D£8 FERS
l^e , Souvent réimprimé et ti-aduit , et dont on a fait le plus grand cas dans tous les temps. Ûl , 166.
EncuRE, Tun des plus grands philosophes de Vantiquité, se fixa à Athènes a l'Age d'environ 36 ans , et y érigea une école dans un beau jaitlin cKiMl acheta. Il y philosophoit tranquillement avec ses amis , et y forma un grand nombi-e de disciples avec lesquels il vivoit en commun. La frugalité étoit l'ame de leurs repas , puisqu'ils ne m^ppoient que du pam et des légumes i et ne buvoient que de l'eau. Epicure faisoit consister la félicité de l'homme dans le plaisir et la volupté , non pas comme ses ennemis ront public , dans les voluptés sensuelles , mais dans celles qui sont inséparables de l'amour et de la pratique de la vertu. On interpréta mal sa doctrine ; et quelques-uns de ses disciples cix>yant devoir la suivre à la lettre , se livrërent à la débauche. Dès-lors il y eut deux classes d'Epicuriens , les uns austèi-es , les autres X*elàché8 : et ces derniers ayant foimé le plus grand nombre , donnèrent lieu à la mauvaise opinion que l'on a conçue des principes de leur maître. Epicure mourut à l'âge de 72 ans, l'an 27 1 avant J. C. 6a#sendi , l'un de ses plus grands admirateurs , a recueilli tout ce qui concerne la vie , la doctrine et les écrits de cet homme célèbre , et en a formé un vol. in-4. I, 114. III, 307.
Epicyde , citoyen d'Athènes , contemporain de ThémistocU. I, 198.
Efonine , épouse de Sabimts , prince gaulois sous l'empii-e de Vespasién.
It i»4.
'EiH.kKO iGmUaum^) , docteui' en théologie , l'un des fanatiques qui jugèrent la Pucelle tTOrlémns. HI , ^23.
ERASISTRATE , petit- fils d*JriitQle^ cultiva la médecine avec le plus gi'and succès , et s'attacha au service de Sefeucus'Nicanor t roi de Syrie.
C'est lui oui découvrit la cause de la maladie du fils de ce monarque , et la guérison ou'il pi-ocura au jeune prince lui valut cent talcns. 1 , 1 40.
Erixone, épouse d'Jrdiêlmus , roi de Macédoine. I, i3o.
Erpeneau ( m. d' ) , officier , qae M. de Turewie fît gouverneur de Phîlisbourg. III , 338.
ESCHINE , célèbre orateur grec , né à Athènes, 397 ans avant J. C. Il fut le rival de Démosthhnes , et le seul de 808 contemporains qui pût lutter
OKNAOES. " 421
contre lui. Les Athéniens admirèrent Démoslhènes , et furent chainués d'en* tendre Eschine : tcUe étoit l'estime
Su'ils faisoient de ses éciits , qu'ils onnèrent le nom des trois grâces aux trois harangues qui nous restent de lui , et celui des neuf muses à neuf de ses épi très. Ou les trouve ^ daus les oratews grecs dos ^idet , in-fol. 8vol. Venise, i5i3. Il est moins véhément , moins rapide f mais plus fleuri et plus abondant que son rival. II, 3i3.
Eschine, philosophe, disciple de lyocraie , ami d^Jrisiipe , a laissé des ' dialogues , dont Jean Leclerc a donné une bonne édition en 1711. 1 , 107.
II, 17a. m, 118.
Eschyle , célèbre poëte gi'ec , né dans l'Attique vers l'an 5^5 avant J. C. , fit regaiilé par les anciens comme
. 4ii^^ auteur de la tragédie.
' '"^isiit lui qui introduisit sur la scène les interiocnteun , l'usage du mas-
2 ne et le cothurne. Il nous reste sept e ses pièces , admirables pai* la grandeur., la sublimité, la véhémence du style. On dit que la pi-emière fois qu'il fit représenter ses £uménides , plusieurs enfansmouioircnt de &syeui' au théâtre , et que quelques femmes enceintes avoitèx<ent. Les meilleures éditions de ces tragédies sont celles de Henri Etienne ; de Slmtey , Londres , i663 , in-fol. ; et c^BA de Glascow , 1 746 « 3 vol. in-8 , précieuse pour la beauté de l'exécution. II, 174.
ESCLAINVILLIERS ( M. d' ), gentilhomme picard sous la minorité de Louis XIV ^ et qui parvint au grade de lieutenantr général. II, aie.
Esope , le plus ancien auteur des apologues , après Hésiode qui en fut l'm-^ venteur , naquit en Pnrygie , et fut d'abord esclave. Il obtint sa liberté , et s'étant rendu célèbre par ses allégories morales , Crésus , roi de Lydie, le fit venir à sa cour. Les Delphiens irrités contre lui , le précipitèrent du haut d'un rocher. Il florissoit ^en l'an 58a avant J. C. II , 14,. 256 , 3o^.
ESPINET ( Guillattme ) , promoteur du diocèse de Bçauvais , Fun des juges de la Pucelic d'Orléans. Les Auglais , dont il servit aveuglément la vengeance , le chassèrent de Rouen quand il ne leur fut plus nécessaire , et il mourut dans uu colombier. III ,
ESTHER , uiibce d& l(l«kY^Q(âc&«. > ^"ùS. ^«^
TABXiS Ht
Ift tribu de Benjamin , mérita par ses vertus d'épouse»' jéssncrus , roi de Perse , après que ce prince eut l-épudié l'orgueilleuse Vasfhi sa première femme. Racine a mis cet événement sur le thédti'e ; et cette tragédie fut faite pour les demoiselles de Saiut-Cyr. I, a 7 9.
ESTRADE ( Godt'J'roi , comte d' ) , maréchol de France , ambatuiadcur en Hollande en i66a , mourut après avoir éti chargé de diverses auti-es négociations aussi importantes , en 1686 , à 7g ans. 1 , 248.
ESTRÉE ( François-Ànnibal d' ) , duC , pair et maréchal de Fi'ance , né en J573 j embrassa d'abord Télat ecclésiastique , et fut nommé évéque de I<aon par Henri IV; mais il rcuouça à cette dignité pour prendre le parti des aimes. Il signala sa valeur à la tète des troupes , et mérita les )Mi^ neurs dont il fut comblé. Il mdi^^ à Paris en 1670, à 98 ans. II était frëre de la célèbre Gabrielle dEstrée , celle des maîtresses de Henri IV que ce monarque aima le plus , et qu'il anràit vi'aisemblablement épousée , si une mort inopinée et terrible ' n'edt tout a coup mis fin aux pi'ojets ambitieux de cette belle favorite. I , ESTURHEL ( M. d' ) , gentilhomme fran* çais des environs de Péronne » défendit vaillamment cette Tille en i556.
Etéogles , éphore ou magistnt de Lacédémone du temps (i*jélexandrele-Gramd et d'Antipaier , qui gouvernoit la Macédoine pour ce prince.
EtesiNUS ( Furius ) , esclave romain , devenu libre et célèbre par son industrie. II , 3/1.
Etienne ( Saint ) , disciple de Gamaliel , fat un des sept diacres choisis par l'assemblée des premiers chrétiens , et eut le premier l'honneur de Tcmportcr la coui-onne du martyre en défendant la foi de Jcsus-Christ.
Etienne , affranchi de Domifia ^ femme Ac l'empereur Dontiden ; ce fut lui qui assassina ce prince cruel , l'an 96 dé J. C. I, 385.
Etienne ( Henri ) , célèbre iraprincur de Paris , mort en iSao. II , i85.
Etienne ( Robert ) , fils du précédent , embrassa la profession de sou pcro , et ennoblit son ait par une conuois- «ance parfaite des langues et àa
STORIQUE
belles-lettres. Pour rendre se« éditions plus correctes , il en faîsoit exposer les feuilles dans les place»
publiques , et payoit libéralement ceux (pli y trouvoient quelques fautes.
Tout parloit latin chez lui « depuis le grenier jusffn'à la caue. Les docteurs de Paris lui suscitèrent quelques affaires ; et pour éviter les suites de leur animadvei'sion « il se retira à Genève , oii il finit ses jours à 56 ans , en 1559. 1 , 247.
EUGUDE, né à Mégarc , s'attacha à Sacrale , et profilMe ses leçons , non pour développer comme son maître les pi'incipes de la morale , la seiiiiescience nécessaire à l'homme , mais ]>our forger une dialectique captieuse , par laquelle il soutenoit le pour et le conti-e , et étoit toujours >en état de disputer. Il se fit des disciples qui disputoient sans cesse > e,t sa secte fut nommée Mégarique ou Querelleuse. 1, 168, 243.
EUCUDE , célèbre mathématicien , né à Alexandrie, enseigna dans cette ville vers l'an 3oo avant J. C. « sous le l'ègne de Ptolomèe-Lagus. Son meilleur ouvrage est celui qu'il a donné sur les élémens de géométi'ie. .
On en a fait une multitude d'éditions , dont la plus estimée est celle àe^Vatfid Grègonj. Oxford , i7o3 , infolio. II, Si , 188.
EUDAMIDAS , roi de Sparte , vers Tan 326 avant J. C. II, 34i-
EuDAMiDAS , citoyen de Corinthe , anxi à!Arethus et de Carixme. 1 , 96.
Eudes , comte de Paris , duc de France , l'un des plus vaillans princes de son siècle , soutint le sié^c de Paris contre les liormands , en 887 , et fut pioclamé roi de la France occidentale l'année suivante. II mourut «n 898,4 la Fcre en Picardie.
EUDOCIE. Voyez AtHÉHAïS.
Eugène ( François de Savoie y connu sous le nom de Prince ) , généralissime des armées et sauveur de l'Empirc , naquit à Paris en i663 , pnt d'abord le petit collet , puis le quitta pour les armes , s'immortalisa par une foule de triomphes , li t trcmbiler toui' à tour les puissances de l'Etirope ; fut j)cut-êlre le premier capi^ taine dans un siècle qui en produisit tant ; et mourut subitement à Vienne en 1736. H, 127, 216»
4'f9- EULOGE ( Saint), diacre et compagnon
du martyr saint Fructueux y durant