo places anciennes , en construisit 33 nouvelles , se trouva à 140 actions de vigueur, et conduisit 53 sièges. Tant de services lui méritèrent la dignité de maréchal de France. Il mourut en 1707 , à 74 ans.

1, a5i, 449, ^96. II, 197. III, 349-

YavDRRY I gentilhomme français , contemporain du chevalier Bajard , éloit d’une maison illustre, du conité de Bourgogne, laquelle portoit pour

^ devise : Pai valu , t^«.r el vaudrai , par allusion aux teiTCs de Vaux , Valu et Vaudrey, qu’elle possédoit. 1, 63.

YAUGELAS ( Claude Favre , seignCur de ) , fut gentilhomme ordinairé , puis chambellan ÿe Gaston'de France, duc d’Orléans , ^’il suivit dans toutes ses retraites hors du royaume. Il mourut en i65o, à 95 ans > et fut un des premiers et des plus illustres membres de l’académie française. Il travailla au Dictionnaire de cette compagnie , et fit sur notre langue d’excellentes remai^ues devenues moins utiles aujourd’hui, parce qü’ou en a profité ; mais ce qui a immortalisé son nom parmi nous , c'est sa traduction française de Quinte^Curce , fruit d’un u*avail de 3o années. lU ,

Yejenton , sénateui romain « et délateur secret sous le règne de Tempol'eue Pomitien , qui , |>our lécompruser scs infâmes sci'vict^, et peut-ctre aussi pour les cacher, lui donna le titre de consul honoraire. III , 146.

Vendôme ( Louis-Jvsefth duc de ) , arrièi'C- petit-fils de iienri IV ^ né eu t654 , prouva qu’il avoit hérité de la valeur de son bisaïeul. 11 fut rcgai*dé comme un héros dans un siècle qui avoit produit Turenne , Condè , f illars. Son nom seul valut des armées su roi d’Espagne Philippe V ; et il affermit le U'ône encoi'e chancelant de ce prince , par la fameuse bataille de Yilla-Viciosa , gagnée en 1710. 11 mourut deux ans après , à Tâge de 58 ans. Intrépidl dans les combalt» ,

DCS IPEKSOlVIf AGES.

donc d*une pr^ence d^esprit que le p^ril même rendoit t’ncm*e plus active , «on coup-d’reil vaste pi-évoyoit tnut avant l’action , dirigeoit tout dans la mêlée, et pt'ofitoit de tout après Ia victeyre. Dans la vie privée , doux, bieufaisant , ennemi du faste , ne connoissant ni haine , ni jalousie , ni vengeance , il n’eut de üerté qu’avec les princes du sang ; par sa bonté , tous les autres hommes devenoient ses égaux. 1 , 58 , 33 1.

Vendôme ( PhUippe de) , frère du précédent , ne en i655 , sc montra digne de lui par sa bravoui'e. Il se signala dans plusieuca sièges et combats , mais il fut disgracié pour ne s’être pas trouvé à lu }>aUiUe de Cassano , donnée le iS Août 1705 , et gagnée par son frère. Uêtoitgi*apd-prieurdc Fi'ance. 11 ge démit dé cette dignité en 1719 , prit le tiU'e de prieur de Vendôme , et mourut à Paris en 1737 , à 73 ani. Sa cour ctoit le rendez-vous des gens de lettres, dont il encourageoit les travaux par'ses bontés. 11, 504. III, 338.

VentadOüR ( le duc de ) , mari de mademoiselle de la Molke^ Hondan-

*' court , qui fut gouvernante de Louis XV ^ et qui mourut en 1744 , à 93 ans. III , 1 16.

VENTIDIÜS ( pubh'us ) , Romain de basse naissance , <jui de muletier s’éleva par son mérite et par ses victoires aux dignités de tribun du peuple , de préteur , de pontife , et même à celle de consul , l’an 38 avant J. C. Il triompha des Parlhcs eu ti'ois batailles ; et apiés sa mort scs funérailles sc tirent au dépens du public. II , 1 43.

VERIN I Miche! ) , poète piécoce , né k Florence , et mort dans la même ville en 1487 ) à 19 ans. IL, 182.

VERMANDOIS ( Louis de Bourbon , comte do ) , UU de Louis XIV et de madame de la Vallitre , fut pourvu de la cliaige de grand-amiral de France en 1669 , et mourut d’une fièvre maligne au siège de Courti'ai en 1683. 111 , 143.

VERNÈS , ou plutôt Ver ms , ( le marquis de ) , seigneur de la cour de l’empereur Churles-Quint. III, 339.

VERüS ( Lueius ) , fils de Lucius-Verus , que l’omperaur Adrien avoit adopté, fut associé à l’empire par Marc-Aurhle. , l’an i|i après J. C. Ce prince lui donna sa fille Lucile en mariage , et l'envoya en Orient contre les Pai'thes. Lucius-Verus les défit l’an

i63 , et se plongea ensuite dans des débauches qui vraisemblablement hâtèrent s<» ^ours. 11 mourut d’apoplcxic l’an 169 de J. C. , è 43 ans.

VespasiEN KFlaeius) , né d’unc famille assez ol>scuiv , parvint l’empire l’an 69 de J. C. , régna sagement , et mourut apivs dix ans d'administration , en 79 , âgé de 70 ans. 1 , 134, 319 . 3-8 , 379- II . 40S , 459.

VÉTRüNlüS - Fumnus , courtisaii de \WmipQW\xr Alr.rnndre-Sè^ère. I, 397.

VETTHMIUS ( Vahntin ) , théologien de la ville d'Iemie. U , 438.

VETURIE aamc romaine , mère du célèbre Corio/an, 1, 14s.

ViBius - Caisprs , officier de l’cmpcrcur Domifimt. I , 3o8.

Vienne ( de ) , commis de M. d’O , surintendant des finances. II , 391.

VlGNOLES ( Klirnne des ) , plus connu sous le nom de la ffire , lut l’un des plus fameux c^ipitaines français du rè gne de Charles VII. Il tint un rang • distingué parmi les héios qu: rétabli* i*ent Charles VII sur le troue. Il mourut à Montauban en 1447. 1 > 309.

VlLLA'Mf.DlANA , seigneur espagnol à la cour ôi'Elisnbeih , reine d’Ang^tene. Il , 325.

VlLLARS ( Louis-Hector , marquis , puis duc et pair, de ) , né en 1 653 , porta les armes fort jeune , et par son courage et sa capacité , il annonça dèalors un défenseur à la ï*rance. Il sa signala d’abord au passage du Rhin , puis au siège de Maeslrich. Louis XIV y charmé de son ardeur naissante , l'honoi a de scs éloges : « 11 » semble , dit ce monarque , que dès • qu’on tire en quelque endroit, ce ** petit garçon sorte de tcri*e pour s’y •• ti'ouvcr. - li lit de si belles choses dans la campagne de 1678 , que le maréchal de Crêqui son général lui dit devant tout le monde : •• Jeune » homme, si Dicq te laisse vivt*e ,

» tu auras ma place plutôt que per- *• sonne. >* Il accepta l'augure , et bientôt , en effet , il fut mis à la tête des armées. Ën 1701 , on l’envoya en Italie , ou , dès sou arrivée , il défit un corps qui vouloit l’enlever.

De là il passe en Allemagne , traverse le Rhin à U vue des ennemis , s’empare de Ncubourg i et l’année d’aprè's , par un mouvement habile , remporlea Frideliiighen une victoire complète sur le prince de Ba/le , ce <^ui lui mérita le hàlon de maréchal.

En 1 7U3 , il gagna la bataille d’Hochs*

522 ^ TABtï HISTOBIQUE

techt , d« concert avec l’électeor » répondit le maréchal , maia an

<ie Bavière» Ce prince avoit d'abord » mien , je ne dois pas ménager les

refusé de coin battre ; il voulut con* • occasions de me procurer une mort

férer avec scs généraux et ses minis- •• glorieuse. •• 11 prit le château de

ti*es ; • C'est moi qui suis votre mi- Milan le 3u Décembre de 1a même

*> nistre et votre général , lui dit année. Son grand âge ne lui permît

» yniars ; vous faut^il d'autre con- de faire qu'une campagne , maia

» seil que moi quand il s'agit de don* cette campagne fraya le chemin de

•• ner l^taillu ?" Il la donna , et fut la victoiie. En revenant en France ,

vainqueur. De retour en France , il une maladie mortelle l'arrêta à Tu-

paeiKa le .Languedoc , puis marcha rin. Son confesseur l'exhortant à la

contre JMar/boi'ough t déconcerta tous mort , lui dit que Dieu lui avoit fait

aes projets» remporta une victoire en de plus grandes grâces qu'ao mare-

a StoihoH’cn , et tira de l'empire ehal tU Bet-wick ^ qui veuoit d’ètre

plus dedrx'liuit millions de contribu- tué d’un boulet de canon , au siège

tioD. Le Dauphine fut ensuite le théâ* de Philisbourg : • Quoi , il a fini de

ti*e de ses exploits » et l'habile gé- >• cette maniëie ! répondit le héros

néral (it échouer tous les desseins du " mourant. Je l'ai toujoui‘8 dit , qu'il

duc de Savoie. •• Il faut» dit uu jour •* étoit plus heureux que moi. - 11

» ce prince , que le maréchal de k'H- expira peu de temps apri t , en 1 73^ •

* iars soit soicier , pour savoir tout à 8a ans. 1 , 8b , aSa , a67. 111 , s4 ,

» ce que je dois L-ii-e : jamais homme loi.

• ne m'a donne plus de peine ni plus VJLLABS (Aenride), archesèque de » de chagiHn. - il se rendit eu Flan- Vienne sur 1a fin du sûcle demier. dres » et baltoit les ennemis à Mal- III » 335.

plaquct » lorsqu'il fut blessé asses Tillars , charlatan qui , ainsi que dangereusement pour recevoir le via* bien d'autres avant et après lui » eut tiqu^, On lui proposoit de Tadminis- l’adresse en 1728 dcveddi'e fort cher trer en seci*ct : •• Non , dit le mare- un remède peu coûteux. 111 » ai 8.

- chai » puisrjue l'aitnee n'a pu voir ViLLEROY ( ^icolns de Aeujviilé , scimomàr ViUars en brave» il «st gneur de ) > fut choisi en 1648 pour » bon qu'elle le voie mourir en chré* être gouverneur de Louis X/f^,qni le *• tien. " En 171a » il tomba inopi- fit ducet pair, et maréchal de France,

nément sur un camp de dix-sept ba- Il mourut en i685 » à 88 ans. 1 , ai.

taillons relrauchés a Deuain. 11 vou- VlLLE&OY (Frmnçois de Aei^fvitU , due loit le forcer : la chose étoit difficile ; de ) , fils du précédent^ pair et maré-

mais compta sur son courageet chai de France , commanda en

sur celui de scs soldats. "Messieurs, Lombaidic» fut fait prisonnier à Cré>

» dit-il â ceux qui I'environnoient,les moue , en 1 70a ; et quatre ans après

> ennemis sont plus forts que Bons ; peidit la funeste bataille de Rsmil-

*• ils sont même retranches : mais lies , dans le Brabant. Malheureux à

» nous sommes Français » tombons 1a gucriv , it fut plus heureux dans

» dessus ; je vais vous donner l'exem* Je cabinet» il devint ministre d'état,

pic. " Eu disant ces mots , il se et fut fait gouverneur de Louis XY«

pi'écipite sur les retranchemens des Hmourut en 173» »à87 ans. Il, i33,

ennemis commaïulcs par le prince aiâ, 449. lit » 14a. ,

JS/rgè/ie; et imité par scs gueiTiers » il VILLENEUVE (ffe/ton de), gi-and-mallre remporte U victoire. Lc4 suçti’s de de l'oidre de S. Jean de Jérusalem ,

ce héros hâtèrent la paix » elle fut établi à Rho^lcs, fut élu en 1319 , et

conclue a Rastadt en 1714 » et le mourut après 27 ans d’administra-

maréchal y Ait plénipotentiaii-e. Jns- tion. III» aoi.

qn’en i 733 , jouit Iranquillo- VlLLIERS DE L’ISLE-AdaM ( Phiiiftpe ment de sa gloire. Alors la guerre se de ) , fut élu grand-maitit; des cheva*

railüma . et il fut envoyé en Italie liera de Rhodes en 1 5a 1. Il défendit

avec le titre de maréchal-général des pendant six mois cette ile assiégée

camps et armées du ix)î. Le a3 No- par les Turcs en iSaa » et fit éclater ,

veniDi*e il se rendit maître de Pisi- te plus héroïque courage. Obligé de

gbitoue , apirs douxe jours de Iran- capituler le a4 Décembre de la même

chét:. Un üc ses pi'cmicrs officiers lui année , ü mîgson ordre sons la pro-

i cpi cseiilaul pendant ce siège qr.'il tection de l'empereur Churles-Quint ^

a’expusoit ti-op : Vous auriez lai- qui lui donna l'îlc de Malte en i53o.

" sou , si j’étois à votre âge , lui II eu prit possession « et depuis ce

! bv •

DES PEHS'

temps les chevaliers de Saint^ennde Jéi'usalem portent le nom de chevalici-a de Malte. VilUers mourut en i534 , à 70 ans. III* 3i5.

VlLllllRS , courtisan du duc Louii-Jo^ tff/h tle Vrndùmé. I, 33 1«

ViNDEX t Cdius-JnUus) , pi-oprétcar de Ja Gaule, se révolta contre ^iron y i’au 68 de J. €. , et favorisa la proclamation de Galba , qui avoit suivi son cxeiyple. 1 , 375.

VlNI>ICIUS , esclave i-oiiiain qui découvrit la conjui*ation de la jeune no»

bles.se en faveur de J'arquin'teSupevbe. I , 209.

YiNBR (sir Hubert) y qui fut élu lordmaire de Londi*es, sous Charles 11 , l'oi d’An($leterre. II , 198.

YlRClLE ) ou yir^ilius-Muro y(PubUus)^ né dans un village voisin de Mantoue, l'un 70 avant J. C. , ctoit CIs d’un potier de terre. Il* sc livra à l'étude de toutes les sciences , mais plus

rarticuliri*cmcnt à la poésie, et porta art des vers au plus haut point de

Î)crfcction. Scs talons presque divins e rendirent cher à Auguste , ainsi qu’à tous ses contemporains \ et il a plus fait peut-être pour la gloii'e de Rome par ses poèmes immortels , que Borne même par ses victoires.

Scs Bucoliques ou pastorales , qu’il composa à l’imitation de Thèoerite , mais qui valent mieux que celles de son modèle , l'occupèrent durant'3 ans , et conimencèrcut sa réputation.

Ses Gêorgiques OU travaux champêtres, le plus fini de scs ouvrages , et le chef-d’œuvi*e de la poésie latine , accrurent sa renommée , et lui concilièrent tellement l’admiration des Romains , que pamissant un jour au théâtre, tout le peuple se leva avec des acclamations ; honneur qu’on ne rendoit alors qu’à l’empereur. Enfm , il ressuscita l’art du poème épique , qui paroissoit enseveli depuis 900 ans dans le tombeau d’Homère. Lui seul sut enlever à la Oi^xc une gloire qui scmbloit lui être exclusivement rcsci vée , et son Knéide mise à coté de l’7/#Wtf soutint le parallèle : Vir^ gile emplo3'a près de douze ans à la composition de cet adiniiiible ouvrage \ et n’ayant pu y mettre la dei*nière main , il . voulut le livrer aux flammes , étant près de mourir , l'an 1 9 de J. C. Mais Auguste ne le permit pas ; prévoyant bien que ce seroit pour la posténté le plus l>eau , le plus prct'ieux monument de son rè* gue. yirgile a été imprimé chez tous

)NNAOES. 523

les peuples , et traduit dans toutes les langues de l’Europe. La multitude de» bonnes éditions qu’on a faites de scs oeuvres ncus dispense d’en citer aucune. 1 , lai , 367.

Virginie , jeune romaine , que son père tua l’an 449 avant J. C. pour la déi'ober à la passion brutale du décemvir Apyius. I, 471.

VIRGIMUS , soldat romain , père de U précédente. I, 384 , 47

ViTELLlUs (Aulus)y fut pt'oclamé empereur l’an 69 de J.C. dans la Basse- Germanie, pres(|ue dans le même temps où Marcus Saluius Ollum venoit »

de l’etre en Italie , et triompha de ce compétiteur. 11 se fit détester par sou intempérance et par ses cruautés.

Les troupes sc révoltèrent , et le peuple le mit eu pièce» dans le huitième moisde sou rè'gne. Ce prince avoit été consul l’an 48 de J.C. 1 , 377* 378.

VlYALDO ( Luchitto ) , citoyen de Gènes. Il, 38.

Vives ( Jean- Louis ) , né à Valence en Espagne, eu 1492 , parcourut divers pays poui‘ sc former dans les lettres, enseigna le latin à Marie , reine d’Anglelcri-e , fille dé Henri VIH , et fut mis en prison par l'ordre de ce prince, parce qu’il s’rloit permis des observations trop hardies sur sa conduite à l’égard de la reine Catherinû d* Aragon sa femme , qu'il vouloit répudier. l'I^ès , ayant i*ecouvre la jilxaté, repassa en E^gne, et mou- *rut en i54o, laissant beaucoup d’écrits , dans lesquels on trouve des faits assez curieux. I, i34.

VIYIANI ( Fincentio ) , né à Klorcnce en 1622 , vécut tix)is ans avec GftliUe , qui le l'egarda comme un disciple digne de lui ; soutint par ses progi'ès dans la géométrie la gloire d’avoir eu un tel maître ; fut as.socié de l'académie de.s sciences de Paris, et comblé des bienfaits de Louis XIF, 11 mourut eu 1 ;o3 , à 81 ans. III , 1,24 , 33a.

V IVONNE (Loh/j- l iciur de Hocheçhouart ^ duc de Moi temar et de ) , prince de Tonnais - Charente , maréchal de France , et général des galères, mourut le i5 Septembre 1688. Il dut en partie son élévation à madame de Moniespan sa soeur ; mais Ü en étoit digne aus.si par son mérite personnel.

Il , 48g. III, 168.

Voisin ( Daniel-Prancois ) , après avoir • rempli avec distinction plusieurs charges de la magistrature , devint ministre d'état en 1709 , chancelier de France en 1 7 1 4 , et mourut subite»

TABLE HI&TOBIQUe

tuent cinq ins «prHf à 62 ane. f , 447.

VOÏTUaE ( yiftcent) , ué en 1 $98 , dut le jour a un maiThand de vin d’Amiens ; et comme, à la petitesse de rougir de sa naissaarc,' il joignit celle d’étre seiTtible aux plaisanteries que sa va* nité occasionoit, on le badinoit souvent. Madame Desioget lui dit un jour , en jonant aux proverbes :

« Celui'ci ne vaut rien ; poix:ez*nons- •• en d’un autre. •• Les agrémenssin* Euliers de l’esprit de f^oifure lui procurèrent de nombreux piotccteurs , et des amis xëlcs. Les bienfaits qu’il reçut et du roi et des grands de sa cnnr , l’auroient mis dans l’opulence ; mais ils ne servirent qu’à alimenter sa pa&sioii pour le jeu et ponr les femmes. U fut reçu de l’académie fi’ançaise en i634 , et mourut en 1648. On a réuni toutes ses œuvres en 3 volumes tn-ii , dont ses lettres composent la meilleure partie. Elles peignent l’exprit de lenr auteur »

ordinairement bu et enjoué , mais plus souvent aâ'ectc et froid dans ses plaisanteries. 1 , 97. II, 43a, 489.

TOLOMNIE, fcdi|Qiè du célëbio Corio-* htn. 1 , 145. ^

.Voltaire ( Matùe-François j4rouel de), né à Paris en 1694 , annonça dès l’en* fauœ les agrémens et la facilité de son esprit. Dans l’âge où l’on peut à peine soupçonner les ubefs-d'œuvre du g:énie , ü développoit déjà toutes les ricües«e4dQ sien. Dès-lors il jeta les foiidemens durables de cette vaste réputation qui porta son nom et ses ouvrages chez tous les peuples de l’Europe. Se sentant propre à tout ,

AtPOLS { Ao&tO , ministre d’état ioxisCeoi'^es I cX-Ceur^es //. rois d’Angleterre , se maintint durant ao ana dans ec poste glissant et difficile , et fut créé pair soua le nom de Coaite tl'OjJortl , en 1 74 1 . Il crut qu’il ctoit tenipa alors de céder à l’orage qui l’avoit menacé vainement depuis tant apKa s’ètre démis de tous tes emplois , il mourut tranquillementdaiia sa retraite en 1 744. II, aa5.

WaLDI ( Jrati ) , milicien de 1a communauté de Caspaix'h. I. |65.

William , jeune anglais , qui recouvra la vue eu 17S4 , par l’opération de ia eataruetc. III , 186,

WlSANT ( JaetjHfs cl Pierre ) , frères , citoyens de Calais , qui se livrèrent à Kdonard III , l’oi d’Augleteri-e, en 1346, pour sauver leur patrie. 1, 2a4.

WüLSKY ilhomas), iiU d’uu boucher,

il embrassa tous les genres de littérsture. L’épopée , la tragédie , la comédie, S’opéra , Is poéaie lyrique et fugitive , exercèrent tonr-i-tour »

plume féconde , riaute et légère. Non content des lauriers qu’il méritait comme favori des Hases , il voulut être encore historien , romancier , philosophe , critique , tout euKn , et rien ne parut eu-qesaua de ses forces.

Heureux ! si en répi-imant les écarts d’une imagination vagabonde , et

?|ucIquefoia cynique , il eut connu le lein salutaire que la raison doit metti-e aux productions de l’esprit ; et si , moins jaloux de te rendre célèbre par un orgueilleux scepticisme,

' il se lut humilié, avec tout les viais sages , devant l’étendard sacré de U .

religion ! Cet homme fameux par l’incroyable variété de tes Ulens , et pir l’abus qu’il èn a presque toujours lait , mourut a Pana en 1778 , a 84 ans. U étoit de l’académie Srantaiae , et presque toutes les sociétés littéraires de l’Europe se firent une gloire de le compter su nombre de leurs membres. II, 804.

VOSSIDS ( /soec ) , né à Leyde en 16I8, se rendit habile dans l’histoire ancienne, et dans la connoiaaance de la langue grecque et de la latine. 11 donna de savantes éditions d’anciens auteurs, enrichit )a littérsture d’une multitude d’observations pleines 'de profondeur et de sagacité , et monrut en 1689 , é 71 tnt. 1 , 249.

You-Tl , empereur de la Chipe , TCIC l’an 907 de J. C. 111, i(3.

devint ministre et favori de Benri VIII , i-oi d’AiigleteiTe , qui le fit archevêque d’Yorck , et grand chancelier du royaume. Le pape Léon X l’honora de la pourpre, et il devint, en quelque manière , l’arbitre de l’Enropc , par la dextérité de sa politique. yinnedeBoulen,dr-een\in femme de Henri VIII , le fit disgracier : il Alt dépouillé de tousses bénéfices , excepté l’archevêché d’Yorck ; et le monarque altoit le faire enfrnner dans la tour de Londres , lors<|ne la mort sauva à l’infortuné cardinal cette dernière disgrâce. Il cessa de vivre en i533 , i 60 ans. Avant d’expirer , il s’écria ; • Hélas '. si j’a-

• vois servi le Roi du ciel comme . celui de la terre , je ne serois pas

• délaissé comme jf le suis eu ae

• moment. > lU, ta6.

SE8 EEnSONMAGES.

TCaMTIPPE , ath^ien , pi^re du ianicux PtricUs , l*«n 480 avant J. C.

XantIPPE, impitoyable époute du plus sage des hommes , et qu’on pourrait appeler le mauvais génie de4yocr«t/«.

II , 89, 3o8. 111 , aS.

X£NOCLk$j Lacédémonien cfu’yyg^ésf/os*

It^Grtind , 1*01 de Sparte, députa vers les Uabitana de Lariase en Thesaalic.

X£?(ocl£S , citoyen de Sicyonc , qui se ioiguit à jératui , pour chasser le tyran Micoclia de cette capitale de la t^publique acbéenne. I, 187.

XiiiOCEATE , l’un des plus célèbres disciples de Platon , l’accompagna dans sou voyage de Sicile, et devint, après Spausippé f le chef de l’école platonique, l’an àSgavaut J. C. La nature lui avoit tout refusé ; mais il obtint tout par son travail , et aes talens furent le fruitde l’application laplusopiuiltre.

Grave, ausièi'e) sauvage même, et avant besoin, comme ledisoit P/a/on, me sacriGer aux grâces , il se montra éplement ennemi des plaisirs ^ des richesseset deaéloges. Sa sobriété étoit telle , qu'il fut plus d’une fois obligé de jeter ses provisions , parce qu’elles étoient moisiea ou trop vieilles. Il ctcluoit de son école ceux qui préa- Jablement ne s’étoient pai formés dans les mathématiques , qu’il re* gardoit comme la clef des esprits. Sa probité étoit si connue, que de tous les

' Athéniens il fut seul dispensé par les magistrats de confirmer son témoignage par serment. jHexandra^la^ Gi'and lui prouva son estime , et tous ses contemporains honorèrant ses vertus : le généreux philosophe eût mieux aimé qu’ils les imitassent. U

' moui'ut vert l’an 3i4 avant J. C., âgé de 90 ana. 1 , 49a. II , 91 , 403.

XéüODOQUS , Caidien , officier et courtisan d.*Al4Xandre^^<irand. lU , 138.

Xi^NOPHANS, poète et philosophe grec , naquit vers l’an 620 avant J. C. , et vécut plua d’un siècle. 11 réfuta les fictions théologiques d’Aoméiv et la theogouie d*HisiQ<i«. En ae riant des dogmes obacuis du paganisme , il n’en substitua pas de plus solides.

On te regarda comme un impie, qui n’est inei^ule que pour le plaisir de l’éti'e. Il fut chassé de Colophon , sa jfiatsle , ae retira en Sicile , et y mourut après avoir formé des disciples qui propagèrent ses opùûaia, tt don-

nèrent naissance è la secte des phi-

■ loaophcs appelés Elêaiiqmfs, H, 329*

XÊNOPHILE , cppiuiae de bandits, aida le célèbre ^rutus dans son expédition contre Piicocièst tyran de Sicyoue.

XÊMOPHOlf , athénien , né l'an 45o avant

J. C. , emiSocratê pour maître , etdo-

vint sage et citoyen à l’école de cet illustre philosophe. Il ne quitta ses leçons que pour les mettre en pratique en servant la patrie, et fut un des chefs de l'armée gracque qui alla seconder la révolte de C^'us-ht-Jeune contre son frère Jrlajcerxh ~ Mnémon ^ roi de Perse. Cjnis futvaincu à Cuiisxa l’an 40 1 avant J. C. ; et les Grecs auxiliaires , obligés de fuir devant le vainqueur qui les poursuivoit,iirent, sous la conduite d*^AVnop^rpn, cette m*rphe célèbre à laquelle on a donné le nom de Hetraite des dix mille, Apràa s’étre comblé de gloire en raineuantses compatriotes dans leura fo^ êra , le brave capitaine accompagna II, roi

de Sparte, dans son expédition d’Asie.

A son retour, les intiigues du roi de Pc rse le firant exiler d’Athènes ; il ohercha un asile dans quelques villes de In Gi-èce ; et après s’éti*e fixé à Coq rinthe , il y pMsa le rastc de ses jourV dans un doux repos , qu’il consacra aux lettres , et mourut l’an 359 avant J. C. Il nous reste de Xènoplivn plusieurs ouvrages historiques et philosophiques , admirés de scs. contemporains , et qui le aérant dans toné les âges. On en a donné rlusieura éditions estimables, parmi fcsqucllca

s« diatiuguent celles de Paris , 1628 , «

in-Jo/., et d'OEford. i7o3 , 5 toi.

XsaxÈs 1, KIf I , roi de

Pei-se , Miccéd. i wb l’in (SS avant }. C. , et mérita le nom de Grand , moina par le succèi que par

. ta Ita^dieaae de ses enuepr^ca. Il fit aux ^ec« une ,juene maO^lireBW .

et fut auasfiné par ArUitamt, caprs taiue de sea gardes , l’an i<5 avant J. C. , dana ta vingt-uuième année deaowtégne. I, 7, 191 , igS, 197, 19*. >o3. 333. II, i5, 55, 173, xx3.

XlMjtKXs ( François ) , né en 1437, entre dans l'ordre des cordeliera , et devint confeaieur d’iMAe/Ze , reine de GaatiUe . . qui le nomma arc^evHajue de Tolède, et le fit décorer de ta pour* pre romaine. Après ta mort de cette princesse , Ferdinand son époux , r-oi d'Aregon , ^ aLdmirriatreteux de ta

GutUle , partagea lea aoins du gou- Ternement avec le cardinal , et par aon testament le déclara régent de toute l'Espagne , pendant la minorité de Charles - Quint. Son despotisme alors devint extrême ; mais peut-être étoit-il nécessaire , puisque loin d'éu abuser , il ne s’en servit que pour faire du bieu. Il se vantoit de ranger avec son cordon de cordelier tous les nands dans leur devoir, et d'écraser leur fierté sous ses sandales mouas* tiques. Les premiers seigneurs d’Espagne , révoltés d’une conduite qui ne leur laisSoit que l’obéissance , se liguèrent contre lui ; et demandant avec hauteur de quel droit il gou-

R I Q U E , ^tC.

vernoit le royaume ? « En vertu da » 'pouvoir qr.i. m’a été confié par le feu roi , • répondit le caj^inal.

“ Ce prince, lui répliqua - t -ou , » u’avoit pas ce droit , puisqu’il n’é- " toit lui-nicme qu’administrateur.

“ — Eh bien! reprit. Yimenés , venez • voir mon titre. • Alors les faisant approcher d’uu balcon d’où l’on appei-ccvoit une batterie de canons , il fit faire uue furieuse décharge , et dit d’un ton sévère : - Voilà les titres - de mon pouvoir , et la dernière > raison des rois. - Ce ministre célèbre mourut empoisonné en i5i7,à 8 1 ans, après avoir gouverné l’Espagne pendant 22 ans. II, 219.

ï OM - TchENG , empereur de la Chine, monta sur le trône en 1 722 ,

et moumt eu 1735 règne. II, 327.

après 1 3 ans de

Zacharie , disciple de l’abbé ^//eatn , su|lérieur des solitaires* de la montagne de Sina'i. II, 507.

Zaleucds , législateur des Locriena , environ Soo ans avant J. C. II , 122.

ZEBEIDAH , l’Ane des femmes du calife ffaroun-al-Rasclu/tl, 1 , 3a3.

Zeiri , prince mnsutînan d’Afrique , en 935 , s’est rendu célèbre entre les souverains de sou temps par ses victoires. II ,

ZÉIIIS , Dardanien , gouverneur de l’Eolie pour le roi de Perse, et tous l’autor^ diwatrapc Pharnabaie. II , 3a5 .

ZfcNON estle fondateur do la secte des Stoïciens.- Ce nom fut donné à cetto

' classe de philosophes , parce que leur • maître avoit choisi un portique pour vdonnerset leçons. Il naquitàCitium dans l’île de Chvpre. Un naufrage l’ayant jeté à Athènes , il y étudia la sagesse , se fit une doctrine et des disciples , et son école fut long-temps célèbre. Zénon ayant fait une chute , sa donna lui-même la mort, vers l’an a 6 *

• avant J. C. Ceux qui suivirentses principes imitèrentsouventcesuicide, surtout lorsqu’ils étoient malheureux :

■ comme si le véritable héroïsme consistoitplusàsedébarrasserdesesraisères, qu’a en supporter courageusement le douloureux fardeau ! Zénon admettoit en tout une destinée inévitable :

• son valet voulant profiter de cette , opinion , s’écria , tandis qn’on^ le bat-

• tait pour un larcin : • J’étois des-

» tiné à dérober. — Oui , lui répondit le philosophe, et à être battu. - I 4. II, 176, 406, 434. III, 27, 119, 207.

Zeuxis , peintre grec , ùé à Iléraclée , florissort vers l’an 400 avant J. C. et s’illustra par ses nombreux chef»d’oeuvie. Ayantrepi-éseutéunevicille avec un air extiémement ridicule , ce tableau le fit tant rire , qu’il en mourut. III , iSo, 21 1,

Zl.\D, miunlman, gouverneur de Basra.

ZOBAIR , chef d’une famille arabe , dont chaque individu devenoit fou dit-on , lin jour de l’aunée. II , 193.

ZOPIHE , seigneur pei san , ami de Darius /, fils li’ Hjstusfies , roi dePeive. 1,112.

ZOROASTRE , nom de deux législateurs persans. Le premier étolt , dit-on , un philosophe profond Ne se croyant sage quq pour rendre ses semblables heureux, il leur persuada de se soumettre à un code de luis qui , les unissant par les licus d’une (ntei-nité mutuelle , ne fit plus qu’une seule famille de plusieurs provinces étendues et peuplées. On ignore quand il vivoit , mais il est probable qu’il florissoit environ 200a ans avant l’êrr chrétienne. Le second Zoroaslre parut Sous Darius I , fils d'IIjstaspts , vers l’an 492 avant J. C. On l’appelle eucoi-e Zerditsth , et c’est lui qui a composé le Zende-Avesta , publié par M AnauttU-du-Ptrron ^ eu I77s>f.ibris.

Fin i* ta Table des Personnages .r ^

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