‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 19 sur 67 · CAB · texte numérisé non relu

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le décidèrent à venir s'établir à Montpellier en 1060. En i5 7 o, il fut choisi pour démontrer publiquement l'anatomie à l'école de Montpellier; et en i5q5, Henri IV ayant créé une charge de dissecteur ou anatomiste royal , Cabrol l'obtint. Il s'acquitta de ses nouvelles fonctions avec distinction, et plus tard, il devint premier chirurgien de Henri IV. Les biographes n'indiquent pas l'époque de sa mort* On a de lui :

A>*«?9r?v anatomicttm, id est, anatomes elenchus accuratisshnus , omnes huma ni corpofis partes câ quâ seearî soient methodo , delineans. Ac* cessera osteoïogia , observationesque medicis ac chirurgis pervtiles. Genève , 1604 9 in-'»- Suivant Éloy, l 1 ouvrage , publié d'abord en français, a eu, sous le nom Cl? Alphabet anatomique, les éditions suivantes : Tonrnon , i5o4, in-4 y Genève, 1602 et 1624 , in-/; ;

, 160 'j . in-4 ; Lyon, i6r4

et 1624 ,' in-4. — Cabrol se servait de cet ouvrage dans ses cours d'anato-

tnre et cautérisation de l'ombilic communiquant aveo l'onraque; guérison.

— Fracture du crâne avec dénudation delà dure-mère, suivie d'aliénation, et guérison. — Plaie d'arme à fen traversant le crâne, de la lèvre inférieure au sinciput, suivie de guérison, — Rétention des règles par oblitération du vagin; incision de la cloison virginale.

— Paracentèse pratiquée avec succès à l'ombilic dans un cas d'hydropisie.

— Plaie delà vessie suivie de guérison #

— Poils trouves dans un abcès.— Plaie considérable du cerveau avec sé-

mie; il est écrit en forme de tablas, jour du corps vuînérant, suivie de

qui sont au nombre de quatre- vingt- guérison. — Énormes tumeurs enkys-

onze, à la suite desquelles l'auteur a tées dans l'abdomen, etc., etc. Parmi

joint des observations, pour la plu- les observations d'anatomie, nous ci-

partiOârnrgicales et fort intéressantes î terons : — L'ouverture du cadavre

quelques -unes seulement sont relatives d'un individu qui avait été affecté de

à l'anatomie Parmi les premières on faim canine , et chez lequel il n'exis-

: — Ablation d'nne tait qu'un seul intestin qui n'avait au front. — Anus presque pas de circonvolutions : le « résultant d'une plaie du canal cholédoque était extrêmement colon par arme à feu. — Blessure do dilaté, et s'ouvrait près de l'estomac, cerveau par arme à fen, arec perte de — Deux exemples de reins uniques , substance, paralysie dn côté affecté , snv dont l'an était placé en travers au devie de «uérison. — Plaie profonde du vaut du rachis, et dans l'autre cas ,

profonde

foie, .cicatrisât io a reconnue pins tard le seul rein qui existait , occupait sa

MtlApadavre. — Épanchement de sang place ordinai rc. — L'observation d' un

dans l'abdomen, évacué par une inci- homme chez lequel on ne trouva au-

sion faiA* aux parois de cette cavité.— cun vestige de testicules.— Cet ou-

I-ihtnlc résultant d'une perforation de vrage de Cabrol a été réuui à celui

l appendice coecale — Déviation des de deux antres auatoœistes sous ce menstrues par l'ombilic , et retoor des

règles par les voies naturelles. — Uga-

Collegium anaiomicum

clarissi,

mo-

58a CAC

rum trium riront m Jasolini, Scvtrvù, ( HaUer. -r- Porta). — Lauth , Hist, Cabrolii. Hanan , i654 > in-4 ? Fran<* dû Vanat. ) fort, i668,in-4.

CACHET (Chbistophe), né à Neufchâteau, en i57*, fit ses études chez les jésuites à Pont-à-Mousson , alla étudier la médecine à Padoue , visita les principales Tilles d'Italie et séjourna quelque temps à Rome. Après avoir pris à Fribourg le titre de docteur en droit, il se livra à la pratique de l'art de guérir, et acquit en peu de temps une réputation qui lui valut le titre de conseiller et de médecin ordinaire des ducs de Lorraine , Charles III , Henri II , François II et Charles IY. Il mourut le 3o septembre 1624 > à l'âge de 5i ans. Malgré toute son érudition, Cachet a peu fait pour la sciencepourri de la philosophie s col astique , il en appelle rarement à l'observation; il combattit pourtant avec quelque avantage, en faveur de la médecine hippocratique , contre les rêveries de l'alchimie. Ses ouvrages sont:

Controversia theoricat, practicat, in novorum komùnctonum denHbus voeuprimant aphorismorum Hippocratis lis, calumniis illœsa conscrvatur.Toxù y sectionem. Opus in ducs paries' divi- 1617, in- 1 a.

stttn, philosophis ac medicis perutite Vray et asseuré préservatif de petiteac perjucundum , inquo quœcumque vérole ee rougeole, divisé en trois liad vence sectionem , purgationem , et vres , enrichy de quatre-vingts proprobam victus rationem pertinent, blêmes non moins doctes et curieux que non minus accurate quant actttè ac nécessaires pour rentier esclaircisseeleganter in utramqtte partem dispu- ment des causes de ces maladies, de tantur ac enodantur. Pars />ri/«a.Toul, leurs différences, de leurs signes dia- 1612, in-8. gnostiques et prognostiques , de leur

Pandora Bacchica furens, medicis préservation et curai ion ; ht tout en armîs oppugnata. Hic temulentiœ or- faveur des dames et de leurs chers pou* tus, et progressus ex antiquorum mo- pons. Dédié à la reyne. Toul, 1617, numentis investigatur. Baechi vis ef- in-8; Nancy, 162 3, in-8. frenisJEsculapii clava retunditur atque Rxercitationes équestres in epigramcompescitur. Opus varietate curiosum, matum centurias sex distincte*: : quarum doctrinâ salutarc , à D. Monsino, prima, et quart a de virtute et moribus; gallicè p ri mit m conscriptum. Hune sectlnda de Deo et divis; tertia, de verb laànè redditum , auctum % loctt- fide et religione ; quinta y miseeUanea pletatum. Toul , 1 6 1 4 » in- 1 a. continct; sex ta circa res medicas ocen-

jipologia doginatica in hermetici pat tir : ht s accesserunt cleg'uv dua* , cujusdam anonymi scriptum de cura- prima de morte et passione Chris ti ; tione calculiytH qua chymicatum iuep- altéra de Assumptione Dei-parte "V irtiarum vannas expluditur, c( antiqita ginis. Nancy, 1622 , in-8. hippocraticm doctrinœ veritas à fericis (Dom Cnlraet, Bibl, lorr.)

CADET-DE-GASSICOURT ( Chaules - Louis), pharmacien, naquit à Paris le a"i janvier 1769. Des études brillantes l'entraînèrent d'abord dans la carrière des lettres et de l'éloquence; il fut reçu avocat en J787. Cependant il avait manifesté aussi de bonne heure du goût pour les sciences physiques, comme le prouve le Mémoire sur l'histoire naturelle , qu'il composa à l'âge de i5 ans, et auquel Buffon accorda des éloges; mais depuis 17S7 jusqu'en 1800, Cadet-de-Gassicourt se livra entièrement à l'exercice du barreau, consacrant ses instans de loisir à des compositions littéraires de genres très-différens. Comme avocat, il signala plus d'une fois son humanité , son désintéressement et son courage par des actes pleins de noblesse et de générosité; c'est lui qui rendit la tranquillité et la vie à ces deux orphelins de Bezons, Annette et Lubin, dont Marmontel nous a conservé l'histoire. Lorsque la révolution éclata, il embrassa avec ardeur un nouvel ordre de choses qui promettait à son pays des institutions fortes et libérales, et le patriotisme éclairé qu'il montra fit proscrire sa tète quand il s'éleva avec indignation contre le parti qui substitua un instant l'anarchie à la liberté légale. La mort de son père fit rentrer Cadetde-Gassicourt dans la carrière des sciences, qu'il n'avait jusqu'alors cultivées que par goût; il s'y livra par état, et bientôt il se montra le digne successeur de son père, après avoir subi ses examens avec applaudissemcns au Collège des pharmaciens. De cette époque datent les travaux nombreux et les recherches importantes qui ont prouvé à la fois et la flexibilité du talent et les connaissances étendues de Cadet-de-Gassicourt. C'est à lui que l'on doit le Conseil de salubrité établi près la préfecture de police de Paris; il en fut nommé sécrétai re-i .ipporteur, et conserva cette place pendant les quinze années qu'il y travailla avec une activité et un zèle infatigables. Il avait été, en 1785, l'un des fondateurs du Lycée de Paris, connu maintenant sous le nom d'Jthénée. Malgré son âge assez avancé, on le \it, en 181 1, prendre, sur les bancs de l'Université, le grade de docteur ès-sciences, et il soutint avec éclat, à cette occasion, deux thèses: l'une sur V étude simultanée des sciences , l'autre sur l'extinction de la chaux. Cadet-de-Gassicourt était membre d'un grand nombre de sociétés savantes, nationales et étrangères. Il est mort d'une altération organique de l'appareil digestif, le ai novembre 1821. On a de lui :

La Chimie domestique , ou introduc- Icifortée de tout le monde. Paris , 1 80 1 , tton à F étude de cette science, mise à io- 12, 3 vol.

Dictionnaire de Chimie, contenant la théorie et la pratique de cette science, son application à ï histoire naturelle et aux arts. Pari», i8o3, in- 8, a vol. — Malgré les progrès immenses que la science a faits depuis cette époque, on lit dans cet onvrage des articles encore remplis d'intérêt.

Le thé est-il plus nuisible qu'utile ?

ou Histoire analytique de cette plante, et des moyens de la remplacer avec avantage. Paris, 1808, in-8, 3a pp.

Formulaire magistral et mémorial pharmaceutique. Paris, i8ia,in-i8; ibid., !8i4, in-i8; ibid., 1816, in-i8; ibid., x8i8, in-i8;#«r\, i8a3, in-i8; ibid., i8a6, in-i8.

Des moyens de destruction et de résistance que les sciences physiques peuvent offrir dans une guerre nationale , etc. Paris , 1 8 1 4 , in-8.

Pharmacie domestique, d'urgence et de charité. Paris, i8i5, in-i8, deuxième édit.

Considérations statistiques sur la santé des ouvriers, insérées dans les Mém. de la Soc. méd. d'émulation, huitième année, première partie. Pa-

ris , 1 8 i 7.

Voyage en Autriche, en Moravie et en Bavière, fait à la suite de l'armée française, pendant la campagne de 1809. Paris, 1 81 8, in-8.

Projet d'institut nomade. Paris , i8ao, in-8. — Cadet-de-Gassiconrt , pénétré de toute l'importance qu'il y anrait à rendre populaire les richesses >cientifiques dont les arts doivent s'emparer, avait conçu l'idée d'une société d'hommes qui , réunissant la connaissance des arts à celle des sciences , eussent parcouru la France à des époques sagement combinées , pour accroître par leurs lumières et leurs con-

seils les progrès de l'industrie, et signaler ses besoins an Gouvernement.

Cadet- de -GasM court a donné de nombreux articles dans les AAnales

de chimie y le Bulletin de la Société d'encouragement , dans le Dictionnaire d'agriculture , et surtout dans le Bulletin et le Journal de pharmacie, dont il fnt un des principaux fondateurs, en 1809. Ente autres articles, nous citerons les suivans : Recherches géoponiques, avec l'analyse des terres arables; Recherches sur l'efflorescence des sels; Mémoire sur la fermentation acétense et l'art du vinaigrier; Mémoire sur le café; Observations sur la propriété dissolvante de l'albumine et d'autres liquides animaux; Notices sur le blanc de Krems , sur un bluttoir pharmaceutique, sur quelques tabacs du commerce , et sur les sternu tatoires en général ; Conjecture sur la formation dn fer dans les végéta nx ; Description d'un appareil propre à extraire les gaz méphitiques des puits et des fosses d'aisance; Analyse d'une matière rendue par un goutteux; Mémoire curienx sur le gluten, snr de !a manne observée sur nn saule ; Mémoire sur l'arbre Cirier (Myrica) ; Essai sur nn nouvel électromètre , snr la coloration des bois indigènes; Analyse de l'eau minérale de la Chapellc- Godefroy ; sur les baguettes d'artillerie propres à remplacer les lances à feu ; Notice snr le papayer ; Méthode utile pour reconnaître les vins colurés accidentellement; Examen de différentes colles-fortes employées dans les arts ; Mémoire sur la gélatine tannée; Conjectures snr la formation de la glace dans la caverne de la Grâce-Dieu ; un grand travail sur les teintures alcooliques , etc. , etc.

Cadet-de-Gassicourt était aussi l'uu

igmze<

des collaborateurs des Sciences médicales, dans lesquelles il a consigné beaucoup d'articles , par* mi lesquels on distingue ceux-ci : Alchimie, Charlatans, Cosmétiques, Fard, Honoraires, Médecine politiqne, etc., etc. Il a publié aussi les éloges de Deparcieux, Cnraudan, Baume, Parmeutier , Lalande , et un Essai sur la vie privée de Mirabeau, qu'on retrouve en tète des oeuvres complètes de cet éloquent orateur.

Un grand nombre d'opuscules en vers et en prose , remplis d'esprit et de facilité , prouvent le talent littéraire de Cadet-dc-Gassicourt. Tels sont entr'autres : le Souper de Molière , pièce joaée avec succès en 17 75; Mon Voyage , ou Lettres sur la Normandie; Saint - Géran , ou la Nouvelle langue française ; le Voyage au Mont' VaUrien ; V Esprit des sots , etc. , etc.

Enfin , les écrits sui va us lui assignent, aussi un rang distingué comme publiante : Observations sur les peines infamantes. 1789, in-8; le Tombeau de Jacques Molay, qui parut en 1797 , et dans lequel 1 auteur avait pour but

du Dictionnaire de déterminer l'influence que les so-

ciétés maçonniques ont exercée snr les événement de notre révolution; Raisons d'un bon choix 9 ou Théorie des élections de 1797, Paris, 1797,111-12 , 22 pp.; Cahier de réformes , 1799/ Lettres sur Londres ■ et les Anglais (18160U1817); Analyse raisonnée , ou Liste d'électeurs et <f éligîbles du département de la Seine en 18*7; Candidats présentés aux électeurs de Paris, Ï817; Confidences de V hôtel de Basancourt , 18 1 8; les Quatre âges de la Garde nationale, 18 18 ; Qui nommerons-nous ? 1820, etc. , etc.

Cadet-dc-Gassicourt a laissé inédit un Traité sur la salubrité publique et la police administrative.

(Eusèbe-Salvertej Notice sur la ine et les ouvrages de Cadet-de-Gassicourt.

Paris, 1822, in-8. — Virey, Notice idem , dans le Journal de Pharmacie, t. VIII. Paris, 1822.^— Pariset, Eloge de Cadet'de»Gassicourt,daiUs\its Mcm.

de l'Acad. royale de Méd. t 1. 1. Paris , 1828 , in-4. — Quérard, France littéraire. )

CADET-DE VAUX ( Antoine-Alexis), oncle du précédent, naquit à Paris , le 1 3 janvier 1 74^ ; H embrassa de bonne heure la pharmacie , sous les auspices de son frère Louis-Claude, et lui succéda en 1709, dans la place d'apothicaire-major de l'hôtel royal des Invalidas, qu'il occupa pendant six années. Il fut ensuite pharmacien en chet de l'hôpital du Val-de-Grâce , et pendant les années 177 1 et 177* , il fut chargé de donner des leçons de chimie et de pharmacie aux élèves de l'école royale vétérinaire. En 1771 , il avait été nommé membre de l'Académie impériale des Curieux de la nature. Il établit une pharmacie dans la rue Saint- Antoine ; mais il ne put s'astreindre aux devoirs d'une profession sédentaire et aux détails du commerce. Au bout de deux ou trois ans , il quitta cet établissement pour se livrer entièrement aux améliorations de l'hygiène publique, de l'économie domestique et de l'agriculture. Les travaux

qu'il a publiés prouvent qu'il s'occupa tout entier de ce genre de recherches. Dans le principe, comme il n'avait pas de fortune , il fonda, de concert avec Suard et Corancez, le Journal de Paris , alors rédigé dans un but et avec un esprit qui en assurèrent le succès. Ses travaux sur l'hygiène publique le firent nommer par M. Lcnoir, lieutenant - général de police, inspecteur de salubrité, place qu'on créa pour lui, et qu'il conserva jusqu'à la révolution. Émule et ami de Parmentier, toutes les époques de la vie de .Cadet-de-Vaux appartiennent à l'histoire des arts économiques. Il est mort à l'âge de 85 ans, à la suite d'une attaque d'apoplexie , le 29 juin 1828, à Nogent-les-Vierges, département de l'Oise, où il s'était retiré depuis près d'une année. On a de lui :

Observations sur les fosses dai- ris, an ÏX-180Ï , in-8 ; i/» pp. ; ibid., sancè, et moyens de prévenir les 1 802, in- 8.

inconvénient de leur vuidange ; par Moyens de prévenir et de détruire MM. Laborie , Cadet et Parmentier. le rm'phitisme des murs ; publié et iro- Imprimé par ordre et aux frais du primé par ordre dn ministre de l'in- Goavernement. Paria, 1778, in-8 , teneur. Paris , 1801 , in-8, 8 pp. 108 pp. Mémoire sur la gélatine des os , et

D iscours prononcés à Couverture son application à Tècocomie alimentaire, privée ci publique , etc.; imprimé et distribué par ordre du ministre de l'intérieur. Paris , sans date (1 802), in-8, 100 pp.

Vart de faire le vin, d'après la méthode de Chaptal. Paris r an IX , in-8 , 80 pp.

Delà taupe, de ses mœurs , et fies moyens de la détruire. Paris , an IX , in- la.

Traité du blanchissage domestique à la vapeur. Paris, i8o5, in- ra.

Dissertation sur le café , son historique. Paris, 1806, in-8.

Essai sur la culture de. la vigne

sans le secours de Yéchalas. Paris , 1807 , in-8.

Mémoire sur la matière sucrée de la pomme. Paris, 1808, in-8.

Mémoire sur quelques inconvénierrs de la taille des arbres à fruit. Paris, 1809 , in-8.

des Cours de l'École grattnte de boulangerie , le 8 juin 1780; par MM.

Parmentier et Cadet-de-Vaux. Paris, 1780, in«8, 97 pp.

Précis des observations contradictoires à celles de M. Janin , sur le prétendu anti-méphitique ; inséré dans le Journal encyclopédique, juin, 1782.

Avis sur les blés germés. Paris ; 178a, in-8.

Avis sur les moyens de diminuer l'insalubrité des habitations après les inondations. Paris , 1784; ibid., 1 8oa, in-8. -.

( Mémoire sur les bois de Corse, et Observations générales sur la coupe des arbres. Paris, 179a , in-ia.

Recueil de rapports et expériences sur les soupes économiques et les fourneaux à la Rumfoit. Paris, i8or, in-8.

Mémoire sur la peinture au lait , lu a la séance du 2 messidor an IX. Pa-

Traité de la culture du tabac. Paris, t8io, îb-12.

Le Ménage , ou V emploi des fruits dans l 'économie domestique. Paris, 1810, in-12.

De la Gélatine des os , et de son bouillon. Paru, 1818, ia- 12.

Pains divers obtenus par ? Association des nouveaux produits de la pomme de terre avec toutes espèces de

Moyens de prévenir le retour des farines céréales , même les plus infé-

disettes. Paris , 1812, in-8 .

Aperçus économiques' et chimiques sur V extraction du sucre de betterave, Paris, 18 12, in- 12.

Instruction sur la préparation des tiges et racines dé tabac. Paris \ 1812, in-12. <

t lettres , etc. Paris, 1818, in- 18 , 20 pp.

Conservation du moût soustrait a la fermentation spiritueuse , ou moyens de soustraire, dans lés années abondantes , le moût à la fermentation spiritueuse , pour ne la reproduire qu'à

Des bases alimentaires delà pomme des é P°f tes P lus ^gnées. Paris,

de terre. Varlg, i8i3,in-8. l8l 9» in-" , 48 pp.

j,, . .. . , Traités divers dé

De L économie alimentaire du peu-

ple et du soldat, ou moyens de parer les disettes et d'en prévenir à jamais le retour, Paris , 1 8 1 4 , in-8.

Nouveau procédé de peinture applicable à Tintérieiir et à Vextérieur des maisons. Paris, 1814 , ia- 8.

L Ami de l'économie aux amis de

divers d économie rurale

alimentaire et domestique. Paris, 182 i,

L'Are œnologique réduit à la simplicité de la nature par la science et F expérience; suivi d'observations critiques sur r appareil Gervais. Paris, 1828, in-12.

De la Goutte et du Rhumatisme;

l'humanité , sur les pains divers dans précU atxpériences et de f aits re i ati f s la composition desquels entre la pomme au traitement de ces ma ladies. Paris , de terre. Paris, 18 16 , in-8. h -> . ;

Instruction sur le meilleur emploi de Cadet-de-Vaux est nn des antenrs

la pomme de terre dans sa co-panifea- fa Cours complet d'agriculture. On

don. avec les farines de céréales. Pa- lui doit aussi la tradùction du latin en

rîs, 1817 , in-8, 24 pp. français des Instituts de Chimie de

Plantation des germes de la pomme Spiêimann , avec notes. Paris, 1770 ,

Je terre, ou instruction surlapréfé- in-12, 2 vol.

rence à donner à la plantation des (É\oy,DicC. hist. — Notice sur Cadetgermes ou yeux de la pomme de terre , de- Vaux, dans le Journal de Chimie comme moyen le plus économique, médicale , août 1828. — Quérard, etc. Paris r 1 8 1 7 , in-8 , 1 6 pp. France litt. ) \

CADET- GASSICOURT (Louis-Claude), frère du précédent, et père de Charles - Louis Cadet- de -Cassicourt, pharmacien, naquit à Paris le 24 juillet 1731. Privé dès l'enfance de l'appui et des conseils de son père, il trouva un protecteur non moins aélé et plus puissant dans M. Saint-Laurent, trésorier des Colonies , qui le soutint généreusement , ainsi que ses jeunes frères.

Sous ses auspices, Louis Cadet continua ses études, et sciant livré à la pharmacie, il y fit des progrès assez rapides pour être nommé, à l'âge de 22 ans, apothicaire-major des Invalides. Quatre ans après, en 1757, il fut apothicaire-major des armées d'Allemagne, et ensuite de l'armée française en Portugal. Bientôt des travaux irnportans signalèrent Cadet comme un chimiste supérieur, et lui ouvrirent les portes de l'Académie des Sciences en 176G Il avait été agrégé à l'Académie impériale des Curieux de la nature, sous le nom à' Avicennc, en 1761. Nos relations commerciales avaient fait conduire en France deux jeunes Chinois auxquels Louis XV voulut qu'on apprît la chimie. Cadet fut chargé de la leur enseigner, et s'acquitta de cette tache avec un zèle égal à son désintéressement. Malgré les occupations mulfipliées de la profession qu'il avait embrassée, il se livra à des recherches à la fois nombreuses et importantes qu'il a consignées dans divers recueils, et postérieurement dans les Mémoires de l'Académie des Sciences et dans le Journal de physique. Nommé à une place de commissaire du Roi pour la chimie, près la manufacture de Sèvres , Cadet , qui était alors dans l'aisance , n'accepta la place qu'en refusant les appointemens qui y étaient attachés, et qu'il fit donner, avec une troisième place de chiniiste, à un savant estimable et pauvre, très-versé dans toutes les parties de la métallurgie qui intéressaient la manufacture. L'âge n'avait point encore ralenti l'activité de Cadet-Gassicourt, lorsqu'il commença à éprouver tous les symptômes de la pierre: peu à peu les douleurs, dans la région des reins el de la vessie , augmentèrent d'intensité et le décidèrent à supporter l'opération de la taille; mais il n'y survécut que cinq jours, et succomba le 25 vendémiaire an vin. Ou a de lui :

. . . t tHW „ .

*VIt* *'

Analyses chimiques des nouvelles Mémoire sur la terre foliée de eaux minérales vitrioliques , ferrugi- tartre. Extrait du Journal des Savons, ueuses , découvertes à Passy, dans la aV ril 1764, broch., in-c a de a 3 pp. maison de madame de Casalbigi , avec Catalogue des remèdes dont on peut les propriétés médicinales de ces mêmes s'approvisionner pour avoir une caseaux, etc. , etc. Paris , 1 7 57 , in-i a de sette de pharmacie bien fournie. Paris , i33 pp. 1765 , in-ra , 7a pp.

Analyse des dragées de Kieser; par Expériences et Observations chime MM. Piat et Cadet, .insérée dans le ques sur le diamant; par MM. Mac- Recueil de plusieurs pièces concernant quer, Lavoisier. Cadet et Mitouard, le Traité des tumeurs et des ulcères, broch., in-8 de 3i pp. Sans date ni publié à Paris, 17^9, iû-xa. lieu d'impression. (Paris.) — Ces ex-

CjEL 58 9

Les Mémoires de l'Académie des Sciences de Paris , le Journal de phy sique , et plusieurs autres recueils , contienuent un assez grand nombre de Mémoires on Dissertations de Cadet, parmi lesquelles no a s citerons ses Observations sur la possibilité d'extraire avec avantage le vitriol d'une sorte de charbon de terre qu'on exploite à Sévrac, en Rouergue; l'analyse de unit espèces d'eaux minérales jusqu'alors inconnues; les moyens de préparer Téther sulfurique à des prix très-inodiqoe* , etc. , etc. Cadet a encore dirigé les articles Bile et Borax AeV Encyclopédie.

(Èloy. — Eusèbe-Salverte , Notice sur la vie et les écrits de L. C. Cadet- Gassicourt. Paris, an VIII, in-8.— Boullay , Notice sur la vie et les travaux de L. C. Cadet. Paris, i8o5, in-8. )

CADOGAN (Guillaume), médecin qui jouit d*une grande réputation à Londres, où il mourut en 1797, âgé de 86 ans. Il a publié : '

ue nutritioue , incremento et devre- chrome al diseuses, etc. Dissertation

mento eorpori s, "Leyàe, 1737, in-4- sur la goutte et les antres maladies

An essar on the mirsing and mana- chroniques , considérées comme pro-

gement of childrtn , from their birth venant des mêmes causes , avec une

to three years of âge. Sur l'éducation méthode rationnelle et naturelle de

des enfaus , depuis Leur naissance jus- traiter ces maladies ; livre à l'usage de

qu'à l'âge de trois ans. Londres, 1748, tous les malades. Londres, 1764» 177 1 *

1750, 1763, 1772 et 1779, in-8, in-8. — Suivant l'auteur , les princi-

tradnit en français , à la suite de l'Essai pales causes de la goutte sont l'oisi-

sur les fièvres, de Huxham. Paris, veté, le chagrin et l'intempérance.

1768, in- 1 a. — Ce petit écrit, fort Oratio anniversaria in theatro coU

estimé dans son temps , contribua à legii R. rned. Lond. , ex Harvœi insti-

détruire les procédés vicieux qu'on tkto habita. Londres, 17741 in-4.

suivait dans la manière de nourrir et (Halle r. — Chalmers, Biog. dict.—

d'élever les enfans. Robert Watt , Biblotheca. Britannica.)

A dissertation on the gout and ail v •

-CiELIUS AUREUANUS, l'auteur à qui l'on doit le traité de médecine pratique le plus important que nous ait transmis l'antiquité, et le seul monument qui subsiste des travaux de l'école

périences furent communiquées à l'Académie des Sciences, dans ses séances du 29 avril et du a mai 177a. — Elles mirent hors de doute la combustibilité du diamant. Cadet aperçut l'enduit charbonneux dont se couvre ce corps singulier par sa combinaison avec une première portion d'oxigène.

'.^Expériences et observations chimiques sur le diamant ; par M. Cadet. — Ces expériences particulières sont consignées dans le t. II (Introduction), p. 4flTc , du Journal de Phy sique.

Réponse de M. Cadet à plusieurs observations de M. Baumé, maître apothicaire de Paris : 1» sur Véther vitrioliqne ; a° sur le mercure précipité , per se; 3* sur la réduction des de cuivre et d'étain à travers les Paris, i 7 ?5, in-4, a4 pp.

5>oo CÀLL

méthodique, n'est plus connu que par cet ouvrage même. Nul écrivain ancien n'a parlé de lui, et Ton serait réduit à composer l'histoire de sa vie avec des conjectures, si Ton croyait devoir chercher ailleurs que dans ses œuvres de quoi honorer sa mémoire. On sait, parce que les manuscrits de son livre nous rapprennent, qu'il était de Sicca, dans la Numidie; mais on ignore où il passa sa vie. Quant à l'époque où il écrivait, l'opinion de G.-J. Vossius (de Philosopha p. 98), et celle de Th. Reinesius (Far. Lect., I. III., c. 17 et 18), qui le font vivre, le premier, avant Galien, l'autre, long-temps après, sont à peu près également vraisemblables. Caelius ne cite point le médecin de Pergame ni n'est cité par lui , et l'écrivain le plus moderne dont il fasse mention est Léonide { qui vivait au deuxième siècle ) ; d'où il semblerait assez naturel d'induire qu'il fut contemporain de Galien. Mais, d'un autre côté, son style demi-barbare, et surtout un grand nombre de mots latinisés, qu'on ne connaissait pas à cette époque , et dont la patrie de l'auteur ne suffit pas pour rendre compte , ne laissent pas que de donner un assez grand poids à l'opinion de Reinesius, d'après laquelle il n'aurait vécu qu'au cinquième siècle. Quoi qu'il en soit de cette question, que divers érudits ont dès long- temps reconnue pour insoluble, au moins sait-on que les principes de Caelius Aurelianus, empruntés, comme il le dit lui-même, à Soranus d'Éphèse, sont une des plus glorieuses productions du second siècle de notre ère. Ce n'est pas ici le lieu de les faire connaître ; nous les exposerons avec quelque étendue à l'article Méthodisme : nous dirons seulement, à l'égard de celui qui nous les a transmis (quoiqu'il soit difficile de déterminer la part qu'il a eue à l'ouvrage publié sous son nom), qu'il montre, en général, un esprit fort droit, quoique un peu trop enclin à la dispute, qu'il fait preuve d'une connaissance fort étendue de tout ce qui avait été écrit avant lui , et qu'il ne lui manque, pour être l'auteur le plus utile de l'antiquité, qu'un style d'une lecture moins difficile, ou un fidèle traducteur. Le seul ouvrage de Caelius Aurelianus qui soit parvenu jusqu'à nous, est le suivant : »A

Tardarum sive chronicarum passio- Celerum sive acutarum passionum

mm libri quinque , edente Joh. Si- libri très ,e dente Jo. Guinterio Ander-

chardo, avec quelques ouvrages d'O- uaco. Paris, i533 , in-8.

ribase. Bâle, i5aQ, in-fol. Hecus. in Les huit livres réunis, avec des

collect. Aldin. med. ùnliq. Venise, notes attribuées à Jacques Dalechamp.

i547, in-fol- Lyon, 15G7, in-8; ibid., i579» in-8.

CAE

Les mêmes , sons ce titre :

Cceiii Aureliani de morbis acutis et chronicis libri VIII. Soli &x omnium methodicorum scriptis super sûtes. Joh.

Conrad Ammanus recensuit t cmaculavit , notulasque adjecit. Accedunt seorsim Theod. Janss. ab Almeloveen in Cœl. Aureîianum nota et animadversiones, tàm propriœ, quàm quas ex doctorum inrorum lucubrationibus hinc indè collegit ; ut et ejusdeni lexicon Ciclianum. Amsterdam, 1709, in-4; ibid. s 1722 , in-4 ; ibid. 7 17*5, in-4; Venise, 1757, in-4; Lausanne, ed. Halier, 1774» in-8, 2 vol. (t. 10-1 1 des Artis med. princip.) , Paris, ed.

Delattre, t. I, 182 5, in-8. Le tome II de celle édition, qni devait faire partie d'une Bibliothèque classique médicale^ n'a pas été publie. Les ouvrages perdus de Ccclius Aurelianns sont nombreux. Voici ceux dout il donne luimême les titres dans celui qui nons est resté :

Liber de spcçialibus adjutoriis.

Epistolarum grœcarum ad prœlextattun. p »

Lib. I de febribus.

Liber meilicaminum.

De muUertbus.

Muliebrium passionum.

De passionum causis.

Lib. III. Responsionum medicinar lium.

Salutarium prœceptorum.

Liber interrogationum et responsionum.

Problemata.

De chirurgiâ.

Kuhu a publié , dans plusieor* dissertations qu'on trouve réunies dans le second volume de ses Opuscula academica, des remarques historiques, critiques et philologiques sur Caelius et ses ouvrages, tirées en partie des manuscrits de Triller. Il est à désirer que le savant éditeur d'Hippocrate et de Galien publie une édition de notre auteur, telle que peuvent la faire espérer les fragmens que nous venons de citer; fragmens que nous n'avons pas en ce moment à notre disposition, mais que nous espérons mettre à profit pour l'article Méthodisme. (Voyez ce mot.)

(J.-A. Fabrîcii , Diblot. lat., suppl.)

CAELS (Théodobe-Pikrre) , médecin de la fin du dix-huitième siècle , associé au Collège des médecins de Bruxelles , est connu par les ouvrages suivans :

De Delgii plant i s , qualitate quâ- 117 pp. — Le même ouvrage a été

dam hominibus. cœterisve animalibus traduit du latin sous ce titre :

nocivâ seu venenatâ prajdilis, sjrmpto- De la cure des maladies produites

matibus ab eorum usu productis , nec- par les minéraux. Amsterdam et

non antidotis adhibendis, dissertatio. Bruxelles, 1787, in-8. — Cet ouvrage

Bruxelles, 1774, in-4.— Cette disser- est un résumé très-bien fait de ce

laiion fut couronnée en 177? par qu'on connaissait jusqu'alors sur cette

l'Académie de Bruxelles. matière ; l'auteur y a joint des obser-

Ratio occurendi morbis à minera- valions et des réflexions qui sont dî-

lium abusu produci solitis. Amster- gnes d'intérêt,

dan» et Bruxelles, 1781, iu-ia, de (Cawèrc. — Quérard. )

5 9 a CAI

CAGNATI (Mae&iw), médecin de Vérone , vivait dana la seconde moitié dn seizième siècle et an commencement du dix-septième. Il étudia la médecine à Padoue, sous Bernard Paterno et J. Zabarella, et vint ensuite s'établir à Véronne, où il exerça 1 avec distinction pendant un assez grand nombre d'années. Malgré son âge déjà avancé, il vint à Rome, vers i58o, occuper la chaire de professeur public en médecine. Il y est mort en 1610, laissant les ouvrages suivans :

Enarraàonum liber, Rome, 1 58 1 , Le traitement employé par Cagnati in- 8. consistait en saignées au début de la

Varxarum observationum. Ltb. II. maladie, en boissons délayantes, re- Rome, i58r, in-8; lib. IV, ibid., 1587, fri gérantes, en laxatifs, purgatifs: en in-8. — Cette seconde édition est aug- un mot, tout l'appareil des moyens méritée de deux livres sur le régime contre-stimulant de la nouvelle école dans l'état de santé et dans l'état de ma- italienne.

ladie. Dans ces observations , Cagnati De Tiberis inundationc disputatio a enrichi l'histoire de l'art de quelques mediea. Rome , x 599 , in-4. notices curieuses f il a rétabli le texte De Romani aeris salubritate corn-' des écrivains grecs, et fait connaître mentatio. Rome, 1599, in-4. tes résultats de la comparaison qu'il De morte causa partûs disputatio. avait faite des manuscrits conservés Rome, 1602, in-4. — Cette dissertation dans la bibliothèque du Vatican. est relative à la médecine légale : l'ao-

fn ffippocratis aphorùinorum secun- teur recherche les causes de l'avortera? sectionis xxrv commentarius , etc. ment, entre dans plusieurs détails sur Rome, 1591 , in-4. l'accouchement , et blâme à tort Avi-

Desanitate tuendâ libriduo. Rome, cenne d'avoir avancé que les os pobis 1 591, in-4; Padoue, i6o3, in-4. se disjoignent alors»

Romanat epidemiœ description sci- De ligno sancto disptttationes duo. lioet examen vulgaris œgritudinis quœ Rome , 1 60a ,- in-4 » » 1 6o3 , in-4» «1 urbe anno 1^91 orta est. Rome, ibid., 1643, in-4. 1599, m "4- — C'est une description Les cinq dernières dissertation* ont fort exacte d'une fièvre pétéchiale qui été réunies sous ce titre : était accompagnée d'une violente con- Opuscuia varia. Rome, x6o3,in-4gestion cérébrale , donnant lieu à des (Rrambilk. — Sprengel. — Tommadouleurs de téte, à des épistaxis, etc. sini, Opère minorât. I,BoIogne, i8a4 )

CAILLAU (Jean-Maeie) nacrait à Gaillac, département du Tarn , le 4 octobre 1 765. Après avoir terminé ses études, il entra dans la Congrégation de la Doctrine chrétienne, et se livra à l'enseignement avec succès dans plusieurs collèges jusqu'en 1 787. A cette époque, il abandonna cette carrière, ainsi que la compagnie religieuse dont il faisait partie, et vint se fixer à Bordeaux. Il continua

encore quelque temps les, fonctions de précepteur , et commença l'étude de la médecine en 1789» Les connaissances qu'il acquit en peu d'annéés'le firent designer pour remplir les fonctions de médecin à l'armée des* Pyrërieës-Occidentales dans les hôpitaux de Bayonne ei de Sauit-Jean-dè-Luz , en 1794 et 1795. De retour à Bordeaux en 1796, Caillau . se livra de nouveau à l'élude, et vint en i8o3 à Paris prendre le Jbonnet dé docteur. IJ établit dès - lors sa résidence à Cordeaux, où il partagea son temps entre les occupations pénibles de la pratique et les travaux de cabinet. Il fut nommé, eu^, r§i5 vice - directeur de l'Ecole de médecine de cette ville, et directeur en 1819. Caillau est mort le S février 1820, laissant les ouvrages suivans : \r. 2.

Mémoire sur la gale, suivi de cas désagréables à l'approche des métaux,

de pratique de cette maladie. Bayonne , Bordeaux , 1 7 qq> in-8 .

i7f>5,in-8 v . Mémoire sur l'asphyxie par submer-

Avis aux mères de famille sur Té- sion. Bordeaux, 1799, in-8.

ducat ion physique, morale, et Us' nia- 4vis aux mères de famille, aux

ladies des enfans, depuis te moment pères, aux instituteurs de l'un et de

de leur naissance jusqu'à V âge dè six l'autre sexes, à tous ttitx qui s'occu-

ans. Bordeaux, 1796, in-ia. peut de l'éducation physique et mo-

Mémoire à consulter adressé à la raie, de V instruction et dé la santé des

société de santé de Paris, sur une enfans. Bordeaux , 1799, in-8.

éruption 'venteuse extraordinaire à la Notice sur la vie et les écrits de

verge. Bordeaux , 1 796 , in-8. P> Desault, Bordeaux, 1 800, in-8.

Journal des mères de famille ; ou- Eloge de J.-C. Grossard. Bordeaux,

vrage périodique, entièrement consacré 1800, in-8.

h celles qui se destinent à élever et à Plan d'un cours de médecine en-

nourrir leurs, enfans dans l'ordre de fantile. Bordeaux, 1800 , in-8.

la nature, Bordeaux et Paris, 1797-98, Discours prononcé à l'école élé-

in-8, 4 vol. mentaire de médecine de Bordeaux,

Premières lignes de nosologie en- en 1861. Bordeaux, i8or, in-4.

fantinc. Bordeaux, 1797, in-12. Précis analytique du cours de mé-

Examen «f un livre intitulé, : Philo- decihe analytique fait à Bordeaux,

sophie médicale, par le docteur S>af on, Bordeaux, 1801, in-8.-

Bordeaux, 1797, in-8. Mémoire sur une prétendue pluie

Rapport sur la mortalité des enfans, sulfureuse qui a eu lieu dans le mois

qui a eu lieu à Bordeaux .pendant de mai 1 800, et qui doit être attribuée

lancina, derniers mois des années iv à la poussière des étamines de pins

et y (1796-97). Bordeaux, 1797, in -8. qui sont dans les environs de Bor-

Mémoire à consulter pour un ma* deaux. Bordeaux', 1801, in-8.

Iode dont V affection, très-singulière, Mémoires {deux) sur la dentition,

consistait à éprouver des sensations Bordeaux, 1801-02,2 part., in-8.

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