‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercer ... les facultes de l'ame et de l'espritChapitre 37 sur 138 · RESPECT · texte numérisé non relu

RESPECT

EMNON , le plus grand des généraux àeDariuSy toi de Perse , entendant un soldat qui parloit mal à'Aleœandre: «Scélérat, lui dit-il, enle frappant de sa javeline , je ne t'ai point pris à ma solde pour parler € mal de ce prince, mais pour combattre contre lui. » 2. Antoine Je I/è^e ,1'un des plus célèbres généraux de Charles- Quinte s'étant rendu auprès de ce prince , le monarque lui fit l'accueil le plus honorable. Do Jjèi^e

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étoitplus ifae* septaagénaire. ChaHmtleêak près de sa personne , et veut absdbiment couTre ; et , eonlme ce^ héros marqurniiCpu

{râgnance à mettre son chapeaa y le prince lii-méme sur sa tête > en disant : « Un oapi « lien , qm a ser?i glorieusement pendant « campagnes , mérite bien de jouir des privilèges M Grande tl'EÎspagne , et d'être assis et coQv4EbH « Page de soixante et treize ans , en pr^ence Ai « empereur qui n'en a que trente. » . " ^

3. Jeannsans-Terre , roi d'Angleterre , fiBÔsoàti barons une guerre cruelle. Il assiège , en taiSy^ teau de Rochester. (Guillaume d'AU^inet, goa de cette place y y étoit renfermé avec toute sa Ce grand homme , vojant un arbalétrier qui vî roi , et qui alloit'le tuer : « Malheureux ! s'écE « en détournant le coup , sonees-tu que c'est le. « Je sais que nous sommes réauits aux de « trémités ; que nous manquons de tout ; qM € n'avons aucun espoir de secours ; qu'il va éi « l'assaut ; qu'il fîit toujours sans miséricorde j « nous fera tous massacrer , et que ma fille et I « serons les premières victimes qu'il sacrifiera à H « implacable cruauté : mais c'est le roi. » * ;i»

4* Fabius MaximuSy qui avoit été dictateur, cheval au devant de Quintus Fabius Maximusy qui venoit 3'étre créé consul. Ce jeune homme, son père venir à lui sans descendre de cheval , lui j voya i'.ommander de mettre pied à i^rre. Fabius à cendît aussitôt ; et , courant embrasser son fils : « me réjouis , lui dit-il , de ce que tu te conduit <* consul. » Ce grand homme se trouvoit plus d'avoir un -fils qui sût soutenir sa dignité , que de respecte par le premier magistrat de la républic^

5. M. Du Hamel , célèbre académicien , avoi Curé de Neuilly-sur-Marne ; et , tous les ans , il visiter cet ancien troupeau. Le jour qu'il y passait célébré dans tout le vulage , comme un jour de mm On ne travailloit point ; et l'on n'étoit occupe que; 4 la joie de le voir. Pendant qu'il fut en Angleterre yl

I RE 8PEGT HUMAIN* 55f

m cfttituyliques anglais , qui alloient entendre sa messe w chez Tambassadeur de France , disoient commune* 1 ment : « Allons à la messe du saint prêtre. » Ces étran- ■ gers n'avoient pas eu besoin d'un long temps pour prendre de lui Pidée qu'il meritoit. Tout en lui an- Donçoit ses vertus y et le rendoit respectable.

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