‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 23 sur 67 · CAP · texte numérisé non relu

CAP

Depuhibus. Venise, i6ot , in-fol. et i5g5, m-8. — Ctfpiyaccio. . regat-

— Cet opuscule , qui .n'est que le se- dait l'àroscopie comme, un art trea-

cond chapitre de la seconde section utile et croyait que l'urine peut ser-

(pathologica) des Opéra omnia , a vir à déterminer d abord les affections

été réuni aussi à Yars sphygmiea de du foie* et ensuite l'état de totfUe sys-

Struthins. tème sanguin.

De urinis Tractatus. Serlelx, t55S ( Haller.— BrarabiiU.-^-SprcGgel.)

C A POA (Léonard di) naquit en 1617 à Bagrtolo , dans le royaume de Naples. Après avoir étudié successivement la théologie et le droit à Naples , îl se livra à la médecine, et fit une étude particu- Itère du grec, pour puiser aux sources mêmes ses connaissances en médecine. A vingt-deux ans, il retourna dans sa ville natale, où il était fixé depuis quelque temps, quand une affaire de meurtre, dans laquelle il se trouva compromis, le força de s'enfuir. Il revint à Nkples, et y établit dès-lors sa résidence. Il y fonda une société sous le titre d' Acadetnia degli investigatori , dont le but était de faire de; riou-

ses idées jusqu'à sa mort, arrivée le 17 janvier i6q5. Çnrîstine, reine de Suède, lui donna à diverses reprises des ^marques de son estime. Il avait été agrégé à l'Académie des Arcades de Rome. On a de lui :

Lezioni intorno alla natura délie Ragionamend intorno alla Â/tetrmofette. Naples , 1 68 3, in-4 ; Cologne tezza de medicamenù. Naples., 1689 , (Naples), 1714, m- 8. in-4; ibid. , 169$, ,iu-4... Cet écrit,

Parère, divisa to in otto ragiona- réuni au précédent, a été^ imprimé à. menti soprà V origine e il progressa Naples en 1714» in-4* ~ L'auteur s'atdclla medicina.. Naples , 1681, in-4; tache à y prouver que bous ne eonibîa\, 1089, în-4 ; ibid. t 1695, inr4; naissons pas les propriétés des médiibid. t 1 7 14 » in~4- — Cet ouvrage est camens, qu'on ne peut pas, compter divisé en huit discours ou chapitres , sur leur action , d'autant, plus qu'on dans lesquels l'auteur déclame sans me- n'a aucune notion précise 4 aur leur sure contre la médecine, qu'il consi- manière d'agir.

dère connue une science incertaine et (Haller, MÂth. styd. — Éloy. -— conjecturale. , Carrère.) - lM

CARCANO-LEONE ( Jean-Baptiste), disciple distingué de Fallope, naquit à Milan vers 1537. Ce fut sous ce' maître célèbre que Carcano fit ses études à l'Université de Padoue. Fallope avait sa tellement apprécier les talens et les connaissances de son jeune

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élève, qu'il le désigna à la république de Venise, comme celui qui pouvait le suppléer dans renseignement. Carcano avait alors à peine a5 ans. Mai* la mort de Faliope empêcha qu'on donnât suite à cette proposition, et Carcano fut envoyé à l'archi-gymnase de Pavie, où il jouit jusqu'à sa mort d'une réputation brillante, comme professeur et comme praticien. Les biographes n'indiquent pas l'époque de sa mort; cependant l'inscription mise sur son tombeau peut faire penser qu'il n'existait plus en 1600. On a de lui :

Joan.-Baptistœ Carcani, de cordis qui eût paru jusqu'alors. Carcano convasontm in fietu unione ; ad Nicoî. seilla le premier de ne pas épargner le Boldonium protophjrsicum. — De mus- mnscle crotaphite et l'os temporal , de cuits palpebrarum ocuîorum motibus ne pas se servir aussi fréquemment de inservientium ; ad Zachar. Cajrmum. la rugine et du ciseau, de ne pas croire Pavie, i574,in-8. — Carcano a rec- le trépan lui-même nécessaire toutes tifié les opinions de Vésale et de les fois qu'on remarque les signes d'un Faliope , son maître , sur plusieurs épanchement de sang , et enfin de ne points : il se plaint surtout de ce pas tarder à pratiquer l'opération dès que les auatomistes de son époque qu'on la jnge convenable. Mais il a s'obstinaient à vouloir trouver dans recommandé nne pratique blâmable, le corps de l'homme les résultats des celle d'écarter les fractures du crâne dissections faites sur les animaux. Il avec des coins de bois ponr donner décrit avec beaucoup de précision le issue aux congestions purulentes ; il trou ovale et le canal artériel, lavai- regardait aussi comme très-dangereuse vnle de ce canal, qu'il compare à celle l'ablation d'une portion de la subde l'orifice du conduit cholédoque ; il stance corticale du cerveau. Toutefois, rejette l'existence de valvules dans la il défend avec raison la théorie de veine azygos, et donne une descrip- Maggi sur les plaies d armes a feu , et tion des veines profondes et superfi- adopte en tous points les principes cielles du pénis. li a décrit les muscles très*rationne1s émis par cet auteur sur des paupières et du globe de l'œil, les le pansement de ces sortes de plaies, points lacrymaux , et reconnu la na- Exenteratio cadaveris iUustriss. tnre et les usages de la glande la- cardinaUs Caroli Borromcei (id est cryinale. . sancti Caroli ). Milan, x584, incite vulneribus capitis liber absolu- Lettera del felice successo di sua tissimus triplici sermone contentus. Mi- anatômia fatta quest' an. MDLXXXV lan, i583,, hv4. — Cet ouvrage forme del mese di Gennajo nello studio di le traité le plus complet sur les plaies Payia . etc. , etc. Pavie, i585, in-4 ■ de téte et sur l'opération du trépan , (Argellata.— Hajler.— Sprengel.)

CARDAN ( Jérôme), l'un des grands esprits de son siècle, naquit à Pavie, le a3 septembre i5oi. Son père, docteur en médecine et jurisconsulte célèbre, fut son premier instituteur, et lui apprit le latin en conversant avec lui dans cette langue; il lui enseigna.

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aussi les cléniens de l'arithmétique , de la géométrie et de l'astrologie. A vingt ans, il alla étudier dans l'Université de Pavie : deux ans après , il y expliqua Euclide. A vingt-quatre ans, il prit le titre de docteur. Il exerça la médecine en divers lieux jusqu'à l'âge de trente-trois ans, époque à laquelle il fut nomme professeur de mathématiques à Milan. Il ne conserva cette place que deux années. 11 fut professeur en médecine dans presque tontes les Académies d'Italie. Il voyagea en Allemagne , en France et én Angleterre f revint dans sa patrie, fut mis en prison pour dettes à Bologne , en sortit au bout de six mois, et se rendit à Rome, où Je pape lui accorda une pension. Il mourut dans cette ville en 1 576. Nous ne pouvons donner ici des détails plus étendus sur sa vie, ni nous arrêtera faire connaître son caractère, mélange bizarre de toutes sortes de contradictions. Cardan a lui-même pris soin de le faire dans l'ouvrage le plus étrange et le plus curieux peut-être qui ait jamais été écrit. {Devitapropfia. Ed t JSfattde.Vtt^&, fc643,in-8°.) Ses immenses connaissances, sa sagacité extraordinaire, sa grande liberté de penser, et Son style en général mâle et relevé, le placeraient en tête des écrivains les plus justement célèbres du seizième siècle, s'il n'avait uni à tant de qualités un goût décidé pour les paradoxes et le merveilleux, une crédulité enfantine , une superstition peu concevable , une vanité insupportable, et une jactance sans bornes. Tantôt, dit de Thou , il semble s'élever au-dessus de la portée de la nature humaine, tantôt il raisonne plus mal qu'un enfant. On doit, en effet, le regarder comme un des auteurs dont les ouvrages * rempli» d'ailleurs de puérilités ^ de mensonges, de contradictions, de contes absurdes, et de charlataneries de tous les genres, offrent le plus de preuves de ce génie hardi , inventif, qui cherche à s'ouvrir de nouvelles routes, et qui les trouve. Leihnitz, qui se connaissait en mérite et en talens, dit que Cardan était un grand homme avec tous ses défauts, et aurait été incomparable sans ses défauts. Cardan occupe une place plus distinguée peut-être dans l'histoire des progrès de la philosophie et des mathématiques, que dans celle de la médecine. Il a cependant composé sur cette science un grand nombre d'ouvrages , dont quelques-uns ne sont pas encore entièrement dépourvus d'intérêt : ils contribuèrent certainement à rompre les chaînes de l'ancien galénisme»

Cardan avait pris pour devise : Tempus mea possession tempos ager meus. 11 justifia le choix qu'il en avait fait, comme le prouvent les deux cent vingt- deux traités contenus dans les

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