Tome II
« de répondre à vos offres , permctlez-moi de fiiire « apporter mon souper devant vous. » On lui sert au même instant , un hachis fait du reste d^in gigot dont il-avoit dîné. Se tournant alors vers M. Walpole: « Milord , ajouta-t-il y pensez-vous qu'un homme qui « se contente d'un pareil repas soit un homme que la « cour puisse aisément gagner ? Dites au roi ce que « vous avez vu : c^est la seule réponse que j'ai à lui « faire. »
4. Socratc , dont on vient de parler , parvint jusqu^à soumettre à l'empire de la raison et la soif et la faim : quand après s'être long-temps échauffé à la lutte , ou à la course , il se sentoit brûlant et dévoré de soif, il ne se permettoit de boire qu'après avoir répandu le
t)remicr vase d'eau , qu'il avoit lentement puisé dans a rivière. ^
5. C'étoit un usage , qui avoit force de loi parmi les Spartiates , de retourner le soir chez soi sans lumière : « Un homme sobre , disoient-ils , n*a besoin a d'aucim secours pour retrouver son chemin. » Voyez Abstinence , Austérité , Sobriété , Tempérance.