‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 39 sur 169 · L-y Cjutj^Ic · texte numérisé non relu

L-y Cjutj^Ic

i34 RÈticroif.

« relif^on , c’est l’intime persuasion où nous avons « toujours été qu’il y a fies dieux qui conduisent et « gouvernent l'Univers. »

2. Les Perses adoroient la soleil avec un profond respect, et sur-tout le soleil levant. Ils luiconsacroientun charmagnifiqueaveedes chevauxdegrand prix, et quelquefois ils i nimoloient des bœufs en son honneur. Le feu avoit aussi des autels ; on l’invoquoit toujours le premier dans les sacrifices ; on le portoit par respect devant le prin<je lorsqu’il étolt’erf marche : les mages seuls en avoient la garde , et l’on se croyoit menacé des plus grands malheurs , si jamais ils le laissoient éteindre.

La doctrine fondamentale des Perses étoit qu’il y a deux principes : l’un qui est la cause de tout le bien , l’autre qui est la cause de tout le mal. Le premier étoit représenté par la lumière, et l’autre par les ténèbres, comme leurs propres symnoles. Ils nommoient le dieu hoïiYasdam, on Ùrniuzd ; et le mSi\x\aÀs, Abraman.X^c premier est appelé par les Grès Oromasdhs , et le dernier Arimanius. Ils croyoient qu’il y auroit une opposition continuelle entre ces deux divinités jusqu’à la fin du monde ; qu’alors le bon prévaudioit sur le mauvais , et qu’après cela chacun d’eux auroit son

Juopre monde : savoir , le bon , son monde avec tous es gens de bien qui lui seroient unis ; et le mauvais, aussi sonmonde avec tous les méchans qui le suivroient.

Le second Zoroastre, qui vivoitdu temps de Darius, entreprit de changer ce syslèmede religion : au lieu des deux prindpe.<P, il en établit un supérieur ; savoir , un Dieu suprême, auteur de la lumière et des ténèbres, et qui, parle méjangede ces deux principes, faisait toutes choses selon son^ion pbaisir. Mais, pour éviter de faire Dieu auteur du mal, il disoit qu’il y a un Etre souverain, indépendant,etquiexisleparfui mêmede toute éternité; que, sous cet Etre souverain, il y a deux anges, un ange de 1 urn ière qui est l’auteur du bien, un ange de ténèbre» qui estl’auleurdu mal; que ces deux anges ont formé, du niélange de la lumière et des ténèbres, toutes les choses qui existent; qu’ils sont continuellement en guerrel’un ‘ contre l’autre ; que lorsque l’auge de liunière serendW

by Gougli

maîlre , le bien l'emporte sur le mal ; et que , lorsque range de ténèbres a l'avantage, le mal prévaut sur le bien, ét que ce conflit durera jusqu'à la tin du monde ; qu’alors il aura une résurrection universelle , et un jour de jugement, où chacun recevrala juste rétribution de scs oeuvres : qu’après cela l’ange de ténèfires et ses sectateurs seront relégués dans un lieu où ils souffriront les peines dues à leui-s crimes dans une obscurité éternelle ; et l’ange de lumière et ses disciples iront aussi dans un lieu où ils recevront'la récompense de leurs })onnes actions dans une lumière éternel le , qu’ils seront séparés pour toujours, et que la lumière et les ténèbres ne serooit plus jamais mêlées et confondues ensemble.

LesPerses, avant le dernier Zoroastre, n’érigeoient nistatues, ni temples, niaulels à leurs dieux,et offroient leurs sacrifices en plein air, et presque tortjourssur des hauteurs et des montagnes. Ils regardoient comme une chos'e injurieuse à la Divinité de la renfermer dans l’enceinte des mm’ailles, elle à qui tout est ouvert, et dont l’Univers entier est comme la maison et le temple. Cet usage fut encore réformé par Zoroastre ; et c’est lui qui fit b4tir des temples où l’on conservoit avec grand soin le' feu sacré qu’il prétendoit avoir • apporté luiménie du éiel. Les lois ne permettoient à aucun Perse de borner le motif de ses sacrifices à un intérêt domestique et privé. C’étoit une belle manière d’attacher les particuliers au bien public, que de leijr apprendre qu’ils ne dévoient jamais sacrifier jxmr eux seuls , mais pour le roi et pour tout l’état, où chacim se trouvoit avec tous les autres. V oyez Adoration, Piété.

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