‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 43 sur 169 · Le gouverneiu- de Catanne pHa un seigneur des · texte numérisé non relu

Le gouverneiu- de Catanne pHa un seigneur des

plus distingués de la cour à’ Alphonse Vy roi d’Aragon, de le présenter au monarque : ce courtisa n le lui promi t ; mais , lorsque l’occasion se présenta d’exécuter sa promesse , il se trpuva fort embarrassé. Le mérite du gouverneur se réduisoit à bien boire : quel éloge faire d’un tel homme au plus sobre de princes ? Enfin ne trouvant rien de recommandable dans le sujet qu’il préseritoit, il dit simplement : Sfre, j’ai l’honneur de présen-

« ter .à votre majesté un homme qui n’est jamais jeun « quand le soleil se lève. — Encore moins quand il se « couche , » repartit Alphonse, en lui tournant le dos.

17. Le marquis de Grammowr éloit un homme à bons mots, et tout le monde étoit sacrifié à sa passion pour la

plaisanterie.

pîaisanterie.Yoyantunjeimegentilhomme breton, nouveau débarqiié à la cour, pour reinbarrasscr encore davantage , et lui faire, en quelque sorte , payer sa bienvenue., il lui dit : x Apprenez-nous si dans votre pays on « saitcequec’estquepai’abüle, faribole, obole ? Le gentilhomme lui répondit, avec l’applaudissement de toute la cour : « Parabole est ce que vousn’entendez pas ; fari- «bole, ce que vous dites; obole, ce que.vous valez.»

1^. Louis XIII, à la porte d’ime petite ville, su pportoit avec beaucoup de patience une harangue très-ennuyeuse- Bautru crwX. qu'il feroit plaisir au roi d'interrompre l’insipide orateur. « Monsieur, lui demanda- « t-if , de quel prix sont les ânes dans votre pays ? » Le harangueur s’arrêta ; et après avoir regardé Bautru. depuis les pieds jusqu’à la tête ; « Quand ils sont de « votre poil et de votre taille , répondit-il , ils valent atgi moins dix écus; » et il reprit le til de son discours. ^ Tig.ylntigénidas, fameux joueur de flûte thébain, par sa supériorité dans son art, avoit excité la jalousie d’un musicien de sa profession, qui lui dit en colère : «Je « t’acheterai pour esclave. — Tu feras bien, lui répon- « dit-il ; je pourrai t’apprendre à jouer avec grâce. »

11 fat le maître du célèbre Isménias, qui, jouant un jour en public, et n’étant point applaudi comme il le méritoit : « Joue pour moi , .lui dit Antigériidas , et « pour les Muses. »

20. Lés Gaulois ayant envoyé des ambassadeurs au grand Alexandre , pour lui demander son amitié ; ce prince , qui s’imaginoit que son nom faisoit trembler toute la terre , voulut savoir quelle impression ses rapides conq^uêtes avoient faite sur leur esprit, x Que « craignez-vous le plus ? leur demanda-t-il. -— C’e^it « que le ciel ne tombe sur nous , et ne nous écrrase. » U.I. Démodes se moquoit, en présence à! Agis III , roi de Lacédémone, des épées des Spartiates, et disoit qu’elles étoientsi courtes, que les joueurs de gobelets d’Athènes les pourroient avaler. « Cependant , avec « ces courtes épées, lui répartit Agis, nous atteignons « ces ennemis dont les épées sont si longues. »

Un méchant homme demaudoit à ce monarque Tome lu. ■' K ' •

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quel ë toit le plus vertueux des Spartiates : « C'est , « répondit-il , celui qui le resseinlde le moins. »

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