‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercerChapitre 53 sur 130 · FOL · texte numérisé non relu

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1. iVl. Renau , de l'académie des sciences, awit passé une longue vie à la guerre, dans les cours, dan« le tumulte du monde, et cependant sa mort fut callft d'un religieux de la Trappe. Persuadé de la relkioa par sa philosophie, et incapable, par son caractère ^ d'être foiblenieut persuadé , il regardoit son corp» comme un voile qui lui cachoit la vérité étemelle ; et il avoit une impatience de philosophe et de chrétien > que ce voile importun lui fût ôté. «Quelle différence» « disoit-il , d'un moment au moment suivant ! Je vaù* « passer tout-à-coup des plus profondes ténèbres l « une lumière parfaite. »

2. S. Martin , averti, de la part de Dieu , d'aller travailler à la conversion de ses parcns qui étoient en* core païens , tomba entre les mains des voleiuv. W de ces brigands levoit le bras pour lui fendre la tête» lorsqu'un autre l'arrêta, et demanda au saint s'iln'ae» voit point eu peur. « Un chrétien n'a jamais peur»

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répondit cet homme apostolique : la foi lui sert de bouclier; le Tout-Puissant le protèf^e el l'environne: que peut-il redouter ? Ah ! mes amis , ce qui me touche , c^feist la profession vile et danp[ereuse que Vous etercez. » Alors il leur parla de Jésus-Christ rec tant d^onction , qu'il les convertit.

Etant évéque , il abattit un grand nombre de simulacres et d'arbres que les païens honoroient comme des divinités. Souvent son zèle ardent exposoit ses jours^ mais les périls ne pouvoient le ralentir. Un jour, après avoir renversé un temple fameux^ il voulut couper un grand pin qui étoit proche; mais les païens n'y consentirent qu'à condition qu'il se tiendroit du côté que l'arbre pencheroit pendant qu'ils le couperoient. Martinse laissa donc lier de cecôté-là.Unegrandefoulc de monde accourut au spectacle, pour être témoin de sa mort; et l'arbre, à demî-coupé, commencoità tomber sur lui , lorsque , par le seul signe de la croix ^ il fut repoussé comme par un coup de vent , toml)a de l'autre côté , et pensa écraser ceux qui se croyoient le plus en sûreté. Aussitôt il s'éleva un grand cri ; cl les idolâtres étonnés , ravis d'admiration , embrassèrent à l'envi la foi de Jésus-Christ.

3. S- Grégoire ^ qu'on nomme Thaumaturge , à cause des grands miracles que Dieu a opérés par son ministère , sacré évêque de Néocésarée , demanda au Seigneur de luiaccorder une connoissance parfaite des mystères de la sainte religion. 11 fiit exaucé ; et, fortifié de cette connoissance sublime , il part pour sa ville épiscopale^ dont il étoit éloigné. Surpris par la nuit, il se retire dans un temple d'idoles , d'où , par ses prières , il chasse les démons qui y rendoient auparavant Icnrs oracles. Le sacrificateur , n'ayant pu les obliger à revenir par ses cérémonies superstitieuses , menace le saint de le faire punir par les magistrats. Grégoire^ sans s'émouvoir , lui répond qu'avec le secours du Dieu qu'il adore , il peut chasser les démons d'où il lui plaît, et les faire entrer où il veut. Le sacrificateur, touché , le prie de lui faire oonnoître ce Dieu qui a tant de pouvoir sur les autres. Mais, choqué de ce qu'il lui disoit de l'incar-

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nation du fils de Dieu , il lui promet de croire ce wjftni tère , s'il peut, par son commandement, foire chan«; j de place une pierre d^me grosseur extraordinaire r-™ ' lui montre , el la faire passer dans un endroit qu*i marque. La pierre obéit aussitôt au saint , comme elle eût été animée. Alors le païen , sans plus délil)é" quitte sa femme , sa maison, son bien et son sace " pour suivre Grégoire et devenir son disciple.

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