‹ Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderneChapitre 24 sur 67 · CA.R · texte numérisé non relu

CA.R

volumes in-folio de ses œuvres, qui n'y sont même pas complètes.

Nous ne citerons d'une manière particulière que ceux de ces traités qui ont quelque rapport avec l'objet de notre ouvrage :

De libris propriis. Nuremberg, 1 54 4.

— De libris propriis eorumque ordine et usu ac de mirabilibus operibus in arte medicâ factis. Lyon, i557, in-8.

— De libris propriis eommque usa liber reoognitus. Bâle, i56a, în-4, en tète des Opéra quœdam lectu digna.

Bâle , i585 , in-4 , â la suite des Somniorum sjnesiorum , lib. IV.

Contradicentium medicorum libriX.

Paris, i546, in-8; Lyon, r548, in-4, 2 vol.; Anvers, i564, in-8. Marboarg, 1607, in-8. Les 1 premières êdit. ne contiennent qu'une partie de l'ouvrage.

De Sarza-Parilla , avec les Contradicentia medica. Lyon, 1548, in-4, et dans les éditions de x564, 1607.

De subtilitate libri XXI. Nuremberg, t55o, in-fol.; Paris, x55x, in-8.

Edit. augmentée, Bàle, x554, in-fol.

3* édit., avec la Réfatation des critiques de Scaliger , et des additions , Bâle, i56o, in-fol.; ibid., i5Sa, in-8; Lyon, i58o, in-8 ; cette édition, faite sarcelle de x554, est incomplète; Bâle, 161 1, in-fol.; ibid., 1664, infol. Trad. franc., par Richard Leblanc.

Paris, i556, in-4. — Cet ouvrage est le chef-d'œuvre de Cardan ; on y trouve des preuves éclatantes de son vaste savoir et de sa haute intelligence, mais assez souvent aussi de sa déraison. Naigeon en a inséré un long ex?

trait dans XEncycl. méthod. philos, mie* mo^t*

De rerum varietate libri XVU.

Bâle, i55 7 ,in-foL; Avignon, i558, Mi ibid., i58i, Inibl.

In Thessalicum oiedicum actio secunda, dans les Opéra quœdam lectu digna. Bâle, i56a, in-4; et avec les Somnioritin synesiorum libri IV. Bâle , i585, in-4-

In septâtn partiçulas aphorismosum Uippocratis commentaria. Bâle, i564,

De venenis libri trcs, avec les Corntnent. in septern aphorism. Hippocratis partiçulas. Bâle, i5Ç4, in-fyl.

De methodo medendi sectiones très.

Paris , x565, in-8 ; Marbourg , 1607 , in-8. — Les deux premières sections avaient paru sous ce titre : De malo recentiorum medicorum medendi usn libellas , centum errores illorum con-* tinens. Item alius de simplicium mediciuarurn noxa. "Venise, iS^5, in-8; Lyon, i548.

Podagrœ encomium y dans les Opnscula medica et philosophica. Bâle , i566, in-8 ; à la suite des Somniorum sjnesiorum libri IV. Bâle, i585, et ailleurs.

De aqua, dans le tom. II des Opuscula medica et philosophica. Bâle, i566, in-8.

Liber de vitali aqua, seu de œther e.

Ibid.

Medicinœ encomium, dans les Opuscula medica. Bâle , 1 $66 , in-8 , et ailleurs.

Ars curandi parva , tom. I des Opuscula medica. Bâle, i566, »n-8.

De radiée cina responsnm petitioui M. Antonii Majoragii, tome II 4cs Opuscula mc#ca. «Bàlc , i566, in-8.

omma.

Problematum naturalium, medicorum, moralium , Jlagitiorum t rnathtmaticorum, casuum, mistorum sec-

In Ubrum Hippocratis de septitnes- corporis tractât us, gr. lat. Pari», i65&

tri et octimestri partu commentarius. in-foL, fig. en bois. Cet ouvrage raan-

Bâlc, i568, in-foL, avec les Comm. que dans Tédît. de Spon.

sur les prognost. Apologia ad Andream Camuu'um,

In prognosticorum Hippocratis li- «te, dans les Opuscula medica. Bâle,

brum libri IV. Baie , 1 568 , in-foK ^66 , in-8.

De causis , signis , ac locis morbo- *>* naturâ liber unicus, dans le

rum liber. Bologne , 1 569, in-8 ; Bâle , tom. n des Opéra omnia.

i583, in-8; ibid., 1707, in-8. *> e aceti naturâ J uxtà matériau

In Ubrum Hippocratis de aere f aquis Uber > dan » le tom - U de » °P' ra et locis commentant. Bâle, 1570, in-fol.

Commentaria m Ubrum Hippocratis de alimento , prœlecta dùm profite-

retur Bononiœ. Rome, i5;4, in-8; Uones se P tem - * •

Bâle , 1 58a, iu-8. Anatoma Mundim cum exposuionc

v xr VT T „• Cardani, tom. X des Opéra omma.

Examen XXII. JEgrorum Hippo- „ ' . . „.

• t» « *- . n, Commentaria m libros Hippocratu

crans. Rome, 1575, m-8. , . . «

\ de victu m acutis. Ibid.

De sanitatc tuenda libri IV. Rome, Commentaria in libres epidemîorum

i58o, m-fol. Bâle, i58* , in-foL Hippocratis. Ibid.

Sommorum sjrnesiomm omnis gc- Traçtatus de epUepsia. Ibid. neris insomnia explicantes lib. IV. De ^^,-4, ftid, Bâle, i5$5, in-4. ParaUpomcenon , libri XVIII. Uni

Theonoston {liber //), seu de <vitâ 0pera omniat tàrn hactcniis excusé

producendâ, atquc incolumxtate cor- hic tamen atlcta # etnett data, q«àm

poris conservandâ, Rome, 16 1 7, in-4- nunquam alias visa , ac primum et

De -vitâ propriâ liber. Paris , 1 643 , auctoris ipsius autographo eruta; cura

iu-8, avec une longue et curiense pré- Caroli Sponii. Lyon, 166 3, in-fol.,

face par Naudé. IO vol.

Opuscula medica senilia in qua- ( Naudé. — De Thou et Teissief ,

tuor libros tributa. Lyon, i638, in-8. Eloges des Hommes savans. — Bayle.

Metoposcopia libris tredecim et oc- — Nicéron. — Brucker. — Montncla,

togentis faciei humanœ iconibus com- Hist. des Ma thé m. — Naigeon , EncjfcL

plexa. Accédant Melampodis de nœvis méthode philos, anc. et mod. )

CARL (Jeaw-Samuel), fils de Jean Ernest, habile apothicaire, naquit à Oehrengen en 1676. Il étudia la médecine à Halle sous Frédéric Hoffmann et Stahl, et prit le grade de licencié en 1699- Peu de temps après, il fat nomme médecin du comte de Isenbourg- Stollberg, puis du comte de Wiltgenstein , à Barlebourg, et enfi», en 1736, du roi deDanemarck. Il mourut, le 1 3 juin 1757, àMelldorf, dans le Holslein. Cari fut, après Alberti, le disciple le pl" $ distingué de Stahl ; comme lui , il consacra sa vie à développer et

à défendre les principes de leur mattre. Comme lni , il exagéra le côté spiritualiste de cette doctrine, et la compromit en déterminant la nature de l'âme vivifiante, sur laquelle Stahl s'était énoncé d'une manière assez indéterminée, pour se faire accuser par Leibnitz de matérialisme. Cari, au contraire, a mérité qu'Adelung lui reprochât d'avoir mis trop souvent dans ses ouvrages une théosophie mystique. Plusieurs de ces ouvrages sont purement philosophiques. Nous ne citerons que les suivans, renvoyant pour les autres aux sources indiquées plus bas.

Disp. de analysi chimico- medica reguli antimonii medicinalis. Halle, 1698, in-4.

Disp. inang. qua pathologie fun~ dament a practica, proponit. prœs. G.

E. Stahl. Halle, 1699,111-4.

LapisLydius philo sophico-pyro technieus ad ossium fossatiTium docimasiam analyticè démons trandam adhibitus.

Francfort-sur-le-Mein , 1 704 ,' in-8.

Praxeos medicœ therapia generaîis et speciaîis in usum privatum auditorum ichnographicè delineata.

Halle, 17 18, in-4.

Spécimen historiœ medicœ ex soîidœ experientiat document is , maxime vero monumentis stahliards in sjrU laburn aphoristicum redactum. Halle, 1719, in-4.

Ichnographia praxeos clinicœ.K&We, X7aa, in-8.

Synopsis medicinœ stahliance. Bndingen, 1724, in-8.

Elementa chirurgiœ medicœ ex mente stahlianâ. Bndingen , 1727, in-8.

Otia medica , dicata contempla-

tionibus philosophicis. Bndingen, 17*5, in-4.

Diœtetica sacra, h. e. disciplina corporis ad sanctimoniam animœ accommodata. Copenhague , 1737, in-8.

Historia medica pathologico-therapeutica. Copenhague, 1737, in-8, a vol. — C'est une a e édit. , aogm. du spécimen indiqué ci-dessus.

Therapia dogmatico-clinica ichnographicè delineata. Bndingen,» 1737, in-8, a* édit., aogm. de Vichnographia ci-dessus.

Hygiène, lumine revelationis , rationis , experientice , gratiœ , naturaf, sensûs commendata. Copenhague ,

Parmi un assez grand nombre d'ouvrages écrits en allemand par notre auteur, nous citerons une médecine populaire, et une médecine des cours.

Cari a encore inséré une foule d'articles dans le Commercium litterarium Woribergense, et dans les actes de l'Académie des Curieux de la nature, dont il était membre.

( Adelung , SuppL et contin. du Dict. de Joecher. — Haller.)

CARMIN ATT ( Bassia.no ), natif de Lodi, médecin et chimiste distingué, s'était fait un nom, plus de vingt ans avant la fin du dernier siècle , et vivait encore vers 1 8 1 9. Nous ignorons l'époque de sa mort. Nul biographe ne nous apprend rien sur sa vie; ses titres ne nous sont connus que par ses prdpres ouvrages. Après avoir, à ce

qu'il parait , pratiqué l'art de guérir dans sa ville natale , il fut nommé , vers 1760, professeur de médecine dans l'Université royale de Pavie. Plus tard il occupa, dans la même Université, les chaires d'hygiène , de thérapeutique générale et de matière médicale, et celle de pharmacie. Il était en même temps premier médecin de l'hôpital Un grand nombre d'Académies, celles de tfaples, de Sienne, deMantoue, de Mayence , de Milan, etc., le comptaient parmi leurs associés. Napoléon le nomma membre de l'Institut du royaume d'Italie. Carminati jouissait d'une grande réputation» et ses écrits prouvent qu'il la méritait. Nous ne connaissons que les snjvaus :

De animalium ex mcphitibtts et trique pris chez des animaux d'esnoxiis halitihus intérim , ejusqne pro- pèces très-diverses , et administré à pioribus causis , libri très. Laude Pom~ l'intérieur, dans plusieurs maladies, peid, 1777, excudehant regii typo- ou appliqué comme topique s or des graphi publicâ auetoritate. la-fol^ a tS ulcères sordides, dqulqnreux, vénériens, scrofuleux, etc. , etc.

Opuscula therapeutica , vol. 1.

Pavie» 1788, in-8, 317 pp. — Ce volume renferme six dissertations qui ont pour objet des expériences cliniques sur autant de substances médicamenteuses, la plus importante est la sixième sur l'emploi de l'opium dans le traitement des maladies vénériennes.

Saggio dialcune ricerche suiprincipi

e sulla virtu délia radiée di calaguala.

Pavie, 1791, in-8. — Cette substance parut à Carminati se rapprocher de la racine de plusieurs fougères indigènes, sous le rapport de ses parties constituantes; mais elle ne manifesta pas l'efficacité qu'on lui avait attribuée contre une fonte de maladies aiguës et chroniques , et elle ne parut agir que sur farine , encore d'une manière peu marquée.

Hygiène, terapeutice , et materia medica. Pavie, 1791-170,5, in^8 , 4 vol. in-8. Le premier volume est un traité complet d'hygiène, ou l'histoire des alimens est exposée avec beaucoup de détails; les autres renferla thérapeutique générale et la

pp. — Pour découvrir la véritable cause de la mort des animaux tués par las vapeurs méphitiques, l'auteur a fait des expériences multipliées sur des animaux à sang chaud et à sang froid.

11 les a exposés à la vapeur du soufre , de la poudre à canon, de l'acide nitreux, à la vapenr de l'arsenic et du charbon, à des exhalaisons putrides, à celles de la fermentation vineuse acide, k la fumée de l'opium, du tabac et du camphre.

Risultati di sperieme e osservaùoni sut vasi sanguigni e sul sangue. Pavie,

X783 , in-4 , 53 pp Expéri<

nombreuses sur les animaux vivi dont l'objet principal est de démontrer, contre l'opinion de Kosa , que le saog remplit partout les vaissaux qu'il parcourt , sans laisser de place à une prétendue vapeur éthérée animale, mais qui donnent encore plusieurs autres résultats intéressons.

Ricerche sulla natura et sugli usi del sugo gastrico in medicina ed in ckirurgia. Pavie, 178. . . . Trad. en allemand, Tienne, 1785, in-S. — Expériences faites avec du suc gas-

matière médicale. Cet dorcage eat que de la publication, il avait été mis

don boni nie savant et .d'un praticien en allemand par Kreyaig. habile. 11 a été abrégé et traduit en (Ane. Journal de méd. — Comment.

italien par Acerbi (x8i3). Dès lepo- de reb. in mcd.gest. — Sprcngel.)

CAROÎ^J.-Ch.-Fklix), ancien membre du Collège de l'Académie Royale de chirurgie, avait été nommé chirurgien en chef de l'hôpital Cochin , lors de la fondation de cet établissement. A l'époque du concours pour le croup (1808), il s'acquit une espèce de célébrité par la chaleur quSl mît à soutenir que la trachéotomie est le seul moyen de guérison de cette maladie aiguë. L'ouvrage qu'il publia sur ce sujet ayant paru avant le concours , Caron en fut naturellement exclus. Cette décision devint l'occasion de réclamations multipliées, et de plusieurs écrits qu'il publia, toujours dans le but de proclamer la trachéotomie comme l'unique moyeu de guérison du croup, quoiqu'il n'eût aucun exemple pour appuyer son opinion. Caron est mort à Paris, le 19 août 18*4, dans un âge avancé. On a de lui :

Compcndium institutionum philosolit quo de rhetoned et philosopha tràctatur , ad usum candidatomm baccalaureatus artiumque magisteriù Paris, 1770, in-8, a vol.

De poplitis anevrismate. Paria, 1772, »-8.

Dissertation sur l'effet mécanique ■ de Vair dans les poumons, pendant la respiration ; avec un nouveau moyen de rappeler les noyés à la vie , proposé par le docteur Menzies. Paria, 17^8, in-8.

Recherches critiques sur la quatrième partie a* un ouvrage ayant pour titre : De la connexion de la vie avec la respiration , traduit de l'anglais de Edm. Goodwin , par J.-N. Halié; oh U s'agit de déterminer l'action chimique que tair a sur les poumons , dans la respiration. Paria, 1708, iu-S.

■~ La chirurgie peut-elle retirer quelques avantages de sa réunion à la médecine? etc. Paris, 1802, in-8.

Réflexions sur l'exercice de la médecine. Paris, i8o4f in-8.

Remarques sur un fait insensibilité qui quelquefois doit avoir lieu dans les amputations des grandes extrémités. Paris, 1804, in-8.

Traité du croup aigu. Paris, 1808, in-8, 3oi pp.

Examen du Recueil de tous les faits et observations relatifs au croup , publiés par r Ecole de Médecine de Paris, dans le mois de juin 1 808. Paris, 1809, in-8,, x39 pp.

Remarques et observations récentes sur le croup, avec des réflexions sur l'i'iadmission au concours d'un traité sur cette maladie, publié en 1808. Pa- ' ris, x 8x0, in-8 , 46 pp.

Programme d'un prix relatif à la trachéotomie dans le traitement du croup. Paris, 181a, in-8, 16 pp.

Réfutation d'un mémoire de clinique chirurgicale de M. Pelletan, sur la bronchotomie. Paris, 181* , in-8.

Démonstration rigoureuse du peu

<ï utilité de l'École de Médecine, du ment du Collège de Chirurgie. Pari», grand avantage que l'on a retiré, et iSx8, in-8 , 32 pp.

que Von retirera toujours du rétablisse- (Quérard, France Littéraire. )

CARPI. r. BERENGARKX

CARRÈRE (Thomas), né à Perpignan le n février 1714, fit ses étodes à Perpignan et à Montpellier. Reçu maitre-ès-arts le 19 février 1735, il prit le bonnet de docteur le 22 janvier 1737. La même année , il obtint au concours la place de professeur en médecine à l'Université de Perpignan. Nommé recteur de l'Université en 1752, et médecin de l'hôpital militaire de Perpignan en 17 53, les services qu'il rendit dans ces différens emplois, lui valurent le titre de conseiller-médecin ordinaire du Roi, le 21 mai 1759. Deux ans plus tard, il fut promu au décanat de sa Faculté, et à la place de protomédic des comtés de Roussillon , Conflans, Cerdagne et pays adjacens. Carrère est mort le 26 juin 1764, laissant les ouvrages suivans :

Thèses ex universâ medicinâ. Perpignan , 1 7.36 , in - 4* — Ces thèses contiennent des notions succinctes snr les différentes parties de la médecine, et les principes les plus généraux de l'art de gnérir.

Réponse à une question de médecine, dans laquelle on examine si la théorie de la botanique , ou la connaissance des plantes, est nécessaire à un médecin, 1740, in-4 (sans indication de lieu, ni d'imprimeur).

Lettre d'un médecin de province à M, Louis XX, médecin de la Faculté de Perpignan. In-4 (1 de lieu ni d'année, mais écrite en X743).

Réponse à la lettre raisonnée de Louis XX, médecin de la Faculté de Perpignan. ï 7 43, in-4 (sans indication de lien ).

Lettre à M. Gourraigne , médecin de la Faculté de Montpellier. 1743, in-4 (sans indication de lieu ).

Réflexions sur les éclaircissement

que M. Simon a donnés au sujet de la maladie d'un offi cier d'à rtULerie. 1744»

in-4 (sans indication de lieu)»

Dissertatio medica de hominis çeneratione, Perpignan , 1744» in-4. — C'est un résumé de ce qu'on savait alors sur le développement de l'csnf

Dissertatio, an verte pfjthisi pulmoi, ultimum gradum nondum assccutœ, aquat Prestenses , vulgb de la Preste. Perpignan, 1748» in-4* — L'auteur considère la phthisie comme contagieuse et héréditaire ; il conseille moyen curatif l'Usage intérieur des eaux thermales sulfureuses de la Presta , qui sont en Roussillon; il rapporte des observations à l'appui de leur efficacité.

Essai sur les eaux minérales de Aossa , en Conflans ; sur leur nature, sur leurs 'vertus, sur les maladies auxquelles elles peuvent convenir, et sur la manière de s'en servir. Perpignan , 1754, in-12. , > .

CAR 637 Réponse h T auteur d'une lettre sur L'auteur y rapporte beaucoup d'ob-

l 1 impossibilité de reconnaître, par l 'ou- scrvations sur les effets de ces diffé-

vfrturedn cadavre, les causes éloi- rentes sources. •

gnées et immédiates des maladies. Dissertatio medica de sanguinis pu-

1755, in-i a (sans indication de lieu), tredine. Perpignan ,1759, in-4. Traité des eaux minérales du Rous- Dissertatio medica de hœmatosco-

sillon. Perpignan, z 7 5fr, in*». — Cet piâ. Montpellier, i 7 5 9 , in-8.

outrage est le premier qui ait para sur { Garrère , Biblioih. littér. )

tes matix minérales du Roussillon.

••im ,.:.,„•■ :. h

. CARRERE. (Joseph -Barthélémy-François), fils du précédent, naquit à Perpignan le a4 août 1740» Il commença ses études dans l'Université de «sa ville natale, sous la direction immédiate de son père, et vint ensuite à Montpellier, où il reçut le bonnet doctoral, leaô novembre 1759. De retour à Perpignan , il fut nommé agrégé â l'Université; le 10 décembre 1661, il obtint la chaire d'anatomîe et dé chirurgie. Un Musée d'histoire naturelle ayant été fondé par l'Université en 1770, Carrère en fut nommé directeur-garde et démonsti 1 tria . Depuis une année il érait inspecteur-général des eaux; minerai es de la province qlu Roussillon et du comté de Foix , quand il vint se fixer à Paris en 1773. En 1775, il fut nommé censeur: royal, et, en. 17,76, m&Jecin du garde-meuble de la couronne. Plus tard, les événemens de la révolution ayant forcé Carrère à s'expatrier, il passa en Espagne, où il habita pendant quelques années. Il est mort à Barcelonne, le 20 décembre 180a, laissant les ouvrages suivaiis :

De vital 1 corporis et anima fœdere. tendu. Perpignan, 1771, in-4. — Car- Perpignan , 1758, in-8. rère ajoute à ses arguinens le détail

Dissertatio physiologica de sangui- de deux antopsies , dans lesquelles nis • circulations Perpignan * 1764 , on a trouvé : chez un sujet, le rectum, in*6»r> -J - . V ■ »q*s i*i :*j distendu par l'air qu'on avait insoïïlé ,

Dissertatio de alimentormn diges- comprimant .fortement le? troncs pritionis mechanismo. Perpignan, X765, minfs des artères iliaques dès leur ia»& bifurcation; chez nn autre sujet, le

De reyulsione. Perpignan, 1770, même intestin distendu par des excréin-»8. . A , mens endurcis, comprimant les ilia-

Réponse à un ou y rage qui a pour ^ es primitives, et surtout celle du titre : Recherches auatomiques , par càlé droit.

Louis-Michel Çoste, etc.; dans la- Dissertatio de retrogrado sanguiquelle l'autenr établit «vee évidenceJa nis motu. Perpignan , 177a, in-S. — compression que les artères iliaques Lautçnr établit, d'apre* des, expé-

recoivent de l'intestin rectum trop dù- riences qu'il a faites sur des chiens ,

des grenouilles et des lapins , que le royale de Médecine de Paria. L 'auteur sang pent éprouver nn mouvement y a consigné dej

rétrograde dans son cours : i° des mantes sur divers cm d'êi rameaux artériels dans les troncs ; dive de la petite-vérole.

des troncs veineux dans leurs ra- Mémoire sur' ia doue c-am ère , os meaux; 3* des oreillettes du coeur solennm scandens , dans ie traitement dans les troncs veineux ; 4* du veutri- de plusieurs maladies , et surtout des cule du coeur dans les oreillettes; maladies dartrerrses. ( Paris ) , 17*1, 5« des gros troncs artériels dans les in-8. — L'auteur traite successivement ventricules du cœur. de l'époque où l'on doit recueillir cette Traité théorique et pratique dés' plante, dés doses auxquelles on peut maladies inflammatoires. Paris, 17 7 4, l'administrer , des précautions qc/ft in- 12. feat prendre a cet égard, des eombi* Le médecin ministre de la nature y • naisons dans lesquelles elle peut en* ou recherches et observations sur le trcr; il range la , dpuce-anièxe panai pépasme , ou coction patftolqgique, les meilleurs dépuratif intenses 5 il en Paria, 1776, in-ia.-^-A part les idées préconise les avantage* dan* les ma» théoriques de l'auteur, il s'élève avec ladies de la peau, les ulcères 1 ejielles ; raison contre l'usage intempestif des les rhumatismes , la goutté, les met aspurgatifs, et préconise la médecine tases laiteuses, l'fctèré , J les obstrucexpectante. J tions dés vaacerei' tt&*nUau* , et

Bibliothèque littéraire , historique et la syphSfia 4ûvé*4fée.

critique de la médecine ancienne et CatàUgve raù&fte^ d&t ouvrages

moderne. Paris, T776, in-4, * vol.— qui ont été puétiés* 'sur tes. exué mût*

Cet ouvrage, qai devait être compas* mies enjénéral, ^ iurcelk^eie U

de bu* volumes , s'arrête an milieu France en ipartistu^^imec une notùe

de la lettre C. Il est plus complet que de toutes les eaupi, jninérales .a*e jcc

celui d'Éloy, mais pas toujours plus royaume, et un tableau des différent

exact. degrés de celles - fui <*ent .thermales ;

Lettre de M. <Carrè*e, *tc. y à M. #*- publié d'après le veau de ia Société

cher, médecin delà Faculté de Paris , ^e de^decin^.^^^^^

un des nouveaux auteurs du Jaurnai dp m pp. — S^gr*f^4c*wche

de médecine. Paria, 1777 , an»S «de et très-importante, dans laquelle

8 pages. — L'auteur y répond aux *e* aouve* t^i«é,a*jftMm vcitor&utei marques critiques faite» sur l'ouvrage Manuel pour.le service. dès>*na U

précédent par Bêcher, insérées sons Paris, 1786,^1-12; ibid., 1787,11 forme de lettres dans l'ancien ioemuti Précis ^ la minière médicale par

de Médecine , tome XLVI et sniv. rend, avec des notes. Paris, ijH,

dissertation médico - pratique sur in*&; ibid., 1803 ,in-8 y a vët. l'usage des rafraîchissons et des 'Recke/tches sur le* maladies -véné-

échauffons dans ies fièvres escanthé- riennes-ehponiqut».^^ in-r*.

tnatiques. Paris , 1778 , in-8. — Cet — Carrére rasiste poor qa'bfc apporte

opuscule fut composé à l'occasion beaucoup déménagement darisrenrrikn

tTnne question proposée par la Société des préparations mewuriehW,'swToet

CAR 6 3p

lorsque l'ancienneté de la maladie, et vrage à la Société de médecine-pratique ses complications avec d autres nffec- de Montpellier.

lions, eu rendent le diagnostic douteux. Tableau de Lisbonne en 1796, Il conseille de préférence les médica- suivi de lettres écrites en Portugal sur mens dits dépuratifs. l'état ancien et actuel de ce royaume.

Traité sur une question de médecine Paria , x 797» in- 8 . légale. (Barceîonne) , t8oi,.... — (Àndouafd, Notice historique sur Il s'agissait de savoir si un enfant ex* M. Carrère, insérée dans les Actes de trait par l'opération césarienne après la Soc. de ntid* prat. de Montpellier, la mort de là mère , a survécu k cette- 1001*1807. — Carrère , Bibl. litt. — ei. L auteut fit hommage de cet OU* Ancien Journal de Médecine. — Biog.

rrtéd. )

CARRÉRO (PiERRF.-CARCtF.), médecin espagnol, qui jouissait d'une grande réputation au commencement du dix-septième siècle, était né à Calahorra , dans la Vieîlle-Castille. Il fit ses études médicales à l'Université' de Tolède ét à celle d'Àlcala de Henare», où il reçût le bonnet dé docteur; il y obtint ensuite la chaire de médecine. Appelé plus tard à la cour de Madrid, il devint le médecin ordinaire dé ï*hilippé ÎH, roi d'Espagne, vers Tannée 161 5. Gorrero a publié les ouvrages suivans :

Disputationes medicœ et cornmen- cennœ. Alcala âe "Henarez, i6ii, ih-

taria in omhes Ubros Galèni de Locis roi.; ibid., 1617, in*foï. ajféctis. Alcala de Hcnarez , i6o5, Disputationes medicœ et commen- »

lét* , in*fol. — L'auteur s'attache â tarià in Fenprimam libri quarti Avt-

expliquer les passages les plus difficiles cennœ. Bordeaux, 1 6a 8, m -fol.; publié

et les plus obscurs, du traité de Lotis par Pierre Ferriole» docteur en mé-

affectis de GaUev. deçà ne, disciple de l'auteur, et ancien

Disputationes medicœ et commen- professeur d'anatomie à TlJuiversité

taria in Fen primant libri primi Avi- d'Alcala de Henarez.

(Haller. — Carrère.)

CARÎtÔZZÀ (Jean), médecin , hacjuit à Messine le 6 juin 1678. Après avoir fait de brillantes études, il se livra à la médecine sous les auspices de Dominique La Scala. La mort de son maître, qui arrivé peu de temps après , ne ralentit pas son zèle pour la science. Il continua d'étudier avec succès, et la place de médecin delà ville de Sainte-Lucie fiit la juste récompense de ses travaux. Il y exerça fot médecine si heureusement, que pendant trois années il ne perdit aucun malade , à l'exception d'une femme sexagénaire. De retour à Messine fen 170* , il reçut le bonnet de docteur après avoir soutenu ses épreuves avec une grande supériorité : il paraît qu'il fixa sa résidence dans cette ville. Mougitore, auquel nous empruntons ces

fi4o CAR

détails , parle de Carrozza comme d'un médecin vivant quand il écrivait cette notice. Nous ignorons l'époque de sa mort. On a de lui :

Conelusio universalis , id est de elcctuariis , confectionibus , lokoc , omni scibili. Messine , 17 02, in-4. — tabeliis, syruppis , juîep , rob, apo- C est la dissertation inaugurale de Car- zematis , saccharis, catharticis , ster» roua. nutatoriis , masticatoriis, -, cpithema-

Concra vulgo-scientias acquisitas tibus, sacculis, >vesicantibus\, pkleper disciplina m opiLsculum. Rothoinœ, botomia, tandem sine quxbusdam de- 1702, in-4- . ♦ . coctis, vinis medicatis , cmplastris,

Antropologiam. Tomum primum, etc. Messine , 1 705 , in-4. in quo facilior, et utilior medcndi (Mongitore, Bibîiot. sicula. ) theoria, et j>raxis palàtn fit absque

CARTHEUSER ( Jean-FrAdémc), membre de l'Académie des Sciences de Berlin, de l'Académie électorale de Mayence , etc. , était né le 29 septembre 1704 à Hayn, dans le comté de Stolberg. Il fit ses études à Iéna et à Halle , prit sa licence, et reçut le bonnet doctoral dans cette dernière Université , et se livra à l'enseignement académique. En 1740, il fut nommé professeur de chimie, de pharmacie et de matière médicale à Francfort-sur-l'Oder. Quatre ans après, il remplaça Gœlicke dans la chaire d'anatomie et de botanique; plus tard, il succéda à de Bergen dans celle de pathologie et de thérapeutique. Il mourut le %% juin 1777, laissant la réputation d'un homme fort instruit dans toutes les branches de la médecine, mais surtout d'un des meilleurs écrivains sur la matière médicale. Outre un grand nombre de Dissertations, dont quelquesunes ont été réunies et seront indiquées ci-dessous, Cartheuser a publié les ouvrages suivans :

Spécimen amcenitatum natures , et artis oder kurze probe einer abhand" lung aller merkwerdigkeiten der natur und kunst. Halle, 1733, in-4.

Amœnitatcs natur ce , seu historiœ natur alis pars 1 , gcneralior, oder der cttrioesen abhandlung aller merkwerdigkeiten der natur. Halle, 1735,

Elementa chjrrnice medicœ dogmalico-experimemalis una cumsynopsi m a ter ut medicee sélections. Halle,

1736, iu-8. Francfort - sn r - FOde r , 1^53, in- 8 ; ibid., 17.66 , in- 8.

Tabules fonnularum prœscriptiorù inservientes , inusum Tyronum. Halle, 1740, in-8 ; ibid., 1748» in-8; Francfort-su r-l'Oder , 1 7 5a , in-8 ; ibid. ,

Programma de materiâ medica rationali per expérimenta spagirica promovendâ. Francfort-sur-l'Oder , 1740,

in->4«

, Rudimcnta materiœ medica: ratio-

nalis, expérimente et obscrvationibus avec tout le «din possible,, et autant phys'icis, chjmicis atque tnedicis sur dexactitude quU était paisible d'en perstructa, Francfort-sur-l'Oder, 1 74^ raettte à l'époque où il. écrivain '

in - 8 - . • ^ ■ «Disi-rte-gënenéii quibusdam 'pl*n*

Pharmacologi* tkeoretUù - pratr tarum principes hactenùs neglectis.

tica ratiaai et experientia souper- Frandort^wcltOikri r 7S4 , iti-4% et

stfucta. Berlin, i 7 45, w T S;.Veni»e», il**; *^ r?^ , in-*. ■'

1756, in-4; Cologne, i7Ô4„in-a 5 < Piwdfimenta pàlhotëgkè«c*»thé-

Berlin , 1 770, iu-& ....... . *\ :w t Htpiœi ' Ffàocfbrt^D^l^Oder , i^5«i.

, Fundame nia mate riœ medicœ ratio- t^ôU^tW-^+éh » swItKii , » ' .; t

nalù. Francfort - .ur-rOd«r, .749T I^'rf^to ^». Krtnc .

, 7 5o, U..8. » roi ; Par» , 7 5. ,m- fort . sor . roder . ,

ia, a voL; Francfort, 1767, w-8 , 2 1 ... r . .

««1 d„..:- ,„a~ / t r i Dissertationes phsico-chimico-me-

«fr ^ P ? ' ^ nt FrânefortWrOder; ! ^ 7 4 ,

en français. Paris, i 7 55, in-ia, 4 vol. j >i . / , , a n jJ ./ fr7 P

Le même publié par Désessart5,Avec ndjmtu o/nv»u'i

des note». Paris, 1 769 , in-ia , 4 vol. . Dissertationes nonnuJlœ selectiçres

— L'anteor a distribué les substances physiaxhemicœ ac medicœ yàrn ar-

pbarmaceutiques suivant leurs qua- gumentL Francfort-sur-l Oder , X7^5, Ktés sensibles, ou leurs priricipë*-'tà&{ *îhrSi «i. • • t £. v 2: :m , —

iniques les plus évidens. On lui doi* , '( Adeluog. "$upp]l.*QU\ V'w^ -de Joe-> un grand nombre d/analyscs , faites . : ckfr\')^ t ^h.oïjnnifjîtrp/'b ci:,!

Ci^SEBOHMpEAN-I^RÉDÇRic), L'im des anatomistes'leé plus liabiles du dix-huitième siècle, fit ses études à Halle \ sa Jpatrîe, et à Francfort-sur-l'Oder. Il vint sans doute en France, car lïaller le qualifie disciple de Winslow. Il fut nommé professeur d'anatqmie a Halle 3j en 1738; et, trois ans âprès^ il fut chargé de .remj>U r même chaire à Berlin. Cassebohm. mourut le 7 février 1 74^» laissant, quoique .encore jeune , une réputation solidement établie sur des productions pe.U ; nombreuses , majs fbrt, estimables. Voici les titres de ces ouvrages.; 1îr) iVltX) ; , n

de aurc interna. Francfort- traités sriilement , «t qu il intitule:

sor-l'Oder, X73o t îot4. ' , , •; | t<{.X)e awre humtynâ* tractât us primas*

Pr, de diffrrentiâ jetûs et aduhi secimdus et tertius. foj«|« v ' ;t"'

anatomicâ. Halle, i 7 3o, in-^. , ^rwc^ia quintus nnatomicus de

Tractatus quatuor anatomicj. de aux* humant; ci* accçdû trottais

aure humanu, tribus figuramm tabuhs sextus anafomicus de aurc monstri

illustrait. Halle f 1 734, in-4 , fi»4 pp. fiumajni,cum tribus figuràrum tabulii,

et 3 pfc'-i Carrère 1 , suivi defraïs par 'et intiiàè ikm horùrh duortim , quàm

plnsieurt bibliographes , : indique et quatuor priorûm traetatuum aMe an-

•nalyse, comme s*il l'avait vue, une édi- num de auré humanâ editûrum. Halle,

l ion, qui n'existe pas, des trois premiers 1735, in-4 > 70 pp. et 3 pl. — Haller

ino>rae«a cjaelqnf» lignes oc <fa'H y iftfcft» HaUe, 1640 ,

a de neuf dans cet excellent minage z to.fr. Methoâits sècandl, oder àèudi-

« Verè omnlà :etsi brcritèr mUlca ofo àMeihtng m^dèhatg âèè

ciîam penjtu* eruta , ut caûalis atte- menschliehen Korptrs. Berlin, 17^6 ,

ri« tympaaie*, lbraftttfanla veaarom ft^fr ; iftfc?., r^o, hi-S.

tympani, meara» andtarii; lamina: Haller posséda* un niauiiicrît de

qaatoor memlïwilae tympan*, hgar Castfebohm sur ïaH dé i'âïiâtcm»îite,

wenta , ossJMorum, vasa tympani , qui formait on trtfté conipfet d'anal

interna fQrHmina minora veéçibpji , et tomie, et nn traite remarquable. La

vascnla , cochleae scalae, earamque ia Médeéùtê légale d'Amerri contient les

apice per duo foramina comrounica- détails d'trae atitopsie faite par Casse-

tio; membrana pnlposa vestihuli et bohm, avec dn soin tout particulier,

canaliam semictrcularium : nervi mol- et la Dissertation éè Ofess tuV la cfr-

lis rami et yasçnla cochlea?: hiatus cnlation pulmonaire, renferme desre^

I'allopii. Zonas Valsai vas réfutât, et marques propre* k notre at&étff.

forameu membranae tympani. » (Adelang. — ttàller.)

Mctkodui secandi m us cul os . et me-

GASSERIO (J«Les), chirurgien et anatpmiste célèbre,, naquit à Plaisance, en 1 545, d'une famille pauvre et obscure. Réduit par sa position à l'état de domesticité , Casserio entra au service de Fabrizio d'Aquapendente , et il dut à Cet heureux hasard de suivre la 1 carrière pour laquelle il avait une véritable vocation. Fabrizio ne tarda pas à reconnaître les dispositions brillantes de son jeune serviteur, et son goût particulier pour l'étude des sciences. Dèslors 11 s'attàcha à seconder ce talent naissant, faisant ainsi pouf Casserio ce que Fallope avait fait pour lui-même. Casserio devint bientôt î'élèvé chéri de Fabrizio ; il puisait chaque jour de nouvelles connaissances dans les leçons et les entretiens de son bienfaiteur, et les progrès rapides qu'il fit dans l'anatomie 'et la chirurgie, le mirent en peu de temps à même de prendre lé grade de ctôctèar en chirurgie et en philosophie. Dès qu'il eut obténtî ce titre , ïabrizio lui témoigna hautement le degré de confiante qu'il avait dan* ses connaissances, en le chargeant de le remplacer dém la chaire d'anatomie et de chirurgie , lorsque SCs* occupations ou, sa santé ne ltti permettaient pas* de donner ses leçons publiques. En rôti 4 , son état toujours valétudinaire l'engagea à Se démettre dë sA £làce de professeur, et le sénat de Venise la donna à Casserio. Cé dernier soutint dignement un parallèle dangereux pour lui, ei justifia d'une manière brillante le choix dont on l'avait honoré. Mais la mort vint interrompre brusquement sa nouvelle carrière: il en tSiS. r. ..

CAS 643 Casserîo ôccupe un rang distingué dans l'histoire de l'anatomie, qu'if a enrichie de découvertes nombreuses. U se livra surtout avec ardeur à l'étude de l'anatomie comparée, et sut faire des applications heureuses de cette science à l'anatomie de l'homme. Ses descriptions sont incomplètes sous certains rapports ; mais il y suppléa par les figures généralement exactes dont il a enrichi ses ouvrages. On a de lui :

De itocts anditûsque organo Awtoria anatomica. Ferrare, 1600, in-foL, fig. ; Venise , 1607, in-fol. (Portai). — Si Caaaeriofat moins brillant en théorie que Fabrizio , son maître , s'il lai fat inférieur dans ses descriptions , il l'a certainement surpassé dans l'art des dissections: cet onvrage en fournit une preuve. Les planches multipliées qui raccompagnent démontrent combien notre auteur fît d'observations tfanatomie comparée. Il a rrèa-bien décrit le» cartilages et les muscles du larynx ; il a montré que Vésale avait eu tort de nier l'existence des cavités ventricnlaires de cet organe. Il a donné le premier une description exacte de l'opération dé la trachéotomie , et la figure dé tous les instruraens qu'elle exige! H faisait l'incision au-dessous du troisième cervéatx cartilagineux dé là trachée-artère, et se servait pour cela de la lancette. H' employait ensuite une' cauulè courbé, longue d'un pouce, dilatée à son extrémité, et garnie d'un petit rebord, auquel on fixait un fil qU'oU attachait ensuite autan* du cod. — Casserio fut le premier anatomiste , dans lé dix-huitième siècle, qui fit dés découvertes relatives à la structure dé l'organe de l'ouïe. Il décrit fort exactement les deux apophyses du marteau , ainsi que les muscles, des osselets de l'ouïe; 0 a découvert le muscle externe du marteau. Û

n'a pas d'issue

à sa partie supérieure. Quant k sa théorie de l'audition , il regarde l'air contenu dans l'intérieur de la caisse du tympan et du labyrinthe , comme le corps intermédiaire destiné à transmettre les sons an nerf acoustique. Il est très-probable que Casserîo a vu le conduit parotidien, mais sans soupçonner sa véritable nature; il l'indique sous le nom de tendon du muscle de la joue,

Pentœstkeséion , hoà est de quinque sensibus liber organorum fabricant , acûonem et usum continent. Venise , x6oç# in-foL; Francfort, 1609, in-fol; ibid.y 16 10 , in-fol.; ibid., 161a, petit in-fol.; ibid. r 162a , in-fol. — Les planches de cet ouvrage sont généralement inférieures à celles du précédent. Elles contiennent de bonnes figures des muscles intrinsèques et extrinsèques de la langue , ainsi que des septième , huitième et neuvième paires de nerfs ; plusieurs coupes des fosses nasales.

Dans les planches relatives k l'œil, Casserio représente les follicules sébacés dont oU attribué la découverte à Meibom , ét les fibres de Tuvée.

Tabulât anatôfnicœ LXXPIÏI, cùm suppléments XX tabula'rum Dan. Èùf* cretii, qui et omnium explicationcs edidit. VéUÎsé, xôftf, in-fol. ; Amsterdam, 1644, hi-fol. (avec 1 XÀnatomie de Spigel); Francfort, i63*,in-4; ibid, i656, in-4; ièuL, 1 707, itt-4. — Ces planches, gravéea^r Flalettî , artiste fort célèbre,

furent publiées après la .mort de Casse- cerveau , telles que le corps calleux f

rîo, par Daniel Burcrelius (dont le véri- la glande pinéale, le canal appelé à

table nom est Bindfleisch). On y trouvé tort aqueduc de Sylvius , les couche»

indiquées plusieurs observations inté- optiques. La membrane arachnoïde est

ressantes, que d'autres écrivains s'ap- aussi figurée avec exactitude,

proprièrent ensuite. Lès muscles du Tabulée de format o fétu (avec les

dos , du cou et de la poitrine, sont bien planches de Spigel). Amsterdam, 1 645,

représentés, de même que ceux du pied; in-fol. -—Parmi ces figures, nous nous

Cassei io y a figuré le premier le muscle contenterons de citer celle du placenta

transversal des orteils. H montre une et de la membrane hymen, que Casse-

anastomose des artères mammaires et rio a représentée le premier avec exac-

épigastriques. On y remarque de tirade.

bonnes figures des diverses parties du (Haller. — Brambilla. — Sprengel.)

CASSIUS, surnommé l'iàtrosophiste , ou médecin philosophe, fleurit sous l'empire d'Auguste, en même temps que Thémison, et un peu ayant Célse, qui le nomme le médecin le plus ingénieux de son siècle. On ignore complètement les particularités de sa vie ; il ne nous est connu que par un petit, mais curieux , recueil de Pwblémes de médecine et de physique, dont quelques bibliographes contestent l'authenticité, toutefois sans rien alléguer qui puisse nous empocher de regarder comme l'auteur de cet ouvrage Vlngeniosissimum medicum de Celse. En voici le titre :

Kaycov Kxr/wçof IC70V tetvpixoct aies- Leyde, i5q6, in- 12. — Ce livre, ptott /.xi K/isG/itfjLxzot tapi %q»(u'j xstt rt- peu volumineux , renferme plusieurs TfictKoiïco-J' Paris, i54*, * n "8' Éadem vérités qui peuvent être utiles même iatinè, interprété Adriano Junio (Jon- de nos jours. C'est , pour l'histoghe), cum grecci excmplaris castiga- rien, un trésor dans lequel il trouve tionibus. Paris, i54i,ra-4, réimprime d e grandes lumières sur l'esprit dcdaus les Artis medicœ principes de minant du siècle. Image de l'époque Henri Étienne (i56 7 ). médicale où il fut écrit, il repré-

Les mêmes , sous ce titre : sente toutes les doctrines qui la si-

Cami iatrosophistœ natttrales et gnalèrent. Tour à tour partisan et anmedicinales queestiones LXXXIV. tagoiuste d'^sclépiade , Cassius dit, Circa hominis naturam et morbos ali- dans un endroit, que la fièvre guérit quot, Conrado Gesnero interprète, certaines affections chroniques, en rénunc primum éditas. Eadem greecè, tablissant le rapport naturel des corlongè çttàm antèhac castigatiores ; puscules et des pores; qu'elle change cum scholiis quibusdam , etc., Zurich , la couleur des malades , par le dérani56a, in-8. Item, grec et latin, avec gement qu'elle détermine des corpusdes notes par. André Riyinus. Leip- cules primitifs; et, dans un autre, il sick , 1 65 3 , in-4... En grec , avec les combat l'explication donnée par Asclé- Questions naturelles de Thcopbilacte. piade de la lenteur avec laquelle les

CAS G 4 j

ulcères ronds se cicatrisent. Quelques *e fait poiut scrupule d'abandonner

méthodistes pensaient que le sommeil cette école pour l'ancien dogmatisme,

resserre; Cassius dît, an contraire, comme quand il a cherche la cause de

qu'il relâche. Notre auteur adopte la fièvre dans l'augmentation de la

également quelques principes des chaleur intégrante. Ainsi , on voit

pnenma tistes. Il attribue » par exem- C^assius emprunter alternativement à

pie, l'asphyxie à l'épuisement du chaque secte ce qui lui parait le mieux

pnenma contenu dans les artères. Il établi, sans adopter exclusivement les

dit que la brûlure n'occasione de principes d'aucune d'elles,

phlyetènes que chez les corps vivans, (C. Oessner, Ed. Cassii. — J.-A. Fa-

parce que le pnenma n'existe que chez bricius, Bibl. grœc. — D. Leclerc.) des êtres doués de la vie. Mais il ne

CASTELL (Pierre), médecin du dernier siècle, reçu à l'Université de Gottingne, et disciple de Haller, nous est connu par la suivante :

Expérimenta , quibus 'varias cor- mortelles. La seconde comprend sept

poris humant partes sentiendi facuU expériences, qui tendent à démontrer

tate carere consùtit. Gottingue, 1753, que les ligaroens sont insensibles, et

in-4 ; réimprimé dans la Collection des q Qe leurs lésions nont d'antre effet

thèses chirurgicales de Haller, tome V; q lie d'entraver leurs fonctions pour la

inséré dans le 2* vol. du Recueil sur suite. Dans la troisième section , ou

F irritabilité et la sensibilité, publié par trouve dix expériences montrant que

Haller. Lausanue, 1760, in-ia, 4voL la dure-mère et le périoste sout dé-

— Les expériences entreprises par pourvus de sensibilité. La quatrième

l'autenr sui*des chiens et des che- section comprend deux expériences

vreaux , ont été faites sur les tendons , q D i tendent à établir que la pie-mère

les ligamens, les membranes capsu- est insensible. Les cinq expériences de

laires des articulations , sur la dure- la section suivante prouvent qu'il eu

mère , le périoste , la pie - mère , la. est de même pour les plèvres. Enfin ,

plèvre et lé péritoine. Cette disserta- quatre expériences conduisent à la

lion est divisée en six sections. Dans même conclusion pour le péritoine

la première, l'autenr prouve, par dix- et ses dépendances,

sept expériences, que les tendons (Haller, Bibl. anàt.—Dibl. chirurg.;

n'ont aucune sensibilité, et que leurs ibid., Disputationes chirurg. tom. \\) blessures ne sont ni dangereuses ni

CASTELL ANUS . V. DUCHASTEL.

C ASTELLI ( Barthélémy ) , médecin célèbre de Messine , vivait vers la fin du seizième siècle. Il était docteur en théologie, en philosophie et en médecine, et professait cette dernière science à l'Académie de Messine. CastelU était très-érudit : il esi le premier auteur d'un dictionnaire des termes de médecine; celui qu'il a laissé

eut une très-grande vogue et de nombreuses éditions. On a de lui:

JJrevem et dilucldam ad logicam avec des additions d'Euunan.uel Stu-

Aristotelis introduçtionem. Messine , pano. 3âle , ,i6a8 , in-8 ; Rotterdam ,

1 596, in- 16. 1 644 , in-8 , avec des açldiuons d'À-

Totius artis medicas methofo divi- drien ÏUyenstein -, ibid., i6$ if 1657,

siva compendium , et synopsis, inquo 166$ et 1670, in-8; Lyon, 1667,

quidquid ab Hippocrate , GaUno, « in-8; ^nreœberg, i^a, in-4- Une

Avicennœ , cteterisque sumrnce aucto- édition , hiçn préférable aux précé-

ritatis doctoribus ad eamdem artetn dénies, corrigée soigneusement et très-

scriptum est, mira dexteritate , facili- augmentée, fut publiée .ensuite par

taie, et studio acervatim contexitur. J. Pancrace Bruno , sons le titre sui-

Messine, 1597, Sn-4. vant :

MisceUaneorum partem primant. Amaltheeum Castellanum Brunù-

Tractatus , qui in hâc parte continen- nianum t sive Uxicoa medicum pri-

tur, de prœdestinatione ; de aeris miun à Bariholqmato Castello Messa~

temperte; de cœlorum affîcientia; de nensi inchoaturn, ab aliis etiam con-

origine mnndi; de principio indivi- tinuatum, tandem ad vera , novaque

duationis. Messine, 1 599, in-4. artis medicas principia accomoda-

Orationem ad illustriss. Messanen- tum, etc. Cura et studio iterato Jacobi

. sein senatum habitam Me s s an ce in Pancratis Jfrunonis, etc. Padone,

novâ erectione almi studii Messanen- 1699, in-4. — Les antres éditions de

«V. Messine, 1596, in-4. ce dictionnaire sont indiquées à Parti*

Lexicon medicum grateo -latinum. cle Bruwo.

Venise, 1607, in-8 ; ibid. t i6a6, in-8, (Mongîtore , Biblioth. Sicula.)

CASTELLI (Pieebe), médecin et botaniste distingué, naquit à Messine vers la fin du seizième siècle. Il vint d'abord à Rome professer la médecine au collège des Mamraertins, et fut ensuite nommé à la en aire de botanique dans sa patrie.' Peu après on lui dpnnaja place de directeur du jardin qu'on venait d'y créer, et qu'il enrichit d'un grand nombre de plantes, particulièrement de celles de Sicile et d'Italie. Il publia même le catalogue de ce jardin et des végétaux qu'il avait observés sur le mont Etna. Les ouvrages écrits par Castelli sur la médecine, la botanique, Pbistoire naturelle et la cbinrie, montrent des connaissances à la fois profondes et variées, et beaucoup d'érudition. Plusieurs contiennent des faits nouveaux, et il combat dans quelques autres, des opinions reçues jusque-là généralement, et dont il parait avoir triomphé. Castelli est mort vers l'an 1666 ou i658. lia laissé les ouvrages suivans :

Uuuo mm***> chc intrano ,n deuo à»»,

Dan* op».col», Véteve « fe*»ffff- »«»».

contre fc» fiu»te» d« XAntidotaU* ror ">■*■ . • , . ..

ma*, 444**4 «Hfcfc- im^**-"*»»*

^npPti^hlkMiimplicUcrf^ Rome, «63 4 ,WrfA.

.et, h * - M délie beau- M-HS^Wf*. «« *W*

naiManee des auteurs grec», pour J *iM e » "Mb** • • ■ ' ., .

prouver que toute, le, fois qu'il e». * ■«««.ft*

w ««, n de l'dUbo» dan, le. éerita IWffWW* 4**

dWpMCItts et des ancien», e'aat de «637. ">-*• „ , c -

vàZrp iUn C seul don, 3 . * ^^ ^'jln'

L'opinion contraire était alors .dop.é. Wr»* fflonlr. upp |

presque généralement,* fut T»en«U WWfM*^ iW ^ «WM*,

Lendne par nu autre médecin, û fteV**** «J BSW» WWW,

■ ». . v • i, j n et de» progrès qu'il annonce 4f>YW

ITré^t P 5 ^ * 5U*W^ * la <c.e*çe.

rW«m jW, i/i yi/o ex toto ^ - ^ *Wim«.r. Mes*

orbe selecd flores proferuntur. Paris, ^ ^jg^». ^ Traité iàt HOs-

x6«, in-fol avèc^o pl. ^nature^mé#^

^rfr Rome, iô> a , ^ w # , or ^ ^

^ft* ^cr*a/«. Rome , x6>6,

in-4.—Caslelli yante beaucoup Pusage — ^ e<re ,^. Messine, x638, in-4;

de llinile de vitriol dans le crachement p^nef^ X $6S*> Jiwa , aveu tfg.: de sang et les fièvres. Il recommande

réimprimé 4a**! 'Histoire des fuàdm*

les médicamens acides en général. ^ ^ j qpftUM| % à Àwaterdani.

De abusu verut-sectionis. Rome, ^a/^tf^awfi^ûim, défend

l6 * 8 ? ? n T 8 - - ; . sum,judicatum, absolutum et lavttà*

Discorso dellp Jif/ere^e (ra glj tum . Kaples, 1640, inv4v^eiiUe,

sempUci, freschi e ijSçcçfrij eon il x 640, in 4. ^a.-.V,> .... ■•.

modo diSeccargli. Rom ? , i^fo ^4- Vpobahamum triumpHané. Romë,

<^ VfmKidotmç r* ,640 , in-4 ; Venise , i*4*ï i*-4.'^

Wff/W- Borne, i$^9, in-4; Me?»i00, Ces deux écrits furent publiés an sujet

i$37, ia-foV ' des contestations *y «àt entre les

De visiiatioue œgrprum pra diset- droguistes et *les ^bavrtj^cletts ^ de

pulis ad praxim imm^endis. Rome, Rome, d^nne jp^ et ; d^lVe 1 part ,

x63o,m-xa. • ftfamfttdi et PauùU ; asseoies, »ur

bwfeb 4*»**»» V Méc^e, ^ Macersta, ,646,

entre dans la composition uV la- tué- in-ia; «KW.; r6 4 g, in- 4 .

pape^me^îot da^ette discussion , <«e ex W m «nrem^V

a la tennma. - «^1648. Messine, .648 1 it, 4 .

«^Jtoi*i«r«£r.MèiiIbe,î64o» Z>* aspèrâ, Botanko-phj.

m-4, avec le dessin du jardin. C'est siea sementia. Messine, i65*,în4-

tfoe simple nomenclatare des planres L'auteur examine dans cette diaer-

qu'on y cultîvain . . ,

. J vai " tation «» le jmt/ax qui croît

CataUgus.plantatum JEtnearnm, en Sicile, n'est pas X* même ilabt»

publié dans la prè^ièrVoentutre des que la salsepareille d'Amérique , et ù

lettre» de T. Barthohn^-Ce càtaloguV cette, dernière ne pourrait pis être

renferme des erreurs. Castêlli f Iridî- " remplacée par le srailax pour' iWe

que le mechoacaù cbminè onér pyrite médical. u, de Sicu*; il H sans dbute vbdlu dési- Responsio chymiœ de effervesctndé

gner un liseron. - w « mutatione colorufà {n nâMkmUm

De nbttsn eircà dien^rncriticornm quorum chymicorum, Messine, i65<, M «™ é > > î^8. in-4—C^eUi prou* dan» cet »po* -fauteur fint voir l'abus ou l'erreur ' cule qull s'occopait de chimie, «

S^L* s Un ^ ioa dës i^ qaM en obérait «oigneusemw.t te crittaues. .►......./<■ Jt «*

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