BUT
for extracting the cataract, with cases effets de l'artériotomie dans plusienrs
and observations tending to illustrate maladies de la tête. Londres, 1783,
to gocd effects of artcriotomjr in va- in-8.
rions dis'eases of the head. Méthode ( Comment, de reb. in gest. — Àn-
perfectionnée pour ouvrir Tarière tem- cien Journal de médecine. — Sprenge),
porale , et nouveau procédé pour l'ex- Hist. de la Médec. — Rob. Watt., Bibl.
tractioiwde là cataracte, avec des ob- brit. )
CABAÏîXS (PieMwE-Jeajc-Geoege 1 naquit en 1757 à Conac. Son jK-re s'était fait avantageusement connaître par ses connnai&sances en agriculture* en pcotioj nie rurale, et par les procédés nouveaux qu'il y avait introduits. Cabanis fit ses premières études an collège de Brives. Une sévérité outrée de ses maîtres et de son père, en aig rissant son carractére opiniâtre et en provoquant sa résistance , fut cause du peu de succès qu'il obtint dans ses études malgré ses heureuses dispositions. Mais abandonné à lui-même,à 14 ans, au milieu de Paris, où son père lavait amené, le goût de l'étude se réveilla en lui avec une sorte de fureur: il reprit en sous-œuvre son éducation ébauchée, et pendant deux ans il se livra ardemment à la culture des classiques grecs, latins et français , se montrant peu assidu aux leçons des professeurs de philosophie, mais lisant Locke, et suivant les cours de physique de Brisson. H partit alors pour la Pologne, où l'appelait l'offre d'une place de secrétaire auprès d'un grand seigneur polonais. Il en revint bientôt avec les impressions pénibles que lui causa l'état affligeant de ce malheureux pays : c'était en 1773, époque de son premier partage. Revenu à Paris après deux ans d'absence, et lié avec le poète Roucher, Cabanis sentit renaître ses premiers goûts pour la poésie, et se proposa de suivre la carrière des lettres : il traduisit alors en vers une grande partie de Ylliade cTHomère. Mais, malgré quelques succès, le vide que lui laissait son existence, l'absence de toute perspective solide , le décidèrent à prendre une autre direction, et il choisit la médecine, dont les études variées offraient d'ailleurs une ample pâture à l'activité de son esprit. Dubreuil fut son guide dans cette nouvelle carrière. B s'y livra avec la même ardeur qu'il mettait à tout ce qu'il entreprenait. Ce fut à cette époque que, retiré à Auteuil pour les soins de sa santé, il y fit connaissance avec la veuve du célèbre Helvétius, qui réunissait chez elle les hommes les plus distingués du siècle; c'est chez cette dame, et chez l'ancien ministre Turgot, ami de son père, qu'il vécut familièrement avec d'Holback , Franklin, Condillac, Thomas,
CAB 5 7 7 Diderot , d'Alcniberl , Condorcet , etc. On peut croire qu'indépendamment de la tournure naturelle de son génie , ces relations ont influe en quelque chose sur la direction de ses travaux , qui ont eu la plupart pour but la partie philosophique et les applications générales de la médecine.
La révolution approchait et éclata bientôt. Cabanis se montra anssi dévoué aux principes sur lesquels elle était fondée, qu'ennemi des fureurs qui l'ont souillée. Il s'était lié étroitement avec le fameux Mirabeau , auquel il avait consacré , ainsi que plusieurs autres hommes de talent, ses lumières et sa plume pour le triomphe de leurs principes communs. C'est à lui que Mirabeau dut le Travail sur l'éducation publique, trouvé dans ses papiers après sa mort, et publié par Cabanis lui-même en 1791. Le grand orateur ne voulut d'autres soins que ceux de son ami, et mourut dans ses bras. Une liaison encore plus intime fut celle qu'il avait contractée avec Condorcet, dont il épousa la belle-sœur quelque temps après la mort funeste de cet homme illustre. Après le règne de la terreur, en l'an 3, lorsqu'on forma les écoles centrales, Cabanis fut nommé professeur d'hygiène aux écoles de Paris. En Tan 4 > il fut élu membre de l'Institut national des Sciences et des Arts ; en l'an 5, professeur de clinique à l'École de Médecine de Paris; en l'an 6, représentant du peuple au conseil des Cinq-Cents; puis, après la révolution du x 8 brumaire, à laquelle il prit part, membre du sénat-conservateur. Il était aussi administrateur des hôpitaux de Paris. C'est dans * cette dernière époque qu'il publia la plupart de ses ouvrages. Cependant sa santé s'altérait depuis quelque temps. Une première attaque d'apoplexie, au printemps de 1807, le força de renoncera tout travail sérieux. Des accidens de plus en plus fréquens annonçaient sa fiu. Une nouvelle attaque l'emporta le 5 mai 1808, à l'âge d'environ 5o ans.
Une bonté active, une simplicité et une noblesse soutenues, formaient le fond du caractère privé comme du caractère public de Cabanis. La plus pure et la plus ardei.te philantropie règne dans tous ses ouvrages. C'est à éclairer les hommes, à leur faire atteindre le degré de perfection dont ils sont susceptibles, que tendent tous ' ses efforts. Ses écrits se distinguent en général par un style pur et élégant, par des pensées fortes et grandes , par des vues profondes, par une logique vigoureuse plutôt que sévère, enfin, souvent par une vive et persuasive éloquence. Cabanis n'a pas été ce qu'on appelle un médecin praticien : c'est en spéculateur et en philosophe
<ia il a envisagé et traité principalement la médecine; et, sous ce rapport, il occupera toujours un des premiers rangs parmi ceux qui se sont livrés à la haute physiologie. Quelles que soient les erreurs qu'on puisse reprendre à juste titre dans son principal ouvrage, celui sur lequel se fonde surtout sa célébrité , les Rapports du physique et du moral , ce n'en est pas moins un des plus beaux monumens élevés à la science de l'homme. On doit à Cabanis d'avoir posé les véritables principes de îa psycologic , et d'avoir concouru À arracher cette belle partie de la physiologie à la métaphysique scolastique, qui l'a toujours enveloppée de ses nuages. Cabanis a été accusé de matérialisme et d'athéisme; cela devait être : philosophe rigoureux de l'école empirique, il s'est arrêté devant les causes premières, et a démontré que la morale, indépendante de toute croyance religieuse ou métaphysique, avait une base certaine dans les facultés et les besoins que l'homme tire de son organisation. Trop de préjugés s'élevaient contre cette utile vérité, pour qu'elle ne lui suscitât pas de violentes attaques. A défaut de ses ouvrages , dont ses adversaires déduisaient de fausses conséquences , Cabanis a répondu à leurs injures parles exemples de sa vie. Il a publié :
Observations sur les hôpitaux. Paris, 1789, in -8. — Cabanis rejelte les grands hôpitaux , et voudrait que ces établissemens fussent inoins étendus et pins multiplies.
Journal de la maladie et de la mort d' Hor.-Gabr.-yict. Riquetli de Mirabeau. Paris, 1791, iu-8.
Essai sur les secours publics. Paris, 179... — C'est un extrait de différens rapports que Cabanis avait faits à la commission des hôpitaux de Paris.
Mélanges de littérature allemande , ou Choix de traduction 1 ; de l'allemand.
Paris, an v ( 1 797 ), in-8. — Ce volume contient six morceaux trad. de Meissner, Stella, tragédie de Goéte, l'élégie de Oray , sur un cimetière clc campagne, et la Mort d'Adonis, trad.
du grec de Kion.
Du degré de certitude en médecine.
Paris, 1797, in-8; ibid. f 180a, in-8, avec des notes, les Observations sur les hôpitaux, Y Essai sur les secours publics^ et le Journal de la maladie et de la mort de Mirabeau ; ibid. y 1819, in-8, avec nnc notice sur Cabanis , par Richerand. — Cet écrit a été composé par Cabanis , pour réfuter les allégations des détracteurs de la médecine , qui la regardent comme le plus souvent conjecturale. Pour cela, l'auteur expose les principales objections qui sont faites contre l'existence et la certitude de cette science, et répond victorieusement à plusieurs. Mais, malgré tontes le» raisons spécieuses que donne l'auteur, il est des objections qu'il tourne plutôt qu'il ne les résont; telle»
sont celles qui sont tirées de la difficulté d'apprécier la valeur de» phénomènes morbides , ainsi que delà variation des théories et de la thérapeutique.
Ànsji c'est «or ce que peut être la médecine, plutôt que sur ce qu'elle était de son temps, que Cabanis fonde les espérances d'arriver au plus haut degré de certitude que comporte la aature mobile des objets sur lesquels
elle s'exerce.
Rapport fait au conseil des cinqcents sur l organisation des écoles de médecine. Paris, an vu (1799).
Quelques considérations sur l'organisation sociale en général , et particulièrement sur la nouvelle constitution.
Paris, 1799, in- 11.
Traité du physique et du moral de l'homme. Paris, 1802, in-8 , 2 vol.; i>iJ., x8o3, .augmente de deux tables, l'une analytique, par M. Destutt de Trecy, l'autre alphabétique, par M. Suc, in-8, 2 vol.; ibid.y 18 1 5, in-8, 2 vol., sous le titre : Rapports du physique, etc.; ibid., 1824, in-8, a vol., avec les tables et quelques notes de M. Pariset ; ibid. % t8a4 , in- 12 , 3 vol., avec les tables et une notice sur Ja vie de l'auteur (par M. Boisseau). — Cet ouvrage se compose de douze mémoires , dont les six premiers ont été lus à l'Institut en 1796 et 1797 , et sont imprimés dans les deux premiers volumes de cette société (classe des sciences morales et politiques). Âpres avoir présenté des considérations générales sur l'étude de homme , et sur le rapport de son organisation physique avec ses facultés morales , l'auteur fait l'histoire physiologique des sensations ; puis il examine l'influence des âges , des sexes, des tempéramens , des maladies, du régime, du climat, sur la formation des idées et des affections morales; et il termine par des considérations sur la vie animale , l'instinct, la sympathie , le sommeil et le délire ; sur l'influence du moral sur le physi-