FRANCHISE
jour , Louis XIV jouant au trictrac , il y eut un coup douteux. On disputoit : les courtisans dcmcu* roient dans le silence. Le comte de Grammontsmye» j « Jugpz-nous, lui dit le roi. — Sire,cVst vous qui avez ] ^ perdu , répondit le comte. — Eh ! comment ponvei- . « vous me donner le tort , avant de savoir pe dont fl ^ s^agit ? — Eh ! sire , ne voyez-vows pas que, poiir « peu que la rhosc eût été douteuse , tous ces mçs- « sieiu-s vous aiiroient donné gain de cause } »
2. Denis le tyran avait la manie de faire des vers, et, comme tous les mauvais poètcsja fureur de lesrëciter. Ses courtisans entretenoient sa folie poétique , par le» louanges excessives dontilsPaccabloient.Lescul PWloœène, poète habile et grand musicien, osa lui direson sentiment , et lui avouer qu^il trou voit ses vers mauvais. Denis y irrité de cette hardiesse, le fit conduire aux Latomies , fameuse prison de Syracuse , creusée dans le roc. Quelques jours après , s'imaginant que Philoxène^ instruit par sa disgrâce, seroit d'un goût moins difficile, il le fit venir, et après lui avoir fait plusieurs caresses, Tûivita à se mettre à table avec lui. Sur la fin du repas , Denis commença à lire un de ses ouvrages favoris, sftr du suffrage de son convive, dont il ambitioimoitles applaudissemens. Mais Philoocène, se levant tranquillement au milieu de la lecture,prit le chemin de la porte. « Eh! où allez-vous donc, lui dit le tyran? — Aux La- « tomies, répondit Philoxhne. » Leprincefut charnié