‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercer ... les facultes de l'ame et de l'espritChapitre 117 sur 138 · DES 7B · texte numérisé non relu

DES 7B

la pen^ulion allaméc par l'édit de l'empereur Voler ien , en a56. I , i3.

EUBIÈNE , fils d'ttii simple voituriet*, mérita , par sa yaleur , l'estime d'Alexandre - le - Grand , qui lui fit épouser la sœur de Bar sine , l'une de ses femmes. Après la mort de ce conquérant, ilsemontiti digne de lui succéder , et régna sur la Gappadoce et la Paphiagonie. Ces provinces lui fuient contçstécs par Anti^tmus ; et il fut obligé de lui déclarer la guentî.

Il la soutint vaillamment ; mais enfin ses soldats le trahii'ent et le livrèrent à son adversaii'c , qui le fit mourir 3i5 ans avant J. C. 1 , 3a , 39. II , 207.

EuMENE II , roi de Pergamc , succéda à Eumène I son oncle , et fit alliance avec les Romains. Il avoit trois frères , Anale , PhileLerre et Alhènée , qui lui étoient si attachés , qnMls voulurent être du nombre de ses gardes. Il mourut l'an a58 avant J. C. , après 38 ans de i-ègne. I, 38, 167.

EUPHAÈS , roi de Mcssénie , prédécesseur d'Arisiomène , 7 siècles avant J. C. II, i55.

EuPHRASlE ( Sainte ) , vierge , sous le règne de Tltéodose^e-Grand. lU ,

EUPHRASIE ( sainte ) , MÉigieuse d'nn des monastèi'es de la n«balidc. Il ,

EupoLis , poète comique , naquit à Athènes , et florissoit vers l'an 440 avant J. C. On dit qu'Alcibiade le fit mourir pour le punir de quel(;^cs vers malins par lesquels il avoit voulu le ridiculiser. Si cela est , Alcibiade n'imita pas le sage Socrate ; et les leçons , comme les exemples de ce philosophe , furent perdues pour son disciple. II , 181.

Euripide , poëte tragique grec , disciple de Prodictts pour l'éloquence , de Soci'aie pour la morale , à'Ana" xagore pour la physique , fut digne de ces trois maîtres fameux. Il s'enfermoit dans une caverne , pour enfanter ses tragédies , et n'en sortoit qu'avec des chefs - d'œuvre. On les vit , on les applaudit , on les apprit dans toute la Gi-èce , quoiqu'elles fussent au nombre de quatre - vingt - douze. Il ne nous en l'esté que dix-neuf, dont les éditions les plus estimées sont celles d'Albe y on 1 5o3 , //1-8.0 ; de Planfin , en 1571 , in- 1 6 ; de Commelin , en 1597 , in-8.0 ; de Paiil Etienne , en J604 , Mt-4.0 ; et de Josu€Bamèt,en

0KNAGS8. 4^3

1694 , in-fol. : cette dernière a éclipti toutes les autres. L'Andromaque ai Euripide fit une impression si vive sur les habitans de la ville d'Abdère, qu'ils furent tous atteints d'une esr.

pèèe de folie , causée par le trouble que la représentation de celte pièce avoit jeté dans leur imagination.

Pour caractériser Sophocle cl Eiiri^ pide , les deux plus grands tragiques de i'antii^^uité , on dit que le premier représente les hommes tels qu'ils devroient être , et que le second les peint tels qu'ils sont. Ewipide mourut à 79 ans , vers l'an 407 avant J. C. II , 123 , 272.

EURYBIADK , Lacédémonien , général des troupes gi-ccqnes «-on fédérées contre Xerxès I , roi de Perse. I , 223 , 35o , 446.

EusÈBE , gouvei-ncur du Pont et de U Gappadoce . du temps de .y. Basile , évéque de Césarée. II , 287.

EOSÈBK , célèbre é^ue de Césarée en Palestine , fut l'un des plus savans hommes de «on siècle. Il mourut vers l'an 338. On a de lui plusieurs ouvrages , parmi lesquels on distingue son Histoire Ecclésiastique en dix livres , estimée des savans , et digne de l'être de tout le monAle.

EUSTACHE DE Saint-Pierre , citoyen de Calais , qui se dévoua pour sauvex* sa paU-ie , en i356. 1 , 2a3.

EUTHmÈME , ami de Soaate. III , 26.

EUTTGHS , guerrier Spartiate , tué aux défilés des Thermopyles. III , 60.

EUTYCHés , abbé d'un monastère de Constantinople , voulant combattre l'erreur de Nesloriiis , tomba luimême dans l'héi'ésic. Il enseigna que JesitS'Christ avoit un corps céleste , qui avoit passé par cetui de la sainte Vierge comme par un canal ; et qu'après l'union du Verbe étemel à ce corps , il n'y avoit qu'une seule nature en Jésus-Christ^ la nature divine ayant absorbe , selon lui , la nature humaine. Eulychès y fut condamné eu 448 , dans un synode , par Flavien son évoque :

mais opiniâtre dans ses opinions , il en appela au pape ; il eut mêiriic le crédit de faire approuver comme articles de fui les points de sa doctrine , dans un concile qui se tint à Ëphèse , et que , pour cette raiso:i , ou appela le Brigandage d*Ephèse :

mais cet horeNiarque fut annthématisé par le concile général de Chab cédoine , en ^5i. ili ^ \^\ ^ \h.

Yià. t.

426 rrxBLS hi

Les idéçt de ipiritoalité d<> cetto fbmme ezcitërcut le zëlc des th4k>UH fieDS , et sui^tout celai du célèbre Bossuet , évoque de Meaux. Fénilon ▼oolnt défenui'o son amie , et crut rcctilier ce qu*on lui reprochoit en publiant aou livre de V Explicaiion des Maximes des Saints. Le stylo en est pur , vif, élégant et alfectucux ; les pvincip*'^ y sont présentés avec art , et les contradictions sauvées avec adresse ; mais on y voit un homme qui donne tit>p à U charité , et pas assez à l'espérance. Les beautés de cet ouvrage n'en purent voiler les défauts aux yeux de Bossuet, Ce prélat l'attaqua avec force : Fénélon se défendit avec douceur. L'affaire fut perlée devant le saint-siége ; et enlin , upivs 9 mois d'exaiiien , le pape Inno^eni XII condamna en 1 699 le livre dts Maximes , et notamment a3 propositir>us qui en étoient extraites. L'bi-chevcque de Cambivi se aoumit 99lim restriction et sans réserve. Lui-mène fit un mandement eontre son livre , et monta en chaire pour annoncer sa condamnation ; et pour laisser à son troupeau un monum^it dural||e de sa l'étractation , il fit faire , pour cxpMcr le Saint- Sacreaient , nu soleil porté par deux •nges , dont Fnn fouloit anx pieds divers Iivits hcrctiques , sur un desquels étoit le titre du sien. Après cette défaite, qui fat pour lui comme «me espèce de triomphe , il vécut dans son diocèse en digue ai-chevèque , en homme de letti-es , et en philosophe chrétien. Il fut le père de son peuple et le modèle de son clei^é. Il fut enlevé àl*l'EgIise , aux lettres et à la patine en 1715, à 63 ans. Plusieurs écrits de pliilosophie, de théologie , de belles-letti-cs , soitis de sa plume féconde , douce et riante, lui ont fait un nom immortel. Ou distingue soi'-tout ses Ayenttires de Tèlémaquét , ouvrage qui tient à la fois du roman et du poëme épique , et dans lequel on admire toute la pompe d'i/bmèrtf unie à l'élégancMî de Pirgile , et les agrcmeus de la fable , animés par l'énergie de la vérité , et les leçons l^s plus utiles de. la morale. On en a fait plusieurs éditions magnifiques. I, 93 , a33.

Ferdinand , dit /« /«s/*?, monta «ur le

ti'ône d'Aragon en 1 4 1 2 , et no régna que 4 ans , laissant la cX)aroitne au célèbre >^^oaje /', swi fils. I, 148.

Ferdinand II , roi d« Léou vers l'an 1157 ou ii58. 1 , 149.

STOnïQUB

FARDINAND Y , dit le CaihoUiftis , fill ck Jaan II , roi d'Aragon , épousa Isabelle ^e CastîUe en 1469 ; et par ce mariage , il réunit les états de CastUle à ceux d'Aragon , en 1479. Ce prince chassa les Maures d'Elspagne , t'empara du royaume de Napies, et usurpa celui de l'iavai're , en veila d'une bulle qui en excommunioit le it>i , et donnoit sa couronne au premier occupant. Il mourut en i5i6 , après avoir montré dans son adminutration de gi'andes qualités et de grands vices , et s'èti-e joné de tous les princes de l'Europe et de ses ministres même. C'est sous son règne que Christophe Colomb découvrit le I^ouvcau - Monde , et soumit à la Castille tant de riches provinces.

Ferdinand n fut grand' duc de Tos.

cane en 162 1 , et régna 49 ans. Comme tous ses prédécesseurs , il protégea les hommes de génie ; et les letti<es ainsi que les arts doivent le compter au nombre de leurs bienfaiteurs.

FjLrigouse ( le chevalier de ) , officier français , sous le ministère du cardinal de Fleftrj. III, 67.

Ferrers ( la comtesse de ) , an commencement de ce siècle. II , 124.

FeRTÉ {Henri de Senedire) dit le maréchal de la ) , se distingua dans le grade de colonel sous Louis XïII , et devint maréchal de France en i65i.

U se montra digne de cette faveur , et mourut en 1681 , âgé de 82 ans.

Ce général n'étoit pas sans talens ; mais l'amoui-^propi-e gâtoit tout son mérite. II, 416. III, ai6.

FEUILLADE ( François d*yÉubusson , dttC de la ) , se signala à la bataille de Rhétcl , en i65o , aux sièges de Mouzon , de Yalenciennes et de Landrecies , et au fameux combat de Saint- Gothard , contre les Turcs. Ses services lui méritèrent le bâton de maréchal de France. Il mourut subitement en 1691. C'est lui qui fit ériger en 1 686 la sUtne de Zoims XIFêur la place des Victoires à Paris. II , 344 • 43u , 563. III, 79 , 2i5 , 348.

FfiUQUiÈRES ( l'abbé de ) , neveu du

duo Antoine de Grammont. I , S8.

Fevre ( Tanneguy /« ) , né à Caen en 161 5 , se fil de bonne heure un nom par ses succès dans Pétude du grec et du latin. Il fut pèi*e de madame JJacier , et d'un grand nombre de savans ouvrages sur les auteurs anciens.

U mourut en 167a. II » 187. III, aS*.

DES FEHSÔV^AGE5.

VlJX ASSIK& 1(ilfai*/n) , vertueux prêtre du diod'se de Paris , mort en i733 , à 56 ans. I , a88.

Piaittus , évéque de Tagaste en*Afri«

que. III, 327.

ïlTS-WiLLUMS , protégé du cardinal

"Wolsey favori et premier ministre

de Henri VIH^ roi d'Augleten'e. III,

irItACCiLLE, épouse de l'cmporeur

Thèodose^e-Crand. III , 3.

■' FlamarëNS (madame la marquise de) , l'une des admiratrices du célèbre Fonlenetle. III , 226.

Flaminius I^efos ( Caïtis ) , consul romain , géroit sou second consulat l'an 217 avant J. C. , lorsqu'il fut tué à la bataille de Trasimëne , qu'il engagea témérairement. Anttihalvevaporta la victoire , après avoir laissé 1 5,000 Romains sur la place. I, 37.

Flattes ( le seigneur de ) , commandant de Duren , au duché de Clèves, sous l'empereur CA«7f^QMm/.III,3 14.

Flavien, évêque d'Antioche en 38 1.

chassa de son église les hérétiques IVIessalicns , apaisa le courroux de T/iéodose-le-Crtuid f et mourut en 404.

Flèche ( le comte de la ) , qui assiégea la ville du Mans , du temps de Ciitllaume-le-Jiçux , roi d'Angletcrt^, I , 258.

Fleurakges , ancien chevalier français. I , II 5.

FLEURI ( Jndiè^Heratle de) ne à 1.0dëve en i653 , fit ses études à Paris

saine , toujours capable d'affaires.

Il négligea la marine , parce qu'elle lui parut trop coûteuse ; et ce fut une des sources des humiliations que la France éprouva durant et api^ son ministère. L'économie révère qu'il mettoit dans sa maison , il vouloit l'introduire dans l'administration publique ; et la crainte d'Être prodigue , le lendit souvent mesquin.

FONTAINB {^Jean de la) , ne connut qn'à 22 ans son talent pour la poésie , que la lectux'e d'une ode de Malherbe fit éclore. Il puisa dans les auteurs , qui furent alors l'objet de ses études , le style analogue à la simplicité qui le caractérisoit. Aussi naïi que les héros de ses fables « ce fut un enfant véritable , mais un enfant sans malice. L'espèce de stupidité que cet homme de génie a voit dans son air , dans son maintien et dans sa conversation , fit dire à madame de la Sablière , un jour qu'elle avoit congédié tous ses domestiques :

.< Je n'ai gardé que mes trois bêtes : » mon chien , mon chat et mou la » Fontaine. >• Indifférent pour la re« ligion tant qu'il suivit les muses , une maladie le rendit chrétien ; et sa dévotion fut si vive , qu'il prit un cilice. Cet homme immortel , le désespoir de ceux qui voudront réus- - sir après lui dans l'apologue , termina sa cazl'ière en 1695 , à 74 ans. II, 344 I 486 , 504.

avec quelques succès , et entra dans FONTENELLE ( Bernard de Bwier de ) « l'état ecclesi astique.

i astique. Introduit à la cour , une figure agréable , un esprit délicat et souple , une conversation assaisonnée d'anecdotes , une pUi-* santerie fine , lui gagnèrent le flOPur des hommes , et sur- tout celndes femmes. On sollicita vivement pour lui. Enfin Loitis ^Ciyin nomma , en j 698 , à l'évêché de Fi-éj-us. « Je vous » ai fait attendre long-temps , » lui dit ce prince ; «< mxiis vous avez tant » d'amis , que j'ai voulu avoir seul M ce mérite auprès de vous. » A sa mort , il le nomma précepteur de Louis XK. Il n'avoit pas les talens des Bassiiel , ni des Fênélon ; mais il se distingua par un attachement sans bornes pour son auguste élève. Il fut fait caruiual , et bientôt après Louis Xy le mit à la tête du ministère. Il avoit alors plu^ de 70 ans. Le fardeau du gouvernement ne l'effraya point, et il monti-a jusqu'à sa mort, en 1 743 , à 89 ans , une tète libre et

neveu du grend Corneille^vc sa mèi'e, naquit à Rouen , en 1657. Destina à vivre plus d'un siècle , il pensa mourir de foiblesse le jour même de sa naissance. Dès son enfance , il im distingua par les saillies faciles et légères de son esprit. Il n'avoit pas fini ses études , qu'il étoit déjà auteur. Après sa physique , il fit son droit , fut reçu avocat , plaida une seule cause , la perdit , et promit de ne plus se montrex au barreau. Il partagea sa vie entre la philosophie et les belles-lettres , se familiarisa avec toutes les sciences , et prouva qu'il les connoissoit bien. Ses Dialogues des Morts , pifbliés en i633 , commencèrent sa |p:ande réputation.

La morale y est par-tout gracieuse , et, pour ainsi dire , un peu coquette:

le bel-pesprit s'y montre beaucoup plus encore que le philosophe. Ses Entretiens sur la Pluralité des Mondes , soutinixmt sa f^ire et l'aju^xvuccoX.X^.

TAfiLB HISTOllIQUB

pour la première cienne de France , ef qne le pin

Brower a publiés en i6i€ , ijH**

y fit connottre ,

fois , l'art difficile de répandre des grâces jusque sur les matières les nlus abstraites : il y est tout à la lois clair , profond » fin , enjoué , galant. Ses Pastorales sont de mauvaises églf^^es , mais des poésies très-délicates. Ses bergers n'en ont que l'habit , jamais le s^le ; il faut pourtant avouer qu'ils disent de trèsjolies choses : et peut-être Fonleneliê a-t-il voulu créer un nouveau genre.

Tontes les compagnies savantes se firent une glo re de le compter au nombre de leurs membres : ii étoit fait pour les illustrer. Il fut, durant 42 ans , secrétaire de Pacadémie des sciences , dont il fit l'histoire. Les Eloges des Académiciens font partie de cet ouvrage , qui seul eut suffi «our immortaliser un auteur. Peu

a puDues en

FOULQuKS n , comte d'Anjou , dit le Btm , fit atltiver et défricher avee soin les terres de son comté. Il s^appliqua k faire fleurir les sciences t^ut piété parmi son peuple. Lui-même alloit chanter au chœur ; ce qui loi attira les railleries de Lcmis d'Outremer , qui pensoit qu'un prince ne devoit ni chanter, ni étudier : « St- » chez , sire , lui répondit le comte, » qu'un prince non lettré , est un » ane couronné. " Il mourut en 951*

FODQUET ( Jeanne) , une des héroîneff qui défendirent la ville de Beauvais , dans l'assaut que Ckar/et-le' Hardi , duc de Boux^;oghe , donna à cette place en 147a. n , Sao.

de sa vans ont eu plus de gloire , et FOUQUET ou Foucquel (Nicolns) , mar-

* en ont joui plus long-temps. Avec un tempérament délicat en apparence , il fut cependant préservé de toutes ces maladies qui attristent , par intervalles , notre frêle existence. Les facultés de son ame se

quis de Belle-Isle , siu>intendant des finances , en i653 , Ait di^racié en 166 1 , condamné à un Uhnnissement perpétuel , et renfeimé dans la citsdelle de Pignerol. Il mourut en i69€, à €5 ans. III , 3o5.

•outinrent encore mieux que celles FoUQUET ou Paucquet ( Charles "Jr»

de son corps. Il mourut le 9 janvier 1757 , avec cette sérénité d'ame qu'il avoit montrée durant tout le «xmi'S de sa vie. Peu de temps avant de rendre le dernier soupir : « Voilà , » dit-il , la premièi-e mort que je *> vois. » Son médecin lui ayant demandé s'il souffroit : h Je ne sens , «• répondit-il , qu'une difficulté d'ê-

mand ) , fils du précédent , naquit en 1657 , entra dans l'Oratoire en 1681 , mérita la confiance du cardinal de Noatlles , et mourut à Paris , dans la maison de S. Magloire , dont il étoit supérieur, en 1 754. III,

FOURGROT ( M. ) , avocat célèbre an

parlement de Paris. III , a65.

tre. " On a imprimé le recueil de FRANÇOIS I , surnommé U Grand et le

ses œuvres en 1757 , en 10 vol. inla. I , 94 , 3i5 , 319. II , 228 , 56o. III , 222 , 345.

Force ( Jacques-Nompar de Cattmont , duc de "la ) d'une famille noble et ancienne , échappa comme par miracle au massacre de la Saint-Barthélemi , et servit utilement Jlenri IV et Loms XIII. Ce dernier prince le fit mai'cchal de France , et érigea sa terre en duché-pairie. Il prouva sa reconnoissance par de nouveaux exploits , et mourut plein de jours et de gloire « en i652 , a 97 ans. 1 , 33o. ni , 95.

FORISUS , sénateur romain sous Théo^ doric f roi des Ooths. II , 385.

FORTUNAT ( yenaniius ' Honorais "Cle^ mentianiis) , prêtre , et , selon quelques-uns , évèque de Poitiers , naquit en Italie , s'attacha à Grégoire^ de-Tours , et composa quelques poèmes latins , utiles pour l'histoire an-

Père des lettres , qu'il rappela dans ses États , et qu'il dota richement , naquît à Cognac en 1494 , de Chaf Ipr d^ Orléans , comte d'Angoulême , et de Louise de Savoie. Il succéda à Louis XII son beau-père , en i5i5 ; joignit au titre de roi de France celui de duc de Milan , et se mit à la tète de ses troupes pour faire valoir ses prétentions sur ce duché. Les Suis»

ses furent vaincus à Marignan , et le Milanez reçut la loi du vainqueur.

François voulut devenir empereur , mais Charles'Quint fut élu en i5i9 ; et telle fut l'origine de cette rivalité funeste , qui arma ces denx pnissans mcoaitiues , et qui fot fatale à toute l'Europe. La fortune se rangea tout-à-tour sous les étendards des deux princes ; mais enfin elle se fixa pour toujours du côté de Char^ les-Quint. A la bataille de Pavie , en i5a5 , malgré toute sa valenr et

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