PUDEUR
1. vJn demandoit à Vyihias , fille à'Aristote , quelle étoit la couleur qui lui plaisoit davantage ? « C'est , K répondit-elle , celle dont la pudeur orne le visage € d'une fille vertueuse. 3>
2. Cyancy fille de Syracuse , vengea d'une manière terrible l'outrage que son père , aveuglé par l'ivresse, avoit fait à sa pudeur. Apres cet attentat , une affreuse peste ravagea Syracuse. L'oracle consulté répondit qu'il falloit sacrifier le coupable, mais personne ne le connoissoit. Alors Cyane prenant son père par le» cheveux, le traîne à l'autel, l'égorgé comme une victime, et, sur son corps sanglant, s'égorge elle-même.
3. Chez les Roipains, un fils en âge de puberté ne se trouvoit jamais auxbainsavec son père, ni un gendre |Lvee. son beau-père. On regardoit cette loi de modestie et de retenue, comme inspirée par lanatiu-e : la violer étoit un crime. « Il est étonnant que parmi nous, dit M. Rolliny « la police n'empêche pointée désordre,qui règne impu- << nément au milieu de Paris, dans le temps des bains; ^ désordre si visiblement contraire aux règles de l'hon- « nêteté publique et de La pudeur, si dangereux pour 1er a jeunes personnes de l'un et de l'autre sexe, et si for- <ç tement condamné par le paganisme même ! » Voyez Chasteté « Honte , Respect humain , Roïjceur.