CONTENTEMENT
1. JLIes pauvres vitiréht dans un monastère d'Oxirinqué , viUe de la basse Thébaïde , pour y recevoir k charité des mains des solitaires. 11 y en avoit un entra autres qui , malgré la rigueur du nroid , n'avoit poui:
CONVERSATION.. . . Ifi
idiite cotiverture qu'une petite natte de jonc , dont û mit la moitié sous lui , et se couvrit avec Pautre, (Comtne il put. Le froid le Élisant trembler, il paroissoijt toutefois content, et se consoloit lui-même, en disant: t le vous rends grâces, mon Dieu ! de ce que je suis « réduit en cet état ; car combien y a-t-iL3e riches ji t qui dans ce moment sont en prison , e^ui ont let t fers aux pieds , sans pouvoir jouir de la liberté ! au « lieu que je suis heureux comme un roi , pouvait « aller où bon me semble. )>
a. Je rencontrai au bord de la mer , dit le poète 8adi > un religieux qu^un tigre avoit & demi dévoré s ii étmt prêt d^expirer , et souffroit des maux inouis. Cependant son visage étoit cahne et serein , et Von foyoit «UT son . front les traits de la douleur vaincus par ceux de la joie intérieure de son ame : « Grand « Dieu , s^écrioit-il , je te rends grâces de n'être acr « câblé que de douleur , et non de remords ! ^