Tome m
DES PERSONNAGES». ^gj
en 1373. Il fut politique rttaé , on
peu double , gueiTier heureux : mai* il ne conserva pas ses conquêtes « qu'il céda pour de l'argent. Il mourut eu 1391 , à 73 ans. II . 366.
ROHAUT ( Jacques ) ^ célèbre partisan de Descartes ^ dont il enseigna la philosophie à Paris , où il mourut^ en 1675 4 à 55 ans. On a de lui un excellent Traité de Physique , un Traité de Mécanique très-curieux , et plusieurs autres ouvrages. 1 , 463.
Roi ( Pierre- Charles ) , poète lyrique et chevalier de Saint-Michel , a laissé plusieurs opéra , et un recueil de poésies , paiTui lesquelles se ti-ouve sur la maladie de Louis XV, un poème qui donna lieu à cette épigramme :
Notre monarque , après sa maladie , £toit à Metz , attaqué d'insomnie :
Ah ! que de gens l'auroient guécâ
d'abord!
Roi le poète à Paris versifie ; La pièce arrife , on la lit , le roi
dort.
De Saint-Michel la Muse soit béni»' I
Roi mourut en 1763 , peu regretté des gens de letti'es « qu'd avoit prêt* que toujours satirisés. 1 , 3i5.
Roland , un de ces preux chevaliers dont parlent nos anciens romant.
II , a4. .
Rolland de Rossi, fut choisi pour souverain en 1404 , par les habitant de Parme. I , ia3.
ROLLIN ( Charles ) , fils d'un coutelier de Paris , Ait reçu maître dès son enfance ; mais bientôt il quitta l'antre des Cyclopes pour monter sur le Parnasse ; et ses talens lui firent nue n putation qui le plaça dans le»
chaires de seconde et de rhétorique * puis dans celle d'éloquence au collège royal. Il fut recteur de l'uni* veifité en 1694 , et ranima l'étud»
de la langue grecque dans cetif compagnie si célèbi« et si utile.
Il fut fait principal du collège d« Beauvais , et montra dans ce nouveau poste la tendre sollicitude d'un père pour l'éducation de la jeunesse qui étoit confiée à son tèla.
Non content de la former par set conseils , il voulut encore l'instruira par ses écrits. C'est à ce nobla motif qu'on doit le Traité des Etudes, 4 vol. in- 13. , l* Histoire Ancienne, i3 vol. i/i-i3.f et l'Histoire Romaine, 16 vol. inri2, , continuée depuis par
M. CrevUr son disciple. Ces ptodactiohs utiles lui ouTrirent les portes de l'académie des inscriptions. Il mourut à Paris en 1741 , âge de 80 aus. II, iii| 160. III, 112.
HOLLÔN , chef de ces Danois ou Normands qui tirent tant de courses et de raTages en France dans le neu^^ tième et le dixième siëcle. CharleS'U' Simple fit la paix avec lui en 91» , lui donna Gisèle sa fille en mariage , avec la partie de la Meustrie appelée depuis Normandie , à condition qu'il en feroit hommage , et qu'il se feroit chrétien. Rollon y consentit , se fit Iwptiscr , prit le nom de Robert , tégna saigement, et mourut en 91 7 , après avoir montré sur le trône autant d'équité qu'il avoit fait éclater de courage dans les combats. III, 193.
BÔMAIN - DiOGiNE fut élu empereur
de Constantinople après l'abdication
et Mivhel Parapinate , en 1068. Il
fut fait prisonnier pai* Alv-Arslan ,
second sultan àcB Turcs-Sel joucidès ,
' en 1071. 0éliTl^ bientôt après de sa
, captivité , il k^vint à ConsUntinopIe,
'^Michet j qui étoit rétnonté sur le
trône , lui fit crever les yeux. II sur-
■ vécut peu à cette disgrâce. 1 , 484.
ftoBiAiN , soldat des armées de Julien V Apostat, ni , 149.
noMiLDE , duchesse de Frionl , mère Û'jippa eideGéta. t , 478.
ROMUALD ( St. ) , fondateur et premier abbé de l'ordre dés Camaldnles , né à RaVenne vers l'an 9 5a , d'une famille ducale, tnourut en 1027 , au monastère de Camaldoli en Toscane , qu'il avoit fondé, et qui avoit donné son nom à l'ordre dont il fut l'instituteur. III , 25.
flOMULUS , fondateur et premier roi de Rome , étoit frère de Remus et fils de Rhea et Sj-hia , fille âelVumttor, roi d'Albe. Ce prince fonda Rome ven l'an 75a avant J. C. . fit des conquêtes , régna en législateur et eu gueiTier , et mourut vers l'an
,715 avant l'ère chrétienne. Il , 43.
KONSABD ( Pierre), né en i5a4 , cul-
\ tiva les Muses françaises avec tant d'application et de succès pour son siècle , qu'on l'appela le Prince des
] Poètes. Ayant mérité le px-emier prix
~ des jeux floraux , on regaida la récompense r^mmë inférieure au mérite de l'ouvrage et à la réputation
' de son auteur ; la tille de Toulouse
. fit faire une Minerve d'argent massif,
'et d'un prix considérable 'qu'«U« lui
TABLE HISTORIQUE
envoya. La reine d'Rcoascr , Marie Stuari , charmée de ses vers , devint l'émule des ToulousaîxM , et lai donna un riche bufl'ct dut contenoit un vase ivpi'éscntaut le Parnasse , avec cette inscription :
A Ronsard l'ApolleA et le des MilMèff.
source
tant d'honnelirft lui firent croire qu'il en étoit digne ; et plus vain encore que ne le sont ordinairement les poètes , il ho ^rloit que de son talent , et faisoit observer qu'il étoit né l'année même de la défaite de François I devant Pavie : « Cumme » si le Ciel , ajoutoit-il , avoit veu* - lu par là dédommager la France * de ses peMes. » Il s'atUcha à Lazare SàïJ , partagea t^ travaux littéraires , lisant jusqu'à deux hetikvs après minuit ; et en se touchant il reveilloit Ba%t , qui prenoit Im place.
Ainsi ces deux littmtetirs entrete* noient les Muses à tour de rôle. Awsard môUxnt en. i585, à éi ans.
I, aSo.
ROQUELAI^EB ( Gtutom duc de ) , gagna l'estime de tours XlV, par ses ser« vices et par ses plaisanteries. Il mourut en i683 , à 68 ans. On a Imprimé sles bons mots sous le titre de Momus français. I , 3i3. Ill , 7a, Rose ( Guillaume ) , pi'édieateur de Henri III , fut évéque de Senlis »
et le ligueur le plus Anatique de son temps. li se rendit redoutable à son ioaterain mênie, et fut obligé de faire amende honorable en 1598, à la grand'chnnbre avec ses habita épiscopanx , n'ayant pas voulu les quitter. Il mourut en 1602. 1 , 312.
Rose ( ie président ) , de l'académie
française. 1 , 3i5.
BOSSI ( Blanche de ) , dame illostre de
la ville éfe Padoue. 1 , 128.
ROTKOir (/e^zft de), né à Dreux en 1609 , se distingua du commun des portes par ses pièces de théâtre , et Corneille l'appeioit son père dans la tragédie. Mous avons de lui trentesept pièces , parmi lesquelles l'Antigàhè et le Venceslas tiennent le premier rang. Les meilleures se trouvent dans le théâtre fran^is , 1737 »
12 vol. iri-\^. 6e poète est estimable par l'élévation de ses sentim^is , par l'heureux contittste des caractères , par W force du style : il ne lui manqnoit que \^ eorrection du lantage et la régularité dm pkiis.
B£S PSRS
Quoique Comeilte fât devenu son rival , quoique Rotronvît que les talens de cet émule effaceroient les siens , il ne cessa pas de lui l'endre justice , de Padmirer , et d'cti'e ton ami. II fut le seul qui ne se prêta point à là cabale que le cardinal dé Bichelieu avûit formée contre le Cid , et cependant il éloit pensionné par ce ministre. Il fiit revêtu de tontes les tnagi^ratures de la ville de Dreux, et mourut victime de son patriotisme «n i65o , ctgé de 41 ans. 1 , 3a4. II, 33i.
RotJE ( la ) , capitaine français , joueur intrépide dans le 16.^ siècle. Il , 337.
tooUSSBOURGER {Xtwier et Jean) , h^ tCB de là communauté de Heiiheradorf. I, i65.^
Bons^AU ( Jean-Jacques ) , rîtoyen de Oenëve , né dans cette ville en 1 709 , montra de bonne heui*e ce qu'il seroit un jour. Quoiqu'il eût reçu de là nature les talens les plus rares , il he voulut les faii'e éclater qu'après les avoir long- temps exei*cés dans le sîlen(% ; il ne s'est fait voir au public que quand il s'est cru capable de i'étonhcr par ses premiers essais , et de nourrir son admiration par de \louveattx chefs-d'œUvre. Nous n'avons point eu jusqu'ici d'auteur plus éloquent , plus vigoureux ; la mâle énergie de son style l'a placé à Coté de Vémosthéne , et les grâces de sa plume , la force et la précision de ses rfaisonnemens l'Ont mis au-dessus de Cicéron. HeureM cet écrivain célèbre , si , plut )ucm:ieu1c dans le choix de scb sujets , il se fût défié de la manie des paradoxes ! Il eut de nombreux ennemis , mais un plus gitind nombre d'admirateui-s. En le plaigUant de ses erreurs , de ses illusioni, en riant inême de ses sitigularités , le public a respecte les qualités de son caur ; et la postérité rendra toujours justice à son mérite. 11 mourut ^i-èsdeParisen 1)711. 1, iiQ. II, 269.
RovÊRE ( Jérôme de la ) , éVèque de Toulon en 1559 , puis arch^équ6 de
Turin , et enfin cardinal en j564 , mourut en 159a , à 62 ans. I , 699*
ROXBUHGH ( le duc de) , pair d'Angleterre , qui assista aux Ainéraillea de J^ewton. II , 176.
Rubrius-Flavius , citoyen l'okhaiu, II , agg.
RUFIN ( F/auiuf)^tié dans l'obscurilé, mais doué d'un esprit élevé , souple, insinuant , poli , se fit connoîtrc de Thèoduse-U'-Grand , et parvint à lui plaire , moins par som mérite que par son adresse. Ce prince le combla de grâces et d'honnetus , et le créa consul en 39a , avec Arcadius son iils.
Il abusa de b confiance de l'empereur ; mais il eut l'art de cacher ses déprédations. Il se fit baptiser avec un faste révoltant , deux ans après son consulat ; et quand lliéodose eut cessé de vivre , irrité de voir SUUcon plus puissant que lui , il résolut de se mettre sur le trdne. Les Gotbt et antres barbares f^ent appelés dans l'empire ; lui même les invita à désoler leè provinces , afin de profiter du trouble que leurs ravages fei*oient naîti-e. Sa perfidie î\xX décou^ veite : on l'arrêta en 395. Son corps fut mis en pièces ; et sa tète portée au bout d'une lance , donna au peuple , qui le haJissoit, l'agréable spectacle d'un tyran qui n'est plus, ni ,
RuFlN , soliuire d'Esypte. III , 3a6.
RUTUS ( Publius-lRuiilius ) , consul romain , l'an 20S avant J. C. I , 113, aia.
RuFUS, sénateur rotnaiti , du temps d'Auguste. 1 , 3 26.
RUYSCH ( Frédéric ) , né -i la Aaye en i638 , se rendit célèbre par ses progt-^ dans l'aâatomie , dhbs la médecine, dans l'histoii^e naturelle, et plus eucore par lès dé(56uvex*tcs nombreuses dont il enrichit ces sciences utiles. Il mourut en 1751 » s 93 ans.
RuT-SouZA , seigneur de 1* cour d« Jean U , i-oi de Portugal. 1 , 56.
' OABrrtTS , pribcé gaulois , se fit déclarer em|>éltëlir souis le HgUë de Viispasien. t, 124.
" SabIHus ( Titus ) , Rotokin qtii fut précipité dans le Tibre , et (^ui n'est conUu que pur la fidélité de son chien. III., 129.
• SAlUCtoE ( frfàd&mé d6 U ) , vécut
sous le l'ègne d« Louis XTV, et s'illustra par l'asile qu'elle donna à la Jp'ontaine pendant près de ao ans. II , 48^.
SacaS , échanson d'Axijra^e , roi des Mèdes. II, 430'
Sadi , philosophe et poète persan ^^ qui vivoit après le i-ègue de CAosraièh I. v
5oO TABLE HI
dit U Grand. I , a85 , k^. U , 43 , 97, lia , i35, 191.
SaIKT-AIGNAN ( FiYutçois de Beauviltiers ^ duc de ) , né en 1607 , mériU pmr ses snccës dans la poésie légère une place à l'académie française. Il mourut en 1 68 7 , regretté comme l'un 4es seigneurs les plus agréables de la GOUl* de ùouit^e-Grand. 1 1 92. III , SAniT-AKDRÉ ( Jacques d'Jlbon , seigneur de ) , l'un de plus grands capitaines du sflpiëme siècle , mérita Sar ses senrices le bâton de mai'échal e France, et fût tué en iSSa , d'un coup de pistolet , par Bobigni de Méstères ^ à la bataille de Dreux. II , SaUTT-AndeÉ ( le marqub de ) , seigneur français du siècle de Lmùs^e^ Grand , sous le ministère de Lou»ois.
Saint -Fal , lieutenant du duc de Guise en 1 554 > ^ 1* bataille de Renti. n, 193.
SAINT-HlLAïas ( M. de) , lieutenantgénéral de l'artillerie , sous le maréchal de I^renne, I , aa7.
Saint-Leu , commandant des troupes catholiques en Saintonge , sous le règne de Henri III , rai de France.
1 , 3ox SainT-Ph AL , gentilhomme français , sous le règne de Senri-le^rand. I ,
Saint - Pierre ( Charles-Irinée-Castei de ), né en i658, se distingua par
. la profondeur de teg counoissauces politiques , fut reçu de l'académie française, et mourut en i743. Il avott été premier aumônier de Madame , et possédoit l'abbaye de la Saiute-Trinité de Tiron. On a recueilli tous ses ouvrages en 1744 , et leur collection forme 18 vol. in-ia. III, aa3.
Saint - POL ( François de Bourbon , comte de ) , fils de François de Bour» bon , comte de Vendôme , signala son courage à la bataille de Marignan , secourut Mésières , vainquit les Anglais , se trouva k la funeste |ournéedcPavie, etmouruten i545^ à 54 ans. I, a6o.
SALISBURY ( le copite de ) , seigneur anglais , l'un des exécuteurs de la sentence qui condamnoit à mort Marie Stuari , reine d'Ecosse. II , i3o.
SallustE ( Caïus-Crispus ) , historien latin , fut élevé a Rome , où il parvint ans premières dignités. Ses
STORiqUt
mœurs étoient si dépravées, qa'4 fut noté d'infamie et dégradé du rang de sénateur. Miion l'ayant surpris en adultère , il fut nMietté eC condamné ii une amende. Il dissipe tous ses biens par des débauches accumulées; et, pour rappeler la fortune , il s'engagea dans le parti de César , qui , après l'avoir rétabli dans le seîiat , lui donna le gouver* nement de Numidie , où il amassa d'immenses richesses par les injustices les plus criantes. Il fit bâtir à ^ Rome une maison magnifique, et foi^na un jardin délicieux dont oa voit encore des débris , et qui porte le nom de son ancien maître. Ilfànt croire qu'il répudia tous ses vices :
car aucun écrivain n'a parlé plus fortement pour la vertu. £n lisant ses ouvrages , on ItM prendroit pour les chefs-d'œuvre du philosophe le plva austèi-e , et l'on ne peut soupçonner qu'ils sont sortis de la plume de l'épicurien le plus efiréné. Il mourut 35 ans avant l'ère chrétienne, haï et méprisé pour ses mœurs , mais estimé pour ses talens. Des histoires qu'il avoit écrites , il ne nous resta que celles de la Conjuration d$ Caii" lina et de la Guerre de Jugurtha, Son style est plein de précision et d'énergie : il pense fortement et noblement, dit RoUin , et écrit comme il pense. On peut le comparer, ajoutet-il, à ces fieuves qui , ayant leur lit plus ressente que les autres , ont aussi leurs eaux plu^j>rofondes. On ne sait ce qu'on donadmirer davantage dans cet auteur ,ou les descriptions, ou les portraits , ou les harangues ; . car il réussit également dans toutes ces parties. On a fait un grand nombre d'éditions de ses œuvi'es : les plut estimées sont cel les de Cambridge , 1710, m-4.0 ; à*El%evier ^ i634 , in-i 2. , et de Barbou , réimprimée ea 1761. II, lai.
SalmÀNAZAR monta sur le trône d'Assjrrie l'an 729 avant J. C. Il prit Samarie , emmena les Israélites en captivité, et mourut l'an 714 avant l'ère chrétienne. I, 270.
Salo ( Denis de ) , conseiller au parlement de Paris. Il est le premier auteur du Journal des Savans , qu'il commença à publier en i665 , soua le nom du sieur d'Hédouville. Il mourut en 1669 , âgé de 43 ans , de douleur d'avoir pei-du 100 mille écus au jeu. I , 456.
SaLOMON, fils à%Da¥id%\à€BHh$albi€^
SES PEASONNAGES.
tOGc^a à son përe sur le trône d'Israël , bâtit le fameux temple de Jérusalem , et reçut le don de sagesse et d'intelligence ; mais dans la «uite son cœur s'ouvrit à tous les tîces , et le plus sage des hommes en devint le plus corrompu. Il est sûr qu'il pécha , mais il n'est pas sûr qu'il lit pénitence. Il mourut l'an 975 avant J. C. , après 40 ans de règne. I, 3li , 297. Il, 366. III, 41- Salvius , évèque d'Albi , sous le i-ègnede ChUpèt'icI^ roi de France. I , Samson, juge et libérateur des Juifs, né vers l'an 11 55 avant J. C. , se déclara impbcable ennemi des Philistins. Un jour il en tua une multitude avec une mâchoire d'âne. Il ruina leur pays , dévasta leurs campagnes ; mais , trompé par les caresses de Dalila , il lui découvrit que la force dont il étoit doué étoit attachée à l'intégrité . de ses cheveux.
Cette femme les lui coupa pendant son sommeil , et le livra aux Philistins qui lui crevèrent les yeux , et le condamnèrent à tourner une meule.
Durant sa prison , sa chevelure commen^nt à renaître, ses forces riivini*ent avec elle. Ses ennemis voulurent jouir de son humiliation , et le mandèrent dans une salle oh ils fiiisoient un festin somptueux. Seunson s'y laissa conduire , et saisissant les deux colonnes qui soutenoient la salle , il les ébranla de telle sorte , que tout l'édifice s'écroula , et le fit périr lui-même avec tous ceux qui y étoient rassemblés , vers l'an 1 1 1 7 avant l'ère chrétienne. II, 1 11 , 3oa. SAMUEL , prophète , jiige et gouverneur d'Israël , naquit l'an 1 1 39 avant J. C. et défît les Philistins à l'âge de 40 ans, sacra Saiil roi d'Israël , par l'ordre de Dieu ; et quand ce prince eut été rejeté pour «voir désobéi au Seigneur , il donna l'onction rojale à Déufid , jeune berger que Dieu s'étoit choisi pour régner sur son peuple. Samuel mourut en 1061 avant J. CI, 16.
SANCTORIUS , célèbre professeur de médecine en l'université de Padone , au commencement du dix-septième siècle , s'est illustré par ses découvertes et par ses écrits. Son meilleur ouvrage est celui qu'il a intitulé de Midicind staticd , dont l'édition la plus estimée est celle qu'a donnée M. LotTy en 1770, 1 Vol. in-12. II , 3>5i.
5of
SancT ( Nicolas de Harlay , seigneur de ) , surintendaht des finances et des bâtimens , colonel-général des Suisses , etc. , se distingua par ses talens et par son mérite , rendit de gi'ands services aux rois Henri III et Henri IV, et mourut en 1629 /après avoir abjuré le calvinisme. II , 64 , Sannazar iJaequex), né en i458, prit le surnom d*Âctius-Sincerus, Il s'appliqua aux belles>lettres, et sur-tout a la poésie latine et italienne. Il conçut tant de chagrin de ce que PhUiberl de Nassau , prince d'Orange , général de l'aitnée de l'empereur , avoit ruiné sa maison de campagne , qu'il en contracta une maladie dont il mourut en i53o. On assure qu'ayant appris, peu de jours avant sa mort, que ce prince avoit été tué, il s'écria : - Je mourrai content , » puisque Mars a puni ce barbare " ennemi des Muses.. » Le recueil de ses poésies latines , parmi lesquelles on estime sur-tout son poème de Parlu Virginis , et ses égiogues , « été imprimé à Venise chez les Aldet en i535 , >/i-8.o, et à Amsterdam , 1728, aussi tn-S.o Ses pièces italiennes i dont la plus célèbre est son Ar* cadie, ont été recueillies séparément.
SahTA-Crux ( le comte de ) , capitaine -Ifepagnol, sous le règne de Philippe V, roi d'Espagne. II , 219.
SANTSmL ( /. Bapi. de ), né en 1 63o « apièf^«voir fait ses études à Paris , entra chez les chanoines de S. Victor , et se livre tout entier à la poésie latine , pour laquelle il avoit une passion extraordinaire. Mé avec le véritable enthousiasme des engins d'Apollon , il en eut aussi les travers. 11 parloit comme un fou , et pensoit comme un sage. Il n'attendoit pas qu'on louât ses vers ; il en étoit toujours le premier admirateur ; il répé* toit souvent : - Je ne suis qu'un » atome , je ne suis rien ; mais si je M savois avoir fait un mauvais vers , » j'irois tout-à-l'heure me pendre à
» la Gi'ève. » Ses poésies sacrées it profanes sont en eflet des chefsd'œuvre , pour la plupart. On y admire la noblesse et l'élévation des sentimens , la hardiesse et la beauté des images , la vivacité des pensées , l'énergie et la justesse de l'expression , la correction et la pureté du style. Elles ont toutes été recueillies
Vv-Î.
5o2 TABLB HIS
en 3 vol. m-»» f P»'»» » »735. Sm/Umil
moarut en 1697. I , laa.
$AF£1UD« , soIdAt romain , mû signidA
ta bravoure en 58? «u «iege de Bé-
jude. in, 3i3.
Sapphira, dame flamande, aous
CharUs'ifBardi , duc de BourgogQe.
Il, 370.
SaPEICB , prêtre chrétien , au troiaië-
me «Àècle. III, 21.
SAaOAMAPALX , roi d'Astyrie , dont la moUeste et les infemes débauches ■ont passées en proverbe , ne s'occupoit qu'à filer au milieu de «et femmes et de ses concubines , fardé et habillé comme eUes. Honteux d'obéir à nu tel prince , les grands de sou royaume se révoltb*cnt , et l'assiégèrent dans Ninive pendant a ant.
lie volupteux monarque se Toyant sur le point de tomner entre les mains de hCB sujets rebelles, fit dresser un bûcher magui tique au milieu de son palais , et t^y jeta avec gea maîtresses , ses eunuques et ses trésors , vers l'an 76; avant J. C. I ,
SA&PSDOir , précepteur de CaUm d'Utique. II I 56.
SatiBARZANE , favori à'Arteucêrxès' Mnémon , roi de Perse. 1 , 94.
SaTURNINUS ( Lncius'4pul«ïas ), Romain , qui , ayant tué son eompétiteur , se tit élii-e tribun du peuple , l'an loi avant J. C. et périt l'anaée suivante par ordre de Mmrius , alors consul. I , ai6.
Satueninus , ancien préteur vona in , •oos Pempire de Caligitia. I, 368.
SaTYRUS, oomcdicn athéuien , contemporain de Déanoslhtne. II , 272.
SAiiL , Cils de Cis , homme riche et puiMant t de la ti-ibu de Benjamin , mt sacré roi d'Israël par le prophète Samuel , l'aa 1079 avant J. C. Tant qu'il suivit la volouté divine, il prospcra ; mais ayant plusieurs fois désobéi au Tout-Puissant , il devint le plus infortuné des princes, et fut tué avec presque toute sa famille dans une bataille contre les Philistiqs , l'an 1069 avant l^re chrétienne. III,
SavoISI, chambellan de Charles FI, roi de France. II, 237.
SaZS ( Maurice , comte de ) , fils naturel de Frédéric Jn^uste II , électeur de Saxe , rox de Pologne et de la comtesse de Kunigsmark^ naquit en 1696. Sou enfance annon^-a un guerrier. Sans goit pour l'élude , on ne pai*vint à l'y appliquer quel-
'FORIQUE
ques heures le matin , <|U*eB lui promettant de le laisser monter à cheval toute l'aprës-midi. Dès l'^ge de 19 «PS il se trouva au aiége.de Lille • et monta plusieurs fois à la U'anchée. Il manqua de périr sa siège de Tournai en 1709 , et le danger ne ralentit paa son intrépidité. Bientôt après il ae trouva a la sanglante bataille de MalplAquet; et loin d'être rebuté |>ar l'honible carnage de ce combat , il dit le soir : m Je suis oonte^t de m« journée. »
La campagne de 17 10 acquit à ce héros enfant un nouveau surcroît de gloire. Le prince Eugène et le duc de Mmlborough firent publiquement son éloge. Sa valeur n'éclata p«s moins en 1712 à la )oumée de G^elbuah, oii il eut un cheval tué aous lui , après avoir ramené trois fois à la chaîne un régiment de cavalerie qu'il oommandoit alors. A U fin de cette campagx^ • ^ mère le mari* avec la jeune comtesse de Loben > demoiselle riche et fiurt aimable, qui porloit le nom de Viclairê. Le comte de Sojpê a dit depuis que ce nom avoit autant contribué à le décider pour cette d«me , que sa beauté et ses grands reveniM* Il «1 «u% un fils qui mourut ieune. I>ans la suite , s'éUnt brouillé aveo elle, il fit dissoudre son mariage. Eu 171^» s'étaut rendu au siège de Straisund , la plus forte place de la Peméranjc , et dans laquelle CharUs XII s'étoit renfermé , il eut la satisfaction de voir ce monarque , redoutable encore après ses défaites, au milieu de ses grenadiers , et vêtu conune eux. Il conçut pour ce prince une vénération qu'il a toujours conservic depuis. Le calme ayant' été résidu à i'fiui'opc , le comte de Hmjce passa en Fi'<iDce en 1720 , pour y jouir des doucçuM de la société.) Le duc d'Orléans , régent , le fixa daiis le l'oyaume , par uu brevet de marechal-de«camp. £n 1726, les Français furent menacés de perdre c<3 héi-os , que les Etats de Courlan<i6 venoient de choisir pour leur souverain. La diète de Pologne traversa cette élection ; et l'année suivante , il fut contitiint par les Russes de sortir de ce duché. Le comte , déchaîné du fai-deau de gouverner les hommes , revint en France ; et entièrement livré' aux mathématiques , il y composa eu treize nuits , et pendant les accès d'une fièvre, ses
DES FEHSeVNAGES.
ièévei-its , oavrage digne de Césmr t^ de Condé. il refuM en 1733 le commandement de l'armée polonaiiie, que le roi son frère , qui venoif^fié succéder à Auguste , lui offrit ; et «imant mieux combattre contre ce
E rince , que de quittei' le service de t France , il se signala sur le Bhin ■ous les ordres du duc de Berwick.
Quand ce général le vit arriver :
•' Comte , lui dit - il , j'allois faire M venir trois mille hommes, mai^ >• vous me vales seul oe renfort.- Ses services toujours heureux lui méritèrent le hâlon de maréchal de France en 1 744 • ft il commanda en chef un corps d'armée, en Fian4i'e.
Cette campagne , le chef-d'çeuvre dfi Tart militaire , fit placer le nouveau maréchnl à côté de Turenne. L'année 174S fut encore plus glorieuses. Il alla prendre , quoique très-malade , le commandement de l'armée française dans les Pays-Bas. Quelqu'un le voyant dans cet étfit de foiblesse avant son déport de Paris , lui demanda comment il peuyoit se charger d'une si grande entreprise. « Il » ne s'iigit pas d« vivre, réj|x>nditTil, » mais de parMr. •• La victoire de Fontenoy , due principalement à sa vigilance et 4 «« capacité , fut suivie de \% piïise de Toumay , de Bruges , d'Ostende , de Qand , d^Oudenarde , d'Ath et de Bruxelles. Le roi lui donna dey lettres de naturalisation conçues d^ns les termes les plus flutteiirs ; . et iipcès la victoire de Raucoux , il lui .fit présent de six pièces de capon , et le créa marécl^l' ^ général de toutes ses armées en 1747.
L'année suivante fut marquée par des succès brillans , et sur-tout par la prise de Mastricht. La Hollande ëpouyantée ti<embl|i pour wc^ Etais , et demanda la paix.appès l'avoir refusée. Elle fut Goqcîne la même année , et on peut dire que l'Europe dut son repos à la*iralfiur du maréchal de Siuce, La natrie le perdit en 1750 , à 54 ans. Il avoit été élevé et il mourut dans U religion luthérienue. <• Il est bien ^cheux , » dit une grande prinfsesse en apprenant sa mort, « qu'on ne puisse pas dire » \m J)é prqfiffi4li4. pouf un honune » qui a fait conter, tant de Te • Veutn. p lU , 14a.
SCAUÇJL& ( Jose/th'Juslê ) , né à Agen en 1 540 , littéra^eoE ai)ssi érudit que vain et présomptueux. U mourut eu
1609 , âgé de 69 ans. I , ^79 , 680.
SCARROS ( Paul ) , né à Paris en 1610 „ se livra à la poésie burlesque. Devenu infirme , et ne pouvant plus mai"cher , il ne perdit rien de sa gaieté , il demanda à la reine la permission d'être son malade en tili*c d'office'; cette princesse soui'it , et ScatTot^ regardant ce soui'is corpme un brevet , prit le titre de : Scarron , par U grdœ de Dieu , mtdude indigne de la Reine, Il obtint de Mazarin une pension de 5oô écus , que ses satires firent bientôt supprimer.Son mariage en i65i avec mademoiselle d*Jubi gné ( depuis madame de Mainlenon ) augmenta ses plaisirs sans accroître sa fortune. Le peu d'économie qu'il obscrvoit dans sa maison , le r^fuisit eu peu de temps à quelques rentes viagères , et aux revenus de son marouisat de Quinet. C'est ainsi qu'il appeloit le modique produit de ses Hvi-cs y du nom du libraire qui les veudoit. Dans l'abondance^ il dcdioit »e» livres à la levrette de sa sofur ; et dans le besoin , à quelque Monsei' gneur.y qu'il louoit davantage et qu'il estimoit moins. U parle ainsi au roi , dans la dédicace de D. Japhet d*Jr' ménie : - Je tâcherai de persuade^* k " Votre Majesté qu'elle ne se feioit >• pas grand tort si elle me faisoit 1* un peu de bien : je scrois plus gai >• que je ne suis. Si j'étois plus gai » que je ne suis , je ferois des coipé- •• cfies enjouées. Si je faisois des co- " médies enjouées . , Votre ' Majesté •• en sei-oit divertie : si elle eu étoit » divertie , son argent ne seroit pas
- perdu. Tout cela conclut si néces- •• saii-cment^qu'il me semble que j'en •• serois persuade si j'étois un grand •• roi oorajne je ne suis qu'un pauyre >• malheureux. » Il porta l'enjonemeut jusqu'au bord du tombeau. Surpris d'un hoquet violent , on craignit qu'il n'expirât ; cet accident diminua ; « Si j'en reviens , dit-il , je ferai une » belle satire contre le hoquet. >• Ses parens , ses domestiques fondoieut en larmes au chevet de son lit :
« Mes enfans , leur dit- il , je ne vous » ferai jamais autant pleurer que je » vous ai fait rii'C. » Et un moment avant que d'expirer , il s'écria : « J«
- n'auixiis jamais cru qu'il fut si aisé » de se moijuer de la uioi-t. •• Il rendit le deiTiier soupir en 1660. Tqus ses ouvrages ont été recueillis par
TABLE BISTOBKftJE
•xiti-r, eu lo ml.
Homo» CanUi/ui .
VJJri„,ia^^J«mf, r>ls de /■W-fc«.Vr,
uï du l'irgiU ira-
« «loplé l»r i'c.>.-».. Iil> du pre-
mier iljricain , détruiiit CurlhagE et
MoffiMice : ri iprèi OTuir éU d«B
Il. aV
Foi* coutul , il maumt diul »n lU ,
lui'iou de l'irniée
lUiHiné f<a l« l^raii/Hirs , leloB
otniin. du (Empi
pDiKiun* pJir leur >ntie Cornélit, a
p»! s» propre femme. 1 , 99. U,i4>.
.ji»teur mmaln .
c<ï1i.fate >£l|.teur romoin , couti» du
iMl. I , 494.
premier Jcip/mi l'AJricam , fui «0- «ar BïBc n^'rait-Pafi'riui , M devint
'^Xî ^. nJ
«u,ul .Vec C«iu-i*/i« , l-.n r9»
■«oiJ-C. U. .4i.>«7- UI. iï4.
leicn mutulmio .
Sc[f ION , féaéni des troupa républi-
=/ /C, =.. , —jet , du tempi de Pompét
1 Turu 3B. Cri«ir. 1, 341, ili. III, 3«D.
"G H n , ou de^ liU de Tininrlia, , ScLUtEIll ( MaeiUliriit de ) ,
„^. ..,. telle ^^l^btc pur «n esprit et
SCHILEK lie comte de ) , upiUiue dea luminruiei pToductinni, nai
Tmbant de U ^pitle de Léapold I , 1607 , et fut auteur par né
cm)ienur d-Allrn»ene. II . 134. TduI concourut a faire partei-
SCHOMBERtV ( Thfodoi-ie ) , dit le co- ]>i ■fii^émeni de Km inagii
IddgI ïïjeto, chef de< Eeîirei , louc ton extrim» laideur , enor-l
Bênri If, et tui a U IwUillE d'Ivry. ranum donl elle inonda le
dii-seplitme «iècle , mviilu par sa
liU-e de Sofha de «d iif^cJe el jnou-
ïolEur le hdtoo de marécliol de
ml en. 701, âgée de ,4 an.'. Il, 39i.
Francs, quoiqu'il fut protcttant. La
SCÏLDIIE , roi dei Seytbei , donna à
religien qu'il profcsHiil ayant été
se» enfans une eicellente U-^aii pour
abolie en France , il piita eu Angle-
les porlei' à la cuneoMe. II , 4«8.
le-Grand députa veia les habiUns de
d'Or^ge, qu- l'envoya commandir
en Irlande. Il y f\it lue en i«u»,dans
Larisse. II, 455,
un combat livi-é a l'aimée du rei J.u>
SÉBASTIEN ( S. ) , martyrisé en 188 , le
««ej y/, qui B»oil été dclréué. Ul.u 1 .
so Janvier. II. 494-
SCIflON iPuUius-Ca-Kflmit, cili-bre
SÉBASTIEN ( y^" Tr„chii . dit /.
l^ticral iraiiain , ituit à peine âgé
Pire}, né i Lyon en 16S7, «>>'«
de 18 an> l.u^q.iil wuïa la lie à
dans l'oidre des Carmei , s'adonna
»n dèih: a la bi.UilU du Tetin, et
tout entier a la mécanique , s'y fit
apria celle do Cann.-s . il empé<-ha
nelHomc-- ANBedei4ani, il fut
Pariï, et mourut en .7>9. S- ea»-
envoyé en Espiai'e, lamlimit, prit
deui'. ^ modesiic, el sou eMréme
Cartlmictne , vainquit Aa-llwl . tot^«
Gmlliii^e à demander la poix , et
grand prinrr , qu''7 éloil ausii siinrle
m<''ri1alc'>(loHeux>nrnnmd''</'r<»in.
Il moui'Ut l'ail iSadVautJ.CI, .4,
Second ( Jea«-Ewrurd ) . poi;te laliii.
i«6. 243, H7, 4!J8. il, «. H; ,
noi la Haye en iJii , et mort a
Ulrechlen iJ3e, à i5 ans. II, \Sl.
SEiFEBDULAT , sultsn de Syrie. 111 ,
SctPIOS ( LHCiiis-Cornel'iii | , fi-!:re du
pi'écàdeiit. fut su J nom 1110 V/}siaii/iat,
SÉJAN [ AViBj ) , favori et ministre
pour avoir va inru Aiiimliiis-lit.Geand,
de l'empereur Tibire , n'usa de ion
roi de Syiie. Il fut f;iit coutui l'an
pouvoir que pour faire périr par
>8» avant J. C. 1, i(iS. Il, 24' .
SCS aitificGS les picmièi'es petsonnis
de l'empire. II porU l'audace juiqu'a
SES PERSONNAGES
- faire ridica)i<er sur le théAtre \e§ Tîces de «on aoti venin mélne. Alors Tibère ouvrit les yeux ; Séjan fut ar* rêté ; le sénat reçut l'ordre de lui faire son procès , et il fut étranglé
: l'an 3 1 de J. C. I, 363.
6ei,EUGUS I , surnommé J)ficanor, c^tà>dire , victorieux , Pun des capitaines d'^hxandi'c - /# - Grand , eut en partage le royaume de Syrie,
. quand ce conquérant eut cessé de vivre. Il fit bâtir 34 villes > pour inunortaliser sa mémoire , et celle des personnes ^i lui étoient chères.
Un assassin lui ÔU la vie Pan 281 avant J. C. dans la trente - unième année de son règne. I, 140, 148.
S£M , Vun des trois fils du patriarche Aoé , mourut âgé de 600 ans , vers l'an 1846 , avant J. C. II , 495.
Sempronius - LONGUS ( Tifus ) , consul romain , qui fut vaincu par le grand AnnibtU sur les bords de la Trébie , l'an ai 8 avant J. C. I, 36. /
SSNAC ( Jean ) , premie/ médecin du roi Lomt XF , s'illuitra par ses Ulens et par plusieurs ouvrages utiles^ enti-e lesquels on distingue son Traité de la struawe du cœur , 2 vol. 1/1-40.
, Il mourut en 1 770 , dans un âge fort avancé. III , a 93.
SÈNÈQUE i'LuduS'Amiœus) , célèbre philosophe , Ait pi-éc^pteur du cruel JNeron , qui , pour prix de ses servi-
• c^ -, lui oMionna de mourir en se faisant ouyrir les veines , l'an ■ 65 ,de J. C. Il nous a laissé un grand nombre de traités de morale , dans
. leaquels on remarque beaucoup d'es»
prit et de génie ; mais l'envie de donner le ton à son siècle l'a 4<:té dans des nouveautés qui corrompirent le goût., Il substitua à la simplicité noble des anciens , le fard et la parure de la cour de Néron.; un style sentencieux , semé de poinlpi - et d'antithèses , de peintures brillantes , mais trop chargées ; des tours ingénieux , mais peu naturels.
Enfin il ne se contenta pas de plaire, il voulut éblouir , et il y i^éussit. La meilleure édition de ses écrits est celle d'Amsterdam , 1672 , 3 vol. fn-8o.On attribue à cet auteur des tragédies , latines , mais elles ne sont pas de lui. Gronovius en a donné une bonite édition , Amsterdam , 1672 , et Leyde , 1702 , in-80. I , io5 , 127 , 371. n, 149. III, 337 , 55i.
S£NNACH£BIB , fils de Salmamuar ,
. auquel il succéda sur ie trône d'As-
•yrie , l'an 714 avant J. C. mourut après 4 ans de règne. 1 , 271.
SEPTUUUS , courtisan d'Juguste et ami d'Horace. 1 , 248.
SÉRAPHIN ( le père) , prédicateui- de Louis XIV , roi de France. I, 496.
Sérapion , jeune homme de la suite d'jdiexandre^le'Grand. II, 396.
SÉRAPION ( Saint ) , soliUire célèbre.
Sertorius , fameux capitaine romain , prit les srmes pour renverser la tyrannie de Sylla , gouverna l'Espagne avec sagesse , vainquit Meteilvs et Pompée , fit fléchir Mithridale^ et fut assassiné dans un festin -par Perpenna^ l'un de ses officiers , l'an 73 avant J. C. 1 , 41 , 299. III , 28 , 97.
SÉSOSTRIS , le plus célèbi'e des anciens rois d'Egypte , coinmença à régner vers l'an 1723 avant J. G. Il fit , diton , la conquête de l'Arabie , des Indes , de la Pei-se , de l'Asie mineure, de la Thrace et de la Colchide , laissant par-tout des colonnes chargées d'inscriptions , pour être les mo* numens éternels de ses victoires. U mourut après un règne de 59 ans.
SÉVÈRE ( Lucius Septimius ) , se fit déclarer empei'eur romain Pan 19? , sous prétexte de venger la ml)rt de Pertinax. U triompha de tous ses compétiteurs , et mourut après dixsept ans de règne. 1 , 393. II , 143*
SÉVÈRE ( FlaviuS'Valerius ) , fut dé^
' claré César après l'abdication de
Dioclètien , Pan 3o5 de J. C. I , a6.
SÉVÈRE , patriarche eùtichien de la ville d'Antioche, auquel Pemperenr Juslin fit couper la langue en 5i8 pour le punii' des blasphèmes qu'il proféroit contre la divinité de J. C.
SÉVIGNÉ ( Marie de RabiUin , marquise de) , née en 1626 , ftit mariée
. à l'âge de 18 ans au marquis de Sévigné , en eut un fils et une fille , et mourut en 16.96. Cette dame est principalement connue par ses Letr très dont la meilleure édition est
. celle de i775 , 9 vol. 111-12. Elles ont un caractère si original , qu'au-
- cun ouvrage de cette espèce ne peut leur être comparé. Ce sont des traits fins et délicats formés par une imagination vive , qui peint tout , qui anime tout. Madnme de &éfigné fait passer dans nos cœurs les sentimena qu'elle épi'ouve. Avec une simplicité pleine d'art , et une négligence heul'euse , elle nous fait partager sa
Sofi TABLS HX
fmm et m tcûifeotM. Ob toiucrh à ses lomstt)^ et à ses censures : ob «rea^Hi ridicoie ce qu'elle ridiculise a^tsc tant de finesse. Son style npîde et plein de noblesse , pmente des riens emJMllis per les {races. I, lao.
U, sSa.
S£XTlLiA , Bière de l'empereur Fild- Imw. I, 37S.
SlXTILlUS , commandant d'Afrique pour les BoBuins , du temps de Mmrius et d« SjUa. II , 3i.
SBXTOS-EMViaicus , philosoidie pyrrboaieB , sous l'empire de JâmTc Am-èie , qui suivoit ses leçons. I , >43.
BronCf ( Gatéas-'MarU ) , due de Ai ilau , sucoéda à son père Framoois Sjorf^ en 14(6. Se& débauches et son extrême férocité le firent assMh* siner dans une église, le iour de 8aiBt-£tienn« , en 1476 , à Vâge de Sa ans. III , 309.
SICHSM , fils à*Hémor , prince des Si-
cbimites , enleva Dîna , fille du
patriarche Jag»b , et l'obtint en>
suite en UMriage , à condition que
' teut son peuple se feroit oivoencu'e.
SiGKENGEN , sénéral allemand , que l'empea^ur ChaHès-Quimi chargea de l'attaque de Mézières en i5ao. 1 , 45.
SiSKBULT I , fils de Ciofairê 7 , fût roi d'Austrasie en 56i , après la Biort de sou père , et régna près de 14 ans. I , 4»a , 414.
8l«lSM0ND , fils de Chartes IV , fut élu empereur en 1410 , s'appliqua à
• vendre la paix à l'Eglise , fit pour y réussir plusieurs voyages dans les différentes cours dé l'Europe , vint à bout de faire convoquer les conciles généraux de Constance et de Bâle , soutint de longues guerres contre les H assîtes , et mourut en 1437 , après un règne de ay ans. I , aSg , 4S9.
SIGISMOND n , surnommé Auguste , fils de Higi^mond I , succéda à son père sur le ti'ôue de Pologne en 1548, et mourut en 157a , après un règue de 24 ans. Ce prince fut le dernier i-oi de la maison de Jageiion.
SlLANUS , lieutenant du premier Sci-
piort't /africain. III , 108.
SiLIUS , Romain que Messaiine eut
l'impudence d'épouser publiquement
sous les yeux même de l'empereur
Ciaude sou mari. I , $70.
SlLLANUS , beau - père de l'empereur
Culigula. 1 , 364« SlLJJUir ( picolas Brulart de ) , après
STOlilQVB
avoir passé par les preaiib?«s ^Mtrgef de la lube , îoX envoyé en Italie par Anrs IV em 1S99 , pour luire caner scm Buriaye avec ui reine Hargue' mis , et en oonchire i|n antre avec Marie de Médias, Ce prince eut tant d'impatience de récompenser l'haïreux suGoès des négociations àt SiUery , que pour lui donner les sceaux en i6o5 , il les ôta an célèbre Pampone de Beliièvre. Aprèf la mort de celui-ci , Siitenr fut chancelier en 1607. Son crédit toujours fort grand sous Éfenri IV , diminua considérablement sous la régence de Marie de Mèdiois , et tomba enfin tout-à-fait. La fortune se |eda long-tepips de 09 ministre : tantôt chassé de la cour , tantôt rappelé avec honneur, toujours incertain de son sort , il remit , pour la demi^ fois , les sceaux en Janvier 1624. On lui fit dire , peu de temps sprès , de se retirer dans une terre. Cet ordre fut un coup de fondis ; il faisoit des lamentations , comme ^tl nteàt japiais essuyé de disgraees ,• et
. il mourut la même année , âgé de So ans. I, 3ii. ill , 891.
SUiVAUl (saint), abbé d'un moBastère de la montagne de Sinat. m , aqS.
Swlov ( saint ) , surnommé Stjiitê \ parce on^il vécut long^ - temps sur une colonne , oh il mena une vie austère jusqu'à ssl mert , arrivée l'an 461 , à 69 ans. I, 276. II, 4.
Simon MaghabÉB , i^n des cinq fila de Maihaticts , succéda à Judas son frère | dans le gouvernement des Juifs , l'an 143 avant J. C. II , i5i.
^IMON , Juif , citoyen de Jérusalem , du temps à^Hèroie-AgriirpH. 1 , 490,
SlNATUS , prince galate. I , i3ok
SIKOAIX , prince de Galatie. I , i3o.
SlRMOHD ( Jaetiues ) , né à Riom en 1 SA9 , entra chez les Jésuites , et fut pendant i€ ans secrétaire du général Aifum/iva. Louis XIII le choisit pour confesseur . afin de l'attficher poui' toujours a sa personne et à la France. Quoique d'un oaraotère doux dans la société , il étoit assez vif dans ses écrits polémiques. On prétend que kNrsqu'il composoit ses ouvrages , il tenoit toujours quelque chose en réserve pour la réplioue. On a de lui grand nombre d'écrits qui prouvent une vaste connoissance de rantiquité eoclésiastiqnej le style en est pur eX agréable, «nais les opiniont qu'il
DES ?EHS
•DUtient cUou qnelques-ana ne iimt pM toujoury eauçUs , et en gcDénd , il faut le lire avec p^écauttem. Il siourut en i65i « à 9? ans. U , 187.
Ci&ENNA , ciU)y«a romain « oont^nporain de l'<^^teui' Horiemsius. II , 437.
j^VTC \L , Athénien , fut élu pape en ^57,^ et spuffrit le mi^rtyre à Rome d«ux ans après , durant 1« persécution de yaléi'ien. III, a8€.
SUUDAN (/f4ii) , historien dv seisi^me •iècle , epihrassa le pari) des protestans , et s'y fit une graphe rcputa^ioii. Il mourut en i556 , l^iss^nt plofiei^rs histoires écrites en latin aveu clarté , et même avec élégance ^ mait ^Ans lesquelles il fait paraître trpp.de partialité pour ceux de sa aecte. Cbéfritt ' Quini appetoit P^ Jot^e et Sleidan ses menteurs , parce
Îu^ &e prooiei* «voit dit trop de bien e lui , et le second ti'op de mal. II ,
I^IU^PIS y fiU de Cyrus-lû-Qrvti t fut tué par Tordre de Cambjse son fxh» , ^i mourut lui'mème quelque temps
. api^ès. Alorç un mage prit le nom de êSn^fffdiif.f auquel il ressfmhh\it beaucoup , et se mit sur le trône de Perse. I1C8 précautions qu'il prit pour cacher •a io^r^ia la aéoouvi'irea»t , et il fkit tué environ sept mois après son wrpatiQa , l'an Saa avant J. C.
êOCVX ( UwrihêUnU), «élèl^re juriaeonaulU) d« Viae , ao«s It^trmt tU Mm4À' ms, Ul, 144-
60CJUTB , fila d'un sculpteur et divine \Bg^^mme , naquit à Athènes^ l'-an 469 avant J. C. Aprèa avoir exei-cé la profession de son père , et fait trois statues représentant les Grâp^ , dont le travail étoit de la plus grande beauté , i) quitta la sculpture pom* se livrer à la philosophie. Il s'appliqua aur-tout à la aoience des «lœurs , qu'il rédigea le premier en QMrns 4e piiéceptes. Il enseigna l'unité d'un Dieu , et mérita le aarnom Uniqae de plus sage des hommes , que la postérité lui donne avec aan siècle. Quelques envieux l'accuaèrenA d'îm-
Ï)iété à l'âge de 70 ans., at eurent e ei-édit de le faire condamner à boire la ciguë , l'an 400 avant J. C.
I, 18, io5 , 117 , 119, 168 , a4i > 45i , 480. II , 28 « 89 , io( f 172, aaS y 226 , 299 ; 437. III , 25 9 «9 , 33 , ii3 , 120 , i65.
SOÉMIS , mère de l'empereur HUiogar
ki/«. I, 395.
fiOlSSOKS ( JLtmis éf Movrè^, foliote
e If K A O X S. 3o7
de ) ) né en I €04 , «t tué à la bataitt»
de la J|Iarfée en 1641 » pourtnivant la victoire qu'il Venoit de i^mportar surlemaréÀal de Chdtiiion. U , 432.
SOUMAN II , empereur des Turcs en i52o , (Ut un des plus grands conquérana de «on siècle, et mourut au vége de Sigetb , en i5€é « à 76 ans.
n , 289. III t 3o7 , 3i6.
S0I.0N , le seoond «Isa sept sages .de la Grèce, naquit vers l'an 639 avant J. C. Il abolit ou tempéra les loia sévères de Dracon , et en pnl>lia de plus douces. Dans la suite , Pisis^ trate sétant emparé de l'autorité aouveraine , ce philosophe ciiofen résista à ses careasea ; et pour ne plus voir sa patrie asservie , il se retira dans l'Ile de Chypre , oii il mourut Tan 55 9 avant J. C. , à Tâge de 80 ans. I « 32 , 242. II « i5 , aS , 359 , 408 , 409 ) 441. m , 45 , 208 ,
SOPHOCUS , célèbre poète tragique grec , surnommé V Abeille et la Sy" rêne Attique , naquit à Athènea Tan 495 avant J. C. Il se distingua é§ar lement par les producti«u de fon «sprit et par ses talens politiques.
Elevé à la dignité d'archonte , il commanda TaxTuée athénienne avec Périclès , et signala son courage en diverse» occasions. Il porta au plus haut point la gloire du théâtre d'Athènes , et partagea avec Ewifn'de les suffrages de ses concitoyens.^ Ces deux poètes , rivaux l'un de l'autre , traitèrent souvent les mÂ* mes su)cts , comme pour essayer laui« forcea reapectives ; mais leur Jalousie se changea bientôt en une noble émulation. Leurs tragédieà étoient également admirables , quoique d'un goût bien différent. So' phocle grand , élevé , sublime , étonnoit Tespnt : Euripide , tendis et touchant , gagnoit les cœurs. «S'ophocle avoit composé 120 tragédies ^ dont il ne nous reste que sept, qui sont des chefs-d'œuvre. Les meil»
leures éditions sont celles de Rome , 1 Si 8 , i«-4.<' ; de Bâle , 1 558 , /n-8.0 ; de Cambridge, 1673, <n-.8 ; d'Oxfort , 1705 et 1708 , 2 vol. «II-8.0 < et de Glaaoou , 1745 , 2 vol. <n-8.<> Sophocle remporta Je prix aux jeux olympiques à 90 ans , et ce succès lui inspira , dit-on , une si grande joie , qu'il en mourut , Tan 406 avant J. C. I, €l8, 767. III, 338.
SOPHAONIS , épouse du préfet deBome , so«s le tyxan àfaxence^ I ^ ^^v
5o8 Vable hxs
•CMIAVUS , aroher bataye mus Pempir*
A* Aérien, l , 6S. »
SOBBOmiE oa Sorbon ( Bobtrt de ) , né
en 190I , d'une famille obtcnre et
Sandre , fit ses études à Pari« avec istinction , mérita l'estime de St.
JLotdi , «t fonda le collège de Sorbonne , qui devint dans la suite ime iociété de théologiens habiles. Il mourut à Pavs en 1274 , à ^Z ans.
SOSITHÉS , poète grec , contemporain du pholosophe Ctéanthe. II , 44S.
SOUVRÉ {Gilles de) , favori de ffenri JII , devint grand-maitre de sa garde-robe , et rendit d'importans services à Èemri IV , qui le fit gouverneur de Louis XIII. Il fût fait ma.
réchal de France en 1 6 1 5 , et mourut en i€a6, à 84 ans. 1 , 3ia.
9FAIIUS , pajsan espagnol , sous le gouvernement de Sertorius. I , 41.
SPARRE , général suédois , servit sous Chtu'les XII au siège de Pultava , en 1709. II , 59.
SPAETIS , i^oyez BUBIS.
SflMOLA ( Ambroise ) , Tun des plus l^nds ijénéraux du dix - septième siècle , ise mit à la tète de 9000 Italiens f et alla servir le i-oi d'Espagne dans les Pays-Bas. Il y fut nommé général des armées espagnoles , et s'y soutint , quoiqu'il eût en tête le prince Maurice de Nassau , le plus habile capitaine de son temps. Il mourut en i63o , après avoir été rappelé des Pays-Bas. I, 27.
Spiridion ( St. ) , évèque de Trémitonte dans Pile de Chypre , assista au concile de Nicée en 32 5 , et s'illustra par ses vertus. I , 481.
Spitridate , nommé par d'autres Rosaces , servoit dans l'armée du roi de Perse , et étoit sur le point de tuer jâlerandre-le-Grand y au passage du Grauique , lorsque Cliius lui coupa la main 111, 137.
Spolverini ( le comte de ) , seigneur italien. Il , 3i2.
SPoRUS , jeune homme que l'empereur Néron épousa après l'avoir fait mutiler , pour lui donner un air de femme. I , 378.
SPUiilNA , jeune Romain digne de vivre dans l'histoire pour sou héroïque continence. I , 466.
SPURHis-LuCRETlUS , père de la chaste et célèbre Lucrèce , épouse de Tar^ quin-CoUalin. I, 211.
Stanislas Leczinski , naquit à Léopolcl en 1677. Charles XII , roi de 6uède , le fit couronner royi de
Pologne en 1 7o5 , api^ «voir obligé le roi jéugusie à quitter le trône. U participa aux disgrâces de ton protecteur , et céda à la fortune de son rival. Louis Xy, en i7a5 , épousa la fille de ce prince , et cette alliance sembla relever ses espérances. AjHrès la mort d'Auguste , en 17^3 , il fut élu de nouveau it>i de Pologne ; mais son parti n'ayant pas prévalu , il revint en France , où Louis XV lui assigna la jouissance des duchés da Lorraine et de Bar , qu'il rendit heureux. Il mourut en 1766 , emporUnt dans le tombeau le titre rare et mérité de Bienfaisant. 1 , 1 05,284. n, 322.
Stasicrates, fiuneux sculpteur , (|ui offrit à Alexandre-le-Grand de faire du mont Athos une statue colossale.
II, a5i.
StÉSICHORS , célèbre poète lyrique grec , né à Hymère , ville de Sicile, remporte à Athènes le prix de poésie , et composa un grand nombre d'odes dont les anciens font le plus grand éloge. Il ne nous en reste que quelques fragmens. Ce poète florissoit vers l'an 370 avant J. C. H ,
SthêNIVS , chef de la ville de Messine , du temps du grand Pompée.
Stilpon , philosophe grec , né à Mégare , étoit si éloquent , que tous les jeunes philosophes quittoient leurs maîtres pour le venir entendre. Reprochant à la courtisane Glicère qu'elle corrompoit la jeunesse :
« Qu'importe , répondit - elle , par » qui elle soit corrompue , par une » courtisane ou par un sophiste. •* Cette réponse fut une leçon pour Stilpon ; il banàit de son école les vains sophismes , les frivoles subtilités , et cette foule d'argumens captieux qui substituoient les mots aux idées. Il donna de sages conseils, à Dèmétrius ' Poliorcète , et se fit respecter des ennemis même de sa patrie. Il vivoit encore vei-s l'an 3u6 avant J. C. , et fut regardé comme un des chefs de la secte stoïcienne. III , 172.
Strabon , célèbre géographe , philosophe , historien grec , entreprit de longs voyages pour obsei'ver la situation des lieux , et s'instruire des coutumes des peuples. Il fiorissoit sous Auguste , et mourut sous Tibire, vers l'an 25 de J. C. De tous ses ouvrages , il ne nous reste que sa géographie , pleiae d'esactitudc , de
DES P£ASONNAGEê«
jugement et d'érudition. Les meilleures éditions de cet auteur sont celles de Paris, i6ao, in-folio ^ ei d'Amsterdam, 1707, a vol. i'/i-/o/.
STRATONICE , femme de Séleucus-Nica- 9ior , roi de Syrie , mii la céda à son fils AntiochusSotmr. 1 , 1 40.
STRATONICE , épouse de Mith-idoUAc
Grand , roi de Pont. II , 359.
Sf RAZELLius, savant du seizième siècle.
Il, 122.
STROZZI (Philippe) se distingua au service de la France en plusieurs sièges et combats. Il fut fait colonelgénéral de l'infanterie, et eut lé commandement de l'armée navale destinée pour les lies Açores, afin 4'y soutenir les intérêts à* Antoine ^ roi de Portugal. Sa valeur ne fut point heureuse , vaincu le 28 Juillet i583, il tomba enti*e les mains du marquis de Sainte-Croix , général de l'armée d'Espagne , qui le tua de sang froid , et le fit jeter dans la mer. III, 3 10.
Stuar ( le major ) , capitaine suédois qui se trouva auprès de Charles Xll dans la dcu^ente que ce princie fit à Copenhague, en 1700. III, Suidas^ écrivain grec du dixième siècle , est auteur d'un dictionnaire ou lexicon gi-ec , dont la meilleure édition est celle de Cambridge, 1705, 3 vol. in-fol. C'est une compilation historique et géographique quelquefois intexacte , mais qui néanmoins est utile, parce qu'elle renferme quantité d'extraits d'auteurs anciens qu'on ne ti'ouve point ailleurs. II, 181.
SC[LLY (Maximilien de Béthuney baron de Rosny , duc de ) , pair , gi'andmaitre de l'artiljerie , et maréchal de France , naquit en iSSg. Echappé au massacre de la Saint - Barthelemi, par les soins du principal du collège de Bourgogne oà il étudioit, il s'atUciia au service de Henri IV , alors roi de .Navarre.
Il devint le principal ministre de ce grand prince , dont il partagea , pour ainsi dire la puissance et U fortune, comme il en partageoit le cœur. U fut digne du rang qu'il tint. Héros comme son maître, plus politique , mais aussi bon que lui , il lui fut plus utile qu'aucun de ses sujets , en excitant ses vertus , et en mettant un frein à ses foi- Uesses. Xa France lui dut la neil*
5ogr
leure partie du bcmbeur dont elle, jouissoit sous le règne à jamais mémorable du plus humain des monarques. Api-ès la tnort de Henri IV ^ il quitta la cour qui n'étoit plus digne de lui , et termina sa brillante carrière dans une l'etraite phir losophique, en 1641 , à 82 ans^ Il étoit protestant et voulut toujours, pêtre, quoiqu'il eût conseillé à Henvi IV d'abjurer Phérésie , •< Il est » bon, lui disoit-il , que vous soyea >' papiste , et que je sois calvinis- •• te. >• C'est aux loisirs de ce grand homme que nous devons les exc^ellens mémoires qu'il a intitulés :
économies rajales , imprimées à Trévoux, en 1725 , 12 vol. f/i-ia. I , 104, 3ia, 448.11,25,255,288, 35i. 111,255.
Sully ( Henri de ) , grand-bouteillier de France , sous le regae de Philij^ V ^ dit/e Long.lj 434.
SuLPITIUS-RUFUS ( Serx^ius) , oonsul romain , l'an 5i avant J. C. , fut le contemporain et le rival de CaUm d'Utique. Il , I25.
SURA , favori de l'empereur Traivn»