CAI
M calcinée infatrtîHs brevis deUneà* M. U professeur Riekerand, sur Us
tfo f cui subjuitguHtur considenatwnes erreurs populaires en médecine. Bor-
queedam de infant iâ et morbis infan* deaux, 1810, in-8.
tilibus. PfrriA, i8o3 , in-8. Manuel sur les eaux minérales fac-
Plan d'un ouvrage ayant pour ti- tices* Bordeaux x 18 ia, jn-8.
tré : Mémoires pour seryir à l'histoire de la médecine et de la chirurgie , à Bordeaux , depuis le quatrième siècle
Instruction sur le croup, Bordeaux , io,.in-8. r T.ableaù de la médecine hippocra"
jusqu'en 1 800. Bordeaux , 1 8o4 , in-8. tique. Bordeaux, 1 806, r 8 x t , îtf-8 .
Notice sûr T 'emploi médical de ré- Mémoire sur 1er rechutes dans les corce dû pin contre les fièvres intet* maladies aigu è'i èt chronique*. Bor-
mittentes. Bordeaux, l8o5, in-8.
Mémoire sur les diverses substances que le crime et le hasard mettent à la portée de nuire aux hommes; sur les moyens de reconnaître si nn homirie~ t encore vivant, a été empoisonné. Bordeaux, i8o5, in-S.
Mémoire sur îa première dentition.
Bordeaux, i8o5»,in-8.
Essai et observations sur l'endurcissement du tissu cellulaire chez les
deaux, iftiay in»8, 4 4i pp.
Mémoire tut- le croup. Bordeaux :, 1812, in-8.
Réflexions morales sur tes femmes , considérées comme garde - malades dans les hôpitaux. Bordeaux', i8r3, in : 8. ■ .
Examen critique des nosologies modernes \ Bordeaux, 1 8 1 4 , in-8.
Rapport sur les. moyens de régrimer
h çk#rl«tanisme. Bordeaux, *8 16,
enfans nouveau-nes. Bordeaux, ioo5, j n .g è ..t.
ha ' 8 ; y . Éloge de.P Maris, Bordeaux, 18x7,
Eloge de A.S. Lucadou , médecin
à Bordeaux. "Bordeaux : , 1806, iu-8.
Mémoire sur les époques de la médecine. Bordeaux, *8o6, in-8.
Notes relatives à l'établissement en faveur des noyés , dans la ville de Bordeaux. Bordeaux, 1806, in-8.
Considérations sommaires sur les enfans à grosse tete, et aperçu sur une
in-8.
Réflexions sur la mort prématurée de quelques enfans célébrés» Bordeaux, 1 81 8 , in-8.
Réflexions sur-fart d'écxm ter, considéré relativement à la médecine. Bordeaux , 18x8; in-8.
Réflexions sûr tes lésantes et sur
r — l(Jnes aa Uurs àùi ont traité des
influence de quelques maladies sur le ? - * , -^^J iwA**w* « ftrg
, . , 11 7» s t» àffecuons mentales. Bordeaux, i»i 8,
physique et le moral de l enfance^Of
deaux, 1806, in-8.
Avis sur la vaccine, Bordeaux « 1807, in-8.
Réflexions sur les dangers de retirer trop brusquement les enfans des mains de leurs nourrices. Bordeaux ^ 1807 , in-8» , v . -
Lettre au docteur Strandsforth , contenant l'examen d'un ouvrage de
in-8. •
Eloges de Mingeibnséanx père et de x 'Mngelouséànx fils, Bôrdeanx , 1818, in-S.
Ëtogc d'Eusèlé^ FalU. Bordeaux, i8i&,in-S.
Mélanges de médecine et dt chirurgie. Bbfdeàux, 181*, rn-8; •
Réponse à une lettre et â >y iih mé-
CAL 5q5
moire de M. Cazalès, sur la rage. Bor- mon gendre et aux jeunes médecins
deaux , 1 8 1 8 , 1819, in-8 , a part. sur cette partie de Vart de guérir. Bor-
Mémoire sur Fa,nhelmont et, ses deanx, 18 19, in-8.
èerits. Bordeaux , 1 8 1 9 1 in-8 . Indépendamment de ces opuscules
Réflexions médicales sur le peu- >9«*renx, qui montrent que Cattlan
chant des hommes à la crédulité. Bor- ëtait nû m * dccîn ^borieux , il cultiva
deanx , 1 8 1 9 , in-8 . la P oëàie avcc ^V 6 8nccè * > ct P""
. , blia un grand nombre de morceanx
Notice sur les glandes surrénales. . . , 0 . . , , „
« j : ; : o • o ■' mseres en partie dans le Recueil de
Bordeaux, 1810, in-8. .».,..,» „ ,
, , ^ * , l'Académie de» Jeux floraux de Tou-
Plaintcs de la fièvre puerpérale con- 0n trouve de lui, dans les
'r^ilr X 0/ °1T7 m °^ r/l "' M0nN c/«i^ de Montpellier,
P^ ' ^' " ' • tome XXII , un Mémoire philologique
Mmanach de la société de médecine iur la mor( d ' Alexandre-le- Grand. Il
de Bordeaux. Bordeaux, i8i 9 ,in-8. a traduit du i at i tt la Callipédie de
Notice sur Gabriel Tarragua. Bor- Claude Qnillet. deaux, 18 19 , in-8. ( Biog. méd. Quérard, la France
Médecine enfantile, on Conseils à littér.)
CXlUS. Voyez KAYE.
CAXDANI ( LriopoLDr-M arc- Antoine ) , médecin et anatomiste célèbrèv naquit à Bologne le 21 novembre 1725: sa famille était noble et originaire de Modèue. Il avait terminé ses études et sa philosophie À quatorze ans, lorsque son père voulut qu'il se destinât au barreau , afin de lut faire suivre une carrière dans laquelle son aïeul s'était acquis une grande réputation; mais un goût décidé l'entraina vers la médecine, et ses sollicitations, réunies à celles de plusieurs amis de son père, déterminèrent ce dernier à laisser le jeune Léopold suivre sa véritable vocation. Il commença l'étude de la médecine à 16 ans; il s'était en quelque sorte déjà initié aux premiers élémens de cette science, en disséquant plu-* sieurs animaux, dirigé par lé seul désir de connaître leur organisation , et de s'expliquer les phénomènes qu'il observait sur eux. Les recherches anatomiqnes et l'observation des maladies l'occupèrent bientôt tout entier; ses succès furent aussi brillant que rapides, et à 22 ans» il obtint la place d'aide de clinique, à l'hôpital de Santa Maria fallu Morte. Ses nouvelles fonctions lui donnaient toutes les facilités' désirables pour se livrer à son étude favorite, lanatomie de ITtonntte sain et malade ; peu après il fit une série de leçons sur cette matière à un assez grand nombre .d'élèves. Il avait déjà fait preuve de connaissances très-étendues, lorsqu'il reçut le bonnet de docteur, le ia octobre 1750: aussi ne tarda-t-il pas à jouir d'une
5o/î CAL
réputation de praticien qui contrastait singulièrement avec sa jeunesse. Signale par des travaux recommandables, Caldani fut admis, à l'âge de 24 ans, en qualité d'adjoint, à l'Institut des Sciences de Bologne, et en 17^5, le sénat de Bologne lui donna la chaire de médecine, à la charge par lui de professer l'a na tonne, en 1760. C'est dans cet intervalle de temps qu'il s'appliqua à vérifier par de nombreuses expériences les observations de Haller sur les parties sensibles et irritables du corps, et c'est de cette époque que date la correspondance intéressante qu'ïl entretint avec ce célèbre physiologiste, et qui ne fut interrompue que par la mort de ce dernier. (Voyez Bpist ab erud. vins ad Alb. IJallerum). En attendant 1 époque où il devait occuper la chaire d'anatomie, Caldani se préparait journellement à cette nouvelle tâche, tout en exerçant la médecine et la chirurgie; il faisait à la fois des recherches *adavéi iques et des expériences sur les animaux vivans. Le 5 janvier 1 758 , il se rendit a Padouc pour assister aux leçons de Morgagni, et puiser à son école de nouvelles connaissances. Pendant son séjour à Padouc, il allait chaque soir chez Morgagni, où il ne profitait pas moins dans les entretiens que dans les cours de son illustre maître. Enfin, l'année 1760 arriva, et la manière brillante et neuve avec laquelle Caldam enseigna l'anatomie dans l'Université de Bologne, fixa dès-lors sa réputation comme anatomîste. Mais ses succès lui suscitèrent des ennemis, et les désagrémens qu'il essuya le décidèrent à se rendre à Venise, où il reçut sa nomination de professeur pour l'Université de Padoue. Il y occupa d'abord la chaire de médecine théorique» devenue vacante par la mort du professeur Jac. Piacentini, sous la condition de succéder à Morgagni, qui était déjà vieux, et qui enseignait l'anatomie à cette Université. On sait qu'alors cette partn* de la médecine était professée en un petit nombre de leçons.
La juste célébrité que Caldani s'était acquise dans l'exercice delà médecine et de la chirurgie, s'accrut encore à Venise : il se livrait d'avantage à la pratique, parce qu'il avait moins de facilités pom s'occuper d'anatomie : aussi employa-t-il alors ses loisirs à pu* divers opuscules sur la médecine et la physiologie, et des articles nombreux dans le journal de médecine rédigé par le docteur Orteschi. Une décision du magistrat qui présidait les études en 177^ ayant obligé chaque professeur à publier ses leçons, ce fut pa> suite de cette mesure que Caldani composa ses ^lémens de pathologie (1772). L'année suivante, parurent ses institutions de phy SI0 ~ logie pour le cours qu'il fut chargé de professer ensuite. En Ï77 1 »* 1
Goo
CAL 5y;
avait succédé au célèbre Morgagni , que la mort enleva à la chaire d'anatomie : il rendit l'enseignement de cette science plus profitable aux élèves, en démontrant tous les organes sur le cadavre, ce qui ne s'était pratiqué jusqu'alors que très-incomplétement; Morgagni luimême remplaçant souvent les préparations anatomiques par les planches de Vesling d'après lesquelles il donnait ses descriptions. Plus tard, il fit pour l'anatomie ce qu'il avait fait pour la physiologie et la pathologie ; il publia un livre élémentaire sur cette science, qui fut accueilli avec faveur, et dans lequel il inséra beaucoup d'observations anatomiques neuves et intéressantes. Caldani occupa jusqu'en 1 8o5 les deux chaires de médecine théorique et d'anatomie de l'Université de Padoue; quoique son âge avancé ne lui permit plus de se livrera l'enseignement de la médecine aussi activement que par le passé, cependant il fit encore des leçons de séméiotique qu'il puk blia en 1 808. Quand il succéda à Morgagni , il avait proposé aux directeurs des études de créer un cabinet d'anatomie; mais sa demande ne fut pas accueillie, malgré ses instances répétées. La considération et la confiance que Caldani avait acquises étaient si grandes, que, malgré sa condition d'étranger, le gouvernement de Venise le nomma protecteur et syndic de l'Université des artistes , charge qu'il remplit depuis 1788 jusqu'en 1801. Lorsque le sénat de Venise fonda l'Académie de Padoue, Caldani fut consulté sur les réglemens qu'il convenait d'établir , et il fut le premier appelé à présider cette société dont les actes renferment beaucoup de Mémoires de Caldani. Ce fut à l'âge de 76 ans qu'il entreprit de publier son recueil de planches anatomiques , pour l'exécution desquelles il s'adjoignit son neveu, l'affaiblissement de sa vue pouvant nuire à un semblable travail. Ses relations avec Haller, Bonnet, Albinus, Sandifort, Blumenbach, Van-Swieten, Quarin, Frank, Formey, Walter, Pringle, etc., prouvent la haute estime dont il jouissait auprès des savans les plus célèbres de son temps. Il était membre de la plupart des Sociétés savantes de l'Europe. Caldani éprouvait depuis trois ans des accès d'asthme, lorsqu'une pneumonie se développa , le 24 décembre 1 8 1 3, et le fit^uccomber le 3o du même mois. Il était âgé de 88 ans et un mois^ Caldani a laissé les ouvrages suivans :
&sir insensidrità ed irr habilita di Barthélemi Fabri, part L On a donné
alctine^pi&rti degli animait. Lettera la traduction française de cette lettre
serista al chiarissimo sig. Alberto dans le tome III des Mémoires sur là
Haller. Bologne, tj5<] 9 in-4. Réim- nature sensible et irritable des parties
primée dans le recueil de Hyacinthe du corps des animaux. Lausanne f
I7 6o. Caldani confirme par de nonce dans sa préface qu'A a «oivi
nouvelles observations les résultats parliculièrcment les principes de Boer-
pnbliés par Haller. baave , Haller , Gaubius et antres;
Lettera terza delsig. doit, Leopoldo mais cet ouvrage renferme beaucoup
Marc' Antonio Caldanisopra l irrita- de remarques intéressantes de l'auteur
bilità e insensidvità Halleriana. Ko- lui-même, et des observations împor-
logne i~5q tantes sur la nature de différentes ma-
Lettera suit uso del Muschio nella ^ies jusque-là mal connues. w , , , . , r . r • a Institiitiones vhrdologicœ , auctore
Jdropkobia. Venise, 176 i,m-8. J -\ * ,
. ' . , /». M. A.\ Caldanw. Padoue, 177a,
Rijlessio^ f.iol^cl, <opra <lue ^.^^^.y^^^
dusertawm del sig Claudio mcola g J[ . ^
X* Car. Venise, 1767 m-8. Caldam % ^ ^ ^..^ ^
publîa cet opuscule et le suivant pour ' 1 ,
* r . r ■ tion a ete tres-augnientee par 1 auteur :
répoudre aux objections que Lecat ^ ^ a
et De Haenavaientfai.es a la doctrine J ^ ^
hallerienne. ^ cl j. ick ? I7 g5. — Cet on-
2fc««i<r del Capitol settimo conte- élémentaire fut adopté dans dif-
*«ro nella XII parte delV ultima f(We8 nn i ve r*ités : il renferme beau-
opera del chiarissimo sig. Antonio ooop d'observations propres à Cal-
De Haen. Padoue, 1770 , in-8. ^ fl ^ recomm que les globules
Lettera al sig. di Haller suifeno- ^ - m% SQUl ^ qQ » on r-
moni che accadono ai muscoli di aU vérifîé <j epll i s . se$ expériences ont cunianùnali di sangnefreddo tagliati p roav é f contre l'opinion de Lamnre r attraverso, irritando inappresso la q Ue le battement des artères consiste midolla spinale. Inséré dans VEstratto spécialement dans la dilatation et le delta letteratura Europea, pour l'an- resserrement alternatifs des parois de née 1763, et dans le tomo V de la ces va i sse anx. Il a très-bien établi la Correspondance de Haller. différence qui existe entre la contrac-
Storia délia Malattia che Trasse tilité des membranes cellulaires et celle di Vita la nobile signera. CB.P.C. des muscles. Il démontre que l'usage Venise , 1 766. — Caldani prouve que J e valvule qui existe à l'embouchure l'extrait de ciguë qu'il avait fait pren- aa cana i iboracique, dans la veine dre à une dame affectée de tumeurs sons-clavière, n'est pas de s'opposer squirreuses à l'une et l'autre mamelles, à l'introduction du sang dans ce can avait eu aucune action nuisible. nal, mais d'empêcher que lécouJe-
Innesto felice del tmjuolo. Padoue, lement du chyle dans la veine ait lieu 1768. — H rapporte l'exemple d'une autrement que goutte à goutte, inoculation de la variole , pratiquée Dialoghi di fisiologia e di paiho' heureusement sur un jeune enfant. logia. Padoue, 17 78..*. ;#/</. , 1793...
Institutions pathologicœ, auctore — Ce livre est une espèce de Manuel , L. M. A. Caldanio. Padoue, 177a, composé pour les étudians qui se disin-8; ibid. t 1776, in -8; Leyde , posaient à subir les examens qui se 1784, in- 8 j Venise , 1786, 40-8 ; faisaient à la fin de chaque année. Naples, 1787, iu-8. — Caldani an- In morte del grande Alberto di
i 7 8o. w — C'est ira Icônes anatomicœ , quotquot sunt
çjslebriores , ex opdmis neotericorum ' y operibus sumum diligentiâ depromptœ 1787, m- 8,- a voL en quatre parties; et collecta; opéra et studio Leopoîdi Naples, 1791, in*&, 2 voL ; Leipsick , itf, A. et Flpriani Cal dan i. 4 voL 1792 ,iawg, a vol; jtrad. enkal.parle gr.in-foL Venise, i8ox-i8i3.— Icoàoct. Çastellani. Brescia, 1807. — num anatoinicarum cxplicatio. Ve- Caldani a «rasigné dans cet ourrage njse, 1802-t 8 14. — Ce grand ouvrage élémentaire nn grand nombre de «es est un recueil précieux des planches observation* particulières sur divers, anatomiques les plus exactes, points d'anatomie : U y soutient) en- Parmi les observations insérées par
Caldani dans le CHornah di Medicina* du docteur Orteschi, ou en trouve deux dans le.premier volume) publiées sous 4e nom de Dorilao , snrnoni qui loi fat donné quand il fut admis à l'Académie degli Agiati de Roveredo.
Le même volume renferme aussi plusieurs articles de lui, jqu'il indique à Haller,dau»*a lettre-dn ixjuin i;G3.
Le seco ad vola m ede ce j ournal cont icnt deux lettres sous le nom de Dorilao , et qui ont pour objet la guérison 'de deaxbydropiques obtenue par l'usage de la crème détartre; en outre, une observation snr la .morsnfe de la vipère. Dans le tome troisième, onjit nn exemple d'anévrisme terminé par la mort.; celui dVne affection pnlmo.
naire, également mortelle, mal déterminée pendant la vie, et suivie de Vonveitnre du cadavre, etc., etc.
Chacun des volumes de la collco-
tr'antres points de physiologie, l'absorption veineuse.
InttUutiones v3tftft<avtxijf 9 auctore Uopoldo M. A, Caidanio. Fadoue, 1808 y in-8.
Caldani a consigné eneore an trèsgrand nombre de Mémoires dans divers recueils scientifiques; mais il a donné une édition séparée de quelques-uns de ceux qu'il lut à l'Académie de Padoue. Voici le titre de ce recueil :
Memoric Jette nelV Accademia di Scienza , letlere ed arti di P ado va da Leopoldo M. A. Caldani. Fado ne,
1804 avec fig. — Les Mémoires
contenus dans ce recueil sont au nombre de sept ; ils ont ponr objet :
If Examen comparatif de la structure des os de l'homme et du bœuf; La composition des dents; — Quelques remarques particulières suf les vaisseaux' cHylifères et les veines dit mé-
sentère; — Recherches sur les causes tion intitulée : Saggi scientifici e let-
de la force et de la durée constante terari delV Accademia di Padova ,
des moùvëmerts du cœur; et de' Téx^ contient des travaux de Caîdjmî , îndé-
trême susceptibilité de ses parois in- pendamroent de ceux qu'il publia iso-
tefnes à l impression des stimulans ; léaorent, et que nous avons indiqués
— Sur un fœtus singulièrement mons- plus haut. Les voici : Expériences et trueux ; — Sur un enfant manquant Observations propres à déterminer de bras ;r— Essai sur la respiration; quel est le point du cerveau où ses
— Appendice au Mémoire sur la fibres s'entre-croisent ^ vol.l). — De structure 1 des os te V homme et du ureterum incequalitate et de fœtus nubœuf tritione {voUiy. — De chordœ tym»
6oo CAL
pani officio , et de peculiari ptritonœi ( vol. XIII ). — Sur les
structura ( vol. IH ). — Observations microscopiques sur la forme dés molécules ronges du sang (vol. III , part. I).
— Lettre à M. Bonnet, et réponse de ce dernier sur la génération ( vol. III, part. II ). — Mémoire sur les effets du tferre avalé (vol. III, part. II). Les deux dissertations latines qui viennent detre indiquées ont été réimprimées son» ce titre :
Leopoldi M. A. Caldani eommentationes Academiœ médicinales prœsertitn anatomiam spectantes , Fasciculus 1. Goltingue et Leipsick , 1 799...
La collection des Memorie di ma»
tematica e di Fisica délia Società italiana délie Scicnze résidante in Modena, contient encore des travaux nombreux de Caldani : tels sont ses Lettres à Spallanzani , sur la repro-
Vins (vol.XTV).— Description tune maladie de la peau , qui régna épidêmiquement à Padoue en 1807 (voL XIV). — Réflexions etObsernations sur la. couleur rouge du sang (vol. XV). — Cas singulier d'expulsion d'une portion d'intestin (vol. XVI).
Réflexions sur les couleurs , et particulièrement sur celles qu'on nomme accidentelles. Caldani adressa ce Mémoire, dans le mois de janvier i8i3, h l'Institut italien, dont il avait ete nommé membre pensionnaire eu 1812.
11 répéta les expériences deBuffonsar les couleurs accidentelles ; et comme 3 obtint des résultats très-variables, il publia ses observations sur. ce sojet, fit connaître les notions que les anciens possédaient à cet égard , et montra que le prisme, dont on attribne l'invention à Newton , est décrit p*r Mari ni, dans le cliant xxi , stanccxxr* de son poème intitulé Adone.
, On peut consulter , sur Caldani «t ses écrits, le recueil intîtolé :
duction de la téie des limaçons après son ablation ( vol. II ). — Une Lettre sur un cas singulier de passion iliaque ( vol. IV ). — Sur un prétendu hermaphrodite (vol. VII). — Conjectures sur les causes des différences de cou- {arum ab erudids viris ad Jlbertum leur des Africains et des autres peu^ Hallcrum scriptarum, dans leqaeUo />/<w (vol. VIII).— Examen de quelques trouvera nne fonle de particularité* observations de gestation chez le mulet sur la vie et les travaux de Caldani- ( vol. IX ). — Mémoire sur la préten- ( Florian Caldani, Éloge de Léodue existence de quelques qnadru- pold M. A, Caldani , inséré dans les pèdes, dits Giumerri ou Giumarii Memorie di Matematica S $ ? isica (vol. X). — Quelques considérations délia Societa italiana deîle Sciense, sur le cancer ( vol. XII ). — Mémoire résidente in Modena , t. XIX , p** ie sur une espèce particulière de choiera-, contenant les Mém. de Phys. Uoàcne , morbus (vol. XII). — Quelques Ré- i3*3,in-4). . ! ? flexions sur la chaleur animale
CALDERA DE HEREDIA Voyez HEREDIA.
CALLARD DE LA DUCQUERIÊ ( Jean -Baptiste), doyen et professeur primaire de la. Faculté de médecine en l'Université de Caen, vivait encore *n 1715, âgé de 85 ans. On a de lui :
Lexicoh medicum ehmotogicum, etc. qui ne parait point avoir été imprimée,
Gaen, 169a, àfi % ; Paria, 1693, in«i a, quoi qu'en disent Carrèce, Éloy, etc. avec des augmentations. Parmi les mannscrits qu'il a laisses,
Callard de la Dacqaerie avait pré- on a trouvé une copie informe d'un
paré une édition de cet ouvrage, qui traité intitulé : Jçer medicus cado-
aurait formé un volume in-folio, mais rnensis, etc.
(Journal des Savans.)
CALLISEN (Hrarmi), naquit en 1740 à Preetz en Holstein, où son père était pasteur. Il était âgé de 1 5 ans lorsqu'il vint à Copenhague pour y étudier la chirurgie. Il fut d'abord obligé de se faire inscrire dans la jurande des barbiers pour devenir élève d'un chirurgien militaire. Le directeur-général, le docteur Kriiger, (le prit chez lui, le seconda dans ses études, et le fit nommer chirurgien d'un régiment en garnison à Copenhague. Dégoûté de son nouveau poste par l'état de servilité auquel il se voyait réduit, il prit son congé ; et l'appui de son protecteur, le docteur Kriiger, lui fit obtenir une place de chirurgien en chef d'une frégate royale. Après deux ans de service sur mer, Callisen fut nommé (1762) pensionnaire royal à l'amphithéâtre de chirurgie, et chirurgien de réserve à l'hôpital Frédéric. En 1766 , il obtint la permission de voyager aur frais du Roi , et séjourna quatre années tant en France qu'en Angleterre, où il se lia particulièrement avec Lecat et Hunter. Rappelé à Copenhague en 177 1, en qualité de chirurgien en chef de la flotte et du lazaret, il ouvrit des cours de chirurgie, et l'année suivante il reçut le bonnet doctoral. En 1773, il fut nommé professeur de médecine à l'Université de Copenhague, membre du Collège médical du royaume, et examinateur à l'amphithéâtre d'anatomie. Dans cette même année , il fonda avec plusieurs de ses collègues la Société de Médecine de Copenhague , qui reçut depuis le titre de Société royale. De concert avec Saxtorph, il créa en 1774 une Société de conférences pour exercer les étudions en médecine. La jalousie lui suscita des ennemis, car lors de la fondation de l'Académie de chirurgie, Callisen, en. avait été exclu : mais en 1791 il fut nommé à l'une des chaires de l'Académie, et à la môrtde Hennings, trois ans après, il obtint la place de directeur-général, et se démit alors de celle 4c chirurgien en chef de ht flotte. Lorsqu'il cessa ses cours publics en i8o5, ses nombreux élèves firent frapper à cette occasion une médaille en or à son effigie^ et avec ces mots: Senescenti doctori discipulorum pie tas. Callisen avait été un promoteur zélé de la vaccine. Sa vieillesse fut honorée des témoignages unanimes de l'es-
Ôoa CAL
lime piAUqne. Il était conseiller d'Etat* commandant, de l^rdre
de Dannebrog, et médecin de la famille royale. Odiisen est mort*
Pâge de 84 ans, le 5 février 1824. On a de lui j *
De sanitate tuetèdu. Copenhague , - — Spécimen descripcionis morborum,
177a, in-8. Cet ouvrage (indiqué par anno 1779, ** nosocomio nauticogras-
Rob. Watt) serait-il le même qae le santium, part. I. De injlammaiionis
suivant, qui parait être la thèse inau- pectoris.— Observata quœdam circà ft-
gurafo de Caliiseu , et que Pflog a b rem puiridaw, anno i^jg-îo^eumad'
traduit de l'allemand sous ce titre : juncùs menitis otrcà ineffiçacum cor-
Adhandlung uber die mittel dit ticis ptruviani et efficacissimam vùt
sufahrenden, etc., ou Traifé sur les pulveris seminum synapeos anglicanis.
moyens de conserver Ut santé des na- — Relatio epidemiœ bilioso - nervoso-
négateurs, 04 en particulier, des équi- putridœ, etc., eu m observatis circà ef-
pages des vaisseaux de guerre de fectum camphorœ dosi consuetis longé
S, M. Danoise. Copenhague, 1778, majori data* et seminum sindpeos an-
in»8. glicani ( Acta regiae soc. tom. !.)•—
Institutiones chirurgie hodiemse. Obscrvatio de herniotomiâ ob acce-
Copenhague, 1777, in-8; Louvain, dentem tr'ismmn lethali. Obscrvatio
1 777, in-8. Cetouvrage, considérable- de diarrhata; cum abstruetione eld
ment augmenté , rat ensuite publié par haud in frcq%pnù eoJmnbio ( vol, II),
CdllUen sous ce thne : — Observa ta quœdam circà epidf*
Systema chirurgiw hcdifnce. C©~ miam biliaso-nervoso-putridam inter
peuhague, 1788, in-8, a vol. ; ibia\ t nautes elassis regia: Danicas, anno
1798-1800, in-8, a vol.; ibid. , i8i5» 1788-89. — Commentatio defatis at-
1817,, in-r8., a vol. que cautelis injectionis cavitatis tym-
On trouve daos les actes de la paniper processunt mastoïdeum ossu
Société de Copenhague des articles tèmporum pro auferendâ surdttet*
nombreux de Callisen , que nous al- institutee (vol. III.).— Momenta quai 9
Ions indiquer ; De eoncretione po/y- dam circà calorem , vires vitales et
posa, carâ ramosâ, tussi rejectâ. — , marbos inflamnutfprios. —~ De afv»
llcrnia hthalis cum rupturâ atque fcrvidâ scopo vtiicatotio
adhibend»
stricturâ omenti. -— Circà inconstant ( vol. IY)» , . ..
tiam sjrmptomatnm in herniâ omentali. Callisen est encore l'auteur d'un on-
— Adnotationum circà callum ossium vrage dont nous ignorons le titre»
continuatio , fractœ patellœ rcunio- ayant pour objet des Observation*
nem maxime attingens (vol.' I). — De physico-médicales sur la ■viliè de Cet
summâ ebrietate observado. — Obser- penhague\ publiées en 1 807. '
vuta-quardam medioo-chirurgica : her- • ( Revue ^encyclopédique, tom~ *^
niarum rariorum bigaf obstructio alvi année i8a4. Bulletin des: jçience s
insuperabilis à paralysi intestini; hes- médicales, V de février, année 1 8a5.
rnorrhagiaexanolethalis; subluxati* , —Rob. Watt , JDihUotli . vertebrarum colli non lethaîis (vol. H).
CALLOT (François-Joseph), petit-neveu du célèbre graveur «>
CAL 6t>3
ce nom, naquîtà Nancy, le i3 niai 1690. Itfit ses études médicales à Montpellier, fut agrégé à la Faculté de Pont-à-Mousson , devint conseiller , médecin-aulique des ducs de Lorraine , Léopold et François, en 1723 et 1729, et se retira en 1737 à Nancy, ou il passa le reste de sa vie. Il a mis au jour :
Diss. de Diabète. 1 7 1 5. decine, en forme d'apologie, etc. Com-
Diss.de medicinâ. 1 7 x S. mercy, 1742 ,111-12.
Discours prononcés en 1724 , 1717 On lui doit encore plusieurs antre» et 1729, anx ouvertures des assem- productions médicales on littéraires Wees des directeurs du bureau des pau- de peu d'importauce , dont on trouve vres de Béziers dont il était membre, l'indication dans la Bibliothèque lor-
Vidée et le triomphe delà vraie mé* raine de dom Calmet, d'où nous tirons cette notice.
CALVET (EspaiT-CtATJDE-FaATrçois ), médecin j naturaliste et antiquaire, né le 14 novembre 1728, passa sa vie à Avignon, sa patrie, et y mourut le 25 juillet 1810. Long-temps professeur de la Faculté de médecine de cette ville, il avait été associé à plusieurs Académies, et il était depuis 1763 correspondant de celle des Inscriptions et Belles- Lettres. Il institua la ville qu'il habitait légataire de tous ses biens, par un testament dans lequel il prescrivait les funérailles qui lui seraient faites en imitation de celles de l'antiquité. Il léguait, entre autres choses , une collection de médailles et d'antiques, pourvue de dotations suffisantes à son administration et à son entretien. Telle est la fondation du musée Calvet d'Avignon. Nous ne connaissons de Calvet que les opuscules suivans :
Diss. therapeutica inauguralis de themata in car pis. Neg.
arthrUide. Resp. Cl.*Jos. Savary. Avi- 1 76* , in-4-
gnon, 1759. Jn prœserùtn apud div'ues adhi-
Tentamen mesdiewn de hcemorrha- *>cnda sit-varioliarum ùioculatio. Aff.
giis internis. Avignon ,1761, in-4. Avignon, 176a, in-4.
^ . Calvet a donné, dans le Magasin
Qucestiones et dissertât ion es /ne- ' . °
, . . . c c . . encrclo pédique, 1 explication de deux
dicœ. Avignon, 1761-1762, m-4. * . ■ • .
^ ' ' ' médailles qu'il avait offertes au Musée
D. an potus café quotidianus , va- d . Avîgnon . n avaît travaillé long-
letudtm tuendœ, -vitœque producendat tempg à ^ Spiciîegium lflscripU onum
noxius? Resp. P.-Jos-Maria Collin. awftyltarttm , doo^ les antiqnaites qui
Avignon, 176a, in-4. pp. le connaissaient désiraient la pubii-
De fluidi nervei secretione naturâ et cat i on , raa is qui est resté manuscrit,
4isu. Avignon, 176a , in-4. ainsi que beauconp d'autres écrits for-
An febrtbns intermittendàus epithe- mant six vol. in-fol. sur la Médecine %
les Antiquités, l'Histoire nalorelîe, et muséum Calvet. Avignon, i8a5, inla Philosophie. On en trouve le cata- 18. ( logtie dans une Vie d'Esprit Calvet, par (Haller.— Hefter.— Quérard, France le docteur Guérin, conservateur du Uttér.)
CALVO (Jeau), professeur en médecine dans l'Université de Valence (Espagne), doit être cité honorablement au rang de ceux dont les efforts contribuèrent, vers la fin du seizième siècle, à ramener à l'étude des anciens. On a de lui :
Primera y segunda parte de la cAi- L'auteur pense' que deux individus
rurgia universal y pareîcular del de sexe différent peuvent contracter
cucrpo humano. Sé ville, i58o, in-4; cette maladie, quoique sains, s'ils se
Madrid, 1626, in-fol.; Anvers, 1674, livrent avec excès au coït. H préco-
in-fol.; Valence, 1690, in-fol. Cette nise le traitement par les sudorifiqaes;
dernière édition contient une troisième il conseille les frictions mercurielles.
partie sur les fracturas y dislocaciores, Tratado de las sùnples. Valence,
par André Tamayo. — Brice Gay a ^96, in-fol., avec la Chirurgie de
tradait et puhlîé une partie de cet ou- Guy de Chanliac.
vrage sous ce titre : CalvQ a tradait en cspagnol U C hi.
Èpitome desulcères.-Poiders, x6i4, rurgie de Guy de Chauliac, avec le»
,n " ia * remarques de Jean Falcon. Valence,
Libro de medicîna y chirurgia. Bar- 1 5o6 , in-fol.
celonne, ï5 9 a , in-8. — Cet ouvrage (Haller, Biblioth. chirurg. — Boy.
traite des plaies en général et en par- — Carré re. ) ttculier , et de la maladie vénérienne.
CALVO (Marco Fabio), médecin, né à Ravenne, vivait à Rome sous le pontificat de Clément VII , et y mourut en 1 527. On lui doit la première traduction latine qui ait été faite des œuvres d'Uippocrate. 11 l'entreprit d'après Tordre du pape Clément, qui mit à sa disposition un manuscrit de la bibliothèque du Vatican. L'ouvrage fut publié à Rome en 1 5a 5, in-fol. Quoique écrite d'un style barbare, cette version est on ne peut pas plus précieuse , à cause de la fidélité et de l'exactitude superstitieuses que le traducteur pousse souvent jusqu'à exprimer littéralement les différentes variantes qu'il a trouvées dans ces manuscrits. Un bon juge en ces matières , Coray, la recommande , à ce titre, à tous ceux qui voudront désormais nous donner des éditions d'Hippocrate , ou y rétablir des passages altérés. Il reconnaît qu'elle lui a été plus d'une fois d'un très-grand secours.
CA.MERABIUS (Joachim), littérateur et savant universel , q nC J.-A. Fabricius nomme le phénix de l'Allemagne , naquit à Bamb«'&
CAM 6o5
le 12 avril i5oo. Il commença ses études dans sa patrie, et alla les continuer à Leipsick, et à Erford , où il fut reçu maitre-ès-arts en l5lt. Depuis lors il enseigna successivement les langues grecque et latine dans les Universités de Nuremberg, de Tubinguc et de Leipsick, qui lui durent une nouvelle organisation. Il mourut le 17 avril 1 5 7 /| , d'une rétention d'urine causée par un calcul pour lequel il ne voulut point se laisser opérer. Camerarius fut un des hommes dn seizième siècle qui contribuèrent le plus au progrès des sciences et des belles-lettres; nul ne posséda à un aussi haut degré de perfection la connaissance du grec et du latin , ni une érudition plus profonde et plus variée. Il eut une grande part aux affaires politiques et religieuses de son temps, et fut chargé de négociations importantes. L'étendue de ses connaissances, la modération, la sagesse de ses principes, et l't'nergie'de son caractère, lui méritèrent l'estime des empereurs Charles-Quint, Ferdinand, et 3ra\imilien II, et l'intime amitié de Mélanchton. Camerarius ne fut point médecin; ce n'est qu'à titre de polygraphe qu'il s'occupa de médecine; mais 1 influence qu'il eut sur la restauration des sciences nous a paru devoir lui faire trouver place ici, quoique nous n'ayons à citer, parmi les cent cinquante ouvrages dont il est l'auteur, qu'un petit nombre de productions qui se rapportent à l'objet de ce dictionnaire.
Commentarius de theriacis , et latirmm. Historia rei nummaruc , etc. mithridateis. Item ad Pamphrliunum Tubingue, i539, in-8 ; Leipsick, libcllus. Galène Andromachi. The- i556,iu-8.
riacœ Antioclii. Antidotus Philonis. Aiscrtsut toJSfxocçt/.e > hoc est, dili- Conversa in lat'mum : adjectis et his y gens exquisitio nominum qitibus parce aliis quibusdam grœcis, diligentfâ i es corporis humani appellari soient, magna cmendatis, Nareinberg, i534, Additis étiam functiotmm nomenclai Q -8. fon ' . •■ - iuris. Bâle, 1 55 1, in-fol.
De tractandis eçuis, sîve , ikzoxi- ( J.-Alb. Fabricius, Bibl. grœc. — ./Kfxjç. E/jusdem (Camerariï) conversio iSiceron. — Lin déni us renovatns.) libtlii Xenophontis de re equestri in >.
CAJMERARIUS (Joaçhim II), fils du précédent, naquit à Nuremberg le 6 novembre 1 5 34. Après avoir fait ses humanités sous les yeux de Mélanchton , l'ami de son père , et étudié la médecine a Leipsick et à Breslau , il passa en Italie , séjourna un ah à Padoue, autant à Bologne, où il reçut, le 27 juillet i562, le titre de docteur en médecine , revint pratiquer l'art de guérir dans sa ville natale en i5(>4, et mourut le n octobre 1698. Jouissant à Nuremberg
6os cm
de la plus Haute considération, Camerarius se servit de son crédit pour y faire des établissemens utiles. En 1592, il obtînt des magistrats l'autorisation de fonder un collège de médecine , dont il fut élu doyen à perpétuité. Plusieurs princes souhaitèrent de l'avoir pour médecin , mais il préféra aux faveurs des cours , Ja liberté de se livrer à la culture de la botankjue , qui avait beaucoup de charmes pour lui , aux recherches chimiques et aux travaux du cfcbineU Cèst surtout comme botaniste qu'il conserve une réputation méritée. Ses ouvrages sont :
De re rusdea opascula nonnuUa , de Gaspard Wolf, héritier de la bibliolectu cum jucunda, titm utilia, jam thèquc et des manuscrits de Gessner, primum parti m composita, partùn prend soin d'eu avertir dans la dédiedita à Joaehimo J.-F. Camerario 4 cace et la préface de son livre, et c'est Nuremberg, 1577, in-4, avec une à tort qu'il a été accusé de plagiat Du planche; iW^SaÔ, in-8. — Ce petit reste, ces figures passent ponr les plu* livre est terminé par un catalogue des parfaites qui aient été exécutées en auteurs dont les ouvrages imprimés bois. Cet epitome fut traduit en alleou manuscrits se rapportent à la même mand, et eut dens cette langue huit on matière. Ce catalogue rempht onze neuf éditions.
Attfflets. Hortus medicus et philo sophicnd,
i Sjmopsis quorumdam bwium , sed i n quo phtrimarum stirpium brèves desperutilium commetttariarum de peste cripdones, nova: icônes non paucœ , cîariss. V . V . DonzeUini , Ingrassiœ, indications locornm nataiium , obser? Çœsaris Rincii, et post hase sui ipsiâs vationes de culturâ earum peculiares, eadem de lue scripta in lucem retulùX atque insuper nonmdla remédia eupo- Adjectœ sub ftnem sunt eodem Came- rùto, neçnon philologie a quadam rario authore de bolo Armètiue et terra continentur. Item Sylva Hercyni* , sive lemnia obtersnitiones. Nuremberg , eatalogus plantarum sponte nasceni583, in-8. . T tium in montibus et locis pie risque
De plantis epitome utilissima, PeL Hercyniœ Sfhce quœ respieit Saxo- And. Matthioli. Novis icohibus et des- niam , conteriptus sUigulari studio a criptionibus pluribus nunc primum dir Joanne Thalio. Omnia nunc primum ligenter au et a. Accessit Cataiogtis in lucem édita. Francfort-su r-le-Mein, plantarum quœ in hoc Compendh i 588,in-4, » vol., ordinairement continentur, exactissimus. Francfort- réunis ; ibid., 16^4, in-4. — *Ces deux snr-le-Mein, x586, fn-8. : — De 100 3 £L- catalogues sout disposés par ordre gures qui se trouvent dans cet abrégé ' alphabétique. Les figures , «ri nombre de Matthioli , il en est peu , au rapport ' de £6 , ' sont' bonnes , au jugement de Haller, qui ne soient Ott' entière- d'Adaflson. r.L , : . .. !
ment nouvelles, ou du moins peifeC-;- Sjmbàlorum et emùlemadfm ceniutionnées sous le rapport des caractères, rke très ; i, ex. re herbariâ desumfa; La plupart août du célèbre Cour. Gess- , //. ex ànimalibus ; III. ex iwectù. ner. Camerarius qui les avait achetées Quibus rariorcs stirpium , ammalium
cm 607
et insectomm proprietatei , eu m phi- On trouve quelques lettres de J.Ca-
lologicis aliis complexus est. N tirera- mérarîos dans la Cista medica de
berg; 1590*1597, in-4» Francfort , J. Hornung.
i654, m-4 ; ibid. t 1 66 1 , in-4 ; Mayence, ( Melch. Adam . — Lindenius rems-
1677, in-4. valus. — Ha lier. )
CAMRRARÏUS ( j ean - Rodolphe ) , chefd'uné famille qui se distingua long -temps dans la médecine, vécut dans la première moitié du dix-septième siècle. Il a publié :
Horarum natal in m Centuria //. in centuries XI TT -XVI; ibid. y
Prima pro certitudine astrologice. x65a, in-19. centuria XX. Tnbin-
Francfort. 1607, in-4. Secunda ibid. , gue, i683 , in-8. — Lenteur était mort
i6rr>, ln*4. depuis long-temps quand parurent,
Disputationummedtearummillustri dans cette dernière édition, les cen-
acadèmiÂTubiniçcnsihabitammdecas turies XVII à XX, jusqu'alors iné-
prim<* K etc. Tubingue, 161 1, in-8. dites. La première Centurie avait été
Sjllo^ publiée seule dès 1614. Nuremberg,
et mirabilium naturœ arcanorum centu- in-8 . Cest un recueil très-varié , mais
rtè, i-XII. Strasbourg, ifo4-i63o, fait sans critique.
jl • ■•-*< : A": ~ i;»-:r.30 . ' ir ;. , .
, CAMERARIUS ( Eue-Rodolphe), fils du précédent, né à Tu-
limgup , le 7 mai 1641, mourut dans la même ville le 7 juin 1695. Reçu docteur en 1 663, il avait fait, pendant plusieurs années, des cours particuliers, et avait Requis la plus haute réputation comme professeur et comme praticien. Jl-eut, en 167a , le titre de médecin et consedJer.du prince. de Wurtemberg, et, en 1677, la chaire ordinaire de médecin de l'Université de Tubingue. Depuis 1669, l'Académie des Curieux de la nature le comptait au nombre de ses membres, sous le nom d'Hector. Les seuls ouvrages qu'il ait laissés sont; des dissertations dont Haller disait : JSfots disputationes mêlions Jerè sunt notre , certè eo seculo. En voici les titres :
Theoria physicà de pfantis. ^àmfrtqaens sit? i^o ^D.de spasmo
biugue, 1 656, in-4- — HaHer Beeh- J intestinoram, i6Ho.-^ D. de physothemer s'accordent'^ attribuer cvtle diss. ,„mpiâ, i68o.-^— Z? quale signum in morà, E.-R. Camerarius, qui n'avait alors bis prœbeat urina , 1680. — D. de paU que, 1 5 ans,; et l'on sait que ce dernier jjitatione cordis, 168 1 de vomitu
débuta dès l'âge de 1 a ans dans la car- , gravidaruin , 168a. — D. de mictione rièré.aes études académiques. — P&s. 'pultaceâ, 168 3. — D. historia cardialie acidiilarum' usu externe. Tubingue, ■'* g^Ve su blatte, x6#3. — D. valetttdinarii '1677, m-4.~#. dè latiymîs, ÏO78.— ♦ senilis lineœ^generales , i683. Linew Ù. T&t ptiységrnphiâ , Ù>j9*^J>.'dè spéciales, t684.— »/). de subitaneâreieur*ï*s$ij§;*~D. de anorexw, 1679. fectione , 1 6 83. — D. historia anato- -±>D +€ivr\ xpiiepti* ftodiè inter nos mica r§#um *t vesica?, 168 3. — D.de
phîogosibus 'Vagis cum scorbitte, 1664. Anutome kydropica cum scholus,
— D. de phrertitide, Y684- — D. tensio . — *Obex curationis- morborum
cordis lipothymùc causa, 1686. — tàm gravis quàm frequens occasione
D. de vomitu aquce èx guiâ, 1686. — nphor. 12; stct. x r; 169i.fr- Pleuritis
D. indicatio symptomatum, 1686. — et abscessus pectoris cum êuccedente
D. posùiones mediccc misccilanece , colicu spasmoiiçâ et guitu . scrcna ,
1687. — D. Il \ de cory za siccâ, 1688 1692. — D.dcftbremâlign&tertianâ,
et 1689.— Z>. casus de œgrxtudine ani- 1692. — D. de febre intermittente
mi, 1 688, —D. de clysmatibus, 1 688. anomalâ cardialgtcâ , 169*.*^ N'est-
— D. de tumore ex cessante scabie, ce pas la même qae!a précédente/ —
i6$8. — D. de glandulis pratter nùtu- D. de febribus in génère, 1692. ; — 0,
ram patulis, 1689.— D. de casu inquo de ozenâ, i6g%.—PosU^es.JB^dJCde,
menses, prteter naturam émanantes, 169.?. — D. de tenesmo, iQ^.^D. de
per emmenagoga sunt ciendi , 1696. febre petechiali. < ■..
— D, de catalepsi -epilepticâ, 1 690.— . (Du PeliuThouars. — .
CAMERARIUS • ( Rodolphe - Jacques J, fils aîné du pra£cîè , nt$ et le membre. le plus distingué de cette famille, vint au monde à Tubingue, le 17 février i665. Après 'avoir. fait d'excellentes études littéraires et philosophiques, et suivi pendant trois ans les cours de médecine, il parcourut l'Allemagne et la Hollande en naturaliste, et visita les Universités; passa en Angleterré, où il eut des liaisons avec les savans les plus distingues de r^poque ; vint ensuite a Park, et habita pendant cinq mois chez le célèbre Maréchal, alors chirurgien de la Charité. Après la tfrahee , il visita lltaHéy et revint au bout de deux Hnnées de voyages prendre le bonnet idodtoral à Tubin. jue en 1 6*87. L'année d'après il fut nommé professeur extraor^ dinairë dë' médecine et inspecteUfr 'du jardin botanique. En 'I689, on lui confia la chaire de physique de cette Université. En i&fiy il remplaça J s* on père , que la mort venàit d'enlever, <lftns kl chaire ordinaire de médecine'. Les différens honneuh; académiques de l'Université lui furent conférés plusieurs fois, et il jouit de la plus haiite estime jusqu'au 11 septembre 17 21 , qu'il mouTut 4e phthisîe puîmbnaîre. Il était depuis 1688 membre ét l'Académie des Curieux de la nature. R.-J. Camerarius"a la gloire; sinon devoir décotrverr, du moins d'avoir fait connaître mieux que jËrcw'cf Ray seà 1 prédécesseurs, la. distinction du sexe des plantes. La plupart de se5 productions sont des opuscules académiques dont on peut y oîr là longue liste dans les Bibliothèque de Ballen Nous indiquerons ceux qui ont été insérés dans le recueil des thèses choisies de ce dernier :
De sexu plantarum cpistola.'Tv- adressée à Valen tin, qui l'inséra dan* lûngue, 1694,10-4. — C'est une lettre son ouvrage De poljrt
CAM 6 0 o
elie fut aussi insérée dans les Miscell. On trouve dans les Ephém.dcs C11-
nat. Curîos. dec. III ann. II. app. , et rieux de la nature un grand nombre
reimprimée à Tubingue, en 17 49,^-8, d'observations de R.-J. Camerarius,
avec nu opuscule de Gmeiin. dont plusieurs sont très-curieuses.
Ephemtrides météorologies Tuben- Notr e auteur étant mort en 1 72 1 ,
gehses. Tukiogne, 1698, in-4: c * e8t on autre Camerarius , surnommé
Camtmtiones épidémie* annorum Rodolphe- Jacques, Comme celui-ci , à 1609, 1700,1701, 1 70^-r Imprimées qu i l'on doit les dissertations suivan-
à la suite, des OEuvres de Sydenhara, *„« nna vt-iU**. • ,1
A «m.,,. r - , * . , < * e *> 3 ue "aJïer attribue par auadver-
de redit. deGeneve, de i 7 36, in-4., Unce aa profea9<!Iir de Tubiogue.
D.de'vomicâcerebfi.Rèsp.ZeUer. ' '
Tnbmgne, i 7 ri, in-4. -Cette thé* ^«/"J" * 6 . «f^»' f*»"*"..-
ettimn.rqtuble; on y troayeUdes- • • ««gît d nn teins momifié ,
. ^ , . , ' .. renferme dans un kyste osseux et car-
cnptioQ des cavernes cérébrales apo* ^ ,v . . , . .
/ UÏagmeux, trouve dans 1 utérus a une
r „ 4 . .. . femme de 94 ans.
D. exUspilia nepatuide dejuucto- .
rum. Tubingue, X716, in-4. Reçus, in tecas observadonum. Tubingue,"
HaUer Disp. , i 7 25,in-4.
. D. de diarrhœa et febre ardeyte^ y. , De subitaneâ morte à sanguine in
quibus plerisque exteris Lutetia Pari- . ,P ericardium effuso. Tubingue, I73r,
sinorum agentibus, periculum imminet. ' in "4- Reçus, in Haîler Disput. Tabinguc , 1 7 1 7, in-4 . ( MaDget. — HaUer: )
CAMERARIUS (ÉLre)y frère puîné du précédent, homme d'un esprit singulier , offrant un mélange bizarre de 1 scepticisme et de crëdulitéV fut aussi professeur à Tubingue , membre de l'Académie des CuTieny de <la nature, -et' conseil 1er et premier : médecin de Frédéric-Loiiis^ prince dè Wurtemberg. Il mourut le 8 février 1734, à- l'âge de 61 ans. Il a laissé, : outre un grand nombre de dissertations, et d'>o-bservations insérées dans les Éphémérides des Curieux de la nature, les ouvrages suivans :
, Pissertationes très ; I. de spirituum Eclecticax medicinœ phjsicœ specianunaîium statu naturali et prœter mina queis ostenditur quâ ratione disnatarali; II. spiriettj~Itqyfei fnmuntis - centes prœjudiciis depositis, éêtebrtum naturam exhibens obviaque circà ip- yirorum scripta in suos usns convertere sum phœnomena ; III. usus et abusas qtteant , etiam quando , dissentiunt , PQtuum. theœ et eoffeœ in his regio- exemplis Baglivi, Mortoni, Vieussenii, nibus. Tubingue ,1694, in-8 . aliorum illustrata. Francfort , 1 7 1 3 ,
Dissertationes Taurinenses epistoli- in-4cas XX phjsico-medicœ ad ilL Ger- Medicinee conciliatricis conamina et maniœ et Italiœ medicos. Tubingue , prima Uneœ de optima medicinam do-
1 7 * * , in- 8. cendi discendiqne ratione , et adnota-
6io €AM
tiones in medicinam corporis Tschir- circa prcecognita parte sque shigulas nausiandrti. Francfort -sur -le -Mein* artis salubcrriniœ methodo eclecticà 1714, in-4 . concinnatum. Francfort ,1721, ïn-4 .
Sjrslema cauteîarum medicarnm ( HaHer. — Eloy.]
CL1MPANELLA (Thomas), moine célèbre par son savoir, ses opinions, et ses malheurs , était de Stilo, bourg de Calafere, où il naquit le 5 septembre 1 568. Les progrès qu'il fît dans ses premières études tinrent du prodige. A quatorze ans et demi il entra dans l'ordre de Saint - Dominique. Il se donna tout entier à la philosophie , et fit une étude approfondie de tous les systèmes. Les contradictions sans nombre qull y rencontra, et son caractère enthousiaste le jetèrent dans un pyrrhonisme absolu*; Ses vigoureuses, attaques contre le péripaiétisme, alors en honneur, le* triomphes que lui valurent dans les disputes scolastiques la vivacité de son esprit: , et l la subtilité de sa dialectique > soulevèrent contre lui ta hame des pédans (1), et celle bien plus dangereuse des théologiens. Il ne tarda pas à en ressentir les effets. Comme il passait par Bologne pour se rendre de Florence à Padoue, ses papiers lui furent volés et envoyés à Rome au tribunal de l'inquisition. Il fut assez heureux pour sortir sans encombre de cette première attaque. Une seconde ne se fit pas long-temps attendre. Quelques paroles qu'on lui prêtait, ou cjui ta* étaient échappées sur le gouvernement d'Espagne,, et sur des projets de révolte, ayant été dénoncées r il futeanrèté et conduit à Utopies, e* i&oo, comme criminel d'état. On le mit ju»q*'à sept fois à la question, dont il supporta les tourmeas avec vm inébranlable courage, et on lei retint vjng&-sep* aas? en frison* Hn'en sortait qu'à la sol^itation du pape Urbain VIII, qui, peurhû procurée la liberté, dut le réclamer comme un justiciable <de l'Église, et le déclarer prisonnier du Saint- Office.. Échappé aux, mains, des Espagnols le i5 mai 1626, il ne fut mis entièrement en liberté
qu'en i6ao> H ne l'aurait pas conservée long-temps, car il était déjà
(r) Qu'on en juge par ce passage de G oit Dn Val : « Ce sont les mêmes dogmes des Manichéens qu'a voulu follement, témérairement, et plus audaciensement , renouvelle r je ne scay quel nouveau philosophasse , impndent calomniateur du grand Aristote, et l'ennemy juré du péripatéetanè , frère Thomas Clochette , dit Campanellc, Dominicain, Car c'est ce vil et méprisable Ma rayas, ce pygmée , ce Dave, ce Phaéton, ce hibou, cette cham-c-souris , ce Zoile , ce jaseor impertinent , qui s'élève contre l'Apollon , l'Hercule, FOEcu>> le soleil, le prince de la philosophie. ,!
CAM *„ l'objet de nouvelles dénonciations. D se déguisa donc en Minime et sortît secrètement de Rome en i634, dans le carrosse de l'ambassadeur de Frnnce. Il vint par mer â Marseille. Le célèbre Peiresc I appela prés de lui à Aix, et l'y retint quelques mois. L'année suivante, Campanella vint à Paris* il reçut un accueil favorable de Louis XIII et du cardinal de Richelieu ; et il jouissait enfin depuis quatre ans du repos et d'une pension de deux mille livres , quand il mourut le ai mai 163g, dans sa soixante-onzième année.
Ce n'est pas seulement comme philosophe, et à cause de l'influence qu'il eut sur le renouvellement des sciences, que Campanella a dû trouver place dans ce Dictionnaire, mais à titre de polyhislor, et comme ayant écrit plusieurs traités qui se rapportent directement à la médecine.
En physique , il suit en général les principes de Télésio , et reconnaît, avec la matière amorphe, le chaud et le froid comme principes de toutes choses. H admet de plus un principe d'animation ïnfus dans toute la nature, auquel les corps de toute espèce, même la matière brute, doivent le sentiment, et les animaux les propretés vitales qui les distinguent. En médecine, il fait jouer à ce principe le même rôle à peu près que les Stahliens attribuèrent depuis à l'âme. C'est ainsi qu'il considère la fièvre comme un combat entre l'esprit animateur et la cause accidentelle de la maladie , comme un travail destiné à l'éliminer, et approprié à cet objet. La fièvre est donc toujours un phénomène secondaire, un résultat svroptoraatique , et jamais une maladie essentielle.
En médecine comme en philosophie, il arriva souvent à Campanella de prendre pour de solides vérités les illusions de son imagination enthousiaste ; il s'y montra quelquefois homme d'un génie pénétrant, mais plus souvent créateur d'hypothèses absurdes ou ridicules, Nous n'indiquerons de lui que les ouvrages suivans :
Philosopha stnsibut demonstrata tt j en si o ne Btrnardi Teltsii. Naples,
in octo disputationes àisdncta ad ver- i5gi, in-4.
tus eos qui proprio arbitrant,» non De sensu rerum et tnagia Ubri IV.
autem sensata duce natttra philoso- Mirabilia occulta? philosophie ubi
phati f'unt : ubi errorês Aristotelis et demonstratur mundurn esse Dei vivant
assecîâmtn éx prôpriis dictis , et na- statuant benèque cognoscentem, omnes-
turet dccretis ccnvincuntiir, et singula? que illius partes , partiumqne parti-
imaginât ion es pro ea à peripateticis culaS sensu dànatas esse ait à s clariori,
ficut prorsiis rejiciuntnr, cum tusra de- alias obseuriori, quantum suffitit ip-
6i2 CAM
sarum conservationi , ne totius in quo et progressa Dissertât ion es , etc» Barconsentittnt , et ferè omnium naturœ cbnscn est le aeul historien de la raé,arcanorum rationes aperiuntur. To- tlecine qui ait exposé avec quelque. bias Adami recensait et nunc primum étendue , et surtout avec fidélité , les evulgavit. Francfort, 1620, fn*4. lidem opinions physiologiques et médicales librl correcti et defensi à stupidorum de Campanella. Quant à ses principes incolarum mundi caîumniis. Paris, philosophiques, l'exposition qu'on en x 636 , i . trouve dans l'histoire de Buhle manque
Medicinalium juxta propria princi- de précision et de clarté. Il faut prépia libri septem. Lyon, i635, in-4- férer Brucker, que Diderot avait copié (Nicéron. — Brucker, Hist. crit. sans le nommer, et que Naigeon m tt* philos., t. V, et app. — Tiraboschi. — copié en l'invectivant.) J. Conr. Barchnsen, De med. origine ^* -.^'"ç^
CAMPARDON, maître en chirurgie à Masseube, fut nommé' vers 1762 chirurgien-major des eaux et de l'hôpital de Bagnèresde-Luchon, plus tard, inspecteur de ces eaux, associé de l'Académie royale des sciences de Toulouse, et enfin vers 1780, membre correspondant de l'Académie royale de chirurgie. Il était aussi associé non résidant de la Société rovale de médecine de Paris. Cest là tout ce que nous savons sur sa vie; la date de sa mort nous est inconnue. Outre un assez grand nombre d'Observations de Campardon, l'ancien Journal de médecine renferme quelques mémoires de ce chirurgien , qui méritent d'être indiqués ici :
Observations sur la maladie noire. Tom. L. 1778. Ce
Tom. XII, 1 760. obtenu une médailled'or de l'Académie
Mémoire sur les eaux minérales et de Chirurgie, en 1762.
sur les bains de Bagnères-de-Luchon , Observations sur le traitement des
appuyé sur des obsen-ations qui cous- cancers , et particulièrement sur leur
talent. leurs vertus médicinales , par le extirpation , avec quelques remarques
nombre de guérisons qu'elles ont opé- sur V usage de la belladona et de la
rées. 7 articles. Tom. XVIII et XIX. cigûë. 3 articles. Tom. LV.'tfSr.
,1763. ; . Observation sur une section césa-
Observations sur plusieurs fractures rienne pratiquée du côté du rectum et
du crâne, et particulièrement sur l'es- du vagin, etc., dans le Recueil périod.
pèce d'enfonçure appelée par les de la Soc. de méd. de Paris. Tom. XII,
Grecs tblasis ou phlasis. 3 articles, p. 274.
CAMPER ( Pierre ) , anatomiste célèbre , naquit à Leyde , le 11 mai 171*2, de Florent Camper, ministre du saint Évangile, et de Catherine Ketting, hollandaise d'origine. Son grand-père avait pratiqué la médecine à Leyde, où sa famille occupa long-temps les places les plus distinguées de la magistrature. Son père avait
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pour amis les hommes illustres dont s'honorait sa pairie , et ce fut sons les yeux deBoerhaave, de Muschenbroeck , de Gravcsande, du chevalier Moor, que Camper passa ses premières années, et étudia la physique, les mathématiques et le dessin, dont il fit pins tard un si fréquent usage dans la description des animaux. Son goût pour les sciences l'entraîna vers la médecine. Gaubius , Van Rooyen et Albinus furent ses maîtres. Il fit de rapides progrès, et le 14 octobre 17/46, Camper reçut le bonnet de docteur en philosophie et en médecine : il était alors âgé de 24 ans. Les deux thèses qu'il soutint à cette occasion , et que nous indiquerons ci-après , annonçaient déjà un talent supérieur dans le jeune Camper. En 1748, il se rendit à Londres, où il fréquenta particulièrement Mead, Hunier, Smellie, Pearsons , Pringle, Pitcairn, etc., etc. ; dans l'été de 1 749 , il arriva à Paris, où il avait été adressé à M. Louis, aux docteurs Sanchcz, Verdun, et à Buffon. Cette même année, il fut nommé professeur en philosophie , en médecine et en chirurgie à Franeker; il commença ses cours en 1750. C'est à la même époque qu'il reçut le titre de membre de la Société royale de Londres. Pendant les vacances de i75a, il retourna en Angleterre pour assister aux leçons de Smellie, de Kelly, de Sharp , d'Archer, d'Hawkins, etc. La réputation qu'il s'était acquise depuis qu'il professait à Franeker , fixa sur lui l'attention des directeurs de YAÛiênée d'Amsterdam, qui le nommèrent, en 1755, professeur en chirurgie et en anatomic, et en 1758, professeur en médecine. Malgré les occupations multipliées que donnait à Camper sa place de professeur à l'Athénée d'Amsterdam, il fit paraître, en 1759, le premier volume de ses Démonstrations anatomico-pathologiques , et c'est de cette époque que datent les nombreux travaux qu'il publia pour ainsi dire chaque année jusqu'à sa mort. La vie trop agitée d'Amsterdam «avait déterminé Camper à se démettre de sa place de professeur en 1761, et depuis deux ans, il était retiré à sa campagne près de Franeker, quand il fut appelé pour professer la médecine, la chirurgie, Tanatomie et la botanique , à l'Académie de Groningue. Il s'y rendit en 1763, et peu après on le nomma médecin de cette ville. En 1768, il contribua puissamment à arrêter les progrès d'une épizootie contagieuse , et il établit dans la Frise une mh \vw uniquement occupée de cet objet. 11 resta attaché à l'Académie de Groningue jusqu'en 1773, où il cessa de se livrer à l'en Geignement publie , pour se consacrer entièrement à l'éducation de ses enfans, tout en continuant le cours de ses travaux littéraires,
qui lui valurent de nombreuses couronnes académiques, et l'honneur de l'association à la plupart des sociétés savantes de son temps. Malgré ses occupations scientifiques, Camper donna beaucoup de temps et d'application aux affaires publiques* Nommé successivement député de deux bailliages, il fut pendant long-temps membre des États de la Frise, En 1783 , .il fut élu membre de la régence de Worcum, et en 1786, membre du Conseil-d'État des Provinces-Unies,. Ces distinctions et ces honneurs tarent pour lui la source de mille chagrins; sa sajité s'affaiblit , et il mourut le 7 avril 1789, Son corps fut déposé à Leyde, dans le tombeau de ses pères.
Parmi les travaux anatomiques de Camper , plusieurs ont servi à compléter l'histoire naturelle des animaux, et d'autres ont enrichi la science de découvertes intéressantes. Il a le premier constaté, par des observations directes , la présence de l'air dans les cavités intérieures du squelette des oiseaux, et les changenlens que l'état de domesticité apporte dans leur organisation. Il a découvert chez l'orang-outang et dans le renne un sac membraneux communiquant dans le larynx. On lui doit un beau Mémoire sur l'Organe de l'ouïe des poissons], appareil dont l'existence avait été longtemps révoquée en doute. Ses recherches sur Tostéologie Comparée ont jeté le plus grand jour sur la nature d'un grand nombre de fossiles. Camper a beaucoup contribué au perfectionnement de l'application du dessin à la description des diverses parties du corps des animaux , et il rédigea un cours d'anatomie en faveur des peintres, auxquels il enseigna cette science pendant plusieurs années dans l'amphithéâtre de l'école de peinture d'Amsterdam. Ôn connaît ses observations ingénieuses sur l'angle facial de l'homme et des animaux. On lui doit aussi des recherches intéressantes sur les causes des . hernies chez les enfans nouveau - nés ; nhe modification avantageuse des bandages herniaires ; une méthode nouvelle de pénétrer dans les articulations du genou et de la hanche, quand elles sont le siège de l'hydropisie , etc., etc. Tous ces travaux sont consignés dans les écrits indiqués ci-après :
De -visu dissert, inaug. Leyde , 1 7 46, éloge par Baldinger , et recueiUîes par
iû-4. Haller, «ont celle» que Camper «oar-
De nounullis oçuli partibus , dissert, posa pour son admission au doctorat.
inaug. mediça. JLeyde, 1746, iû-4. Dans la première , Camper se «bwfcu'ë k
— Ces deu* disserta» ions, citées avec partisan de h théorie de Souty
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vision ; dans la seconue , il a décrit et Demonstrationum anatomicô-patho-
peibt le canal goudronné de Petit, iogiôaram, îib. /, continens brachii
dans les yeux des animaux. harnani fabfica tt morbot. Amstef-
De mundo optimo. Franeker , dam » 1 7*», Su fol. Entr autres re-
1 7 5o.... Discours d'inauguration pro- manques intéressantes , Camper fait
noncépar Camper quand il commença <&»èlrvér que là position de l'artère
ses cours à Franeker. sous-clavière, entre la clavicule et
De anatomes in omnibus scientiis *«P°«*y» coracoïde est telle qu'en
usa. Amsterdam, 17*8.... Autre dis- porter 1 omoplate en arrière,
, on peut comprimer 1 artère avec le
cours qu il prononça en occupant É , 1 V
poor la première fois la chaire de pro- Ao1 ^ afflM * exactement P°<" que ses
fesseur à l'Athénée d'Amsterdam. Ce ****
fut pour la môme occasion qu'il com- ^ .
posa le suivant : De certo in medicinâ. , ^^T^TT^.^
Amsterdam, 17 £8....
£n 1732, Camper seconda Smellie dans la publication de son ouvrage sur les accoucheuiens, en dessinant les
logicarum, îib. II. Peîvis virilis.
Amsterdam, 176a, in- fol. Ce second fascicule fait regretter que Camper
U ait pas continué un semblable ou-
planches suivante», ainsi qu'il en est ™£ùsertatio de causis herniarum in
fait mention dans la préfece : planches
recenter natis fréquenter contingen-
ts *îl **' * 9 * * 7 ' a8> Harlem, 1760: Inséré dans le