‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercerChapitre 118 sur 130 · M OK U R · texte numérisé non relu

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hâlé j ses mains endurcies et brûlées du soleil^'^e tfit quelque temps , et renvoya cet homme ; mais , Payant entendu étemuer en s'en allant , il dit aussitôt : «Je « n'en veux pas davantage , cet homme est mou et « adonné aux plaisirs : on n^éternue pas si facilement, « quand on mené une vie dure et laborieuse* »

2. LesPersesavoienten horreur le menscHige» qui passoit parmi euxpour un vice bas et infiimant. Vivre d^em- I»*unt étoit ce qu'il» trouvoient de plus lâche après le mensonge. Une telle vie leur paroissoit hcHiteuse y ser vile, etd'autantplus méprisable, qu'elle portoit à mentir.

3. hycurgucy voulant réformer sa patrie, coBaraença par bannir de Lacédémone tous les arts superflus , les poètes ^ les sophistes, les sculpteurs, les peintres; ets'il conserva les musiciens , c'est que leur art > bien dirigé, lui narutpropre à animer le courage. Ensuite il partagea également les terres entre tous les citoyei]bS> aiinquela grandeur des possessions ne nut point entre eux à& différence. Quelques années après , revenant d^un long voyage , dans le temps de la moisson , et voyant dans les campagnes les gerbes entassées et rangées dans un bel ordre, il dit, en souriant, à ses amis : « Ne semble- « t-il pas que la Laconie soit Théritage de plusieurs « frères qui viennent de faire leurs partages ? »

L'argent , ce métal dangereux^ qui nourrit les vices, et qui souvent les fait éclore , étoit inconnu à Sparte : on se servoit d'une monnaie de fer , d'un si grand poids et d'une si petite valeur , qu'il falloit une charrette à deux bœufs pour porter une somme d'envii'on cinq cents livres , et une chambre entière pour la serrer.

Pour faire encore plus vivement la guerre à la mollesse et au luxe, et déraciner entièrement l'amour des richesses , I^curgue institua les repas publics. Afin d'en écarter toute somptuosité et toute magnificence, il ordonna que tous les citoyens mangeroient ensemble des mêmes viandes qui étoient réglées par la loi , et il leuj£jii|||2f^^^^ expressément de manger chez eux en particulier. En conséquence , tous les convives observoient avec grand soin celui qui ne buvoit et ne mangeoit point , et lui reprochoient son intempérance , ou sa tiop grande délicatesse.

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