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delévation ; Pantre partie portoit sur des pilastres trèsornes. On avoit pratiqué sous terre un autre portique
i rëpondoitau supérieur dans toutes sr s dimensions.
e l'église on passoit dans une seconde cour pavée de belles pierres polies, autour de laquelle régnoient, des trois côtés, de longs portiques. Au Lout de cette cour, et au chef de tout l'édifice , étoit la chapelle du saint sépulcre , eii l'empereur s'étoit efforcé d'imiter , par récfat de Tor et des pierres précieuses , la splendeur dont* avoit brillé ce saint lieu , au moment de la résurrection* Cet édifice, commencé sousies yeux d'ilélèncy ne fat achevé et dédié que huit ans après. Il n'en reste
flus de vestiges , parce qu'il a été plusieurs lois miné. )ès ce temps-là commencèrent les pèlerinages et les offrandes des chrétiens , que la dévotion appeloit de toutes les parties du monde dans cette heureuse contrée sanctifiée par la présence et par le sang d'un Dieu. La piété de Constantin ^ animée de plus en plus par celle de sa mère, ne se borna point à celte preuve éclatante. La religieuse princesse, pour remplir ses intentions , bâtit encore deux autres églises : l'une à Bethléem, clans le lieu où étoit né le Sauveur; l'autre sur le mont des Oliviers, d'où il s'étoit élevé au ciel. La pompe des édifices ne fut pas son seul objet. Sa magnificence se fit encore bien mieux connoître par les bienlaits qu'elle aimoit à répandre sur les hommes. Dans le cours de ses voyages, elle versr^»^^ sur le public et sur les particuliers les trésors de l'empereur, qui fournissoit sans mesure à toutes ses libéralités : elle embellissoit les églises et les oratoires des moindres villes ; elle faisoit de sa propre main des Targesses aux soldats; elle nourrissoit et habilloit les pauvres ; elle déhvroit les prisonniers ; faisoit grâce à ceux qui étoient condamnés aux mines ; tiroit d'oppression ceux qui gémissoient sous la tyrannie des grands ; rappeloit les exilés ; en un mot , dans ce pays , autrefois habité par le Sauveur du monde , elle retraçoit son image , faisant pour les corps ce qu'il avoit fait pour les âmes. Ce qui la rapprochoit encore davantage de celle dwue tcsiemhhncejO^étoJt Ja simplicité de son extérieur , c\.\es omù'^efi d'humilité qui voiloient h maîeslé 'unçéTi^Ve
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Sans l'avilir. On la voyoit prosternée dans les églises , î . au milieu des autres femmes , dont elle ne se distin- ^ guoit que par sa ferveur. Elle assembla plusieurs foi» j toutes les filles de Jérusalem qui faisoient profession de ^virginité : elle les servit à table , et ordonna qu'elles : fussent nourries aux dépens du pubKc. Hélène ne vécut pas long-temps après cette pieuse conquête. Elle vint rejoindGre son fils , et mourut dans ses bras , après Tavoir fortifié dans la foi par ses dernières paroles , et après Pavoir comblé de bénédictions.
Constantin fut fidelle à ses saintes instructions : ils Wforça de suivre les grands exemples qu^elle lui laissoit pour héritage ^ et d'imiter sa religieuse ferveur. Il la fit éclater sur-tout au dernier moment de sa vie. Sentant sa fin approcher , il demanda le baptême ,afin de laver dans les eaux salutaires de la grâce toutes les taches de ses années passées. Rempli de sentimens de péhitence , humblement prosterné en terre , il demanda pardon à Dieu , confessa ses fautes , et reçut l'imposition des mains. Puis , ayant fait assembler les évêques : « Le voici donc arrivé , leur dit-il , ce jour heureux , après lequel j'ai soupiré avec tant d'ardeur! Je vais recevoir le sceau de l'immortalité. J'avois dessein de laver mes péchés dans les eaux du Jourdain , que notre Sauveur a rendues si salutaires , en daignant s'y baigner lui-même. Dieu , qui sait mieux que nous ce qui nous est avantage ix , me retient ici , il veut me faire ici cette faveur. jNe tardons plus. Si le souverain arbitre de la vie et de la mort juge à propos de me laisser vivre , s'il me permet encore de me joindre aux Fidelles pour participer à leurs prières dans leurs saintes assemblées, je suis résolu de me prescrire des règles de vie qui soient dignes d'un enfant de Dieu.» Quand il eut achevé ces paroles , les évêques lui conférèrent le baptême , selon les cérémonies de l'Eglise , et le rendirent participant ^es saints mystères. Le prince reçut ce sacrement îivec joie et reeonnoissance ; il se sentitcommerenouveléet éclairé d'une lumière divine. On le revêtit d'habits blancs; son lit fut couvert d'étoffes de même couleur *, etdës ce /motiveTil II ne voulut plus toucher h ^ la pourpre. W reïïiexcÀ.3LTï\evvVVaxx\si
Voix de la gracë qu^il venoit de recevoir, et ajouta: « C^est maintenant que je suis vraiment heureux , « vraiment digne d^une vie immortelle. Quel éclat de « lumière luit à ttlesyeux ! Que je plains ceux qui sont € privés de ces biens !» Comme les principaux officiers 4e ses troupes venoient , fondant en larmes, lui témoijgner leur douleur de ce. qvt'il les laissoit orphelins , et qu^ils prioîent le Ciel de lui prolonger la vie : <îf Mes amis, fleur dit-il , la vie où je vais entrer est la véritable vie. f Je connois les biens que je viens d'acquérir , et ceux ff qui m^attendent encore. Je me hâte d'aller à Dieu.» Jamais prince ne fiit plus regretté. Dès qu'il eut rendu les derniers soupirs, ses gardes donnèrent des marque» de la douleur la plus vive : ils déchiroient leurs habits, se jetoient à terre , et se frappoient la tête. Au milieu de leurs sanglots et de leurs cris lamentables , ils Pappeloient leur maître , leur empereur , leur père. Les tribuns , les centurions , les soldats , si souvent témoins de sa valeur dans le^ batailles, sembloient vouloir encore le suivre au tombeau. Cette perte leur étoit plus sensible que la plus sanglante défaite. Les habi- %tans de Nicomédie , où étoit alors Constantin , couroîent tous confusément par les rues , mêlant leurs gémîssemens et leurs larmes. C'étoit un deuil particu-f ner pour chaque famille ; et chacun*, pleurant son prince , pleuroit son propre malheur.
6.Li'enipereur TA^oaojeJ/savoit par cœur toute Pécriture-sainte:il en recueillit avec soin tous les interprètes. Il jeûnoit souvent, sur-tout lesmercrcdis et les vendredis , selon l'ancien usage del'Eglise.Il se levoit au point du jour 5 et chantoit Toffice divin avec ses sœurs : son palais avoit Pextcrieur d'un monastère. Abrahamy évêque deCarrhes, avaiit détrùitdans cette ville le fameux tempie dwdieuLunuSy Théodose lefitvenir àla courrle saint prélat y mourutjetVempercur conserva sa tuniqao,dont lise revêtoiten certains jours.Lorsqu'on enleva le corps d'-^Ar«Aampour le transporter enOrîcnt^ 7 7/ e/o^/c^e voulut marcher à la tête du convoi: il le conduisit jusqu'au Crt: aprèslecorpsmarchoientles impératrices et toute ;our.Dansun temps de disette causée par l'intempérie des saisons, l'empereur assistant avec le peuple au^\c\ï!L
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du cirque,îl survint ungrand orage. Aussitôt T%^oA)ié> faisant retirer ses chars^ordonne au peuple d^adresserà Dieu ses prières : il entonne le premier un psaume; tout lesspectateurschantentaveclui^etlecirquesembleêtre devenu un temple. L'air reprit aussitôt sa sérénité , et |?i Ton dit que ce fut le dernier orage de cette année, qui| ? après avoir menacé d'une funeste stérilité , donna de* i moissons abondantes. Dans les guerres, il imploroitla 3 protection du Ciel par de ferventes prières, comme Da- f vid; mais il n'eut pas le courage et la science militaire de î ce saint roi.Le respect qu'il portoit aux personnes con- '■ sacrées à Dieu,alloit à im point qu'on pourroit taxer de i foiblesse.Un moine insolent et téméraire,irrité contrele prince qui lui refusoit une grâce, se retira en lui disant: « Je vous retranche de la communion de l'Eglise. )> L'heure du repas étant venue , l'empereur , abattu du coup lancé d'une main si foible , protesta qu'il ne mangeroit point que l'excommunication ne fïit levée, et il envoya prier un évêque d'obtenir cette faveur de celui qui l'avoit excommunié. En vain le prélat essaya de dissiper ses scrupules, en lui représentant qu'une pareille censure étoit sans effet. Théodosene consentit à prendre de fei nourriture , qu'après avoir reçu l'absolution de ee moine , qui ne méritoit lui-même aucun pardon.
7. S. Louis s'é tant embarqué pour retourner dans ses états, obtint du légat, qui l'avoit accompagné dans son expédition de laTerre-Sainte,la permission deconserver àaLiis son vaisseaulesaintsacrementpourcommunierles malades. On le mit à l'endroit du navire le plus digne et le plus convenable, dans un tabernacle fort riche, cou-vert d'étoffes d'or et de soie, et placé sur un autel orné d'un grand nombre de reliques. Tous les jours onyrécitoit solennellement l'office divin : les prêtres même, revêtus d'habits sacerdotaux, y faisoient les cérémonies et les prières de la messe, à la réserve de la consécrationrle monarque assistoitàtout.Rienn'cgaloitsa tendre sollicitude pour les malades : il les visitoit souvent, leur procuroit tous les soulagemens qui dépendoientdelui, et prenoit soin de leur salut encore plus que de leur guérison. Il y avoit sermon trois fois la semaine;, sans parler
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desînrtructions particulières etdescaléchîsmes qtfilfaiioit faire aux matelots, quand les petits vents régnoient, ou lecalme.Quelquefois il les interrogeoit lui-même sur les articles de. foi , ne cessant de leur répéter qu^étant toujours entre la vie et la mort^ entre le paradis etPenfer, ils ne pouvoient trop se hâter de recourir au sacrement de pénitence , pour appaiser la colère du CieL « Si le fvaisseauabesoindevous5leurdisoit-il5Jeprendraivotre «place avec joie , et mettrai la main à la manœuvre , «pendant que vous vous réconcilierez avec Dieu. » Tel fut l'effet et des soins etdeFexemple du pieux monarquC) qu^en peu de temps on vit un changement notaLle parmi les matelots : les ténèbres de leur esprit furent dissipées; la férocité de leur coeur s^adoucit, et la charité jprit la place de la brutalité. La honte de ne pas fadre quelqueibis ce qu'un grand roi faisoit tous les jours^leur donna le courage de vouloir être chrétiens, et leur inspira des sentimens bien au-dessusdeleurcondition.Durantla navigation , il survint une horrible tempête : le vaisseau , jouet des vagues et des vents , étoit près de périr ; tout le monde étoit en alarme : la reine et trois jeunes princes , ses enfans , jetoient des cris affreux. Louis y pendant cette consternation, Louis y-prosteTué aux pieds des autels , attendoit son secours de celui qui dit à la mer : « Tais-toi , » et aux vents : « Calmez-vous.» Sa foi fiit exaucée : le temps devint calme ; et ce nouveau bienfait duTout-Puissant excita de plus en plus la pieuse reconnoissancedu religieux monarque. « Regardez,sé- «chal , disoit-il à son confident le sire Je Joinville ; rec gardez si Dieu ne nous a pas bien montré son grand «pouvoir^ quand , par un seul des quatre vents de «mer 9 le roi , la reine , ses enfftns et tant d^'autres pçr- « sonnages ont p^nsé abîmer. Ces dangers que nous «avons courus, sont des avestissemens et des menaces «de celui qui peut dire : Or , voyez-vous bien que je «vous eusse tous laissé noyer , si j^eusse voulu ?»
8.JDiagore le Mélien, disciple de Démocrite , étant venu s'établit à Athènes, y ouvrit une école d'athéisme. Onhii intenta im procès sursa doctrine pernicieuse. Use sauva par la fuite , et , par ce moyen , évita le supplice
3aè tnàtte tout fanatique qui veut troubler Vëtatpif es principes erronés ; mais il ne peut éviter la flétiii* sure Ae la sentence qui le condamnoit à mort. Les Athéniens eurent tant d'horreur pour les maximei impies qu'il débitoit, qu'ils allèrent jusqu'à mettre la tête à prix ^ et à promettre un talent de récompense pour celui qui le livreroit mort ou vif. '
'Quelques années avant ^onavoit déjà fait une affaire toute semblable à Proto^o]re,autre disciple de Démoen^ te, pouravoirsimplementtraitélamatièrede problénu-* tioue. Il avoit dit au commencement d'un de ses livres : « I a-t-îl des dieux ? n'y en a-t-il point ? C 'est une q«es- « tîonoùjene sais si je dois affirmer ou nier.Pour éclair- « cir cette matièreépineuse,notreentendementesttrop 4C foible, trop aveugle, et la vie humaine trop courte. * Ces blasphèmes excitèrent l'indignation des Athémps, alarmèrent leur |>iété : ils ne purent souffrir qu'on mit en doute une vérité aussi palpable* Us firent proda-^ mer , par le crieur public y que tous ceux qui avoient des exemplaires de cet ouvrage y les apportas^jpit au magistrat. On les fit* brûler comme infâmes , et l'au* teur fut banni dé l'état à perpétuité.
9* Lorsque Rome fut prise par les Gaulois^ comme le prêtre deRomulus et les vestales emportoient les images des dieux,pour les soustraire àlaftireur sacrilège des Barbares , un citoyen illustre y appelé Albinus , les voyant à pied , fit aussitôt descendre sa femme et ses enfans d'un cbarriot qu'il conduisoit^ pour faire monter le prêtre avec les vestales; et préférant le blende la religion au salut de sa famille y il quitta son chemin pour les conduire au boui^ de Géré , dont le peuple le rfcâ^ avec beaucoup de respMt et d'humanité. On peutnremarquer , en passant^^^e les actes^xtérieurs de religion ont pris de ce xKourg le nom de Cérémonies,
i o. Les Gaulois , sous la conduite de W^ennuSy assié" geoient le Capitoie , et veilloient exactèmen|||^ ce que personne n'en sortit et ne passât à travers les corps-degarde, lorsqu'un jeune Romain, par une action hardie, attira sur lui les yeux et l'admiration, tant des ennemis que des citoyens. Il y avoit un sacrifice attaché à la maison
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son des Fabius y qui se devoit faire, un certain jour, su^ le mont Quirinal. C. Fabius Dorso , revêtu d^Un habit convenable à cette cérémonie , descend du Capitole y portant entre ses mains les choses sacrées, traverse les corps*de-garde des ennemis, sans se laisser épouvanter par le bruit et les discours , et ai*rive au mont Quirinal. Après y avoir accompli toutes les cérémonies prescrites, il retourna par le même chemin, avec une pareille gravité,et une pleine confiance que la protection des dieux, dont il gardoit.le culte au péril même de sa vie, ne lui manqueroit point.U arriva heiu-eusement au Capitole, soitque lesGaulois fussentétonnés d e sa généreuse audace,soit par respect pour la religion,à laquelle cette nation n^éloit pas insensible. Voyez Adoration, Religion.