II. 109, a84, 4€a. lU
ReiU'es , sous le règne de François 11^ LtonN^ , bâtard de Vendôme , officier
roi de France. III , a88. ' des armées du duc de Bourgogne , fit
ItUXEBiBODaG (Françoi»'Henri''Môtitmo' la Pucelle d'Orléans prisonnière au
rend , duc de ) , 'fils de l'infortuné siège de Gompiègne. III , 3a 1.
BouUeville , qui eut la tête tranchée I«TS (du) , voyez Arc (Jeanne d*).
sous Louis XIII , pour s'être battu LtsanD&S , général lacédémonien ,
en duel , naquit après la mort de son père , en i6a8. A peine fut-il en* état de porter les armes , qu'il choisit le grand Condé pour maître dans l'art des héros. Il sut profiter des leçons de cet illustre capitaine ; et jamais peut-être aucun général n'a suivi de plus près ses glorieuses traces, n remporta tant do victoires , qu'en une année l'église cathédrale de Paris se trouva tendue d'un bout à l'autre des drapeaux qu'il ayoit pris aux ennemis. Ce fut alors que le prince de Conii^ le conduisant au Te Verun qu'on alloit chanter en actions de grâces , dit à la foule : « Place .
* place , messieurs , laissez p
• le tapissier de Notre-Dame. »• Il mourut en 1695, regretté comme le plus habile capitaine que la France eût alors. Sa mort fut le terme des victoii'es de Louis* /e'Grand. 1 , 236 , 756. II , 426.
iTCIDAS , AUiénien qui fut mis en
Î nièces pour avoir proposé une aliance avec Xerxès-le-Grand , roi de Perse. I , 198.
Ltcophron , poète et grammairien grec , vers l'an 3o4 avant J. C. , avoit composé 20 tragédies , et plusieurs autres ouvrages ; mais il ne nous reste de lui qu^n poème intitulé Alexandre , surnom de Cassandre , fille de Pri.un , roi de Troie. C'est une longue suite de prédictions qu'il prête à cette princesse, et elles sont si peu intelligibles , qu'on a donné k l'auteur le surnom de poète ténébreux.
Jean Potterus en a donné une bonne
donna pendant sa vie le bitinle à tontes les affaires de la Grèce ; remporta de grandes victoires sur les ennemis de la puissance spartaine ; humilia , subjugua la superbe Athènes ; puis se laissant enivrer des Aimées de l'orgueil , il osa former le projet de monter sur le trône de Lacédémone , quoiqu'il ne fût pas du sang royal ; et pour parvenir k ses fins , il n'épai'gna ni la religion , ni les sermens , ni la patrie : mais la mort prévint l'exécution de ses desseins ambitieux, l'an 395 avant J. C.
1,4, i85. II, 2j, 85 , 86 t 102 , laissez passer Lysias , célèbre orateur athénien , ami
et disciple de Socrate , fut exilé à Syracuse par les trente t3rran8 , et aida Thrasibule à délivrer sa patrie de l'odieuse domination de ces despotes* I, i85. II , 3oo.
Ltsimaque , fils d* Aristide , Athénien célèbre par son intégrité et ses vertus civiles , n'hérita que de la pauvreté de son père. III , 32.
Ltsimaque , l'un des capitaines d'Jlexandre-le-Grand , se rendit maître d'une partie de la Thrace , après la mort de ce conquérant. Il s'empara de la Macédoine, l'an a85 avant J. C, et régna 5 ans. Ses cruautés le firent détester , et ses sujets l'abandonnèrent. Séieucus , roi de Syrie , les soutenoit : il marcha contre ce prince , lui livra bataille , et fut tué l'an 282 avant J. C. , à soixante-quatorze ans.
IU,67,i75.
1>XS TSASOniTAGXS.
ABIIXON ( Jean ) , né en Champtgne le 23 Novembre 1 632, prit l'hamt de Bcnédictinen i654. Sessnpéi'ieors renvoyèrent à Sa int-l)cni8 en France^ et le chargèrent démon trei-anx étrangers le trésor et les antiques monunuens de cette abbaye célèbre ; mais ayant cassé nn miroir qui avoit appai-tenu , dlsoit-on , à f^irgih , il se démit de cet emploi , qui demandoit un homme moins vrai que lui. Rendu tout entier à ses études , il s'illustra bientôt par la plus vaste érudition.
Le monde savant le combla d'honneui*s , que sa modestie vouloit en ^in rejeter : le roi le chargea de voyager en Allemagne et en Italie pour découvrir dans les bibliothèques nombi^euses de ces pays , tout ce qui
{jourroit concourir a jeter du jour sur 'histoire de France. Par-tout il fut reçu comme un des hommes les plus éclairés de son siècle , et il apporta dans sa patrie la plus riche moisson.
Quand M. le Tellier , arche^eèqj^de Reims , l'introduisit devant JUniis XIV'. « Sire, lui dit-il, j'ai l'bon- •« neur de présenter à voti-^ majesté « le religieux le plus savait et le « plus humble de votre royaume. »
Il moui-ut à Paris , dans l'abbaye de St.-Gcrmain-des-Prés , en 1707, à 75 ans. On formeroit une bibliothèque de tous \e& ouvrages «ortis de sa plume judicieuse et savante y et des éditions qu'il a données. II , 326.
MaBUSE ( Jean ) ^ peintre hongrois , mourut en i592. in , 240.
Macairs-LE-JEONE (St.), célèbre solitaire d'Alexandrie , qui avoit près de cinq mille moines sous sa direo»
tion. Il mourut en 394 ou 3 9 5. On l'a sxxjraxsmrak le jeune ^ pour le distinguer d'un autre St. JBdacaire , solitaire comme lui , et son ami. I , i , 16.
XflACAiRE , évcque de Jérusalem , sous le i-ègne du grand Constantin. III, 58.
Macaire ( le chevalier ) , assassin sous le règne de Charles V, roi de France , fut convaincu par un chien. II , 214.
MacÉDONE I solitaire des montagnes* de Syrie , sous l'empire de Théodose le-Graud. III , 12.
MachabéES (les) , sont les cinq fils de MathcUhias , prêtre juif, chef de la maison des Asmonéens , qui rétablit le culte dn vrai Dieu , et qui gouverna la nation juive jusqu'à Hérode.
Ces cinq frères étoient : /emi, Simon, Judas - Machabée , Eléazar et /ono* fhas. II, 148.
MACLESFISLD ( le comte de ) , pair d'Angleten-e , usifta aux funérailles de Newton , et tint un coin du poêle qui oonvix>it le corps de ce grand nomme. II , 176.
MaCRIN {Mai-ais-Opilius^évèrus)^ fut élu empei'eur romain à la jplace de Caracalla , en 2 1 7 , et fut tue l'année suivante. 1 ,395.
MAGAS se fit roi de Cyrène , l'an 264 avant J. C. , et régna huit ans. Un jour Philémon , poète comique , se permiten plein théâti<e quelques plaisanteries sur ce prince. Magas etoit présent; il le laissa dire ; et quand il eut fini , un garde vint l'épée nue k la main , comme pour lui trancher la tête. Le péète se crut au dernier moment de sa vie : quelle fut sa sur-
Srise lorsqu'il vit le soldat lui ofirir, e la part du roi , une balle et des osselets ? Magas croyoit s'être assez vengé en traitant le satirique comme nn enfant qui n'a point encore de raison. II , 256.
MaGDELEINE ou Magddhw , ( Sainte' Marie) , étoit une femme de qualité de Galilée, qvieJésus-Christ délivra de sept démons. Depuis ce moment, elle suivit constamment le divin Sauveur.
Elle assista à sa passion , le vit mettre dans le tombeau , y porta des.
parfums pour l'embaumer , et fut la première personne à qui le fils de Dieu se montra après sa résurrection, qu'elle alla , par son ordre , annoncer aux apôtres et aux disciples consternés. (5n croit qu'elle mourut et fut enterrée à Epbèse. Ce n'est que depuis le dixième siècle qu'on a imaginé qu'elle étoit venue en Provence avec Marthe et Lazare , qu'on sup« pose avoir été son frèi^e et sfi sœur. Cette supposition est dénuée de vraisemblance ,puisque l'E^ngile la dis* tingue toujours de MéSrie sœur de Marthe , qui d'ailleurs étoit de Béthanie, et non de Galilée. C'est avec aussi peu de raison qu'on l'a confondue avec la pécheresse qui oignit les pieds de Jésus , et que ce divia libérateur renvoya en lui disant :
M Allez en paix , et ne péchez plus. •• On ignore le nom de cette pécheresse ; il est dit simplement qu'elle étoit de Naïm , ville de la tribu d'/^
46o TABLE HIS
sachar ; ce qui seul suffiroit pour la distinguer des deux autres. II , 260.
IfAGON , noble Carthaginois , gouverneur de Carthaghne , du temps du premier Scipian VAJvicMin. III , a 19.
Mahadi , troisième' calife de la race deiAbbassidcs, l'un desplus puissant princes de son siècle , rut proclamé en 7 75 «et mourut dix ans après. 1,55.
MahmodD fut proclamé sultan en 1 73o, et gouTema durant quatorze ans le vaste empire des Tnrcs. III , 33o.
MahoMST ) né à la Mecque vers Pan 56t , de J. C. , d'une famille pauvre , mais illustre parmi les Arabes, fut mis de bonne heure au senpce des caravanes qui négocioient de la Mecque à Damas. Ses voyages ne Penrichirent pas , mais développèrent ton génie et augmentèrent ses lumières.
Ayant remai-^é dans tous Xa pays ou il avoit suivi ses maîtres une multitude de sectes qui se déchiroient impitoyablement , et qui , par leurs étemelles disputes , renîdoient la croyance des peuples flottante et problématique , il conçut le projet de formel' un nouveau système de religion , et crut qu'en simpliGant les dogmes , il poun'oit concilier tous les partis , et faire cesser leurs divisions. De retour à la Mecque , il de* vint commis de la veuve d'un marchand , s'en fît aimer , et l'épousa. Cadige^ ainsi s'appeloit cette femme , donna tous ses biens à son nouvel époux , beaucoup plus jeune qu'elle.
Maître d'une fortune considérable , n'étant pluii distrait par la nécessité de trouver une pénible subsistance , Mtihomet , se livra tout entier à l'exécution de ses desseins. A l'âge de 40 ans , il commença à se donuer pour proplii te. Il feignit des révélations ; il parla en inspiré , et persuada d'abord sa femme et huit autres personnes. Ces disciples en firent d'autres ; et en moins de trois ans , il en eut près de cinquante , disposés à mourir pour sa doctrine. Avant de se livi*er à leur zèle , il voulut éprouver jusqu'à quel point il pou voit compter sur leur crédulité. Il leur apprit que l'ange Gabriel l'avoit mené sur un âne de la Mecque à Jérusalem , où il lui avoit fait voir tous les saints et tous les patriarches depuis Jdnm ; qu'il en avoit été salué comme l'apôtre et le prophète de Dieu , et qu'ensuite le céleste conducteur l'avoit ramené la même nuit au lieu d'où il étoit parti. Sujet à des attaques d'é-
TO AIQUB
pilepsie , il leur pertaada qtiie fet convulsions fréquentes dans lesquelles il tomboit, étoient l'effet des vives impressions de la gloire da ministre que la Divinité lui envoyait 1 pour l'instruire de ses volontés sa-
{ crèmes. Ces absurdités furent «ocudt ies avec enthousiasme ; et Mah/umel, sûr désoimais de l'aveugle confiance de ses prosélyte^ , n'h&ta plus de leur laisser entrevoir le vrai bat de ses impostures. Cependant les mi^ gistrats de la Mecque , alarmés des pit>grès du novateur, voulurent l'ar> rètei' en secret ; il les prévint par nne fuite précipitée , et se réfhgia à Médine. Cette retraite lut l'époque de sa gloire et de la fondatûm de aon empire et de sa religion. C'est ce que l'on nomma Hégire , c'estpà-dire , fuite QU persécution, dont le pranier
{'our répond au vendredi 1 € Juillet de 'an 62a de l'ère vulgaire. Le prophète fugitif devint conquérant. A Is tète de ses sectateurs , ^i venoieut le trouver en foule , il commença par attaquer les caravanes. La vie- Urfrs acoompagna constamment ses étendaitls. Bientôt sa petite troupe fut une armée d'autant plus formidable , que 4e fanatisme aveugloit son courage. Us croyoient ne combattre que pour propager la doctrine envoyée du ciel , et tous se r^ardoient comme agrégés à l'apostolat de leur chef. Mahomet leur défendit toute espèce de controverse avec les profanes , et voulut que tous leui*s argumens fussent au nout de leurs épées. » Chaque prophète , disoit-il « >• a son caractère : celui de Jésus a >* été la douceur ; la violence est le » mien : il faut me croire ou mou- >• rir. o Ses conquêtes prouvèrent sa mission. La Mecque fut soumise , et son temple choisi pour être le centre de la religion nouvelle. Après avoir subjugué l'Arabie , il se crut asses fort pour attaquer les Grecs et les Perses. 11 prit quelques villes de Syrie, tandis que ses généraux , non moins heureux que lui , étendoient son empire jusqu'à quatre cents lieues de Médine , taut au Levant qu'au Midi. C'est ainsi que de simple conduo* tcur de chameaux , Mahomet devint un de plus puissans monarques de l'Asie , et qu'avec le seul glaive , il jeta les fondemens d'une religion qui s'étend aujourd'hui depuis le déti^it de Gibralàr jusqu'aux Indes. Il no jouit pas long- temps du û:uit de se»
1)£3 PEnSOlVNAGEd.
» impostures. Il y avoit dé)à quelques •nnées qu'une Juive , voulant éprouver s'il étoit réellement prophète , avoit empoisonné une épaule de mouton qu'on alloit lui servir. Makdmei ne s'en apei-çut qu'après en avoir mangé un morceai^. Depuis ce moment , il n'eut plus qu'une santé chancelante ; le poison le mina peu à peu , et enfin une fièvre violente tei-mina ses jours en 63a , dans la soixante-deuxième annéf. de son âge , Il fut enterré à Médine ; mais c'est une erreur populaire de croire que «on corps est déposé dans un coffre de fer qu'une ou plusieurs pieires d'aimant tiennent suspendu au haut 4e la grande moscpiée de cette ville.
Son tombeau est une urne de pierre placée dans une chapelle de ce temple : l'entrée en est défendue par de gros barreaux de fer. Le livre qui contient les dogmes et les préceptes du mahométisme , s'appelle jàicoran Qtt le lii^re par exceiletim. Les points principaux de la docmne qu'il enseigne , sont , de croire en un seul Dieu, créateur universel, tout-puissant f qui connoit toutes choses , récompense la vertu , punit I9 vice, et qui a envoyé son -prophhlo Mahomet pour retirer les peuples de l'idolÂtrie. La circoncision , les oblations , l'abs-. tinence du vin , des liqueurs fortes , du sang , de la chnir de porc, le jeûne du ramadan , la prière cinq fois le
- jour , et la sanctification du vendredi, sont les pratiques extérieures qu'il prescrit. li pi'omet pour récompense à ceux qui auront été fidèles aux préceptes , qu'ils seront placés , après leur mort, dans un lieu de délices , où l'ame^sei*a enivrée de tous les plaisirs spirituels , et où , après la résun'eotion générale , le coi'ps , rendu à une vie étemelle avec tous ses sens , goûtera , par ses sens mêmes , toutes les voluptés qui leur sont propres. La meilleure édition de VAlcoran est celle de Mturacci , en arabe et en latin, in-SoL 2 vol. 1698, . Padoue. 1 , 55.
Mahomet , roi du Koui'istan , dans la Perse. I , Sg.
Maillard ( OUsfier ) , Parisien , pnt l'habit de cordelier au quinzième siècle , et se fit une réputation brillante par ses sermons. Il est impossible de lire de plus pitoyables platitudes ; et l'on ne oonçoit pas » en jetant les yeux sur son Av^nt ( Pa-' Tîfl I 1 5 1 1 ) 1 9on pi'euier Uvéme (Pa?
ris , 1 5 1 a ) , son second Carême (Paris, i5i5 ) , ^^ Dominicalea ( Pans, i5i5 ), et ses Panégyriques ( Pài^s , i5i3 ), comment une religion aussi sainte , aussi sublime que la nôtre, a pu être prèchée aussi platement et avec autant d'indé-»
oence , même dans un siècle barbare. Tous ces ouvrages sont en mauvais latin , et les juiisconsultes y sont plus cités que les évangélistes. II , 260.
Maillard , huissier audiencier , étoit le Stentor du parlement de Paris ; Car si l'on juge de l'énergie de we»
poumons , d'après la i-éprimande au président te Coigneux^ u faisoit à lui seul plus de bruit que cinquante avocats ensemble. 1 , 3 14.
MAIIŒ ( Anne- Louise - Bénédictine de Bourbon'Condé , duchesse du ) , petite-fille du grand Condé , en avoit la grandeui' d'ame , et peut-être l'ambition , mais tempérée par les autres vertus qui décorent son sexe. En 169a , elle fht mariée à LotUs-'Aui' gusle de Bourbon , duc du Maine , fils naturel de Louis XIV et de madame de MorUespan. Elle sut se faire aimer de son époux , et le gouverner sans lui déplaire. Elle employa son esprit et son crédit à lui procurer un rang égal au sien ; et après lui avoir fait donner les plus hautes dignités du royaume , elle obtint un édit de Lmtis-le-^rand , mii déclaroit son fils légitime , habue , ainsi que ses desceUdans , à succéder à la couronne , après tous les princes du sang existans. Les bienfaits sans bornes de ce monarque tou^puissaut pendant sa Vie , furent circonscrits après sa mort. Madame la duchesse du Maine fit de vains efforts pour soutenir son ouvrage. Elle fut retenue durant deux ans au château de Dijon , et n'en sortit qu'avec la résolution de se contenter des honneurs qu'on lui laissoit. Elle se consola de ses petites disgrâces en protégeant les sciences et les arts , qui la pleurèrent comme leur mère lorsqu'ils la perdirent en 1753 , dans U soixante-seizième année de son âge^.
Les mémoires de madame de Siaal feront bien connoitre cette princesse.
II , aaS.
MAINTKiroif (• Françoise d*Aubigni , marquise de ) , na^it en i635 dans une prison de Niort , où son père et sa mère étoient «nfermés.
Conduite à \'i%(^ ^% «m^ «a^
DXS PBRS
ef y pour ainsi dire > avec tout le feu d'un poète. Cependant , cet ingénieux éci'ivain n'aimoit pas les vers : •• Je n'en ai fait que deux en ma vie, » disoit-il ; les Yoici :
n fait en ce beau jour , le plus beau
jour du monde , Pour aller à cheval sur la terre et sur
Tonde.
M On ne ya pas k cheval sur l'onde , » lui représentoit - on. ~ J'en con- » viens , répondit-il ; mais passez-le " moi en faveur de la rime. >• Son livre essuya de nombreuses critiques; il en laissa plusieurs sans réponse.
Celles des journalistes de Trévoux furent de ce nombre. •• Je ne veux » pas me battre , disoit-il , avec des » gens qui font un livre tous les » quinze jours. » I, 536. III , aSa.
MaLHJSRBE {François de ) , né en i555 à Caen , d'une famille noble , créa , pour ainsi dire , la poésie française , en lui prêtant des grâces et une énergie qu'elle n'avoit pas connues jusqu'à lui. Il est le premier qui ait fait sentir que noti-e langue pouvoit s'élever à la majesté de l'ode. Moins sublime que Pindare , moins agréable q\x* Horace , il platt cependant par la netteté de ses idées , le tour heu* reux de ses phrases, la variété de ses' descriptions et de ses figui'es , la justesse t le choix de ses comparaisons , et l'ingénieux emploi de la fable.
Toutes ses poésies forment un vol.
/n-80. , dont la meilleure édition est due k M. de Saint-Marc. £n les lisant , on ne peut s'empêcher de répéter ce demi-vers de Boileau, qui seul vaut un panégyrique :
Enfin , Malherbe vint.
Ce poëte célëbre eut tous les travers des enfans des Muses , et quelquesuns des vices qu'ils n'ont pas toujours : brus(;pe , violent , emporté , et sur-tout vindicatif quand on ne flattoit pas son amour*propre. Bacan son élève , et presque son égal, ayant osé lui représenter que la foi- Messe de sa voix et l'embarras de sa langue , l'empêchoieut d'entendre quelques pièces qu'il lui lisoit , Ma- Iherbe le quitta tout-à«coup,et fut plusieurs années sans le voir. Personne ne lisoit plus mal que lui , et cependant il avoit la manie de réciter ses poésies. U £iUoit qu'il çrschdt cinq
owAGfis. 463
ou six fois en lisant une stance de
Î[uatre vers ; ce qui fit dire au cavaiei* Marin : «• Je n'ai jamais vu » d'homme plus humide , ni depoèt« » plus sec. » Un enfant de Themis »
qui vottloit aussi l'être d'Apollon y le pria de lui dire son avis sui* quel«
3ues vers que sa verve venoit de prouii'e : « Avez- vous eu l'alternative » de faire ces vers , ou d'être pendu ? » lui répondit le dur censeur : à >• moins de cela , vous ne devez pas » exposer votre réputation en met- M tant au jour une pièce si ridi- >• cule. - Il estimoit peu son art , et traitoit la rime de puérilité. U prétendoit qu'un bon poète n'est pas
5 lus utile à un état , au'un bon joueur e quilles ; et quand on se plaignoit que les versificateurs n'avoient rien , tandis que les financiers , les militaires et les courtisans avoient tout : « Rien de plus juste , répondoit-il ; » la poésie n'est point un métier ; » elle n'est faite que pour nous pro- » curer de l'amusement , et ne mé- M rite aucune récompense. » A ses défauts il Joignit une sordide avarice. Logé dan« un galetas , à peine s'étoit-il donné les meubles les plus nécessaires. Faute de chaises , il ne i<ecevoit les pei-sonnes qui venoient le voir que les unes après les autres ; il crioit à ceux qui heurtoient à sa porte : « Attendez à votre tour ; il » n'y a plus de sièges. » La fougue de son caractère ne l'abandonna pas dans ia plus grande vieillesse. Un de ses fils ayant été tué en duel par de Piles , gentilhomme pi-ovençal , il voulut se battre contre l'assassin , quoiqui^ii eût alors 73 ans. On lui leprésenta que la partie n'étoit pas égale entre un vieillard et un jeune homme : •• C'est pour cela que je n veux me battre , répondit-il ; je » ne hasai'de qu'un denier contre » une pistole. •• Une somme que lui donna de Piles calma l'efi'ervescence de son courage , et il s'en servit pour faire élever un mausolée à son fils. Il aima beaucoup moins ses autres parens. Il plaida toute sa vie contre eux. Un de âes amis le lui ayant reproché. « Avec qui donc » voulez-vous que je plaide , lui ré- « pondit - il ? avec les Turcs et les » Moscovites , qui ne me disputent » rien ? » Une heure avsnt de mourir , il reprit sa garde d'un mot qui n'étoit pas bien français ; et son con* fosseor lui repréteataat U bivo^^cosb.
464 TABLB HISTORIQUE
de l'antre yie arec des expreMÎont Pharnabaae , et gouTema PEoliG avce bastes et triyialet , le moribond l'in- tagcsae après la mort de son maxi. lenrompit en disant : - Ne m'en par* lU , iio. les plus ; votre mauvais style m'en BlA^auus , patricien romain , qas Cd-
lon-te-Censeur chassa du sénat , pov avoir enibi-assé sa femme en pivsenoe de sa fille. II , 170. III , 3g4.
Manlius ( Marais ) , suinommé Capi»
tolinus , parce qu'il sauva le Capitule de riiivasion nocturne des Gauloii , qui l'assiùgcoient. Il fut i^egardé comme le conservateur de Rome ; et la reconnoissance du peuple se minlfestant cha(|ue jour par de nouvelles faveurs , il crut être assez puissant pour se rendi*c maître de la république. Ses projeta furent découverts. II fut cité devant l'assemblée des comices , et condamné à être précipité du haut du roc Tarpéiea, l'an 3*4 avant J. C. II , 403. lU,3o3. Manlius - Impéhiosus - Torquatus ( TiUis ) , célèbre général romain , fut pliuieui's fois consul ; la première, l'an 347 avant J. C. Il se signala par ses victoires , et plus encore par la rigidité de ses mcsurs , et l'inflexible sévérité de son cai-actère. I , i5i, aia. UI , 19S , 199 , 2o3.
Manuus , fiU du piécédent , ayant combattu l'an 340 avant J. C. , contre l'ordre de sou père , alors consul , fat condamné à mort par ce magistrat sévèi'e , afin de maintenir la subordination militaire. lU , 196.
MaNSARX) ( Jules-Hoidouin ) , célèbre architecte français , mort en 1708 k 69 ans, fut chargé de la conduite de presque tous les bàtinieus de"* Louis XIV* Ses talens furent récompensés de la ci-oix de Saint-Michel , et de la charge de surintendant et or* donuateur-général des bàtimeus, arts et manufactures du i\>i. II , 461, 483. MaNSERA ( le marquis de ) , président du conseil de CastiUe , ctoit âgé de pi-ès de cent ans en 17 tu.
II , aïo.
de Pt-obus , vers l'an a8o. M. BeMi- MA^Sf £LD ( Charli's , prince de ) , l'on sobre a publié une histoire du Mani- des plus grands capitaines die suu chéisnie , pleine de i^echerches et de si^lc, se signala dan» les guerres de philosophie , en a vol. in-40. 1 , 296. Flandres et de Hongrie , et mourut MaNFRÉDI (j^u^/oc/tio) , célèbre mathé- sans postérité eu iSgS. III , 170. maticien , naquit à Bologne en 1674. MaNSFëLD ( Henri - Fr.mcois , comte Il cultiva avec un succès égal l'as- de ) , de la même famille' que le pntronomie et la poésie , et fut associé cèdent , joua un rôle brillain dtais lus aux plus aUèbtes compagnies de guerres pour la succession d'Espcl'Europe savante. Il mourut en 1739, gne , et mourut eu l'IIS , à 74 ans.
MaRG-AuBELE-ANTONIN , dit U Philosoph» , et digue de ce saruuiu , né eu
* défônteroit. » Il monrut en 1628 , peu de temps après sa querelle avec d$ Piles. Il «voit vécu sous six de nos rois. I , 121 , 3i5. II , 255.
MalUDUS ( Jêon ) , Limousin , disciple de Daiamt , fut précepteur de Hcni'i d0 Mesmes , au seizième siècle. II ,
MANDANS , fille d'Jsfyage , roi des Alèdea et mère du grand Cyrus. II ,
4a9- If ANDOMIUS , prince espagnol qui fut
vaincu par Sdpian . l'Africain. II , loS.
M ANES , né en Perse , dans l'esclavage , fut adopté par une veuve qui le fit insti'uii'C. Il trauva chez sa bienfaitrice les livres de l'hérétique Tèrébinthus , et il résolut d'en répandre les dogmes. D'abord il se qualifia d'apôti'e de Jésus- Cftrisl , et enhardi par la cxédulité de aes prosélytes , il se donna bientôt poui* le Saint-Esprit , que le Suiveur devoit envoyer sur la ten-e. La doctrine de cet hérésiai'que rouloit principalement aur la distinction de deux principes , l'un bon , l'anti-e mauvais , tous deux souverains , tous deux indépendans. Le corps , selon lui , étoit l'ouvrage de la divinité malfaisante ; d'où il concluoit que c'étoit un crime de donner la vie à son semblable. Il ajouta à cette erreur fondamentale une multitude d'autres ahsuidités , que ses disciples regai*doient , lualgié leur exti'avagance , comme autant de dogmes ^guratifs et mystérieux , dont les chefs seuls de la secte avoient le secret. S. ^rxgusiin y qui suivit d'abord cette docti*ine J est celui de tous les pèit» qui ' l'a le plus victorieusement combattue. On croit que Manès commença à débiter ses rêveries sous l'empire
a 65 ans. II ^ 177.
Mania , veuve de Zènis , Dardanien , fldérita U protection du satiape
BBS PERSONNAGES. 465
d'ane famille ancienne , fut que dauphin de France , morte ea
adopté par jénlonin'le' Pieux , qui l'asaocia à l'empire. La sagesse et la justice siégèrent aveclui sur lu trône, et il mourut regretté de ses peuple» , estimé , i-cdouté de ses ennemis , en 180 , âgé de 59 ans , dont il avoit régné 19. Il nous reste de ce prince 12 livres de réflexions morales, //1-40.
Londres 1707 , dont M. Dacier a donné une traduction française en 1C91. C'est de toute l'antiquité paycnne , le livre qui appi-oche le plus de la moi-alc de l'Evangile. I, 67, a43, 389, 492, 493IÏ.475.III, 167.
Maucel ( Saint )•, célèbre évéque de Paris , au commencement du cinquième siècle. II , 365.
M ABCELIN ou MareeUiis , frère du tyran Maxime. II , 304. III , 33a.
MaRCELLUS (Marcus-Clattdius) , célèbre général romain , vainquit let Gaulois , tua leur roi , prit Syracuse , triompha plusieurs fois à'Annibal , mérita le surnom d'Hfjèe de la République ; nuis s'étant exposé dans une occasion avec plus de bravoure que de prudence , il fut tué l'an 207 avant J. C. I , 24. II, 104; m . 53.
MaRCELLUS ( Marcus'PomponÎM ) , sénateur romain , du temps de l'empei'eur Tibère. 1 , 36a.
AIarcet ( le sipur ) , homme habile dans les langues , et doué d'une prodigieuse mémoire. II , 439.
MaECIS ( Pierre'Jéon le ) , habitant du bourg de Bol bec , daus la généralité de Rouen , s'est rendu célèbre en 1 765 I par son pati'iotisme et son humanité. 1 , 23 1.
Marcius. m , 3o5. VoY. CORIOLAN.
MaRCK ( le seigneur de la ) , officier français , contemporain du chevalier Bnyard. I , 46.
Mardonius , gendre de Darius et beaufrère de Xerxès i-oi de Pei-se , fut tué à la bataille de Platée , qu'il perdit contre les. Grecs , l'an 479 avant J. CI, 197. II , i5.
Mardonius , précepteur de Julien-
l'AposttU. I , 399.
Marguerite ( Sainte ) , vierge chrétienne , qui fut , à ce qu'on croit , martyrisée à Antioche vers l'an 2J5.
Marguerite , fille aînée de H/timond-
Beranger
comte de Pi-ovence , et
femme de Saint-Louis^ roi de France.
Marguerite d'ëcosse , femme de
Lmis XI , lorsqu'il n'étoit encoi-e
l^ome IIL
1445 , à 26 ans. 1 , 246.
Marguerite de Valois , scem- de
Henri 111 , et femme de Bemu /f% roi de France , qui la répudia quand il fut sur le tronc. £lle mourut le 37 Mars 161 5 , à 63 ans. II , ai/.
Marie , sœur de Marthe et de Liiutre , étoit de Bétliauie y bourgade voisin* de Jérusalem. Il ne faut pas la confondre wecMarie-Mfigdeleinet ni avec la femme pécheresse. III , 293.
MARIE Stuart , née en i54i , reine d'Ecosse 8 jours api-ès sa naissance , Alt mariée en i558 à François , dauphin de France , et successeur de Henri II. Ce monarque éteiait mort en 1 5 60 , elle repassa en Ecosse , t^r remaria , fit tuer son époux , eu pnt un autre , obligea ses sujets de te révolter, fut vaincue , prit la fuite , chercha un asile en Angleterre auprès de la reine Elisabeth , sa cousine , qui la iBt mettre en prison ; et après l'y avoir retenue pendant 18 ans , sous de faux prétextes , elle lui fit tfancher la tète en i587 , comme si elle eût été sa sujette , et non point son égale. JI , 129.
Marie-Thérèse , archiduchesse d'Autriche , reine de Hongrie et de Bohême, épouse de l'empereur François I, honora le trône par ses vertus , et son sexe par la magnanimité de son courage et la sagesse de son administration. Elle mouiiit en 1780 , regrettée de son peuple , et admirée de toute l'Europe. 1,71.
Marie-Anne-Victoire , princesse de
Bavière , fille de Ferdinand , électeur de Bavière, naquit à Munich en 1660, flit mariée en 1680 ^ Louis , dauphin de France, fils de Louis XI y' ^ et mourut en 1690 , des suites des couches du duc de BerrV' Sur le point d'ezpii*cr , elle emurassa le prince nouveau-né , en lui disant : « C'est de » bon cœur , quoique tu me coûtes » bien cher. » II , 170.
Marillac ( Louis de ) , mérita par ses exploits le bâton de maréchal de France. Le cardinal de Bichelieu , qui le haïssoit , lui trouva ou lui suppose des crimes : des juges vendus au tou^ puissant ministre furaut chargés de travailler a l'instruction de son pro* c^-s , et le condamnèrent à avoir la tête ti*anchéc eu place de Grève , à
Paris , en iC32. Sa mémoire fut i*éhabilitéc après la mort du cardinal, II , 206.
Marx^ , solitaire des environs de
•voir armé ses cinq fils pour la défense de la religion et de U' patrie , il mourut vers l'an i68 avant J. C.
MATHILP& , comtesse de Dammartin , sous le règne de S. Louis. I, 43o.
Maulevriee ( m. de ) , seigneur de la cour de Louis XI f^^ roi de France. I, 93. II, i36.
Maurice, tils adoptif de Tibère II ^ qui le choisit pour so^ successeur sur le trône de Constautinoplc. Il l'occupa ao ans , et ternit ses vertus par une avarice sordide. Phocas , qui de simple centurion étoit parvenu aux pi'emiëi*es dignités de l'armée , se révolta coiitie lui , le vainquit , le fît égorger , et s'empara du diadème eu 602. I , 406.
Maurice de Nassau, prince d'Orange, l'un des plus grands généraux qui aient existé , et ce\\x\ auquel l'ai't militaire moderne doit , en quelque sorte , la naissance , fut fait gouverneur des Provinces-Unies « et rem-
DES PERSONNAGES. 467
soldat , et qu'il imita en abdiquant
la pourpre ; mais l'ayaut reprise , et ayant voulu faire assassiner le grand Constantin sou gendre , ce princ* le déiit , et l'obligea de s'étrangler en 3 10 I à l'âge de 60 ans. I , io3 , MAXimaiEN I , élu empereur d'Allemagne en 1493 , régna d'une ma* niëre bizarre , eut le chimérique des* sein de se faire déclarer coadjuleur du pape Jules II , et prenoit quel* qucfois le titre de Pontijejc-Maximui»
Né avec une aversion invincible pour la France , il se ligua contre . elle avec Heni'i VIII , l'oi d'Angleterre \ et l'on vit le chef du corps Germanique servir sous ce prince , en aualite de volontaii-e , aux appointemens de cent écus par jour pour s* paie personnelle. Malgré toute son industrie , il fut toujours pauvre et malheureux, et il mourut pour avoir mangé trop de melon , en xSig , à 60 ans. 1 , 341 f 372.
porta un grand nombre de victoires Maximin ( Caïus-JtdiuS'Verus) , né en
sur les Espagnols. Il mourut en 1625 , de chagrin , dit-on , de n'avoir pu empêcher la prise de Breda , par Spinoia. III , i52.
Mausole , roi de Carie , époux de la tidelle /trièmise , régna 24 ans , et mourut l'an 353 avant J. C. I , i3a.
Mauvoisin ( Gui de ) , seigneur français qui accompagna S. Louis dans sa première croisade. II , 9,
MaXENCE ( Marcus-AureliuS'yalerius ) , iils de l'empereur Majcintien-Herctdet ' et gendre de Gaière-Maximien , irrité de n'avoir aucune part au gouvernement , après l'abdication de son pèru , se Qt déclarer Auguste eu 3o6, s'empaia de l'Afrique , s'y fit détester par ses cruautâ , fut vaincu par le grand Constantin , près de Rome , et se noya dans le Tibre en 3i2 , dans la sixième année de son l'ègne.
i83 , dans un village de Thrace ^ étoit fils d'un paysan goth : de berger il devint solidat , et s'éleva jusqu'aux premières dignités militaires.
Enfin , il se fit proclamer empereur des Romains en 235. Il déshonora la pourpre des Césars par des vices qui lui méritèrent les surnoms de f'aia»
ris , de Busiris , et celui de Cydope ; il en avoit dit - on , la taille prodigieuse , et peut-être aussi l'appétit , s'il est vrai qu'il mangeoit par jour quarante livres de viande , et buvoit huit grandes mesui'es de vin. Il avoit fait assassiner Jlexcoidre-Seviire pour usurper le ti'ôue ; il fit périr ses meilleurs amis quand il y fut monté, ^uûn , ses soldais le sacrifièrent à la ti'aaquillité publique et à leur vengeance , en 288 , et son corps fut exposé aux bêtes féroces , auxquellea il ressembloit. 1 , 67 , 3 y 8 « 452,
MAXIME ( Magnus ) se fit proclamer MaTSNNE ( Charles de Lorraine , due
cmpei>eur en Anglcteire en 383 passa eu Italie en 387 » et vaincu par Théodose- It^Qrànd l'année suivante , ses propres soldats lui coupèrent la tète qu'ils envoyèrent au prince victorieux. II , 144 , 2o3. lil , 332.
Maxime , philosophe adulateur de /ulien-l'jépostal. I , 399.
MaXIMIEN-HSRCULS ou Valhre-Maxi' mien , naquit de pai-ens très-pauvr», s'avança par sa valeur } fut associé à l'empire eu 286 , par Dioctétien
son ami , avec lequel il avoit été Sii.II , an
de ) , fils de François de Lorraine , duc de Guise , après la mort de ses frèr^ , tués aux états de RI ois en 1S88 , se déclara chef de la Ligne , et prit le titre de lieutenant' général de l*élat*et couronne de France : titre devenu comme héréditaire dans sa famille. Benri IV le délit en plusieurs combats , et le reçut avec boute iors* qu'il se soumit à lui on 1599. Depuit ce moment , il se montra sujet fideile^ et mourut eu t6ii , a 5; aus. 1 , 29/1
ilAT5 ( M. ) f banquier de Cadix.
MAZARIN ( Jutes ) , ne à Piicina dans l'Abi-uzzc , en 1602 , mérita l'amitii du cardinal de Hlchelicn et de Idtuis XI li f par l'afh'c»8« av<;c laquelle il conclut la paix euti-e la Savoie et la France. Louis le fit nommer à la pourpre romaine , et apr^ la mort de aon ministre , il le cria conacillvr d'état , et l'un de ses exécuteurs tcatamcutaircs. La reine jtnna d'Autriche , i-égentc absolue , le chargea du gouvciiicment de Fétat. Il aifecta d'abord autaut de aimplicité , que Richelit-.u avoit montré de hauteur. Il mit de l'afiabilité et même de la mollesse où son pi'édéocsseur avoit fait paroître une fierté inflexible. Malgi-é ces menafcmrns , il se fonua contre lui un paiti i-edoutabie. Le peuple , excité pur plusieurs seigneurs , et plus encore par sa propre indigence , ne ▼oyant qne la gueri-e poiu* se délivrer des impôts, prit les armes, et tendit les chaînes dans Paris comme du temps de la Ligne. La reineml're et son ministre furent forcés d'abandonner la capitale. La tranquillité parut renaître par l'accommodement deRucl en 164g. Le Parlement conservoit la liberté de s'assembler f et Mazarin restoit en place. Ce calme ne dura pas ; la guerre se ralluma en i65i , à l'occasion de l'emprisonnement des princes de Condè , de Conti , et du duc de Longiievillt. Le Parlement donna uu ari-ct qui bauuissoit le cardinal , et demanda la liberté des illustres prisonniers avec tant de force , que la cour fut contrainte de rompre leurs fers. Tandis qu'ils rentroicnt dans Paris comme en ti'iomphe , Mazarin prenoit la fuite , et ccdoit à l'orage ; mais il rentra l'année suivante dans le royaume , à la tète d'une petite armée de 7000 hommes levés à ui» dépens , moins en ministre qui vient reprendre son poste , qu'en souverain qui se remet en ])Ossession de ses états.
Il y eut de petites batailles , qui ne furent point décisives. Le cardinal fut contraint de nouveau à quitter la cour ; et il fallut que le roi , qui le saovitioit à la hanie publique , donnât une déclaration par laquelle il reuvoyoit son ministje en vantant %Q% services , et en se plaignant de fion exil. Cette prosciiptiou ue fut
STORIQUK
pas longue. Mauwin fut preaqac aussitôt rappelé que btnni. li lot étonné de rentrer dans Paris , tootpuissantct tranquille. Louis Xlf^ \c reçut comme un përe , le peuple comme un maître. Les princes , leS ambassadeurs , le parlement , toute la nation s'empressa de lui faire la cour. On lui Ut un festin à Thôlelde - ville , au milieu des acclamations des citoyens , et il Ait logé an Louvre. Son pouvoir fut dès-lors sans bornes. La reine - mère resta sans crédit , dès qu'il n'eut plus besoin d'elle. Il ne marcha plus qu'avec un faste royal , ayant , outre ses gardes, une compagnie de mousquetaires. Il laissa languir la iustice , le commerce , la marine , les finances , 3n'il gouvemoit comme l'intendant 'un seigneur obéré. Il amassa plus de deux cents millions , par les moyens les plus bas et les plus ini' ques , partageant avec des armateur»
les pi'olils de leurs courses , et imposant ai'bitrairement par des lettres de cachet des sommes exorbitantes sur les généralités. Souverain despotique , sous le nom modeste de ministi'e , il ne laissa paroître Louis XXy ni comme prince , ni comme gueiTier. Il éioit channé qu'en lui donnât peu de lumières , quoiqu'il fût surintendant de son éducation. Non-seulement il l'élevi ti\»-mal , mais il le laissa souvent manquer du nécessaire. Ce jon^ peaoit au monaïque , et il en fut délivré par la mort du cardinal ^ arrivée en 1661 , à 59 ans. On doit à sa politi(^ue souple et insinuante , l'acquisition de l'Alsace , qu'il négocia dans le temps même où la nation l'avoit obligé de prendre la fuite. Le mariage de Louis XIV avec l'infante d'Ësuague , est aussi son ouvrage ; et il avoit bien prévu que cette alliance mettroit la maison de Bourbon sur le trône de Chm^lcs-Quint.
Son ministère ne fut marqué par aucun établissement glorieux ou utile ; car le collège des Quatre- A'afions ne fut que l'eifet de son tesUment. I , 5i , 55 , 58, Jia , 345. Il , 461 , 548. m, 117, 334.
Mœsa , aïeule de l'empereur //é/jogabale , à qui le sénat donna le titre à*Jnguste. I , 395.
Mœvius , centurion de l'armée à^Au^ guste. II , 285.
MêaD ( Hichard ) , célèbre médecin anglais, né en r€;3 , fut nommé