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honte peut souvent enfanter Thonneur , mais il fiiut pour cela que ses motifs soient nobles. Un Lacédémonien , nommé Panthites , avoit accompagné le roi Léonidas dans la fameuse journée des Thermopyles. Avant le combat, ce prince Tenvoya , avec une lettre , en Thessalie, afin d^instruire les Grecs alliés de Tétat actuel des choses : cette commissionprivaPa/i^^Ve^ de rhonneur de. mourir avec ses compagnons pour le salut de la patrie. Ses concitoyens crurent qu^il ne s^étoit chargé de cette lettre qu'afiti d^avoir un prétexte plausible pour ne point combattre. Ce préjugé , qu^il pouvez t aisément détruire , lui causa une telle honte y qu'il ne put soutenir cet affront , et préférant ime mort volontaire , regardée alors comme le plus grand effort du courage , à une vie dont il ne pouvoit plus jouir sans rougir > il se pendit.
2. LuciuS'Crassus demandoit le consulat. Il étoit d'usaçe que les candidats allassent briguer le suffrage des prmcipaux citoyens qui composoient Rassemblée du peuple. Crassus avoit déjà commencé à se conformer a cette coutume ; et , d^'un air suppliant y il prioit ses compatriotes de lui être favorables. Dans ce moment, U aperçoit Quintus Scéi^ola^gracve et sage personnage, et son beau-père. A cette vue il rougit des démarches humiliantes qu'il vient de faire , il n^ose les continuer devant Scévola. Cependant , comme il n'avoit que ce moyen de réussir , il va prier son beau-père de vouloir bien se retirer , s'il veut le voir consul.
3. Le lendemain de la bataille de Pharsale, le grand Pompée , vaincu par César , se retiroit àLarisse.Tout le peuple de cette ville sortit à sa rencontre : « Mes « amis , leur dit l'infortuné général, je ne mérite pas « de tels honneurs : allez les rendra à mon heureux « mal. » Foyez Kjesp> humain*
ROSPITÀLITlé. 3l^