‹ Dictionnaire Historique D'Education, ou, sans donner de preceptes, on se propose d'exercer ... les facultes de l'ame et de l'espritChapitre 96 sur 138 · Ce ro · texte numérisé non relu

Ce ro

> .v<uit i. C.

DSS PER8.0NNACSS. ' 36^

condamnent; cariU valant moins AjCUSRRE (M. d*), brare o^cier fran-

.j» que moi.» En achevant cet mots, il présenta généreusemeiit ]e cou «a fatal cordon, ^41 ans avant J.Ç«

II , f 4.

Afiis, frère aîné à'JgésiUi-U'Grand^ -n'est connu que parce qu'il ne mon- ■ fa pas sur le trône de JLiacëdémone. II , 117.

lAfiKODicE, jeune Athénienne» qui se livra à' la médecine , dont Tëtude ^toit interdite à son sexe , et , par . sestalens, fit abroger la loi qui dé» fend oit aux femmes de cultiver cet art , quelquefois utile. 1 , a^i.

Agricola y tonvermeur de Sébaste en Arménie , en 3o8 , sous l'empire de lÀcinius, III , 43* AgrippA) Romain de la famille d'^ufru^U , une des victimes de la défiance de Tibère. 1. 353.

AGRiPPiiTEspetite-nlle à* Auguste ^ mère de Néron , et digne de l^tre. Après deux mariages, elle épousa Claude, dont l'indolence alloit iusau*à la stupidité. Elle voulut assurer l'empire à son ûls ; et comme ou lui disoit que Néron puurroit bien lui donner la mort un jour : «Qu'importe, répon- » dit-elle , ponrvu qu'il règne?» Il régna en effet.^^rippfneempoisonna son époux , et fit proclamer Néron empereur. Ce qu'on lui ayoit prédit ne tarda point à arriver. Le nouveau César se lassa de voir toutel' autorité , entre les mains de sa mère; il oublia ses services, fut insensible à ses caresses,et la fit massacrer l'an 5>de J. C. Le centurion chargé de lui donner la mort,l'ayant frappée à la tête : « Frappe plutôt mon sein, lui » cria-t-elleenle découvrant ;pnnis- » le d'avoir porté un monstre telque » Néron, » Elle méritoit une telle mort , mais son fils ne devoit pas l'ordonner. 11 la vint voir au moment oii elle expiroit, et parcourant

çais, chargé de l'attaque de l'Ile d»

Sainte - RUrgnerile par le comte ^ Harcourt. 1 , 26a.

AGVT.ssikv{Henri'Franpois <f ), né à Limoges en i658,fit voir dès sa plut tendre jeunesse, le germe précienx des rares talons qu'il développa ensuite avec tant de succès, et en tant de genres. Son génie étoit propre à tont. La législation, la jurisprudence , les belles-lettres , l'éloquence , toutes les sciences nnmaines lui furent également familières , et sa vaste érudition fut consacrée toute entière an bonheur de ses compatriotes; car il ne vouloit être savant que pour eux.ll est le seul de nos jurisconsultes qui ait bien connu l'es- Ïrit de nos lois, le seul qui pouvoit es adapter à nos besoins; le seul qui eût pu créer celles qui nous manquent , et réformer celles qui nous régissent* Jamais on ne le vit demander aucune charge;i1 n'eut même jamais le désir d'en posséder aucune; mais les honneurs vinrent le cher< chpr ; et son mérite les appela malgré Ini. Il fiit d'abord avocat-général dupariement de Paris en i6pi , puis procureur-général en 1700, et enfin chancelier de France 17 ans après* Cette dignité suprême l'exposa à bien des orages, qu'il supporta tou-

I'ours avec constance, parce qu'il n* es méritoit pas. Il s'en consoloit dans sa terre de Fresne,ense livrant aux travaux innocens de l'agriculture ; et les jours de ses exils furent ceux qu'il appel oit les beaux jours de sa vie. Ce grand homme mourut en 1761 , à rlge de 83 ans. On a déjà publié plusieurs volumes de la collection de ses (ftuvres , qui doivent tenir le premier rang dans la bibliothèque des jurisconsultes et des orateurs. 11 , 36t, III , 3a3.

des yeux Icsdifierentesparties de son Ahmed, fils à'Iahia^ natif de Damas ,

cadavre étendu , sanglant et dépouillé : tt Je ne croyois pas , dit -il, n qu'elle eût tant debeauté.»^^rij>pine avoitde l'esprit, de la pénétration , et autant de talens que d'attraits ; mais elle abusa de ces dons de la nature, pour servir ^on ambition, et suivre avec sécnrllé tous ses penchans dépravés. Elle établit une colonie à Urbium sur le Rhin, lien de sa nais5ance,et cette ville qu'elle appela Cohnia Agrippina , subsiste encore aujourd'hui sous le nom de Cologne, l, 370 > 371*

fut consacré à Dieu par son père et sa mère, et se livra au service dn temple de la Mecque. Après 14 ans d'absence , il voulut revoir ses parons , frappa à leur porte , et n'en fut pas reçu. Cette histoire n'est peut'ètre qu'une allégorie musulmane, qui tend à enseigner qu'on ne doit rien attendre de sa famille, quand on se livre à Dieu pour ne plus rien faire pour elle: nous n'avcns droit à la reconnoissance delasociété , que quand nous lui rendons ce qu'elle nous donne. III ^ &é*

TÀBLK HISTORIQD'E

lti>,citfly(ia<le Rddcd, tui et la noble femieté ie tmoi

I Ticliinci qu'exigea racifre. Il Diourut à Virtibe a

■At.glet«reJo7sqD'il iSCy. !1, ji, , içf.

en 1^1 ;- 1 , 33â. AfctNÉiiEilili ds leticU ou "TiUai,

i , litllrateur fraa- luccédo à son pire «ur le ttdeeijt

nieu< «n pio» qu'an Uc^émane ,Si3 ana (Tant J.C.

diairaiie CAirics VI et régna 3? in«. Il eut det tscqi

r//, Toia d< F.ancg; dignoâg .<n> ranR,er donna l'e>Rit

BBlDidnnna^urj^uc- pie de la BnnmUsion qus l'on dtit

premUie fumiBe de aui lois da l'état. Lee Meiuaj»

ilul immertali'é qne lui o<Fiireiit de ricbei préseni pan

|iû ont iti publié; sn reneiger i lenr être favorable iva

■ri) )■ Il fut notnmi unediaFuiiioniiu'iliaroiEat irecla

Hrac j'ramùse;ç mai) Spartiatei: il Ici refuti. «PearquI

ion Eainpiécorcberoit j> ne les avoir pas pria, lui deman^

tif UBToit l'eipritiiani » t-ouï — Parce que je me tenïl

iirDIverii4tB.I,34<. » brouilla arec le t loit.iilj croroi^

dam la Syrie si la Palaihoe enâl;, intérêts de lea luie» plutût que b

tiâoioatdaasIeidJieTtidBcBjuoa- Alcibiioe,' Athénien célèbre, tliit

tiéei, aintî que lei Chrétien! qui Cli'uai,futéleté parSocroUgSt pia-

habiCBiant le» étati j maia toncbé fit» dos Ufoni d'an ai grand mattre,

eninite do leurs veitu] et de la toli- moins pour former te< mauri . aai

di'éde leur doctritie.iUonlut ris- furent tant At réglées, tantii di»a-

venir leur frirf . 11 lul diltinguer iet luei, rarement bonnei,que ,iour dirï-

vr«ii poincipeï du christianiime.del ger lagement toui lei reiiorn de h

abtnrditét quV mMaient les béié. politifae.ll fut tour-à-Cour le défea.

tiquei A* ton temps ; et ce r' ' .,».. j . qu'on n'avoit p» lieu d'.ttei d'un goerfier, prouve qu'il a autant de lagacitéqae de cour

H , 347, III , Il J. gouvernement, et à l'in>n>tian i,

Albin ou Alkinui (D. Oodiui), le fit Lysandn , roi de Sparte, qui crai.

proclamer empereurparieittoupaa Enntt le génie autii lupéneur «ne

en ■un,aprisU motlAe Pertin-l,c. dangereun decst iUaitregéoér.l. Il

11 fui reconne dant la Bretagne oiiil était dam la 5o.e année de ion îge

co.nmdudolt, àLyoneidanîUma- lor-- '^' ' ' — - "- -

icure partie de l'Italie. Il falloit que nvi

sonpartiflïtpuiiiant.puiirTue^^uérï', m

qui l'élsit fut aussi déclarar.oui'e- 13...

rainen Pannonie, feignit de recher- Alcuih, l,Flactttt.Alhiiuu\ diarrede

cher son amitié ; mai* il ne tarda l'égliae d'Yocck oji il enieignsii I»

point à le combattre , et il le vain- aciences eccléiiaitiquei , fut appelé

qui) à Lyon en \V7. l , 3v3- d'Anileterre en France par CharU-

vatnenr dn cbiteau de Rocbester , et qui se sersit de lui pour rétablir

du tempi de Jean. ion i-Tcrrr, roi de les lettres daut ses états. Alaàa lit

ta Grande.Bretagne en laiMli.i&J. récompenser ton lile par plmieen

ArBIHUs , citoyen romain qui s'est abbayei , et moniut (fana celle de

rendu célèbre par un Irait d^ piété, S. Mania de Tours en Sol,. Ce^ni

par le. Gaulois ,'"'sous"a conduite de Brtnnus , 38? ans avant J. C.

AlHoixo's { GiWei-Jivfl«(.C<triiIo ), riéui de**!! "atb^°du"èclB"i

d'abord archevêque de Tolide, po\, l'auteur. I , 3oS.

cardinal, et enlin légat du saint Ai.i«i»dxi , lacédémonisn , con-

siége , fut digne de tcus cei hon- tempoiiin de Lycurgac , et que ce

neiirs, et ce disiingua par l'austérité sage législateur rendit meilleur peut

de 3i% ni(£aii, l'inlégrilé de isc ver- le puuir. 1 , 3aa,

DS8 1>SKS^

ikiVtAirpftl, fils de Lîsymachus et de

Mécride , prince phrygien. 1, 48.

Alexandre I , roi de Macédoine , monta sur le trône ▼enraa4p7avaat J> C. et régna 43 ans. Il s'attacha «ux Perses, qu'un de ses «uccesseurs devoit un joar subjogner. Il en fut l'esclave et l'agent, et ce bon prince ne se dontoit pas qu un antre Alexartdre en deviendroit le maître. I, i07.

A.LEX ANDRE, frère à'OhmpiaSf mère d*Alexandre'îe4yrand^ et par conséquent oncle maternel de ce conqué- Tant,monta lur le trône des Molosses «t de l'Epire, après le mortd'wtri'Ti.

basy et à r«xclusion à'jEacideSy &ls de ce prince,et père du célèbre Pyr- ' rhus. 84a ans avant J. C. A l'exemple ne son neveu , il voulut aussi agrandir ses états ^etla dixième année de son règne, il passa en Italie pour combattre les Samnites et les Lucaniens. Il gagna sur ces peuples plusieurs batailles considérables, et fit alliance avec les Romains; maie «es nouveaux sujets secouèrent sonvent le joug : il fut obligé de les combattre sans cesse , et eunn il fut tué par les Âpuliens , dans une i«ncontre, 3aé ans avant J. CI ,33.

Alexandre III , que ses vertus et ses vices , set actions héroïques et ses courageuses extravagances ont fait surnommer U GraruL eut pour père Philippe I , roi de Macédoine , et naquit à Pella, 35e ans avant J.C. Il annonça de bonne heure ce qu'il seroit un jour , et les amusemens de son enfance furent des jeux héroïques.ll evitAristoU pour précepteur, et on l'appliqua à tout ce qui pouvoit le rendre aimable et courageux* JL'esprit et le corps furent également cultivés, et le )eune prince surpassa Tattente de ses maîtres, les soins et les désirs de son père.On vouluti*engager à disputer le prix aux jeux olympiques : <JtJe le' veux bien, dit- 2> il , si l'on me donne des rois pbnr » antagonistes.» U succéda à Phi~ lippe à l'âge de a& ans,et se montra digne d'un tel prédécessenr. peine fut-il roi, qn'il voulut être conqué- - rant. La Thrace et l'iUyrie furent subjuguées , Thèbes fut détruite et toute la Grèce soumise. Eiuuite , avec une poignée de soldats^ il osa renverserl'énorme colosse de la monarchie persanne, qui, depuis plusieurs siècles , faisoit trembler la Crèce, et menaçoit le reste del'Eu- Tojte* U vainquit Darius ^ s*empara

Tom m.

N TT A C S s; 369

de ses vastes états, de ses immenses richesses, se rendit maître de la Ly- 4lie , de 1 lonie , de la Carie » de la Pamphilie et de la Cappadoce , en nioius de temps qu'il n'eu auroit fallu à un antri: pour les parcourir, Tyr,qtti lui résista quelques mois, <et U Judée, accrment si s conauêtes. U vint adorer le vrai Dieu dans le temple de Jérusaleni,aù le grandprêtre lui montra que ses victoires «voient été prédites par DanieL La

• Phénicie et l'Egypte lui fiM-eni ouvertes, et les Indes même devinrent une des provinces de son empire.

Cette immense domination ne satisfaisoit point encore son ambitions courage : regardant comme peu de chose ce qui Ini restoit à conquérir pour être maître du gloî>e,ii désiroit vautres mondes , a tin de les soumettre aussi à sa puissance. Pour méditer de nouveaux exploits, il so rendit à Babylooe : là, dans le sein des plaisirs, 11 trouva ce qu'il avoit

. échappé en tant de batailies( un excès de vin, ou le poison , lui donna la mort 324 ans avant J. C. , et dans latreute'troisièmeannéede son âge* Si ce prince eut des qualitésodieuses»

il eut aussi des vertus estimables»

Aussi humain qu'il et oit brave, s'il fut terrible dans les batailles , il étoit, après la victoire, le plus poli» le plus libéral des princes. II faisoir des lois après avoir fait des conquê-

' ' tes. S'il détrui&oit des villes , il en coostruisoit d'autr.'S , forraoit des colonies utiles, faisoit fleurir le commerce , protégeoit et animoit les arts, etillaissoit voir à ses nouveaux sujets plutôt un père qu'un conqnérant.S'ildut Itout a ses triompheSjil lit tout aussi pour les mériter et pour les rendre durables, ne laissant rien derrière lui, ni à côté, et possédantl'artsipen commun d'opposer la discipline à la multitude , et de vaincreparelle.il sut lier étroit tement toutes les parties de son nouvel empire, en détruisant cette ancienne rivalité qui divisoit les Grecs et les Perses ; et par l'adresse du souverain et l'impartialité de son administration, les nns oublièrent peu à peu qu'ils étoient vainqueurs , et les autres, qu'ils étoient vaincus. Si ses folies furent grandes,elles ne furent que momentanées, et peut-être les dut-il moins à sonproprenaturel, qu'à cette cohorte de vils flatteurs qtoi reaceasoieht pour le tx^icci^^i'^OL

3^0 TABLE HISTORIQUE

qu'iUcoura «M doule «vei rrop de tliLrer pai tel chion..!! fit pi

lefeuniSaiBdDietpaiiiaBf.eLIesa- et lui oSnt ni«nie des sa

vin, de i'ixte qutlquafDif laisté da- trugée,!! ib délioit de tout le mowli;

^'iunou'td'ari)°iteu''l> m^ure^dâ Thihé si ftmma qu'il aimoit bast-

vouloirpaïKrfiour le (Ils d'un Dieu; coup, »nt l'ardi fait fbuillei («

n'a pat Bippèche qu'on œ lui Ait pava ne cachoit pojat qoelque i^Oifiiui^i

dam tout les liiclei le iuits tribut Ce qu'il lEdoutoit arriva -, carcetu

d'admiritianqu'il m^ritcll avoitla prtncaiSï Is toupçonunt infiiltOi

Kgard 6t

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