‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 5 sur 169 · A R D O IT · texte numérisé non relu

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de ^^andes chaudes sur la Icle, le regarda d’un œil assez lier, ni.ais sans emporteinenl. L’esclave se jela aussitôt à scs pieds, et lui dit ces paroles de l’Aicoran: «Le paradis « est fait pour ceux qui retiennent etdointent leur eo- <«; 1ère.» Hussein lui répondit qu’il n en ressentoit jinint. Ij’csclavc continua de répéter les paroles du niêmo verset : «Etqui pardonnentà ceux qui les ont offensés. — « Je te pai’donne aussi , » répliqua le calife. Enfin l’e.sflave , achevant de pi ononcer les dernières paroles du texte : « Dieu aime .sur - tout ceux qui leur font du « bien ; » Hussein, lui dit : « Je te donne atissi la li- « Lerté , et quatre cents drachmes dlargent. »

7. Un militaire, ancien dans lescrviee,avantobtenude lacour un gouvememcntconsidérable,en futprivé quelques années après, par Hlfonse V , roi d’Aragon,qui jugea à propos de le donner à un autre. L'omcier fut si piqué de cette disgrâce, qu’il sortit du royaume, et alla pareourirl’Espagne,laFrance,etensuite toute l’Allemagne,scplaignantpar-toutdel'injusticeduroi,sans meme épargner les calomnies lesplusatrocesqu’iKseinoitadroitement dans ces différentes cours,afm de le rendre plus odieux. Comme il s’aperçut à la fin qu'il ne tiroit pas grand profit de toutes ses déclamalions,et que les ennemis d’H//hnse, après avoir pris plaisir à l’écouter, ne lui donnoient rien, il prit le parti de s’en retounicr.Le roi, quelque temps après,sut qu’il s’étoitréfugié àFlorence; il lui fitdirequ’ilpouvoitvenirèlacourentoutesureté, ajoutantees paroles remarquables: «On n’a point encore « oublié vos servâces ; mais voti-e offense est déjà ou- « bliée. » Alfonse ne s’en tint pas à des sentimens stériles; il voulut encore lui payer les frais de son voyage, et luifitmêmeprésentd’unesommed’argentconsidérable.

8. ^Z«zzas’étantrévoltéconlry/m?/raf/F;ccteinpereur envoya l’assiéger dans h>zcrum,par le grand-visirAAojro7/,qui prit la ville,et se saisit de la peronne du chefdes rebelles. Le visir,quoiquenaturellementsévère,accorda le pardon aux habitans,et reprit en triomphe la routede Constantinople.Comme il apprqchoit de cette capitale, tout le peuple sortit en foule à sa rencontre, attiré par la réputation d’Abaza. Chacun s’empressoit de voir cct

illustre captif, qui avoit été' pendant plusieurs années la ten eur de Tempire o\\.oïi\M\.Jmurat. lui-même, impatient de satisfaire sa cimiosité,quitta le serail,et s’avança à cheval hors de Uvi lle,environné d une troupe de jeunes

gens de sonâge.Onluiprésente^èazachargédechaînes. Il arrête quelque temps sur lui des regards de surprise et

d'admiration; puis, rompant tout-à-coup le silence-: « Je « te pardonne, Abaza, dit-il; tes exploits m’ont fait ou- « blier ta trahison; et pour mieux t’engager à la réparer, « je te fais hacha de Bosnie.» Aussitotmille cris de joie applaudissent à la générosité du jeune sultan , tandis q\.i’ Abaza lui jure , a ses pieds, une fidélité inviolable.

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