DES FERS
«i^dceinda roi d'Angleterre en 1 7*7, «t mourut en 1754. Il a laissé de ti^ès-savans ouvrages sur plusieur»
}>artic.s de son art , et un traité trëscurioux des maladies dont il est parlé dans la Bible. l\ étoit lié de l'amitié la plus étroite avec le docleur Freind , un de ses confrères , et non moini illustre que lui. 1 , 98.
Méandrb , tyran de Samos , vers l'an a3o avant J. C. II, 45o.
Meccanius , Romain , contemporain de Caion d'Utiqne. II , 191.
MÉCÈNE ( Caïus-Ciinnts ) , dcscendoit des anciens rois d'Etrurie. Auguste , dont il fut comme le ministre , n'eut point d'ami plus zélé ni plus fidelle. Il eût pu profiter de la faveur de ce prince pour s'élever aux plus hautes dignités de l'empire ; mais il se contenta du simple titre de chevalier romain , et n'usa de son pouvoir que pour itaettre les sciences en honneur. Virgile , Horace , et 1^* autres écrivaius illustres de son siècle , fui'ent ses protégés et ses amis. Lui-même eût pu les égaler dans l'éloquence ou dans la po^ie , s'il n'eût préféré les plaisirs à la gloire. Il mourut l'an 8 avant l'ère chrétienne. Il , 40 5.
ÉDicis ( Corne / de ) , né en 1399 , fut pendant 34 ans l'unique arbitre de la république de Florence , protégea les sciences , mérita le titre de Père du peuple , et mourut en 1464 t regretté de ses compatriotes , et respecté de toute l'£urope. II , 8.
MÉDICIS ( Pierre de ) , fils du précédent , succéda au rang et au CKdit de son père , et montra le même zèle pour sa patrie , et pour l'avancement des arts. III , 33.
MÉDICIS ( Laurent de ) , fils du pi-écédent , mérita le surnom de Grand , par l'éclat et la sagesse de son administration , et celui de Père des lettres , par les bienfaits dont il combla les sa vans. Sa cour devint l'asile des Grecs exilés , et c'est lui qui a mis en quelque sorte la première main au renouvellement des sciences parmi nous. Il mourut en U92 ,à 44 ans. 1 , 102. III, 33, 144*
MÉDICIS ( Julien de ) , frère du précédent , en partagea l'autorité , et comme lui se fit aimer de ses compatriotes. Il fut assassiné par les Puzzi , ennemis de sa famille , en entendant la messe, en 1478.11,
MÉmciS ( Céme II de), fut fait grand
O ir If A G E S.
duc de Toscane par le pape Pie V , en 1570 , se déclara conti'e les Français , régna avec gloire , et mourut en 1574 , à 55 ans. III , 3o8.
MEDLEY , amiral anglais , qui seconda , avec une escadre , les opérations de$ troupes autrichiennes sur Gènes, en 1747. I , 221.
MÊ6ABISE , seigneur persan , sous les règnes de Darius et de Xerxès, II , 160.
MÉGACLÈS , capitaine syracusain et frère de Dion. 1,171.
MÉGALÉAS , officier de Philippe , père de Persée , roi de Macédoine. Il, 208.
MEILLERAIE ( Charles de la Porte , duc de la ) , dut à sou courage .
autant qu'à la faveur du cardinal de Richelieu son pai-ent , les titres de maréchal de France , et de grand-maître de l'artillerie. II passoit pour le général le plus hsnile dans l'art de défendre et d'attaquer j^ les places de guerre. Il mouioit en 1664 , à 62 ans. Louis XIII érigea sou marquisat de la Mcilleraie en duché-pairie. 11,461.
MEINIER , seci-étaire de Châties- Emmanuel I , duc de Savoie. II , 390.
MÉLANCHTON ( Philippe ) , étoit déjà saVbnt daus un âge où les autres commencent à peine à ^'instruire.
Il s'attacha à Luther , et fut , en
Î[uelque manière , le coadjuteur de a prétendue réformation que cet hérésiarque vint à bout d'introduire.
^1 Qttt part à toutes les disputes d« relij^n , quoiqu'il détestât la o|ii« tix)verse. IMus paisible , pins trai* table que son maître , il eût sacrifié beaucoup de choses pour la i-éuniou des catholiques et des protestaus ; mais le fougueux Lu/her , par son orgueilleuse opiniâtreté renversoit tous les moyens d'accommodement que prés^itoit le modeste et conciliant ^^fimchion. Quoi, qu'il eût embrassé' ^d'abord toutes les erreurs de Luther , il ne laissa pas d'éli'e ensuite Zuinglien sur quelques points , Calviniste sur d'autres incrédule sur plusieurs , et fort irrésolu sur tous. On prétend qu'il changea quatorze fois de sentiment sur la justification. Lorsqu'il se i-endoit à Spire , en 1529 , pour assister aux célèbres conférences qui se tinrent en cette ville , il voulut pi-ofiter de ce voj'age pour rendre une visite à sa mère , alors extrcnniincnt âgée. Cette bonne femme , qui étoit catholique , api-ès avoir récité ae^
DES PERSONNAGES
^tM Pétnde de la sagesse n'avoit point amolli son couiiige. Quelqu'un lui dit un jour : •« C'est un grand » bonheur d'avoir ce que l'on dé- *• sire ! - C'en est un plus grand , ré- " pondit- il , de ne point porter ses » désirs au delà de ce qu'on pos- »» sède. »■ II , aa.
lfEN£DÉli(l£ , philosophe de l'île de Rhodes , disciple d'^risiote , auquel il se crut digne de succéder. III ,
MÉNÉNius " Agrippa , consul romain vers l'an 5oa avant J. CI, 147.
MeNESTRIER ( Claude 'P^micois) , jésuite célèbre par son érudition dans les bcUes-lettrcs , l'histoire , le blason t les médailles et les inscriptions, avoit une mémoire prodigieuse , qu'il a pi'ouvée dans les divers écrits sortis de sa plume. II mourut en 1705 , à 74 ans. II , 438.
Menilus , officier d*Jnh'pa/er , gou* verneur de Macédoine pour Aieitmf dre-lcCvand, II, 90.
^ENZIKOFF ( Alexandre ) , gar^n pâtissier sur la place du palais de Moscou , parvint à plaire au czar Pierre' le-Grand , qui {'éleva aux plus éminentes dignités de son empire. Sous le successeur de ce prince , il fut exilé en Sibérie , et y mourut en 1739. II , 33.
Kery {Jean ) , fameux anatomiste , de l'académie des sciences de Paris , mort en 1733 k 77 ans. II , 44a. MesmBS ( Henri de ) , fut /un des plus célëbi'es magistrats de son siëde. Il mourut en 1596. II , laa , a37.
MESMES ( Jean-Jacques de), frère puîné du précédent , s'adonna comme lui à la jurisprudence. II , laa.
Messala (Fulerius), sénateur romain ,
contemporain d* Auguste. I , 356.
MESSAUNE ( Valei'ia ) , la plus impudente , la plus dissolue de toutes les prostituées , fut l'épouse de l'emj)ereur Claude , qu'elle gouveitia , et dont elle abusa long - temps. Ce prince lui fit donner la mort l'an 48 de J. C. I , ia8 , 370.
METELLUS ( Quinfus - Cecilius ) , surnommé le Numidique , parce qu'il triompha de Jugurtka , roi de Numidic, fut consul i*omain , l'an 109 avant J. C. I ^ ai 6. II , apS. III , i3a , 33i.
METELLUS ( Quinlus - Cecilius ) , surnommé le Macédonique , parce qu'il fit des conquêtes en Macédoine , et h Baléarique , parce qu'il soumit les
habitans des îles Baléares , COBI'* manda de bonne heure les années romaines , et fut consul l'an aa3 avant J. C. II , 101.
METELLUS ( Cecilius) , noble romain , contemporain de César. 1 , 307.
METELLUS t i-omain de l'ordi'e des patriciens , sectateur de MarcAntoine , et prisonnier d'Attgtisle après la bataille d*Aclium , obtint son pardon k la prière du jeune Metellus son fils , qui avoit suivi les drapeaux du vainqueur. I , i5i.
METILIUS, tribun du peuple romain , parent de Minucius , générai de U cavalerie du dictateur Fabius*Maximus. II , 4 30.
Metius-Suffetius , dictateur d'Albe , sous le règne de Tullus-Hostilius ^ roi de Rome. I , ao5.
MSTIUS4*0MF0SIANUS , noble romain , sous le règne d£ l'empereur Vetpa^ sien. On dit que ce prince l'éleva au consulat ; mais son nom ne se trouve point dans les fastes consulaires. I , 3i9 , 38o.
MÉTRONACTE , philosophe , contemporain de Sénèque.' III , 57.
METZ {Claude-Barbier du) , lieutenantgénéral de l'artillerie , sous Lottis XtV t en perfectionna le service , et fut regardé comme un des m^illeui's officiers du i-oyaume. Il fut tué à la bataille de Fleurus, en 1690; et sa mort excita les regrets de toute l'armée et du roi même , 4|ui dit au frère de ce capitaine : •• Vous » p«rdez beaucoup , mais je perds » davantage par la difficulté que » j'aumi à remplir sa place. •• Du Metz n'avoit pas reçu les grâces de la figure. Se trouvant un jour au dîner de Louis Xiy , madame la dauphine l'aperçut , et ne put s'f mpècher de dire tout bas au roi ; « Voilà un » homme bien laid. — Madi|tte, lui « répondit le monaraue , je le trpnve •• uu des plus beaux nommes de mon H royaume , parce que c'est uu dei plus braves. « II , 197.
Meulan ( Baoul de ) , chevalier français t sous le règne de saint Louist, MiZERAI ( François-Eudes de ) , né à Ry eu Ra6se>Normandie , en 1610 »
se fît un nom immortel par son Histoii'e de France , en 3 vol. in-J'al. , et par l'abrégé qu'il en donna luimême . en -3 vol. / n-4. , dont la dcfrnière édition est de 1755 , en 14 vol. iR-i 3. Cotte Histoire 6st écrite d'i^ie manière dure, incorrecte,quelqiiefoifi
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triviale ; mais il y rh^ne beaucoup de prccision et de nettctc^ , et l'on Toit que l'autour eut été mieux placé dans une repui)lique (|ue dans une mon^iK'hÏP. L'enthousiasme de la liberté l'êU;vc souvent au - dessus de lui-même : il ne mi-t aloi's à coté de Tacite , et quoique ses expressions ne soient pus aussi hmirrusos que celles de l'historien latin ; comme lui il peint d'un seul trait , et l'ait penser en racontant. Aussi vrai , aussi hardi que Tacife , il dit également le bien et h: mal ; mais il croit trop facilement li-s grands crimes.
Il a pi-csque toujours l'air chagrin , et n'a pas assez bonne opinion dc« hommes. Cet écrivain , de tvmps en temps original dans ses productions , rétoit toujours dans sa conduite. Il uégligeoit U.*lipmcnt sa parun; , que •ouvcnt il fut pris pour un mendiant, et qu'un jour il fut arrêté comme tel par las ai-chen des pauvres. Au lieu de l'irriter , cette bé\ue lui fit plaisir. Il ne travailloit qu'à la chandelle , même en plein jour ; et quand on venoit le visiter , oubliant que le soleil étoit au milieu de sa course , il ne manquoit pas de reconduii'e , le flambeau à la main.
TABXS HISTORIQUE
MICHEL, fils aîné de ROMAHl-DlO- GENE t empci-eur de Coiistautinopie t détrôné en 107 1 , malti-aita seafr^rat et les fit enfermer dans un moDtf tèrc , pour n'avoir pas de ocucurreat à l'empii'e. I , 48^.
M1CH£L-ANGE KjBonnrola ou Bnottarolit
dit ) , peintre , sculpteur et archi-
excdla dans ces tit>is srU*
tccte , excella dans ces tit>is Son pinceau s négligé les gi':icti; mais il est lier « tcii'ible , et presque toujours sublime. C'est lui qui ti«ç> le dessin de la fameuse basilique de St. Picii-e à Rome , et qui l'exécuta , exci^ptê le fi-ontispice , bien inférieur au i-estc. 5m statues tiennent le pi-emier rang parmi celles qni enrichissent Rome et Floi-cnce. Les papes, les rois , les grands , So/iman même , empci'cur des Tui-cs, donnèi'ent a cet illustitt artiste des mai-cj nés publiques de leur estime. Il mourut a Home en i564 , à 89 ans. Le grand-duc, Cûmt de Âlédicis , le fit déterrer la uuit pour l'inliumer à Florence , oii il lui ïft de mogniCques obstrques daui l'église de Sainte-Croix. 1,19.
MisvTHE , onde et tuteur des enfaos d'j4na.viluùs , tyran de Zanble ou Zancle , et de Rhegio eu Sicile , vers l'an 475 avant J. C. I , 3oo.
Il fut secrétaire de l'académie fran- MIDI ( Nicotas ) , docteur en théologie,
çaise , et en cette qualité travailla au Dictionnaire de cette compagnie.
Au mot Comptable , fl mit cette phrase qui déccloit sa haine invincible pour les tinanciei-8 : Tout Conip^ fahle est pendable. Bien que la chose soit vraie quelquefois , ses confivi-cs ne vouiui*ent pas l'admettre , pai-ce
3ue toute véi'itc n'est pas bonne à ire. En moui-ant , Mésfrai rétracta le pyrrhonisme qu'il avoit alfccté pendant sa vie : •• Souvenez - vous M dit-il alors à ses amis , que Mé- - serai mourant est plus croyable » que Mcserai en sauté. » Il cessa de vivre en i6b3 , à 73 ans. 1 , 46. II, 69.
MiCHA , paysan piémonfais , qui se sacrifia pour sauver ses camarades au siège de Turin, en i7ofi. I , 329.
MICHAU ( le capitaine ) , officier espa-
Înol , du temps de Henri IV i-oi de France. III , 159.
Michel (St. ) , archange, dont il est fait mention dans l'épitre de S. hide^ ir. 9 , ctoil le protecteur du pmple juif , comme on le lit au chap. 1 2 du prophëte Daniel. L'Eglise en cclt'bre la fête le 29 de Septembre. III ,
un des juges de la Pucelle d'Orléans, III , 326.
MiGNARD ( Pierre ) , surnommé /e Httmain à cause du long M-jour qu'il fit à nome , naquit à Troyes eu ifîio , et mourut a Pstris en 1695. On le dostiiioit à la médecine , mais il êti>vt ne peintre , et il ne fut point iiii dccin. A |-'â(;e de douze ans il Ucssinoit des portraits forti'csscmblnrR. L'ilI)^le coui-s des visites ({u'il faisoii uxci.- le médecin qu'on avoit choisi ]>our l'instruire , au lieu d'écout^*r Ws dtiCles raisonnemens de l'Escultipc , il lem.irquoit l'attitude du malade et dos
J)rrsonnes qui l'apprt/4'hiii( nt , (><)ur es dessiner ensuite. Il pcignituduuze ans la famille du nuiui-in ; cl (c labicuu fi-appa les cunuoiss(ui*s : ou l'attrihuiiit à un artiste consommé.
Enfin sa vocation étant mMnifi')«te , il fallut le meltrc chez un peintiv ; et alors il ne marcha ]u)in( , il luurut dans cette carririe. Il n'enHcnta plus que de chefs- d'oeuvre , se tit une réputation univci*selle , pi-ij-iiit dix fois Loitis XI F ^ qui ]'anul)lit , et plusieurs fois la famille 1*03 aie ; honneur que n'avoit pas eu si souvent le Brun son rival, auquel il sue-
I>E8 FBHS
céda en 169» , dans la chaire de premier peintre du i*oi. Il , 5o3.
MiiioN , gentilhomme poitevin , que Philippe-le-'Long , roi de France , fit son maitie-d'hotel , pour récompenser son talent poétique. 1 , 434*
Millet ( Jeeui ) , laboureur du village de Bécourt en Picardie , sous le règne de Henri III ^ i-oi de France. 1 , 478.
Millet (Marie), fille du précédent.
It 478.
MiLON , fameux athlbte de Crotone, qui vivoit vers l'an 5ia avant J. C.
MILTIADE , général athénien , illustra sa patrie pax* une foule de triomphes , puis devint l'objet de sa haine et de sa jalousie, fut enfermé dans un cachot , et y mourut des blessures qu'il avoit i-eçues en combattant pour ses ingrats concitoyens , l'an 490 avant J. C. I , 1 5o , a5o. II , 397. III , loa.
MiNOS I , roi de Ci-ète , étoit fils de Jupiter et d'Etirope, selon la fable. II régnoit l'an 143a avant J. C. II, 465.
MiNUCius-RUFUS ( Mnrcus ) , général de la cavalerie du dictateur FabittS' le-Temporiseur , l'an 217 avant J. C, II, 43o.
MITHRIDATE I , fondateur du royaume de Pont , environ trois siècles avant J. C. I , 109.
MiTHRpATE III, roi de Pont , que ses victoii*es , son courage héroïque , et peut-être aussi ses vices , ont fait surnommer le Grand , n'avoit que la à i3 ans lorsqu'il succéda à son père , l'an 1 23 avant J. C. Dès ce moment , il fît usage du poison , et en contracta peu à pea l'habitude , pour se mettre à l'abri des mauvais desseins de ses tuteurs. Il s'illustj'aparsâ haine implacable contre les Romains , auxquels il fit perpétuellement la guerre.
Son tils se révolta contre lui , et lui refusa la permission de sortir des étals qu'il venoit de lui i-avii- : alors l'infortuné monarque , n'écoutant plus que son désespoir , se donna la mort , 64 ans avant J. G. 1 , 109 , 2i5. II, 33 , 284 , 359 , 437.
MITRANE , ministi'e de Chosroès I , roi de Perse. II , 11 a.
MlïAEL , l'un des trois jeunes Hébreux que JSabttchodonosor fit jeter dans une fournaise ardente vers l'an 538 avant J. C. II , i5o.
Mnasith^X , citoyen de Sicione , compagnon d'/iratiis , dans son expédition contre Nicoclhs , tyran de cette ville. 1 , 189.
Modeste , préfet de la Cappadoce ,
ONNAGBS. 473
pour l'empereur Vateru. Il , sa*
MoHAMMED-DEiiiESCHKl , poète mn^ sulman , en 790. I , 291.
MOHAMitED ■' KHALAGE - BaKTHIAE , officier et favori de Cothbt^idin-Ibek , roi de Delhi aux Indes. I , 343' •
Moïse ou Moyse , le plus grand des législateurs , et l'interprète du Très»
Haut auprès du peuple choisi , maor rut âgé de 120 ans , l'an i452 , suivant le texte hébreu , ou, suivant le texte samaritain , i555 avant J.C.
I , a33. II , i5o , 493.
Moïse ou Moyse ( Saint ) , après avoir été capitaine de voleurs , se fit soli* taire , devint supérieur d'un des monastères de Sceté , et mourut à 75 ans , an quatrième siècle. III , 274.
MolÉ ( Matthieu ) , premier président au parlement de Paris , fut un des magisti*ats les plus éclairés et les plus intègres que la France «it produits.
Il mourut garde-des-sccaux en i656 , à 72 ans. II , 236 , 349. III , ii5.
Molière ( Jean-Baptiste Pocqueiin de ) né à Paris en 1620 , fut destiné à faire des meubles et à vendre des habits comme son pcre ; mais son génie l'appeloit à un autre état , et il quitta celui de fripier pour se li^ vrer aux études. £u fréquentant le théâtre , il prit du goût pour la comédie , et bientôt il en devint le restaurateur parmi nous. Il forma une troupe , et fit lui-même les pièces qu'elle dévoit représenter. M<tiière , à la fois auteur et acteur , enleva tous les sufi'rages; et Louis XI f^ fut si satisfait de ses talens et de ceux de ses confrères , qu'il en fit ses comédiens oi-dinaircs. Ou peut regarder les ouvrages de ce comique célèbre comme l'histoii'e des mœurs , des modes et du goût de son siècle.
Pi>ompt à remarquer les cxpressiont extérieures des passions,, et leurs mouvemens dans les difierens états ^ il saisit les hommes tels qu'ils sont , et expose en habile peiuti'e , les plus secrets replis do leur cœur , le ton , le geste , le langage de Icui-s sentimens divers. Louis XIV demandant à Boilemt quel étoit le plus grand écrivain de &on siècle. « C'est Mo^ f> Hère , sire , l'époudit-il. » On lui reproché beaucoup de négligence dans le style, une multitude d'expressions forcées et impropres , quelques licences qui n'étoient jetées que pour la populace ; mais , à ces défauts près , ses pièces respirent par-tout la bonne morale et la vertu. Ce po^te
DBS PSHS0]91VACE$« 477
MtTtnrs^CtTOLA , jeune et brave Ro- MUTIUS , bma-père «| fortÎMA dtt
main qui signala son courage l'an 5o7 avant J. C. U , Sk , i43.
grand Mariuê, 1 , 24.
n fut l'horreur de l'humanité, ahutft du plus féroce despotisme , ranplit Borne de sang , fit mourir sa mère , we» précepteurs, ses amis , et se poignarda lui*méme Pan 68 de J. C.
I, la? , 3aa, 37t , 379 1 ^gi. II, 173. III, 166, 33a.
Ne&va ( Marcus-Cocceuis ) , célèbre jurisconsulte romain , que Pempereur Vespasîen combla d'honneurs et de bienfaits. H, i5a.
liERVA ( Cocceius ) , succéda à Pempereur Domilien , Pan 96 de J. C. C'est le premier César qui ne ftit point Romain ou Italien a'origine. Il i-égna sagement , quoique pcnt-ètre avec trop de foiblesse ; protégea les lettres et les talens , et mourut après avoir adopté IVajan , dans la douzième année de son règne. I, 385. II, 36i.
concile assemblé dans cette villf NfiWMAN, chirurgien de CAor/tfs X/J, en 38 1 , et à la recommandation de roi de Suède. II , Sa. Théodose-le-GrandAi mourut en 5^7 , KBWTON ( /«disc ) , ne en 164a d'une
ARCISSE , affranchi et favori de l'empereur Claude. I , 379. II , 46.
Ka&sbs , roi de Perse , succéda à ^aranes III tau père , en 394. Il ne fut I>as heureux dans la guerre qu'il fit aux Romains , et mourut apr^ 8 ans de règne. I , a53.
Narses , eunuque persan , l'un des pins grands généraux de son siècle , commanda les armées romaines, et défit l'otila , roi des Goths , en 55a. I, 43.
Nassau ( le comte de ) , général des troupes de Pempereur ChariêS'Quint^ fit le siège de Mézières eu 1 5ao , et menaça Pérouneen i536. I, 45. m,
KSCTAIRE fut choisi pour succéder à
St. Grégoire de Naziauze sur le siège
de Cous tan tinople , par les pères du
et eut SL Jean-Chrj-soslôme ^ur succcsiï-eur. II , io3.
Kemours (Philippe àe)^ seigneur fran-r çais qui accompagna St. Louis dans sa première ci*oisade. II , 10.
lïEMOURS ( le duc de ) , commandoit dans Paris lorsque Henri 11^ en fit le siège en i588. I , 398.
JlEPOS ( Cornélius ) , ilorissoit du temps de Pempereur Auguste , et fut ami de Cicèron et d'Alticus. De tous les ouvrages dont il avoit eniichi la lit* térature , il ne nous reste que les vies des plus illustres capitaines grecs et romains ; elles sont pi-ésent^ avec cette précision élégante , et cette délicate philosophie qui caractérisent les bons auteurs du siècle d'Auguste.
On en a fait plusieurs éditions estimables , parmi lesquelles on distingue celle Ud usum Delphini , in-40.
1674; de Leyde , m-8o. 1734, et de Paris, m-ia. 1745. I, 35o.
HktKOYt^Caïus-ClMulius) , fut consul Pau 307 avant J. C. A la tête des légions romaines il vainquit plusieurs , fois Annibal , et se joignit à son collègue Marcus-lÀvius , pour combattre Asdrîibed , qui venoit au secours de son .frère. 1,7.
NÉRON ( Claudiuê'Domitius ) , fils de CaïtiS'Domttius-Ainobarbus et d'A* grippine, fut adopté par Pempereur Claude , et lui succéda Pan 54 de J .C.
famille noble de la province de Lincoln en Angleterre , s'adonna de
•^ bonne heure à la géométrie et aux mathématiiiques. Son nom seul dit avec qudi succès il les cultiva. Son génie ci'éateur se fit des routes dans les sentiers de Pinfini; son œil , presque divin , aperçut le mécanisme de l'univers ; il fut , pour ainsi dire , le pramier des mortels qui découvrit Part de l'Éternel , et les mei'veilles de ses ouvrages. Les productions de ce gi-aiid homme étonnèrent tous ceux qui pensent. On avoit admiré Descaries : il fallut plus que de Padmiration pour JSewtan. Il est impossible aujourd'hui d'être profond mathématicien sans posséder ses écrits , dont les plus répandus sont ses Principes de la Philosophie naturelle , où il développe son système de l'Attraction ; son Traité et ses Leçons d'Optique , et son Analyse per quantitatum séries , etc. , que M. de Buffon a traduits en fi-ançais en 1740. Cet homme , à qui nous devons tant de lumièi'es , moui'Ut , comblé d'honneurs , en 1737 , à 85 ans. II, 175.