SOBRIÉTÉ
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»A sobriété , la tempérance doivent être sages, et dirigées par la raison: il ne fautpas qa'un amour aveugle de lavertunous conduise à des infirmités qui nous obligeroient d en interrompre l'austfcre pratique. S. Paul y dans sonEpître aux Romains , leur dit: «11 est bon de f ne point manger de viande , et de ne point boire de « vin. » Dans celle aux Corinthiens , u dit : « Si la « nourriture que je prends scandalisoit mon firère , je « m'en abstiendrois pour toujours. » Mais ces deux préceptes de tempérance ne regardent que les personnes en santé , comme ce saint docteur des nations le fait connoître , lorsqu'il prescrit à Timothée la nécessité de corriger son eau par un peu de vin , à cause de la foiblesse de son estomac.
2. Le maréchal de laFerté pensoit qu''on devoit accoutumer la jeunesse à une vie sobre et dure. Son maître-d'hôtel ayant fait , par ordre de son fils , une
SOBRIETE, ïsion pour la campii^e , de tnifTes , de !t de toutes ces autres stiperfluités que s bons ragoi'its a rendues si néressaires , irta le mémoire. Le maréchal n'eut pas pluirticle , qu'il jeta le mémoire avec indigna- Ze n'est pas ainsi , dît-il , que nous avons erre; de la grosse viande apprêtée simple- 'éloient-Ià tous nos ragoûts. Il faut à moQ rnffes , des morilles , mille bagaLelles pour Ueîeosement le palais de monsîeu rie délîlien ! dites-lui que je ne veux entrer pour
„. " " nst " foUe que celle-là , aussi
« mciignc d'iu. ..^....ae a- ;'ire ; et vous , cherchen « quelqu'un qui vous en ..oe compte.»
3. En 1728 , un nomme P^illars conOa à quelques amis que son oncle , qui avoit vécu près de cent ans, et qui n'étoit mort que par accident j lui avoit laissé le secrut d'une eau qui pouvoit aisément prolonger la ■vie jusqu'à cent cinquante années , pourvu qu'on fût sobre. Lorsqu'il voyoit passer un enterrement , il kvoil les épaules de pitié : « Si le défunt , disoit-il , -« avoitbu de mon eau , il ne sertit pas où il est.»Ses amis auxquels il en donna généreusement , et qui observèrent un peu le régime prescrit , s'en ti-ouvèrent bien, et 1« prônèrent. Alors il vendit la bouteille sii francs. Le débit en fut prodigieux. Ceux qui en prirentj et qui s'astreignirent à im peu de régime , sur-tout qui étoient nés avec un bon lempérament , recoupèrent en peu de temps une santé parfaite. Il disoit aux autres : «C'est votre faute si vous n'êtes pas entiére- « rcment guéris ; vous avez été intempérans et upxi' « tinens. Corrigez-vous de ces deux vices , eiwus « vivrez cent cinquante ans pourlemoins.JiQuelqoesuns se corrigèrent. La fortune de cet homme s'augmenta comme sa réputation. Des enthousiastes le mettoient fort an-dessus du maréchal àe Villars. « Il Eût « tuer des hommes , disoient-ils ; et lui les fait vivre.» On sut cnfm que l'eau de fillars n'étoit que de l'e». de Seine avec un peu de nitre. Voyez Abstin£»ce FkUCALITÉ , T£MP£HANCE.