‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercerChapitre 51 sur 130 · L'empereur Frédéric Barberousse assiégeoit et · texte numérisé non relu

L'empereur Frédéric Barberousse assiégeoit et

1)ressoit vivement, en H74) la ville d'Alexandrie-deâ-PaiUe , en Italie ; et, plein de colère contre les ha* bitans, ilfaisoit mettre à mort tous ceux qui tomboient en son pouvoir. Un jour on conduisit à ses pieds trois malheureux captifs qu'il condamna sur Theure à perdre les yeux. Deux de ces infortunés subirent d'abord le supplice ; mais lorsqu'on vint au troisième, Frédéric y touché de sa grande jeunesse, lui demanda ce Épli l'avait engagé à se soulever contre son souverain : «Seigneur, « répondit le jeune homme , j'ai suivi les ordres du « maître que je sers dans la ville. Quelque parti qu'il « prenne , jamais je ii#ra})andonnerai j et, quoique « ma fidélité me coûte bien cher aujouY-d'hui , je tar « cherai enclore de lui rendre tous les services dont je « serai capal)le. » Tant de générosité toucha Timplacable empereur. Il fît grâce à ce valet si digne d'éloges, -et le chargea de reconduire dans la ville les compagnons de sa captivité. ;

8. Sanciy maître des requêtes, voulant engager les i Suisses- au sei-vice de Henri III y en iSSg, envoya se-* crétement son valet-de-chambre , pour lui apport*! Je fameux diamant, connu sous le nom de S and y ^j -fait aujourd'hui l'ornement de la covuonne de nos roiji] et lui recommanda de prendre garde aux voleurs. « « m'arrarh^roient la vie , dit le fidelle domestiquer; « qu'ils ne m'enlèveroient pas le diamant. » II lit eiH tendre à son maître qu'il l'a valeroit, quelle qu'en fiitW

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gfrosseur. Ce qu'avoit craint Sanciy arriva. A son reloni^ 4e Paris, le valet.-de-charabre aperçut une bande de Liriçands qui Pattendoient au passage. Aussitôt il avale le diamant, sans être remarqué, et continue sa roufc. Il est arrêté, fouillé , et mis à mort par les voleurs : c^étoit dans la forêt de Dole. Sanciy ne voyant pas revenir son domestique , et connoissant sa droiture , se douta de son malheur. Il fit faire les plus grandes perquisitions : enfin, on lui rapporta qu'im homme avoit été assassiné dans la forêt de Dole, et que les paysans Tavoient enterré. Il se transporte sur les lieux, reconnoît son valet-(Je-chambre , le fait ouvrir , et retrouve Ston diamant. Il pleura sincèrement lui domestique si fidelle , et admira une générosité qui lui devoit coûter la vie , quand même les voleurs la lui auroient laissée, à cause de la grosseur du diamant. Snnci ne le vou-^ loit avoir qu^ahnde le mettre en gage pour une somma très-modique , dont le roi avoit un pressant besoin. . 9. Pertharity roi des Lombards , dépouillé de son trône par Grimoald , duc de Bénevent , excitoit la jalousie de l'usurpateur, qui lui conseilla de donner à ses amis un magnifique repas : il vouloit profiter de cette fête pour lui arracher la vie. Le monarque dépouillé, averti des funestes desseins de son ennemi, feignit de suivre son avis, et parut se livrer à toute la joie du festin. On le crut même ivre, quoiqu'il n'eût bu que de Peau. A peine se fut-il mis au lit, que son palais fut investi. Alors lefîdelle Unulf, son valet-de-chambre, le déguise sous les habits d^un esclave , le charge de quelques meubles ,, et le fait marcher devant lui, en lui disant des injures , et lui donnant même quelques coups, de bâton. Les gardes, trompés par ce sti'atagême, ne s'opposent point a révasion du prince, qui se rend en France. Grimoald y qui croyoit Tavoir entre ses mains, ordonne qu'on le lui amène. Unulf, qui étoit revenu dans l'appartement de son maître, répand à ceux qui viennent le chercher que PertharitvG^iO&e. On réitère les instances ; nouveaux refus d'ouvrir. On enfonce la porte; on ne trouve que ie seul I7/^«Z^ qui déclare enfin la fuite du prince. Or\ le conduit devant le duc de lîénevent, qui demanda ^

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^es courtisans ce qu'ils pensent qu'on doit faire de cet homme ? Tous prononcent qu'il mérite la mort, « Vous vous trompez , répond Grimoald ; il mérite « plutôt une rcdompense , pour avoir été fidelle à son « maître , aux dépens même de sa vie. »

1 o. KoWkoJferj r un des ambassadeurs suisses auprès de Henri III y en i582, avoit expressément recom-. mandé, en partant pour Paris, qu'on prît le plus grand soin d'im gros chien qu'il aimoit beaucoup. On renferma cet animal pendant cinq à six jours, après lesquels il trompa la vigilance des domestiques , et s'évada. Kollïkqffer fut bien étonné, lorsqu'au milieu de Faudience solennelle que le monarque français donnoitaux députés helvétiques, son chien s'élança à sou cou , et 1 accabla de "caresses. Dès qa'il avoit pu ravoir sa liberté, il avoit pris le chemin de Paris sans .guide, et avoit suivi jusqu'au Louvre les traces de son maître.

1 1 . Sous le règne de Charles V^ roi de France, ui> nommé Auhri de Montdidier , passant seul dans la foret de Bondy , fut assassiné et enterré au pied d'un arbre. Son chien resta plusieurs jours sur la fosse , et ne h quitta que quand il Ait pre$sé par la faim. Il vient à raris , chez un intime ami de son malheureux maître, et parsestristcshurlemens, semble lui annoncer lapette qu'il a faite. Après avoir mangé , il recommence ses cris 5 va à la porte , tourne la tête , pour voir ci on le suit, revient à cet ami de son maître , le tire par Thabit comme pour l'exciter à le suivre. La singularité des mouvemens de ce chien, sa venue sans son maître qu'il ne quittoit jamais, ce maître qui tout d'un coup a disparu, et peut-être cette distribution de justice et d'évënemens , qui ne permet guère que les crimes restent long.temps cachés , tout cela fît que l'on suivit ce chien. Dès qu'il fut au pied de l'arbre , il redoubla ses cris en grattant la terre , comme pour faire signe de cherche^ en cet endroit. Ony fouiUa, et Ton y trouva le corps de l'infortuné ^wirî. Quelque temps après, ce chien aper^ eut par hasard l'assassin, que tous les historiens nomment le chevalier Macuire, Il lui saute à la gorge, el l'on a bicA de, la peine à lui faire lâcher prise. Cnaquç

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fois qu^il ie rencontre , il Tatlaque et le poursuit avec la même fureur. L'acharnement de ce chien , qui n'en veut qu'à cet homme, commence à paroître extraordinaire. On se rappelle l'affection qu'il avoit marquée pour son maître , et en même temps plusieurs occasions où ce ch.e\2iier Macaire avoit donne des preuves de sa Iiaine contre Aubri de Montdidier/Qnelcmes autres circonstances augmentèrent les soupçons. Le roi, instruit de tous les discours que l'on tenoit, fait venir ce chien qui paroît tranauille jusqu'au moment où apercevant Macaire au milieu d'une vingtaine d'autres courtisans , il tourne , aboie , et cherche à se jeter sur lui. Dans ce temps-là , on ordonnoit le combat entre l'accusateur et l'accusé , lorsque les preuves du crime n^étoient pas convaincantes. On nommoit ces sortes de combats jugemens de Dieu , parce qu'on étoit persuadé que le Ciel auroit plutôt fait un miracle , que de laisser succomber l'innocence. Le roi , frappé de tous le* indices <jui se réunissoient contre Macaire , jugea qu'il échéoit gage de bataille, c'est-à-dire, qu'il ordonna le duel entre le chevalier et le chien. Le champ clos fut marqué dans l'île Notre-Dame , qui u'étok alors qu'un terrain vide et inhabité. Macaire étoit amie d'un gros bâton : le chien avoit im tonneau percé pour sa retraite et ses relancemens. On le lâche.. Aussitôt il court , tourne autour de son adversaire , évite ses coups, 1« menace tantôt d'un côté ,, -tantôt d*un autre , le fatigue , et enfin s'élance , le saisit à la gorge , et l'oblige à faire l'aveu de son crime en présence du roi et de toute sa «our, La mémoire de ce chien mérita d'être conservée à la postérité par un monument qui subsiste encore sur la cheminée de la grande salle du château de Montargis.

12, A la surprise de Crémone, en 1702 , un capitaine des troupes impériales, nommé Magdonely tira le maréchal de f^illeroi d'entre les mains de plusieurs soldats qui venoient de l'arrêter, et qui se disputoient ses dépouilles. Le maréchal se courba pour parler à l'oreille de MagdoneL « Ecoutez, lui dit-il; je suis le « maréchdl de Villeroi:^ je puis faire votre fortune» Si

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<c VOUS me menez à la citadelle, et que tous vouKes « vous sauver avec moi, je vous offre un régiment de « cavalerie , et une pension de deux mille écus. » Mag". çtonel lui répondit : « Il y a long - temps que je sen^ a l'empereur avec fidélité, et il ne m'est pas encore "^ « arrivé de commettre une infidélité contre son service: « je ne suis pas d'avis de commencer aujourd'hui. Je f< préfère mon honneur à la fortune : c'est en vain que « vous me tentez par l'espérance d'un emploi un peu « plus relevé que celui que j'exerce ; je suis assuré « d'obtenir par mes services , dans les troupes del'em- ^ pereur , ce que vous voulez me faire acheter dans « les troupes de France par une trahison. »

i3. Le prince Eugène ayant surpris Crémone, ou les Français avoient une garnison , deux régimens irlandais, qui étoient au service de France, se distinguèrent par une résistance héroïque. Ils défendirent constaninient une des portes de la ville contre douze cents hommes, quoiqu'ils ne fussent guère que quatre cents. Le prince Eugène ne trouva pas de meilleur expédient que de tenter la fidélité de ces deux braves régimens. Pour cet effet, il leur envoya Magdonel y qui , étanti Irlandais , pouvoit mieux les persuader qu'un autre. Magdonel , instruit par le prince sur la manière doni il devoit s'y prendre pour gagner ses compatriotes, s'avance entre les combattrais, et demande s'il ne lui se- * roit pas permis de faire quelques propositions. On lui répond qu'il le peut faire librement. Tout-à-coup le comliat cesse. Les deux partis , attentifs à ce qui se passe, ont 1 es yeux attachés snrMagdonel; chacun pense que les propositions dont il est chargé vont mettre fiai à tant de longs et pénibles combats. « Mes compatrio- « tQS, dit-il aux officiers irlandais, son altesse sérénisr « sime monseigneur le prince Eugène de Savoie m'en- « voie ici pour vous dire que si vous voulez changer « de parti et passer dans celui de l'empereur, il voiis-;^ ^ promet une paye plus forte et des pensions plus consr- ' ^ dérabl es que vous n'en avczenFrance. L'affection que ^ j'ai pour toutes les personnes de ma nation en génère rai, et pour vous autres, messieurs, en paticuliePj^^

« m'oblige de vous exhorter à accepter les offres que « le général de Tempereur vous fait ; car si vous le$ « refusez, je ne vois pas comment vous pourrez échap^ « per à une perte certaine. Nous sommes maîtres de la /ville 5 à Texception de votre porte ; c'est pourquoi fn son altesse n'attend que mon retour pour vous alta-^ « quer avec la plus grande partie de ses forces /et pour « vous tailler en pièces, si vous rejetez ses offres. — « Monsieur, répondit un des officiers irlandais, si son « altesse n'attend que votre retour pour nous attaquer « et pour nous tailler en pièces , il y a apparence qu'elle « ne le fera pas de long-temps, car nous allons pource voir à ce que vous ne retourniez pas sitôt ; pour cet « effet, ajouta-t-il, je vous arrête prisonnier , ne vous « regardant plus comme le député d'un grand géné- « rai , mais comme un suborneur. C'est par cette « conduite que ^ous voulons mériter l'estiipe du « prince qui vous a envoyé , et non par une lâcheté « et une trahison indignes de gens d'honneur. »

i4« Marguerite de V^alois faisoit la guerre à HenrillI son frère , et au roi de Navarre son mari. Elle avoit campé sa petite armée devant* Villeneuve d'Agénois. Elle ordonna à trente ou quarante soldats de conduire Charles dejCieutaty officier français, aux pieds des murailles , et de le tuer, si son fils , qui commandoit dans cette place, refusoitd'en ouvrir lesportes. Cieutaty après qu'on eut fait cette indigne sommation à son fils , lui cria : « Songes à la fidélité et au devoir d'un Français ; « et que si j'étois capable de te dire de te rendre, ce ne « seroit plus ton père qui te parleroit, mais un traître , « un lâche , un ennemi de ton honneur et de ton roi. » Ses gardes avoient déjà levé le bras, et alloient frapper. Le jeune Cieutat leur fit signe. On ouvrit la porte : il sortit avec trois ou quatre hommes -, feignit de parlementer; et, mettant tout-à-coup l'épéc à la main , il it avec tant d'impétuosité sur ceux qui tenoient l'éluç sur son père , et il fut si soudainement secondé ^ plusieurs sddats de sa garnison, qu'il le délivra. .' ift. Dans le temps de la révolte du parlement d'An- ^^irap^ contre le çoi Charlq^I, Fairfax 3 géu^iiàfc

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larmëe parlementaire, ayant mis le siëge devant GW cester , place qui tenoit pour le roi , se servit dW cruel stratagème pour obliger le baron ^Arthat-^Cé pel^ qui en étoit gouverneur, \ se rendre à di^crétioà, Capel avoit un fils unique, âgé de dix-sept ans, Inen fait et plein d'esprit, qui étudioit à Londres, i^aw^^b fît amener dans^ son-camp. Il proposa ensuite uiléfeih trevue au gouverneur. Capel l'accepta, et se rendit au lieu dont on étoit convenu. Mais il fat bien étoniié de voir son fils nu jusqu'à la ceinture, les mains Héerf*| derrière le dos , au milieu de quatre soldats , deii^î? qui avoieut le poignard tiré contre lui, fet deux qui Inî** Icnoientle pistolet appuyé sur l'estomac. Pendant qu'ifs rcgardoit ce triste spectacle , il entendit un des offi-' ciers de Fairfax qui lui dit : « Préparez - vous à vonf^ « rendre , ou à voir répandre le iatig de votre fils. IM Capel , potir toute réponse , cria à son fils avec fcr^ nieté : « Mou fils, souvenez-vous de ce que vôu* deveif « à Dieu et au roi \ » paroles qu'il répéta trois fois. Ensuite il rentra dans la place , et exhorta les officiers à périr plutôt que de cîipituler. Fairfax ne poussa pa#i plus loin la tragédie. Dès que Capel se fut retiré, il fiti habiller son fils , et le renvoya à Londres,

16. En iSyo , le parti de la Ligue en kangueâcfrf demanda des troupes au roi d'Espagne, Siirlanouvélft!* de leur débarquement, du Barri' de Saint- Aunez, gml^ verneur pour Henri-le-Grand à Leucate , en partit pOuf aller communiquer un projet au duc de Montmorèrieif commandant dans cette province. Il fut pris en chfr* min par les ligueurs, qui marchèrent aussitôt avec Ici^ Espagnols vers Leucate , persuadés qu'ayant le gou**verneur entre leurs mains , cette place ouvriroit iiH' continent ses portes , ou du moins ne tiendroit pa* Ion "[-temps. Mais Constance de CezelU , sa femiûCi^ après avoir assemblé la garnison et les habitans , él^ leur avoir représenté leurs devoirs et leur honneuîlrf^ mit si fièrement à leur tête , ime pique à la m^r qu'elle inspira du courage aux plus fbibles. Les assié?* geans furent repoussés par-tout où ils se présentèrent Désespérée de leur hontç, et du monde qu'ils avoicnl

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fcïdu y ils envoyèrent dire à celte vaillante femme , IM si elle continuoît à se défendre , iJs alloient faire ^ndre son mari. « J'ai des biens considérables , répondit-elle les larmes aux yeux , je les ai offerts , et je les offre encore pour sa rançon ; mais je nQ nuàièterai point par une lâcheté une vie qu'il me reprorheroit , et dont il auroit honte de jouir : je uq le déshonorerai point par une trahison envers ma patrie et mon roi.» Les assiégeans, après avoir tenlé ne nouvelle attaque , qui ne leur réussit pas mieux le le* autres > furent mourir du Bar ri y et fevèrent lo îjge. La garnison voulut u«er de représailles sur le îgneur de Loupian , qui éloit du parti de la Ligue , qui avoit été fait prisonnier. La généreuse Cons^ nce s'y opposa. Henri , qui sa voit récompenser les ille$ actions , parce qu'il en faisoit lui-même , en- »ya à cette héroïne le brevet de gouvernante dç Lente , avec la survivance pour son fils.

17. En 1477 , Louis AT fit investir Saint-Omcr ; ais cette place importante fut vaillamment défendue ir Philippe , fils à' Antoine , grand bàtaid de Bourigne. Le monarque français , irrijé de Topiniâtre sistahce de ce jeune guerrier, le fit menacer, s'il ne lidoit la ville, de faire égorger son père à ses yeux. hUippe , sans se laisser épouvanter , répondit qu'il Atiois6(Ht assez le roi pour ne pas appréhender qu'il

déshonorât par une lâcheté pareille. « J'aime tendrement mon père , ajouta-t-il , mais je ferai mon devoir, et je ne livrerai jamais une place qui m'a été confiée. » On Ait obhgé de lever le sié^e ; et le roi , in dé punir Antoine de la vertu de son lils , continua 3 le combler d'honneurs et de biens.

18. Oran,qiii, depuis que le cardinal -Ti/n^/iè^y en fit. : conquête , fait partie de la domination d'Espagne . oit assiégée , en 1706, par les Maures. Philippe Vy talgré la situation presque désespéice de ses afl aires, donna au comte de Santa-Crux d'y conduire de^ icours. Mais ce lâche officier, au lieu de prendre la mie d^Afrique, alla livrer ses galères et ses troupes la ÛQtte ançlai^e ; cç ^ui fut cause q[ue ce y^iX

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