RER.ARTIE
i\Jvj:L,qv^vJi conseilloit à madame de Longuei^ille d'aller à la cour pour lui donner bon exemple : « Je « ne saurois , dit-elle , lui donner un meilleur exemple <c que celui de la quitter. »
2. Un gentilhomme s'efForçant de persuader à doro Barthelemi'des''Martyrs de faire quelques nouveaux bâtimens dans son palais , ce vertueux prélat lui dit : « En vérité , monsieur , vous me pardonnerez bien , « si je vous dis que ce que vous voulez me persuader « est pire que ce que le démon proposoit à Jésus- « Christ; car il lui conseilloit de changer des pierres « en du pain qui auroit pu nourrir des pauvres ; et « vous , vous me conseillez au contraire de changer « en pierres le pain des pauvres. »
. 3. Un prélat demandoit à im bon curé de campagne ce quevaloit son bénéfice? «Autant que votre évêché^ « monseigneur, lui répondit-il ; le paradis ou l'enfer , « suivant l'usage que nous ferons de nos talens. » 4. Louis XlVdîil au duc Schomberg, qui étoit hugue not: «Sans votre religion, il y a long-temps que vouii « seriez maréchal de France .r»- Sire , réçoig^vVe àwc ^
Sis me juee?. digne de l'être , je suis satis- ■ ivoîs pas d'autre but. » CeLte repartie liû ! moment cette dignité , et leva tous le» •\
"* fj" tre d'hôtel d'un prince , qui le scrvoit à lit la saure sur la nappe. Le prince lui dit I m ferois bien aut.int. ■*— Je le crois bien,,
aondit-il ; je viens de vous l'apprendre.» L.e lire Vatigelas ayant obtenu une petisioa ,
fe'<-Hj du rardinal de Éicheliey , ce ministre lui. i kAii jins . monsieur, vous n'oublierez pas dai)|. i « vuire Lion ele mo oerixion. — Ni celui de reO « connoixsance,mo lenr,^ lui répondit /^auggZaj:
7;?Un officier fraii — it remporté un avanlage r les Espagnols , écnv . sa femme qu'il
que , grâces
leroi se portaient bien : « C'est assez pour moi , ré-
« pondit-elle ; mais ce n'est pas assp?. pour eux. » >
9- Un grenadier de l'armée do comte deSaxe ayant été pi-is en maraude, fut condamné :i être pendu. Ce qu'il avoit volé poiivoit valoir environ six livres. Le maréchal le voyant conduire au supplice , lui dit : « II «faut que lu sois bien misérable de risquer à perdre « la vie pour six francs. — Parbleu , mon général, « répondit le grenadier , je la risque bieu tous les jours « pour cinq sous. » Celte repartie lui valuL sa grâce.
lo. Un homme sage ne doitiamais donner à un enfant de raison qui puisse être rétorquée contre lui. Un enfant s'étoit levé fort tard ; son père , pour le rendre plus diligent, lui dit; «Mon fils, vous ne connoissez pas « encore le prix et les avantages de la diligence. Savez- «vous qu'un homme diligent, s'étautim jour levé fort « matin , trouva une bourse pleine de louis dans son n chemin? — Mais , mon père,*répoudit l'enfant, celui « qui i'iivoit perdue s'étoit levé encore plus matin. *-
Vn amûstio protestant , homme violent et emporté ,