‹ Dictionnaire historique d'éducation, où, sans donner de préceptes, on se propose d'exercer et d'enrichir toutes les facultés de l'ame et de l'esprit, ... Par m. Fillassier, des Académies royales d'Arras, de Toulose, de Lyon, de Marseille, etc. Tome premier troisième Tome troisièmeChapitre 9 sur 169 · Tome UL^ C · texte numérisé non relu

Tome UL^ C

34 pénétratioit,

des conjurés, mis en enil^uscade, dévoient Tassassiner an retour d’une course qu'il avoit faite liors de la ville. 11 étoit en litière , parce que la goutte Pempéchoit de marcher. Son nls , qui l’acompagnoit, dit è ceux qui le portaient de quitter la route ordinaire , et d’en prendre une plus courte pour entrer dans la ville. Pour lui, monté sur son cheval , il prit le chemin naturel ; et51 dit à ceux qiPil rencontroit , que son père le suivoit , et qu’il n'étoit pas éloigné : par cette ruse , il trompa ceux qui l’attendoient; et tous deux arrivèrent, pres- .qiie en même temps , sains et saufs à Florence.

3. L’auteiu: du Nighiaristan , ou Collection curieuse d’événeinens mémorables, pour faire connoître la pénétration des Arabes, raconte l’histoire suivante.Trois frères arabes , de la famille s’étant mis en voyage

pour voirie pays, rencontrèrent un chamelier qui leur demanda s’ils n’avoient point vu un chameau qui s’étoit égaré sur le chemin qu’ils tenoient .^L’aîné d’entre eux demanda au chamelier , s’il n’étoit pas borgne ? « Oui ,>/ lui répondit-il. Le second frère ajouta : « Il lui « manque une dent sur le devant;» et, ceci se trouvant vrai, le troisième frère dit : « Je parierois qu’il est boiteux.» Le chamelier entendant tout ceci , ne douta plus

Su’ils ne l’eussent vu , et les pria de lui dire ou il étoit.

es deux frères lui dirent : « Suivez le chemin que nous tenons.» Le chajiielier leur obéit, et les suivit sans rien trouver. Quelque temps après, ils lui dirent: « U est chargé de blé.» ils ajoutèrent peu après: « Il porte « de l'huile d’un côté , etdu irticl de l’autre. » Le chamelier,qui savoil la vérité de tout ce qu'ils lui disoient leur réitéra ses instances, elles pressa de lui dé<’ouvrir le lieu où ils l’avoient vu. Ce fut alors que ces trois frères lui j urèrent que non-seulement ilsne l’avoienf point vu ; mais qu'ils n'avoienl même entendu parler de son chameau qu'à lui-même. Après plusieurs contestations, il les mil eu justice , et on les emprisonna. Le juge , s’apercevant que c’éloient des gens de qualité , les fit sortir de prison , et les renvoya au mi du pays, qui les recutforlbieu,ctleslogea dans son palais. Lu jour, dans renlretienqu'ilculavcceux,il leurdemanda comttieut ils savoicnl tant de choses de ce cliameau, sans

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