Tome n. ^L
1^ ^ K£. DlOCRITK.
it la bienveillance envers les sujets de PEtat ^ la rai- « son et la prudence dans lés occasions.
« Qui doit remporter du courage et de la justice ? « lui aemandoit-on un jour. — Sans la îustice > rëpon- ^ « dit-il, le courage n'est qu'une aveugle impétuosité, ' « plus dangereuse qu'utile.
« Comment peut-on acquérir une gloire immor- « telle ? Im demandoit-on encore. — En méprisant la X mort , » répondit-il.
10. « Il j a trois choses , disoit le poète Agathon , H. qu'un prince ne doit jamais oublier : cjpi'il com- « mande a des hommes ; qu'il doit obéir aux lois ; 4t qu'il ne commandera pas toujours. »
1 1 . On demandoit à jigasiclès , roi de Sparte , quel est le moyen de régner sans gardes : « C'est , rép<m- « dit le prince , de gouverner ses sujets comme un « bon père gouverne ses enfans. »
12. «Heureuse, disoit le philosophe Zénonyheureuse € la ville où l'on admire moins la beauté des édifices , « que la vertu de ceux qui les habitent ! «
i3. « Heureux, s'écrioit Platon , heureux les peu- « pies qui sont gouvernés par un roi philosophe ! »
i4.L'empereur-^^rÎ6wrépétoitsouventdanslesénat, ces belles paroles qui distinguent si bien le roi du tyran : « Jamais je n'oublierai que c'est le bien du « peuple , et non le mien , que je gouverne. »