‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 61 sur 169 · SAVOIR-VIVRE · texte numérisé non relu

SAVOIR-VIVRE

grands génicsd’entrelesMusuliiians, de quelle méthode s’étoit servi pour arriver à ce haut point de science qu'il avoit acquis ? « C’est , répondit-il, en ne rougis- « sant jamais de demander ce que je ne savois pas. »

5. Un de courtisans du sage Alfonse V, roi d’Aragon, s’avisa de soutenir, en sa présence , qu’il avoit lu dans l’histoire, qu’un certain roi d’Espagne disoit que la science ne convient nullement aux gens de qualité, et qu’il est indigne de leur rang de s’y appliquer.

« Vous vous trompez, dit Alfonse en l’interrompant,

« ce n’est pas un roi qui l’a dit , mais un hœuf. »

5. Démétrius PoliorcètesaydLat prisIVIégare d’assaut, l'abandonna au pillage. Il défendit cependantqu’on touchât à la maison du philosophe Stilpon ; mais les soldats échauffés n’entendirent point ses ordres. Stilpon ne fit aucune plainte , et Déniétrius lui ayant demandé s’il n’avoit rien perdu : « Rien de ce qui m’appartient ,

« répondit-il; mes véritables richesses me restent : la « science et l’amour de la vertu ; quant aux autres,

« pourquoi m’appartiendroient-elles plus qu’à l’enne- « mi.> » V'oyez Amour des Sciences, Erudition.

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