‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercer ... les facultes de l'ame et de l'espritChapitre 34 sur 138 · REPENTIR · texte numérisé non relu

REPENTIR

1. vJn homme qui pleuroit amèrement , vint se jeter aux pieds d\in archevêque de Sens , s^accusant d^avoir commis un inceste avec sa propre fille , et lui demandant S'il y ayoit des pénitences qui pussent expier de si grands crimes , avec protestation de les subir , fallût-ïl endurer mille morts. L^archevêque touché du repentir que cet homme faisoit paroître : « Je vous « enjoins seulement , dit-il , une pcsitence de sept * années Comment , interrompit ce pécheur conte tri t, quand je vivrois jusqu^à la fin du monde , pour- « rois-je effacer mon péché ? — Allez , reprit le prélat , « et jeûnez seulement trois jours au pain et à l^eau. x^ Alors ce bon-homme , versant un toirent de larmes , et se frappant la poitrine , supplioit le pontife de lui imposer une plus longue pénitence. L'arctuàNi^f^vxib >

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surpris et édifié en même temps : «Je vous commande, « lui dit-il , absolument , et pour la deraîère fois » de ^ vous retirer , et de dire seulement un Pater pour « votre pénitence.» Dans le même instant^ cet homme véritablement contrit, jetant un profond soupir , tom^ ba par terre , et rendit Tame.

2. Julien PApostat épuisoit toutes les ressources pour faire au paganisme un grand nombre de prose- ^tes. Il s'attachoit sur-toat à pervertir les soldats. L^ignorance , le désir d'aViaicer dans le service , Thabitude de ne connoître d^autre loi que la volonté du prince , lui faisoient espérer, de leur part, une soumission aveugle. Pour surprendre plus aisément leur foi sans Talarmer , ^empereur usa d^un stratag;éme. •Un jour qu^il devoit distribuer aux troupes une gratification , il feignit de vouloir rappeler une coutume pratiquée , disoit-il , parles anciens empereurs. A côté de son tribunal , il fit dresser un autel et une table chargée d^encens. Sur Pautel s^élevoit une enseigne qui portoit Timage de Julien et de ses dieux. Il prit ensuite séance avec tout Pappareil de la majesté impériale. Les soldats , approchant à la file , passoient d^abord devant Pautel : on les avertissoit de jeter un grain d^encens dans le feu qu^on y avoit allumé. La crainte , la surprise , la perstiasion que ce n^étoit qu'un ancien usage , et sur-tout Tor qu'ik voyoient briller dans la main du prince , étouffoient les scrupules. 11 ne s'en trouva que fort peu , qui , refusant de payer ce tribut à Pidolâtrie , se retirèrent sans se présenter à Pempereur. Après cette cérémonie, quelques soldats chrétiens burent ensemble , et Van d^eux fit , selon la coutume ,1e signe de la croix. Un de ses camarades se mit à rire ; et comme il lui en demandoit la raison : « Eh quoi ! répondit Pautre, avez-vous déjà oublié ce « que vous venez de faire ? Depuis que vous avez jeté « Pencens sur Tautel , vous n'êtes plus chrétien. » A cette parole, tous se réveillant comme d'une léthargie, poussent dès grands cris , fondent en larmes , s'arrachent les cheveux , courent à la place publique en criant : « Nous sommes chrétiens 3 l'empereur nous a

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f trompe j il s'est trompé lui-joaiéme : nous n'avons pus «r renoncé à notre foi. » Ils se rendent au palais : ils so plaignent de la supercherie ; et , jetant aux pieds de rempereur l'or qu'ils avoient reçu , ils demandent la mort en expiation de leurcrime. Ji^/ie/i irrité commande qu'on leur tranche la tête. On les conduit au supplice , «hors de la ville , suivis d'une foule de peuple qui admire leur courage et leur généreux repentir. Selon un usage établi par les lois romaines ^ lorsqu'il s^agissoit de punir ensemble plusieurs criminels, dans l'interrogatoire , on commençoit par appliquer à la question le plus jeune , et dans l'exécution , le plus âgé étoit le premier mis à mort. Mais le plus vieux de ces soldats <dbtint du bourreau qu'il commençât par le moins avancé en âge , de peur que sa constance ne s'ébranlât à la vue du supplice^de ses camarades. L'cpée étoit déjà levée , lorsqu'on entendituncriquiannonçoitleurgrace.Alors, Ip jeune homme , qui attendoit à genoux le coup mortel, se leva en soupirant: «Hélas I dit-il, Jloiwai/i(c'é- ^ toit son nom) ne méritoit pas l'honneur de mourir « pour Jésus-Christ ! » Julien se contenta de les casser, et de les reléguer dans les provinces éloignées.

3. LesLacédémoniens, aulieudeconduire leurs troupes dans l'Attique , comme ils s'y étoient engagés, songèrent à se renfermer dans le Péloponnèse, pour s'y détendre. Dans cette vue, ils avoient commencé à élever un mur sur l'isthme, pour en fermer l'entrée à Tenuemi, et par là ils comptoientqix'ils seroient en sûreté , et n'auroient plus besoin des Athéniens. Ceux-ci députèrent à Sparte , pour se plaindre de la lenteur et de la négligence de leurs alliés. Les Ephores ne parurent pas rort touchés de leurs remontrances , et remirent leursréponses au lendemain; puis, traînant l'affaire en longueur, sous différens prétextes, ils gagnèrent dix jours, pendant lesquels lamuraille futachevée. Ils étoient près^ de renvoyer honteusement les députés, lorsqu'un particulier leur ayant représenté quelle indignité il y auroit à traiter ainsi les Athéniens, après toutes les pertes volontairesqu'ilsavoient souffertes généreusement pour la défense comm uoe de la liberté^ettous les service^Vxxx^T

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"^Liu quW âvoRm irendus <à là Grèce ; ils ouynt^BiiÉ W ;fèax, et eurenthcMate d'une «i noire perfidiè.li'effetde Aet heureux repentir fut prompt. Dès la nuit zbéme» ils :Ôrent partir > à Tinsù des Atfbeniénsy cinq mille SnartiatéSs qui avaient avec eux chacun sept lIotes^Le len-^ demain matin , les députés renouvelant leurs plaintes avec beaucoup de vivacité, furent très-surpris d^ppreuf^ dre c[ue le secours étoit en chemin , et s'appro^ioit dît TAttique. JToyez Consgixni^^ Pénitence^ Hsuords^

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