‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercerChapitre 98 sur 130 · LIBERTE · texte numérisé non relu

LIBERTE

ir. devant de vous , et ne refuseront pas le combat. » A. ce discours , le roi se mil à rire ; et comme il ne K>uvoit comprendre que des hommes libres et indépenians^ tels qu'on lui dépeignoil les Lacédémoniens, qui î'avoient point de maîtres pour les contraindre, fussent capables de s^exposer ainsi aux dangers et à la mort : « Ils oe sont libres et indépendans de tout homme , répliqua fH Hémarate ; mais ils ont «lu-dcssus d'eux la loi qui les « domine^ et ils la craignent plus que vous-même n^êtes ft craint de vos sujets. Or, cetle loi leur défend de fuir « ianiais dans le combat^quelque grand que soit le nom- « i>re desennemis;etel]eleurcommande,endemcurant « jfermes dans leur poste , de vaincre ou de mourir. » 9* Auguste^ assis sur son tribunal, rendoit la justice, etparoifiîsoit disposé à condamnera mort plusieurs crimijiels. Mécène , son intime ami , s'en aperçut ; et voulant sauver la vie à ces malheureux , il tâcha de s'approcher de lui ; mais la foule étoit trop grande. Il écrivit donc sur des tablettes ces mots : « Lève-toi , « bourreau , » et les jeta à Pempereur , qui , les ayant lues , se leva , et ne condamna personne.

lo. Titus , fils def^espasieuy étant en Silicie , des dé- |iutës de la ville de Tarse lui présentèrent une requête éurdes objets pour eux de grande importance. ï'zVmj leur répondit qu^il s'en souviendroit lorsqu^il seroit à Rome, et qu^il se rendroit lui-même leur agent auprès de son père. Cette réponse paroissoit favorable et obligeante ; tnais Apollonius de Thyane, qui Pavoit entendue, n^en .fut pas content. Usant de toute la liberté que donne la philosophie : « Seigneur, dit-il à 7>Vw^,sij'accusoisde- « vant vous quelques-uns de ceux-ci d'avoir conspiré « €X>ntre votre personne et'contre l'empire, quel traite* « ment éprouveroient-ils de votre paît ? — Je les ferois « périr sur-le-champ , répondit le prince. — Eh quoi ! « reprit le philosophe , n^est-il pas honteux de tirer « vengeance dans le moment, et de différer les grâces ; « 9e décider par vous-même du supplice , et d atten- ^ dre des ordres pour dispenser des bienfaits? » Titus fut frappé de cette remontrance;et dans le momentil accorda aux citoyens de Tarse ce qu'ils lui dcmandoient.

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bien de Tavoir fait expédier ; mais , au lieu d'un billetde deux cents balisches, il en ftt expédier un autre de trab cents. Les officiers en différèrent encore le payement, comme ils avoient fait la première fois. Le marchand en fit ses plaintes , et le Kan lui fit faire un troisième ' billet de six cents balisches que les officiers fiirent eufifi obligés de payer. Octat , le prince du monde le jJns modéré, ne s^emporta pas contre eux sur le retardement ou'ils avoient apporté a l'exécution de sa volonté; mai» il leur demanda s'il y avoit au monde une chose qui fut étemelle ? Les officiers répondirent qu'il nV en avoit aucune : « Vous vous trompez , reprit Penipereur ; la « bonne renommée et le souvenir dfes bonnes actions « doivent durer éternellement. Ainsi , par vos lon- « gueurs à distribuer lès largesses que vous vous « imaginez m'êti*e inspirées par le vin , vous montra « que vous êtes oies ennemis , puisque vous ne voulex t pas qu'on parle éternellement de moi dans le « monde. » Voyez Bienfaisance y Générosité.

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